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Articles de algermiliana

Quand le citoyen perd les bonnes habitudes,

Par Le 04/07/2025

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La plupart des consommateurs prennent leur café dans des gobelets en carton. Les gobelets à café sont partout, ils inondent littéralement les rues, les caniveaux, les trottoirs et les plates-bandes des espaces verts. Ils font carrément concurrence aux sachets en plastique que l’on retrouve partout eux aussi.

Les gobelets jetables en papier renforcé sont très pratiques. Ils ont remplacé les verres (en verre) dans la plupart des cafés, fast-foods et pizzerias. Une fois vides, ils peuvent être pliés, écrasés dans la main et jetés dans une poubelle. Ils peuvent également être recyclés mais cela ne se fait pas encore chez nous, hélas. Ces gobelets sont censés être économiques et écologiques. Ils commencent à devenir très embarrassants et encombrants vu qu’ils envahissent notre entourage et encore notre environnement. En effet, on les trouve un peu partout dans la nature. Les rues de nos villes en sont saturées.

Ce qui est vraiment grave, c’est que ces gobelets sont souvent jetés au niveau des trottoirs, ils sont posés négligemment sur des murets, sous les arbres et dans les jardins publics. Parfois à moitiés remplis. Dès fois, une légère brise pourrait renverser le gobelet et qui laisserait échapper quelques gouttes de ce nectar. Des visions que l’on ne pourrait pas supporter et accepter. Y a-t-il une raison qui expliquerait ce phénomène ? Certainement pas, ce sont les nouvelles habitudes de consommation. Un comportement qui renseigne combien le chemin reste long pour que le civisme reprenne vraiment place dans notre société.

Les consommateurs ont pris l’habitude de prendre leur café dans un gobelet. Ils prennent souvent avec eux la tasse de café ou de thé à la main, ils se promènent avec, s’assoient sur des bancs publics ou sur les bordures de trottoirs, sirotent leur café puis, comme si de rien n’était, le balance n’importe où. Le téléphone portable dans la main gauche, le gobelet dans la main droite, le jeune en train de dandiner dans la rue et le plus souvent en titubant, ils aspergent les passants avec le café contenu dans le gobelet. Des excuses sont formulées et c’est tout. Néanmoins, aucune réflexion pour justement apporter une parade afin d’éviter ce genre de tamponnements. Très rares sont ceux qui jettent le verre en carton dans une corbeille ou dans une poubelle.

Habituellement, ce sont les automobilistes qui jettent à partir de leur véhicule le gobelet à moitié rempli et autres emballages d’aliments ou de cigarettes, voir le tabac à chiquer. « Parcourir les rues avec un gobelet à la main rempli de café, c’est du jamais vu, c’est écœurant et pas civilisé », nous dit un citoyen qui ne comprend pas comment les gens peuvent être aussi négligents, insoucieux et peu regardants. Selon, lui, un café, généralement, se prend attablé et dans une tasse afin que l’on puisse le déguster convenablement. D’ailleurs, on prend un café toujours à table, avec les copains ou en famille. L’arôme dégagé nous fait enivrer. Dehors, avec le gobelet, l’arôme se dissipe rapidement en l’air.

Un autre citoyen abordé nous révèle que connaitre l’art culinaire c’est aussi apprécier le goût et l’arôme d’un café dégagé par le café. Prendre un café avec les copains ou en famille pendant les moments de détente est un rare moment de plaisir et de détente. Un troisième citoyen, quant à lui, estime que prendre un café relève plus de la spiritualité que de l’acte de le consommer. Cela donne du réconfort, c’est reposant et cela fait bien digérer après un repas.

Ce n’est pas donné à tout le monde de savoir prendre un café ou bien un thé. Dès fois, on voit à longueurs de journées, des citoyens qui consomment du café ou du thé, de manière désordonnée, sans pour autant en apprécier le goût. Pour certains, c’est un moyen de faire passer une cigarette,  pour d’autres, c’est plutôt le goût du sucre qui leur fait envier le café.  De nos jours, on boit le café comme on boit de l’eau. Donc on n’apprécie guère ses bienfaits comme ses privilèges et avantages. Le prendre dans un gobelet en carton, c’est insulter les grands maîtres de torréfacteurs qui usent de subtiles techniques et d’un savoir–faire éprouvé pour nous faire apprécier son goût. Mais le progrès est ainsi fait. Du moins, chez nous. 

