Articles de algermiliana
SI TU N'ETAIS PAS NEE, NOUS NE SERIONS PAS

A ma mère, ma première école...
L'amour d'une mère!
Histoire vraie
Ma mère n'avait qu'un seul œil, je la détestais car elle me faisait honte.
Elle était cuisinière de cantine dans l’école où j’étudiais.
Un jour, alors que j’étais dans mon école primaire, elle vint me rendre visite pour s’assurer que j’allais bien.
Je me sentis tellement gêné, comment ose-t-elle me faire ça !?
Après ça, je l'ignorais et la regardais avec des yeux emplis de haine…
Le lendemain, un camarade me dit : ta maman n’a qu’un seul œil, ohhhh !
A cet instant précis, je préférais disparaître sous terre et que ma mère sorte définitivement de ma vie.
Je la confrontai le lendemain pour lui dire : à cause de toi, je suis la risée de tout le monde, pourquoi ne meurs tu pas ?
Mais, elle ne me répondit pas.
Je ne pensais pas ce que je disais j'étais tellement en colère
Je n'imaginais pas ce qu'elle pouvait éprouver face à mes propos
Et je quittai les lieux.
J'étudiai avec acharnement et obtins une bourse pour étudier à Singapore
Je partis effectivement à Singapore où j'étudiai, me mariai, achetai une maison et fondai ma famille... Je fondai ma famille... Je vivais une vie heureuse et paisible.
Un jour, ma mère vint me visiter à Singapore, ça faisait des années qu'elle me perdit de vue. Elle n'avait jamais rencontré ses petits-enfants.
Elle resta au seuil de la porte, alors que mes enfants se moquaient d’elle
Je m'écriais alors : comment te permets tu de venir jusqu’ici et faire peur à mes enfants ?
Sors d’ici immédiatement !
Elle répondit calmement : je m’excuse, je me suis trompée d’adresse…et elle disparut.
Un jour, je reçus une invitation de mon ancienne école pour assister à une réunion dont le thème était le rapprochement familial.
Je mentis à mon épouse et lui fit croire que je partais en mission de travail.
Après la réunion, je passai par la maison où je grandis.
J'appris par les voisins que ma mère était décédée.
Je ne versai aucune larme.
Ils me remirent une lettre que ma mère m’avait laissée.
Mon fils, chéri, j’ai toujours pensé à toi.
Je suis désolée de ma visite à Singapore et d’avoir effrayé tes enfants.
J’étais très contente lorsque j’ai su que tu allais venir pour la réunion.
Seulement je ne pouvais pas quitter le lit pour te voir.
Je suis navrée de t’avoir fait honte à plusieurs reprises dans ta vie
Sais-tu, qu'étant enfant tu as eu un accident et tu as perdu un œil.
Et comme toute mère, je n’ai pu te laisser grandir qu’avec un seul œil
Alors, je t’ai donné mon œil….
J’étais fière et ravie de savoir que mon fils allait voir le monde avec mon œil.
…Avec tout mon amour.
…Ta maman…
Natures mortes
Bonjour,
Que la clémence d’ALLAH pardonne nos écarts, que ce jour de fête rapproche les cœurs et soit un jour de joie et de bonheur.
Aïd Moubarak à vous et à vos familles.
Je profite de l’occasion pour vous offrir ces natures mortes.
Cordialement
Je veux vivre

je veux vivre
je cris la douleur
je cris la souffrance
je cris l’abondance
je cris l’ignorance
je souffre de l’injustice
l'enfant de gaza pleure la vie
tué par les balles par les bombes
♦
je crains la mort
épargner ma mère
épargner mon père
j'appelle au secours l’UNICEF
j'appelle au secours l’ONU
laisser moi vivre la vie
souffrance d'un bébé
qui connait même pas la vie
♦
le sang coule sans raison
entre deux frères
qui vit sur la même terre
nos ancêtres ont vécu
sur cette terre promise
sans indifférence
je veux vivre comme l'enfant israélien
Qu’ont-ils fait de ton pays ? Un pays de barrages, de garages et de décervelage ?
