Articles de algermiliana
L'impact de la bouteille à moitié vide
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"L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas"......VICTOR HUGO
"Un monde sans espoir est un monde irrespirable"......ANDRE MALRAUX
Le désespoir se définit comme une émotion qui se construit d'après l'impression personnelle d'avoir perdu tout espoir de réussite dans n'importe quel domaine, tandis que sous d'autres cieux, d'autres âmes attristées par la perte d'un être cher s'expriment dans une reconnaissance infinie pleine d'élévation :"Maman, toi qui nous a donné la vie nous voulons à notre tour te dire merci, de là haut malgré la route qui nous sépare tu seras toujours notre rayon d'espoir". "citation" dans ce contexte un proverbe albanais affirme; Si on a perdu de l'argent, on n'a rien perdu, si on a perdu les amis, on a perdu la moitié de ce que l'on a et si on a perdu l'espoir, on a tout perdu. L'espoir ou la vision de la bouteille à moitie pleine, le désespoir ou la vision de la bouteille à moitié vide nous renvoient vers des études réalisées par d'éminents psychosociologues sur l'optimisme et le pessimisme.
YVES DE MONTBRON, administrateur du site de la ligue des optimistes cite comme exemple ce père de famille croisé il y a quelques années dans un port des Antilles. Il avait amené toute sa famille faire un tour du monde en voilier après avoir été sauvagement licencié, raconte t-il ce patron que j'ai tant haï il y a un an, si je le rencontrais aujourd'hui, je sauterais dans ses bras, grâce a lui, j'ai réalisé le rêve de ma vie.
MARTIN SELIGMAN, professeur à l'université de Pennsylvanie qualifié de "PAPE" de la psychologie positive différencié entre le mode de la pensée optimiste et celui de la pensée pessimiste en prenant l'exemple du régime chez les uns et les autres. Pour les optimistes un régime ne marche pas quand on déjeune souvent au restaurant, pour les pessimistes "ça ne sert à rien de faire régime", les premiers voient la dimension transitoire des évènements pour les seconds, ils voient le caractère permanent. Un autre exemple dans la même optique basé cette fois ci sur la lecture d'un livre les pessimistes plombés par la généralisation affirment que "la lecture c'est nul" tandis que les optimistes disent ce livre n'est pas terrible. Le psychologue PHILIPPE GABILLET affirme a son tour que ce qui différencié les uns et les autres, ce n'est peut être pas leur intelligence, mais leur générosité.
Une étude menée par THE ECONOMIC PULSE OF THE WORLD qui mesure la perception de la situation économique dans 24 pays, a fait ressortir que la FRANCE figurait en queue du palmarès, cette même étude a fait état que L'EUROPE mène en matière de désespoir suivie par l'AMÉRIQUE DU NORD, le reste du monde alors que l'AFRIQUE se trouve en tête du palmarès. Commentant la présente étude, un commentateur a laisse entendre que le 'pessimisme est un instrument efficace pour détruire une société et que l'optimisme relève de l'état d'esprit, de la santé psychologique.
LE FIGARO sur un questionnaire en ligne basé sur les réponses de 11000 personnes avait conclu que pour retrouver l'espoir perdu, il est recommandé de suivre deux principaux conseils a savoir :
- L'importance de connaitre ses objectifs
- Identifier ses capacités
Enfin, une récente étude scientifique a fait ressortir qu'être optimiste c'est bon pour le cœur.
En conclusion, le mode de pensée optimiste vise de façon absolue la dimension transitoire des évènements, tandis que les pessimistes voient le caractère permanent des évènements sur ce plan, la distinction est de taille.
Bonne fin de soirée à toutes et a tous avec l espoir de revoir les plumes de ceux et celles qui ont porté haut l'étendard du site ALGER MILIANA, car bien avant notre arrivée sur les rivages dorés du site tout laissait croire de façon sûre que les horizons étaient couleur de pourpre offrant l'un des meilleurs tableaux que pouvait sauvegarder dignement la parole, l'acte et la palette de nos artistes dans le livre des temps.