Ils ont dit :

Abdelkader Chouchaoui : retraité : « C’est vraiment désolant de constater tout cela ».Parcourir les rues avec un gobelet à la main rempli de café, c’est du jamais vu, c’est écœurant et pas éduqué. Un café, généralement, cela se prend à table afin qu’on puisse l’apprécier décemment.   

Makhlouf Amokrane dit Youcef, retraité : « Nos avons perdu presque tous nos repères ». Si c’était justement à cause du café versé dans des gobelets, on peut fermer les yeux, mais il y avait aussi beaucoup d’autres choses plus sérieuses et importantes. 

Khaled Roudali : « prendre du café, c’est beaucoup plus spirituel ».Cela est réconfortant, c’est relaxant et cela fait justement bien digérer. Prendre un café ou un thé cela doit être une véritable culture. C’est vraiment dommage de constater tout cela, le progrès commence  à perdre sa grandeur et de sa notoriété…

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Nos mamans d'autrefois...

Par Le 04/07/2025

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Jadis, les mamans d’autrefois sont également comme aussi les mères d’aujourd'hui. Devenues, inévitablement, comme une industrie de production d’enfants, des travaux ménagers difficiles et durs. A cela s’ajoutent d’autres épouses. Elles subissaient le dictat du père ainsi que celui de la mère. El Adjouza comme on adore la surnommer. Elle était là, présente, autoritaire, la maîtresse incontestée des lieux. Gare aux épouses indisciplinées, désobéissantes et surtout rebelles.

Ces femmes, comme ne cessait de le répéter et de le décrire si bien ammi Makhlouf, se bataillaient comme des forcenées, elles étaient au four et au moulin pour non seulement combler leur mari mais également satisfaire la Djedda qui fut et reste la patronne des lieux.

Le cimetière oublié...

Par Le 04/07/2025

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Légende ou réalité. D’autres prétendent que c’était uniquement des mystifications. Cependant, la réalité est ailleurs, certains estiment qu’elle se trouve approximativement du coté cimetière, d’autres, considèrent que c’est uniquement un canular. Néanmoins, depuis longtemps, nombreux sont ces personnes qui se demandent et n’arrêtent pas de se poser des questions à propos de ce cimetière oublié ou bien très connu sous cette appellation : El Makabra El Manssia.

Les oubliés

Par Le 04/07/2025

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Oublier ceux qui nous ont donné et procuré beaucoup de bonheurs et de jubilations, c’est tout simplement de l’ingratitude d’où la définition d’un ingrat :  

C’est quelqu’un d’incrédule, c’est aussi un personnage provoquant voire troublant et non respectueux des autres. L’ingratitude, c’est être indifférent et non reconnaissant envers surtout ceux qui nous ont assuré et fourni, par le passé, tant de joies et tant de plaisirs. Néanmoins, la vie continue et les oubliés seront toujours présent dans nos esprits comme dans nos cœurs.

Jadis, de part de notre culture et notre existence, on ne pouvait en aucun cas oublier les bienfaits des hommes qui ont pu nous ramener tant de bonheur et tant d’enchantement, On les congratulait à chaque occasion, eux-mêmes savaient qu’ils étaient les petits lutins de la ville. Ces « ambassadeurs » dans leurs spécifications diverses, représentaient dignement les couleurs de la ville, sa culture, son histoire, sa richesse et surtout son tempérament.

 Ces hommes et femmes qui ont contribué largement pour glorifier notre sport en général, la ville de Ain Defla, avait toujours abrité les grands rendez-vous de cross et dans différentes disciplines à savoir, le Football, le Handball, l’Athlétisme, la Boxe, le Ping Pong, la pétanque, le Karaté et le cyclisme etc.… Et nous avons eu de grands champions à l’échelle régionale, nationale et même internationale.

