Articles de algermiliana
Vue sur Miliana d'antan
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Vue de Miliana d'antan peinture sur toile collection privée à tous les amies et amis du site Alger-Miliana, et à tous les anciens élèves de M.Ferroukhi et anciennes de Med Abdou filles des années1969, carnet de souvenirs.
A.TOUMI
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Portrait de la série « Personnallités algériennes »
Portrait de l'incontournable fils de la Casbah : A.TOUMI, écrivain talentueux, homme de lettres à son actif des centaines de chansons, poète, parolier, peintre de la Casbah et moudjahad de la première heure ! il mérite que l'on se lève à son passage et que l'on salue sa mémoire !
Une histoire insolite
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Une histoire insolite, très rare en son genre, inspirée de faits réels, nous conduit aux abysses d’une affreuse et horrible prison de l’armée Française durant la guerre de libération nationale, où excelle l’art des tortures, des supplices et des exécutions.
Avant d’entamer le récit de cette émouvante histoire, truffée d’émotions endeuillant nos cœurs, je me dois d’abord d’exprimer ma profonde gratitude et mes sincères remerciements aux responsables de l’exposition affichant les œuvres de certains de nos Chouhada, Artistes (à la Bibliothèque municipale-Cherchell 2008), et pour les précieuses informations recueillies, inhérentes à l’histoire d’un Chahid et de son mouchoir. Ayant saisi et compris l’intérêt et la portée profonde que je vouais à de telles œuvres, ces responsables m’ont confié et permis de trimballer, jusque chez le photographe, une œuvre historique qui vaut des centaines de millions, vue sa valeur emblématique…Merci infiniment pour cette grande marque de confiance à mon égard.
L’histoire relate les faits d’un mouchoir de poche, fugace et sans grand intérêt qui a intimement accompagné un condamné à mort pour faire chemin ensemble et se quitter un jour, l’un exécuté et l’autre, un mouchoir miraculé, un témoin qui en dit long sur la révolution Algérienne et les profondes meurtrissures qu’a connues le peuple. Mais en vérité, ils (le condamné et le mouchoir) font toujours route ensemble sur les pages de l’histoire, cette histoire où confluent, malheureusement, le vrai et le faux, elle nous a mentis en nous enseignant que la France est une grande civilisation où a été promulguée la déclaration des droits de l’homme; le libérant de l’esclavagisme et du vampirisme, comme elle nous a mentis en culpabilisant Oswald dans l’assassinat de Kennedy et les deux tours de la W.T.C et l’Irak etc…
Un mouchoir qui nous fait éclater en sanglots mais, comble du paradoxe, n’essuie aucune larme, se trouvant dans la poche du condamné, a servi de toile à un artiste qui n’a comme paysage que les murs de cette prison où finit la vie, les portes métalliques des cellules ténébreuses et une cour intérieure servant de « récréation » aux prisonniers.
Sans tact, ni adresse et loin du respect des proportions et des perspectives auxquelles sont astreints les artistes, le condamné donne libre cours à sa spontanéité pour estomper ce lugubre et morbide paysage que vous voyez sur la photo en essayant de faire éclore d’un cauchemar, un rêve et des abysses des ténèbres, une éclaircie d’espoir en parlant d’indépendance, de liberté et d’amour. Comme métaphore, je ne trouve pas autre que de comparer ce sentiment d’espoir à une bulle d’air qui se libère du fond d’une mer, qui se débat désespérément jusqu’à faire surface et voir la lumière du jour.
Sentant sa mort prochaine, notre ami confie son mouchoir, son œuvre inestimable, à l’un de ses compagnons de prison en incombant à tous la responsabilité de faire de ce mouchoir un miraculé qui survivra jusqu’au jour de l’indépendance. Après son exécution et à chaque fois qu’arrive l’heure fatidique et fatale de celui qui le détient, le mouchoir est confié au suivant.
Il arrive que le prochain se retrouve avec deux mouchoirs, celui-ci qui le fait pleurer et le sien qui essuie ses larmes.
Ainsi, de poche en poche, notre miraculé mouchoir est devenu le rescapé de ces prisons où finit la vie, où le mot pitié est interdit d’accès à ces arènes de terreur et d’horreur. Comme le monde est petit et la vie courte, je me retrouve, un jour, en compagnie de deux anciens combattants à qui je racontais, triste et endeuillé, cette émouvante histoire. Ils m’ont prêté oreille et écoutaient attentivement le cours du captivant et tragique récit qui les a, à leur tour, secoués au plus profond, au paroxysme. Un effet surprise m’a bouleversé lorsque le deuxième Moudjahid que je ne connaissais pas m’a fait part du fait QU’IL ÉTAIT L’UN DES CONDAMNES A MORT.
________ALLAH YARHAM ECH-CHOUHADA________
VENT D'ESPOIRS
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VENT D'ESPOIRS
Monique Massot - Escavarage
Editions : AETH (www.lestemps.fr)