Miliana recèle des trésors inestimables qui ne demandent qu'à être réhabilités, en effet que dire encore quand on projette un regard très admiratif sur ces écoles et leurs élèves qui ont vu le jour bien avant l'instauration des programmes scolaires pour les écoles indigènes ? SI pour ces écoles indigènes, ALI et OMAR avaient marque l'ère du grand tableau noir avec ses encriers en porcelaine, à Miliana on se projetait déjà a la lueur de ce qui se construisait dans le littoral a tous les niveaux. L'espoir est vivant, l'optimisme en est l'essence et la substance et vivement le retour de toutes les plumes qui ont tracé les heureux jours d'un site très très agréable du nom ALGER MILIANA et tous mes souhaits d'encouragement et de persévérance pour notre amie NORIA.
Pour finir ce volet, c'est avec un immense plaisir que j'invite nos amis du site à voir la vidéo qui va suivre pour saisir la portée réelle et l'importance des voies menant vers l'espoir en DIEU.
Le Vagabond ou les Mamelles de la Providence
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Une croûte de pain, ce n'est pas grand-chose, et c'est tout, cependant, pour le vagabond qui meurt de faim.....GEORGES MEREDITH.
La vie pour beaucoup d'entre nous est belle, pour certains elle est effectivement belle mais pour ceux qui l'a comprennent, pour d'autres encore, elle est un long fleuve qui coule lentement. Cependant elle est aussi pleine d'embûches et de préjugés dignes de porter tristement le nom de ligatures selon l'expression du père de la légende des siècles VICTOR HUGO, ou selon l'éminent physicien ALBERT EINSTEIN qui soutient alors qu'il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé. Souvent la société condamne le suspect avant même sa comparution devant le juge, il trainera les chaines en attendant les boulets que l'on s'efforcera de forger au nom de la protection de l'esprit civil source de paix et de tranquillité.
Oubliant toute fois que la société est pour beaucoup pour le façonnage de la déviance et celui a qui l'on attribue le geste condamnable. Dans cette optique, j ai le vif plaisir de faire participer mes amies et amis à une lecture-audio de GUY DE MAUPASSANT intitulée LE VAGABOND et voir que c'est bien triste de constater comment un animal peut bien tendre la main et offrir la chaleur à un moment ou l'être humain s'est déchargé de toute obligation d'aider et soutenir son prochain.
Par la même occasion j'ai le grand plaisir de vous faire participer à une expérience menée avec brio par un professeur et ses étudiants sur la définition de la vie.
Bonne fin de soirée.
LES FANTÔMES D'ABOU GHRIB
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« Celui qui ne connait pas l'histoire est condamné à la revivre.» KARL MARX
« L'histoire de l'humanité est un mouvement constant du règne de la nécessité vers le règne de la liberté.» MAO TSE TOUNG
Derrière le rideau …. L’homme enchainé dans sa camisole affrontait les terribles morsures de la bête.
La bête dressée par ses maîtres, jouissait en exécutant son jeu macabre par la manière la plus dramatique. Sans faille aucune.
Les tomahawks, par la bénédiction de leur seigneur se sont alloués un instant de répit, tandis que les vestiges d’une vieille civilisation courbaient l’échine, saluant la force, la grâce et les coups de grâce du puissant libérateur des corps et des esprits.
Le rideau se lève.
- Abou-ghrib , bonjour. Te voilà enfin libéré du joug du dictateur. Les sbires du tyran sont aux abois. Ils agonisent.
- Bonjour, dame liberté, excusez mon attitude fort désemparée, car je ne vous attendais pas de sitôt. N’ayez crainte pour votre temps précieux, je saurais écouter vos paroles.
- Abou-ghrib , dans mes contes et récits , il est dit que tu incarnes le mal , que tu as toujours manqué de sensibilité . Plus noires que le noir, tes cendres sont parvenues jusqu’aux confins de ma planète. Il est dit que ton maitre t’a préservé le souffle de la vie pour avoir béni les tortures les plus abjectes et les actes les plus ignominieux. Fidèle serviteur tu as circonscris dans le silence le plus silencieux, les cris de la désolation et les lamentations des infortunés.