 Nous avons cité la ville d’Ain-Defla comme nous pouvons citer d’autres villes et villages limitrophes d’Ain Defla. Ces villes et villages ont eux aussi leurs joueurs privilégiés, eux aussi ont fourni également de la joie et de la gaité à leurs populations. Eux aussi étaient ingrats envers leurs sportifs !!!

 Comment ces hommes et ces femmes qui ont écrit et façonné notre sport en général, peuvent-ils être marginalisés à ce point ? Point de matchs de jubilé, point de matchs d’honneurs, point de reconnaissances pour ces valeureux guerriers du sport.

 Ces champions étaient nombreux à travers les âges, nous nous sommes contentés de faire le portrait, choisi au hasard, de deux grands vétérans qui ont bouleversé et marqué notre sport roi qui est le football, il s’agissait de Ammi DJOUHRI Abdallah dit « Abdallah El Boulisse » et de son camarade KEBBAB Kamel dit « Bilbil ».

Ammi Feu DJOUHRI Abdallah dit « Abdallah El Boulisse »

Le premier qui fut un grand joueur des années 60, il fut également cet encadreur qui avait fait sortir, du champ de football, grands joueurs pour le club local qui était le SCD, Avec sa mobylette Peugeot, il roulait à travers toute la ville pour faire rappeler à ces jeunes benjamins qu’ils avaient séance demain à 17 h. Il était infatigable, discipliné et il aimait beaucoup le sport. Il en avait fait sa raison de vivre. En tant que joueur, il était courtois. Il aimait abondamment rire et s’amuser. Il fut également ce joueur, avec son dribble et ses feintes du corps impressionnantes.

Nom Prénom Observation Nom Prénom Observation
1ère    G   é   n   é   r   a   t   i   o   n
01 Lounici Aek - 10 Mahmoudi Ahmed Dit Kollih
02 Khedim Rezki - 11 Bouchiba Allel Joua aussi à bordeaux
03 Djouhri Abdallah - 12 Dilmi Med Dit Hchaichi
04 Gharbi Mohamed - 13 Amour Med Flèche noire dit boukdidech
05 Mataoui Aek - 14 Moungueb Moussa Joua à Marseille
06 Kouache Ahmed - 15 Mozaili Med Gso ex. Chlef
07 Meraimi Moussa - 16 Tamasaoudet Aek Dit Tchatcha
08 Visignole - Entraineur 17 Léquerre - Entraineur
09 Baldacci - - 18 Ibrir A/Rahman Entraineur joueur du FLN

 

Ammi Abdallah fut aussi ce personnage sérieux, sobre et intelligent. Il était également un bon père puisqu’il avait élevé sa famille dans la dignité et avec un amour unique. En plus de cela, sur les terrains comme partout, il était cet homme simple, sympathique et possédant un cœur généreux. Il ne savait donner que de l’amour en famille et autour de soi.

Dans son voisinage ou avec ses amis, il était aussi très adulé par tout le monde et surtout par ses bambins. Il avait également cette manie de procéder à une passe judicieuse tout en faisant basculer totalement son corps à la Kopa ou à la Di-Stéphano en lançant la fameuse phrase « rouh eddim »

Il était petit de taille, trapu et costaud, pas athlétique, néanmoins grand de par sa vision de jeu sur le terrain. Il savait anticiper sur les déroulements des phases du jeu. Il savait aussi placer et faire repositionner ses partenaires, qui, eux aussi, savaient parfaitement l’écouter. Lui et ses amis savaient copieusement nous donner cette joie et cet enivrement. Parce qu’ils savaient également que les fans se déplaçaient en grand nombre et à pieds nus. Afin de voir ce grand club et ses talentueux joueurs comme des véritables démons, les joueurs le savaient parfaitement, et c’est pour cela qu’ils se démêlaient uniquement dans l’espoir de satisfaire leurs fans. Les joueurs des deux générations furent entrainés dans l’arène du FAJ appelé «aussi champ football » actuellement le jardin en face de la Wilaya, ce n’était pas un véritable stade parce qu’il ne répondait aux normes requises, mais c’était là dans cette enceinte où furent préparés ces grandes étoiles.