5 Juillet 2015
Ils en ont fait un pays fermé, triste, voilé, « hidjabisé », « barragé », « garagé », « haddadisé », « saadanisé » et « hamadachisé » où les mercantis, les arrivistes et les incultes, ont pris le dessus et salissent tout ce qu’ils approchent ou touchent, où triomphent les faux bitumeurs, les vrais politicards, les charlatans et les rakis de tous poils… où les Algériennes et les Algériens ne sourient plus, ne s’amusent plus, ne s’aiment plus, ne vivent plus… Tragique dans un pays où l’écrasante majorité est constituée de jeunes ! Ils en ont fait une prison à ciel ouvert, ces accapareurs de pouvoir, ennemis de la liberté, de la démocratie, des droits de l’homme, de la poésie, de la musique, de la beauté, de l’amour, prédateurs insatiables, faux moudjahidines, combattants de la dernière heure, martiens de tout acabit troquant le brassard de la force locale contre celui de moudjahidine, traîtres recyclés en patriotes à l’heure du cessez-le-feu, qui ont pris le pays en otage et l’ont mis en coupe réglée depuis qu’ils ont confisqué son indépendance et sa liberté chèrement acquise en assassinant ses martyrs une seconde fois et en réduisant au silence, au sens propre et figuré du terme, ses vrais moudjahidines que la France n’a pas réussi à éliminer. Leur Algérie est à l’exacte image de ces laides constructions inachevées, véritables bunkers de béton et de briques, appelées pompeusement villas, des terrasses desquelles dépassent aux quatre coins le fer à béton des futurs piliers où l’on a accroché un pneu usagé ou un CD gravé de Ayat el coursi pour se protéger du mauvais œil. Pauvres autoconstructeurs qui ne cessent d’élever, étage sur étage, leurs bâtisses comme pour monter toujours plus haut et ainsi échapper aux saletés pestilentielles et repoussantes qui gangrènent le bas alors que l’odeur du pourri vient de la tête. Rien, ni les magnifiques étendues steppiques, ni le désert, ni même la mer n’ont échappé au saccage commis impunément depuis plus de cinquante ans par ces flibustiers sans foi ni loi qui ont mis en place un système redoutable de pillage systématique des richesses du pays et de formatage de ses hommes à coup de marchés de gré à gré et de fatwas valorisant la mort contre la vie. « Il faut tout raser et reconstruire », m’avait dit un jour un ami qui me confiait son désespoir de voir les choses changer. « Non, lui avais-je répondu, non, cher ami, la seule "chose" qu’il faille raser, c’est leur système et eux avec ! » Ce système qui a fait que l’Algérien ne vit pas mais survit. En se serrant la ceinture ou en s’empiffrant. Tout dépend de sa situation sociale. Tenez, dès le matin, l’Algérien est agressé. Des saletés sur les trottoirs, sur la chaussée défoncée, et partout où il tourne le regard, des sacs poubelles éventrés l’accueillent. Ainsi que la poussière, la boue, les flaques d’eau, les routes qui se transforment en lits d’oued en crue dès les premières pluies, les égouts à ciel ouvert, le soleil écrasant. Des marchandises diverses étalées sur les trottoirs : du pain au soleil, de la limonade au soleil, des jus de fruits au soleil, de l’eau minérale au soleil, du miel au soleil, du riz, de la semoule, des lentilles, des amandes, des pois chiches, de la farine, du café, du sucre, des cacahuètes, de la menthe séchée, etc. dans des sacs ouverts exposés au soleil ; des fruits, des légumes, des œufs, des quartiers de viande au soleil. Des têtes de moutons et de veaux égorgés, encore sanguinolentes, au soleil. Du cachir au soleil ! En période de ramadan, en plus de toute cette marchandise, des gâteaux, de la zalabia, du kalbellouz, de la cherbette, boisson jaunâtre au goût douteux, véritable bouillon de culture, vendue dans des sachets en plastique transparents, toutes « bonnes » choses qui attirent autant d’abeilles, de guêpes et de mouches que de clients, au soleil. L’Algérien, affamé, en manque de nicotine et de caféine, au bord de l’inanition, ne voit rien de tout cela. Les marchands de microbes le savent. Ils vendent. Et lui achète. Bonjour le botulisme ! Qu’importe les maladies, même mortelles ! Il achète, achète, achète, se ruine pour des produits qui finiront pour la plupart dans la poubelle, augmentant considérablement les ordures qu’il trouvera inévitablement sur