- Abou-ghrib , les lois et les coutumes alignées en rang ne pourront désormais s’en passer de nos intérêts communs . Elles sont le gage de notre profonde reconnaissance.
- Abou-ghrib , réconforté , souriait . La terre d’Errachid retenait ici-bas le ton d’un dialogue qui semblait être reconduit depuis l’aube des temps
- Dame liberté, permettez que je respire du fond de mes appartements, que je chante votre bravoure et votre vaillance pour être venue de si loin porteuse d’espoirs et de meilleurs gages. Vous avez semé le blé, vous avez su préserver la substance , vous avez glorifié le temps , enfin vous avez libéré l’homme de sa propre emprise .
Ô déesse des vertus, j’en suis comblé. je saurais alors sans faille aucune être votre messager auprès de mes semblables.
La terre d’ERRACHID , calme , survolait les espaces célestes , tandis qu’une nuit d’encre s’apprêtait a couvrir l’existence , brusquement un éclair gigantesque zebra le ciel de Baghdad . Face à ce déploiement et à cette démonstration à sens unique, le grand saignement se produisit. Abou-ghrib horrifié, impuissant, assistait en direct à son déchirement. Les enseignements prodigués se matérialisaient sauvagement dans le fond de la chaire la plus chère, c’est la descente aux enfers.
Ô terre des hommes et des bêtes, O barbarie sans nom et sans visage, de grâce faites appel au grand Larousse, demandez le concours du Robert, criez à l’humanité, faites l’aumône à la culture intellectuelle et dites moi seulement si mon sang est bel et bien rouge. Tout au long des récits et des contes, dame liberté bien assise, recevait l’éloge des plumes et des média. L’histoire et la camisole, enchainées criaient en silence. Elles ne se débattaient pas. Abou-ghrib dans un ultime effort, titubant, gesticulant et dans un redressement stoïque déguela sa propre sentence. Dame, que vous reste t il donc de séance sans ces boulets de canon, sans ces missiles sans lois et sans frontières ? O esprit libérateur souffrez vous de carence ?
Dame liberté, telle une larve de feu éjectée par un cratère fou furieux, écumante de rage, annonçait le récital : oh ! braves gens ohé braves gens, vous avez senti la douleur et c’est là l’essentiel. Pour atténuer le malique vous avez couvé, nous en avons la médecine, l’abreuvoir et le feu. oh ! braves gens, convenez-vous à la réalité dans toute sa réalité, car en ce moment solennel, l’histoire est en train de se forger en lettres d’or…en lettres de feu. Bâtisseurs des conflits, arrangeurs de prétextes, politiciens et critiques à la carte, à vos marque…réjouissez vous.
Abou-ghrib vous êtes primé au grade de la haute distinction, vous êtes une gloire planétaire. Ne perdez point votre temps, irriguez la sève, entretenez la substance. Les bases de la démocratie illustreront à jamais votre existence. Pour toujours elles accompagneront votre statu.
Abou-ghrib, regardez sans voir la dame cynique, ressuscitant d’outre tombe l’esprit vivant de Néron.
Abou-ghrib, surpassant les limites physiques et naturelles, debout, la tète relevée criait le récital des vivants : ici ou ailleurs, l’homme, la bête, ensembles ont compris la leçon de tous les temps elle Vivera tant qu’il y a un loup, tant qu’il y aura un agneau. L’un est fort pour un temps, l’autre est tendre pour toujours. Alliés ou adversaires, ils sillonneront les tranchées de l’histoire. Histoire en raccourci, histoire dramatique ou drame de l’histoire ?le philosophe Hegel soutient que l’histoire est un vaste champ de ruines, pour André Gide, le temps est meilleur juge, et la patience est meilleur maitre. Être juge, être maitre, le glas est là. Il sonnera. Telle est la loi de l’éternel.
Dame liberté n’ayez crainte pour vos enseignements tant qu’ils puisent les principes en usant de l’alphabet de l’offense et des cultures canonnières.