KEBBAB Kamel ou BILBIL

Il fut surnommé la bête et possédant un pied gauche foudroyant, terrible et dangereux, Bilbil fut également ce surnom à cause de son tir gauche dévastateur, possédant aussi un gabarit ayant la corpulence et la forme d’un athlète, un corps musclé naturellement sans pour autant s’adonner à ces incessants aux exercices.

Il était doué d’une force herculéenne et d’une étonnante vitesse, trapu et très enveloppé dégageant une force paraissant paisible mais lorsqu’il est en possession du ballon, il devient insaisissable et quand il s’approche des 18 mètres, il lance un tir percutant et violent qui généralement atterri au fond des filets. Si par malheur, le gardien arrive à l’intercepter, alors il tombe raide blessé gravement et souvent il ne termine pas le match.  

Il aurait été préférable de l’avoir dans son camp que dans l’autre, il ressemblait à un grecque de par sa morphologie. Et surtout par les traits de son visage qui lui donnaient cette assurance et cette confiance. Dont seuls les Goliath de l’Antique Grecque en connaissaient le fameux secret. La boite de chemma ne le quittait presque jamais, elle était ce stimulant nécessaire et obligatoire pour lui permettre de lui donner des ailes en même temps cette force, cette vigueur afin de la traduire convenablement sur le terrain.

Baptiser ces stades, ces édifices sportifs ainsi que ces arènes par ces anciens et valeureux joueurs du football, serait un geste très apprécié, malheureusement, ils n’ont pas pu avoir cet honneur.

Nom Prénom Nom Prénom Observation
2ième   et  3ième    G    é    n    é    r    a    t    i    o    n
01 Rezkallah Rachid 20 Djellit Mahdèd Dit mayo
02 Mokadem Abdelkader 21 Mokadem Abd/rahmane -
03 Kebbab Kamel 22 Hitache Abed -
04 Riffi Benyoucef 23 Attafi Aek -
05 Garni Youcef 24 Mokadem Abdellah -
06 Kaddoun Ahmed 25 Benghanzet Dahmane -
07 Zidouk Mohamed 26 Abada Si Moh -
08 Djaballah Mohamed 27 Miraoui Abd/rahmane -
09 Attafi Djilali 28 Ibrir Abd/rahmane Entraineur FLN
10 Allili Ahmed 29 Daoudi Belarbi -
11 Kastali Gacem 30 Benghenzet Hamid -
12 Hamidi Ahmed 31 Bouri Abderrahmane -
13 Labdouni Ahmed 32 Sbaihia Larbi -
14 Sâadoune Djelloul 33 Ferrahi Mohamed Dit Banus
15 Belahcen Merzouga 34 Daoudi Abdelkader -
16 Taibi Mohamed 35 Khouidmi Mohamed Dit Hamed
17 Benghenzet Omar 36 Talhi Sid Ahmed -
18 Bekka Slimane 37 Beldi Mohamed Dit Bouziane
19 Miloudi M’hamed 38 Meknaci Ahmed -

 

Il devait être sélectionné en équipe nationale comme ailier gauche, durant la période des années soixante dix (1970) sous la houlette du l’entraineur Lucien Leduc, Bentifour Abdelaziz, alors adjoint, avait pressenti Kebbab Kamel comme étant le futur ailier gauche de l’équipe nationale.

Néanmoins, le joueur en question, avait à l’époque une triple licence de football, il jouait à Blida, avec le SCD d’Ain-Defla et enfin l’USMH d’El Harrach parce qu’il vivait entre ces deux localités. Son cœur oscillait entre Ain Defla et El Harrach, Une fois, la fédération s’était aperçue de cette mésaventure, alors, elle avait changé carrément son avis à propos de sa sélection en équipe nationale. 