les trottoirs le matin, en sortant de chez lui. S’il a la chance de posséder un véhicule, il est tout de suite confronté aux embouteillages interminables, aux nids de poules, aux dos d’âne, aux klaxons, aux injures, aux insultes, aux coups parfois, surtout en période de ramadan, à la mauvaise humeur des autres conducteurs, aux crachats que certains envoient par la portière ouverte, à l’indiscipline des piétons qui ne traversent jamais dans les clous (quels clous ? Il n’y a pas de clous !) aux barrages, aux policiers acariâtres, eux-mêmes dégoûtés de voir à longueur de journées passer des voitures sur lesquels ils pointent un « renifleur », un soi-disant détecteur d’explosifs qui ne détecte rien (les chiens dressés pour cela sont plus efficaces), à la chaleur, aux « bonnes nouvelles » de la radio, toujours les mêmes depuis l’indépendance (tout va bien !), aux rackets de gamins qui ont squatté les trottoirs publics pour en faire des lieux de parcage privé, au manque de parkings, au retrait de permis, au retrait de sa vie par un chauffard. Dégoûté par tout cela, après voir différé la « corvée » de jour en jour et de semaine en semaine, le jeune Algérien (mais ils sont tous jeunes) s’est enfin décidé à se rendre à la daira (qui signifie cercle, comme pour mieux tourner en rond !) afin de se faire établir ou de renouveler son passeport (qui ne lui servira à rien de toute façon parce que dans chaque consulat où il ira pour en demander, la réponse est invariablement : « Circulez, y a pas visa ! » Mais il s’est dit : « Je vais tenter ma chance avant d’opter, si ça ne marche pas, pour la harga. » Arrivé à la daira, il trouve devant chaque guichet des dizaines d’hommes et de femmes qui attendent depuis l’aube et même avant, et aucune chaise ou banc où s’assoir. Il fait contre mauvaise fortune bon cœur et attend qu’une place se dégage. Au bout de trois heures d’attente et après avoir observé les yeux dans les yeux le portait du Président qui le fusille du regard, pesté contre son pays où rien ne marche, où tout va travers, lis et appris les noms de tous les guichets (quand il sait lire) , lis à plusieurs reprises les sourates du Coran, mal orthographiées et scotchés à même les murs au-dessus de guichetières en hidjab qui plus qu’elles ne travaillent bavardent avec leurs collègues, les yeux fixés sur leur portable, il arrive enfin, son dossier complet (et même plus) à la main : 1. Son extrait d’acte de naissance spécial n° 12 S, délivré sur imprimé spécial ; 2. Son certificat de nationalité ; 3. Son passeport parvenu à expiration, accompagné de l’acte de naissance ou de l’acte de décès de l’un de ses deux parents ; 4. Son certificat de résidence datant de moins de six mois ; 5. Son attestation de travail ou son certificat de scolarité ; 6. Quatre photos d’identité en couleur, numériques, récentes et identique ; 7. Sa quittance fiscale ; 8. La copie de sa carte de groupe sanguin. Il a prévu, à tout hasard, les voies de l’administration algérienne étant plus impénétrables que celle de Dieu, un 13S et les suivants jusqu’à 20S, la facture d’électricité, la facture d’eau, la facture de téléphone, sa carte d’identité nationale, son permis de conduire (qui ne lui sert d’ailleurs à rien puisqu’il n’a pas de véhicule), sa carte d’électeur, son ticket de bus, de tramway et de métro de la veille. Il le sait pour l’avoir vécu à maintes reprises : l’administration algérienne est l’une des pires au monde, laxiste, corrompu, lente, lourde, incompétente, archaïque, dépassée. Sans bonjour ni bonsoir, sans salam ni sabah ni massa al kheir, la fille en hidjab lui demande sans même le regarder : « C’est pourquoi ? Pour un passeport ? Il faut le formulaire de l’Intérieur dûment rempli et signé, le S12, quatre photos… », etc., etc. Qu’ils se trouvent devant ou derrière un guichet, les jeunes algériens ne vivent pas, ils végètent. Ils meurent à petits feu. En un peu plus de 50 ans, les différents pouvoirs ont réussi le miracle de leur inculquer la haine de leur pays J’aurais tant aimé souhaiter à toutes les Algériennes et à tous les Algériens « Bonne fête de l’Indépendance » en cette 53e année du recouvrement de notre souveraineté nationale dans un pays LIBRE et non seulement LIBÉRÉ.
Peut-être l’année prochaine. Peut-être !