Ô esprit souffrant de mal, te voilà au rang des seigneurs pour guérir l’humanité..Pour sauver l’humanité. La terre d’ERRACHID survolant les échelles des temps percevait les échos plaintifs des larmes horrifies tout en regardant mais sans voir, tout en écoutant mais sans trop bien comprendre les contours de l’éternel récital. La terre d’ERRACHID, au-delà des signes et des chroniques soufflait sa tirade « la cigale n’enviera jamais la fourmi même si elle est son emprunteuse »
Derrière le nième rideau : ça bouge, ça bouge, dame liberté sans perdre ni de temps, ni de nerfs, ni de patience avait déjà réglé sa boue-sol, les hommes de l’histoire, les hommes de la politique, les cartographes, les arrangeurs de prétexte, les experts tous azimuts, s’engageront pour la mission ultime en dressant le tableau de bord au nom de la raison d’Etat. L’outil juridique omniprésent n’a jamais été si bien huilé pour faire hurler les bouches de feux.
Bonjour Abou ghrib… Bonjour Abou ghrib…l’écho se répandait de façon lourde et abstraite. cette fois ci le rideau est bel et bien tombe.
Quand les photos terrifiantes furent libérées des geôles d abou ghrib et les langues déliées, les pseudos démocrates et les républicains avaient reconnu tour a tour que l histoire jugera l'invasion de l'Irak comme l'une des plus grandes mésaventures de la politique étrangère de tous les temps "SIC"... JOHN KERRY, Plus tard le sanguinaire RAMSFELD,devant le sénat avait reconnu avoir approuvé les crimes perpétrés dans Abou ghrib et dans l'impunité totale les victimes à ce jour trainent leurs horribles séquelles, tandis que les maitres du monde continuent toujours a confondre entre civilisation et force,entre civilisation et carnage.
PS : par respect, j ai volontairement outrepassé certaines images dont l'horreur a dépassé la fiction. Que dire de plus, quand les loups garous dans leur basse besogne étaient secondés par une femme du nom de LYNNDIE ENGLAND. Des années plus tard Human right and watch avaient qualifie ces actes de crimes de guerre tout en affirmant avec force que les photos d'ABOU GHRIB ne sont que la partie visible de L'iceberg
LA PETITE PIERRE
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«Aucune société n'est irrémédiable, aucun moyen age n'est définitif, si épaisse que soit la nuit, on aperçoit toujours une lumière» VICTOR HUGO
Le poète Abou Madhi est né au Liban en 1889 après quelques années d'études il s'est déplacé en Égypte. Cette étape avait constitué pour lui le début de sa carrière littéraire avant de s'installer définitivement en Amérique ou il adhéra à la ligue des plumes présidé à cette époque par l'illustre khalil Joubrane. Très influencé par sa nouvelle situation en tant que membre de cette ligue littéraire il contribua largement à l'amélioration de la poésie arabe aussi bien dans la forme que dans le fond. Plongé dans la nébuleuse sociale avec ses aspects complexes, l'auteur avait conclu que la société était totalement prise en otage par la matière et que beaucoup qui pour avoir loupé le virage mettaient fin à leurs jours, oubliant que chacun quelque soit son rang social a un rôle à jouer, un rôle vital,utile et indispensable.
Abou Madhi dans son poème avait introduit un style nouveau dans la poésie arabe c'est l'ère du symbolisme d'où la transposition matérielle de la nuit à l'image d'un homme usant de toutes ses facultés et de tous ses sens. Cependant lors d'une nuit étoilée qui avait enveloppé la ville blanche qu'elle fut attirée par des gémissements douloureux provenant d'une petite pierre qui se voyait en elle un être vil et sans importance, au point d'être une charge dans la société et prit alors la décision fatale de mettre fin à son existence. De cette fin c'était le déluge car la petite pierre avait laissé un creux qui au fil d'un temps avait encouragé le barrage à son tour d'envahir la cité et ses habitants. l'auteur est visiblement pour l'optimisme affirmant que chaque membre dans la société a un rôle important à jouer et une responsabilité à assumer, garant d'assurer un potentiel pour tout un chacun. A titre d'exemple nous citerons le grand travail que réalise un agent dans la propreté de la cité afin qu'elle ne se noie pas dans la pollution et la saleté et le travail que réalise n'importe quel responsable dans son secteur.
Nous concluons donc que chaque membre au sein de la société a une valeur réelle résidant dans le travail qu'il réalise quel que soit sa situation et quel que soit son rang. Doit-on alors sous estimer l'apport d'une petite pierre par rapport a la force d'un grand barrage!!! mes chers amies et amis du site que cet enseignement nous sert de guide pour cette nouvelle année qui frappe a nos portes nous invitant à formuler les meilleurs vœux à tous les intervenants de l'agréable site ALGER MILIANA et que ce site soit une une ligue des plumes comme au temps de Abou Madhi. Je termine ce souhait pour relancer mon appel aux merveilleuses plumes de réapparaitre à nouveau car leur présence parmi nous est importante a plus d'un titre. A toutes et à tous je souhaite une très bonne nouvelle année en compagnie de la petite pierre qui réalise enfin qu'elle est utile, vitale, sociable et indispensable.

سمع الليل ذو النجوم آنينا... وهو يغشى المدينــة البيضــاء
فانحنى فوقها كمسترق الهمس ... يطيل السكوت والإصغاء
فرأى اهلها نياما كأهل الكهف ... لا جلبــة و لا ضوضــاء
ورأى السد خلفها محكم البنيان... والماء يشبــه الصحــراء
كان ذاك الأنين من حجر في السد... يشكو المقادر العميـاء
أي شأن يقول في الكون شأني...لست شيئا فيه ولست هباء
لا رخام أنا فأنحــت تمـثـــلا... ولا صخـرة تـكون بـــنــاء
لست أرضا فأرشف المـــاء...أوماء فاروي الحدائق الغناء
لست دراً تنافس الغادة الحسناء..فيــه المـليحـــة الحـسنــاء
لا أنـا دمـعـة ولا أنــا عــيـن...لست خالا أو وجنـة حمراء
حجـر أغـبــرأنــا و حقـــيـر...لا جمالا لا حكمـة ،لامضاء
فلأغادر هذا الوجود و أمضي... بسـلام إنـي كرهت البقـاء
وهوى من مكانه وهو يشكـو...الأرض والشهب والدجى والسماء
فتحح الفجـر جـفنه ... فـإذا الطـوفان يغشى ((المدينة البيضاء))
La nuit étoilée ayant entendu un gémissement couvrant la ville blanche,
S'est déployée, sensible, elle écoutait un son plaintif
Elle a vu les habitants dormir tels les gens de la grotte... pas de voix confondus ni de bruit
Elle a vu le barrage bien consolide et l'eau étendue comme un désert
Le gémissement parvenait d'une pierre du barrage, se plaignant des évaluateurs aveugles
Prétendant être seuls les plus utiles, tandis que moi, je n'y suis pas, je suis vain
Je ne suis pas le marbre pour sculpter une stèle ni un rocher bâtisseur
Je ne suis pas la terre qui, buvant l'eau, arroserait les jardins luxuriants
Ni un joyau pouvant rivaliser la beauté somptueuse de Ghada
Je ne suis pas une larme, ni un œil... Je ne suis pas non plus un point noir sur une joue rouge
Je suis une pierre sale et vile... Aucune beauté, aucune sagesse, à faire valoir
Je quitterai cette existence et partirai en paix . Je déteste rester
Du haut de sa place elle s est jeté, tout en se plaignant de la terre, des météores, des ténèbres et du ciel
Quand vint l'aurore le déluge avait déjà frappe la ville blanche et ses habitants.
LE LOUP MORALISTE
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«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal,mais par ceux qui regardent faire». ALBERT EINSTEIN
«La religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux». EMMANUEL KANT
La morale se définit comme étant un ensemble de règles de conduite considérées comme valables, de façon absolue. la morale avait toujours occupé une place prépondérante dans les programmes scolaires et sous forme de récits, de fables ou de contes, le plaisir de la lecture et les belles illustrations étaient souvent à l'honneur pour capter nos esprits d'enfants que nous étions mais souvent le récit avec ses rebondissements nous éloignait des fois de la règle maitresse basée essentiellement sur la moralité qui illustre l'âme et le fondement du récit. Prenant pour exemples les fables de jean la fontaine, les avis des critiques littéraires sont différents les uns des autres. Pour certains, les fables ne sont ni simple récit ni pure morale, pour d'autres la fable est à l'image de l'homme "corps et âme" le récit étant le corps et la morale en est son âme.
Rousseau de son coté reproche à la fontaine dans son ouvrage l'Émile que les jeunes esprits sont portés à s'identifier au personnage le plus fort qui n'est souvent pas l'être le plus moral. Pour Rousseau il y va de la prééminence du récit sur la morale. Cependant dans plusieurs fables on constatera que la fontaine a effectivement mis l accent de façon remarquable sur la primauté de la morale à l'exemple de son récit sur le berger et son troupeau où tout était à l'honneur du berger. Pour beaucoup de critiques littéraires la fable de façon générale instruit en plaisant et plait en instruisant et c'est parce que le récit flatte l'imagination qu'il pousse à la réflexion et c'est parce qu'il donne à penser qu'il plait.
Pour plus de détails voir moralité dans les fables de la fontaine.
Nous terminons cette approche entre primauté de la morale et prééminence du récit en prenant pour exemple le récit de voltaire intitulé le loup moraliste et à vous chers amis du site de situer vos impressions autour de la primauté du texte sur la morale ou au contraire la prééminence de cette dernière par rapport au récit ou alors éviter toute forme de dualité et admettre alors que le récit et la morale ensembles constitueront le corps et l'âme à l'image de l'homme. A toutes et a tous bonne réception et très bonne réflexion.
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LE LOUP MORALISTE
Un loup, à ce que dit l’histoire,
Voulut donner un jour des leçons à son fils,
Et lui graver dans la mémoire,
Pour être honnête loup, de beaux et bons avis.
« Mon fils, lui disait-il, dans ce désert sauvage,
A l’ombre des forêts vous passez vos jours ;
Vous pourrez cependant avec de petits ours
Goûter les doux plaisirs qu’on permet à votre âge.
Contentez-vous du peu que j’amasse pour vous,
Point de larcin : menez une innocente vie ;
Point de mauvaise compagnie ;
Choisissez pour amis les plus honnêtes loups ;
Ne vous démentez point, soyez toujours le même ;
Ne satisfaites point vos appétits gloutons :
Mon fils, jeûnez plutôt l’avent et le carême,
Que de sucer le sang des malheureux moutons ;
Car enfin, quelle barbarie,
Quels crimes ont commis ces innocents agneaux ?
Au reste, vous savez qu’il y va de la vie :
D’énormes chiens défendent les troupeaux.
Hélas ! Je m’en souviens, un jour votre grand-père
Pour apaiser sa faim entra dans un hameau.
Dès qu’on s’en aperçut : O bête carnassière !
Au loup ! s’écria-t-on ; l’un s’arme d’un hoyau,
L’autre prend une fourche ; et mon père eût beau faire,
Hélas ! Il y laissa sa peau :
De sa témérité ce fut le salaire.
Sois sage à ses dépens, ne suis que la vertu,
Et ne sois point battant, de peur d’être battu.
Si tu m’aimes, déteste un crime que j’abhorre. »
Le petit vit alors dans la gueule du loup
De la laine, et du sang qui dégouttait encore :
Il se mit à rire à ce coup.
« Comment, petit fripon, dit le loup en colère,
Comment, vous riez des avis
Que vous donne ici votre père ?
Tu seras un vaurien, va, je te le prédis :
Quoi ! Se moquer déjà d’un conseil salutaire ! »
L’autre répondit en riant :
« Votre exemple est un bon garant ;
Mon père, je ferai ce que je vous vois faire. »
Tel un prédicateur sortant d’un bon repas
Monte dévotement en chaire,
Et vient, bien fourré, gros et gras,
Prêcher contre la bonne chère.