Les joueurs de ces deux générations ont beaucoup apporté au club local, ils étaient tous des génies, pratiquant un football digne de ce nom. Tout le monde se bousculait et attendait avec impatience le jour du match. On se déplaçait à pied et à vélo jusqu’à El-Kherba pour voir et se gaver de ce football unique en son genre. Plein de vivacité, cette technique et ses prouesses incomparables. Ceux qui étaient privilégiés partaient avec Ammi feu Dracine sur sa GIVA4 appelée aussi taxi El Gharam, on ne s’ennuyait jamais avec notre cheikh. Comique et blagueur, Il avait cette particularité pour la préparation et la vente des olives vertes qui furent appelées Teffah (pomme).

Parmi les fervents supporters, on notera les fameux Hadj Ghrissi et Medouar Chérif dit Kiki. Le premier d’un âge très avancé était un fou du club par contre le second était un petit enfant de 12 ans infernal mais grand par son amour pour le club. C’était vraiment de véritables fans, ils savaient créer de l’ambiance, des chants relatifs aux exploits du club du SCD et qui enivrent les esprits, tout en créant une frénésie inégalable. Ils savaient aussi animer avant, pendant et après les matches, c’était le bon vieux temps.  Ils avaient aussi cette envie de gagner, d’être les meilleurs. De faire plaisir à ces milliers de supporteurs pas à cause de leurs intérêts personnels ou de l’argent. Mais ils aimaient leur ville, ils étaient également de véritables représentants des couleurs de leur club local.

Ces joueurs avaient presque tous des surnoms à cause de leur morphologie, de leur taille, de leur ingéniosité et surtout de leur caractère. C’était leur histoire et celle de leur ville. Ces joueurs étaient nombreux, nous nous excusons auprès de ceux qu’on avait omis de les citer, ils furent tous invincibles et dotés d’une générosité inégalable, nous avons appris beaucoup d’eux, ils étaient simples mais combien aussi grands et dévoués.        

Il ne faut jamais oublier, ceux qui sont montés au front malgré leur jeune âge, ces jeunes lycéens étaient la crème de Ain-Defla. Ils étaient cultivés, sportifs et dotés d’une générosité et d’un courage incomparable, ils aimaient leur ville. Ils aimaient leur pays alors ils se sont sacrifiés trop jeunes :

Jeunes lycéens partis au front, c’était l’époque des juniors
Nom Prénom Nom Prénom Observation
01 Ali Haimoud Ahmed 07 Mourah M’hamed Epoque de Rezki
02 Kaddour Med-Seghir 08 Belaribi Tahar      "       "
03 Bouhaik Mohamed 09 Sohabi Mohamed      "       "
04 Saadi Ahmed 10 Benhamdoud Aek Dit Raboti
05 Douchi Mohamed 11 Djaballah Djelloul Le blond
06 Meraimi Moussa 12 Zerkaoui Larbi Le rouquin

 

Tous sont partis, certains d’entre eux sont morts au champ de bataille comme leurs frères prédécesseurs pour la survie du pays, et sans oublier le jeune prodige, qui, à l’âge de 17 ans, également sportif, est monté lui aussi au front, il s’agissait du jeune Kadjounia Maamar natif de Chleff avec sa soeur Hlima qui furent ramenés lors du séisme de 54, et, adoptés par Madame Belaiche dit Aicha Bacha (Moudjahida), Hlima, morte, devenue par la suite une avocate ou bien juge aux environs de Sidi Bellabes.

Ils étaient tous doués, possédant l’amour du pays, cultivés et courageux et sans oublier notre héros qui est ce jeune Kadjounia Maamar qui a fait partie malheureusement des oubliés de l’histoire de la glorieuse révolution Algérienne.

Nous ne pouvons oublier ces « oubliés » des villes et villages limitrophes qui ont fait eux la gloire de leur village et de leur région, et pour ne citer que ceux-là :

  • Boumedfâa :   Lakhal, R.Benameur, A. Boumediene, M. Hadj Med, R. Hassen, Zouaoui, Bourougaa. Mahiout.
  • Djendel :   Meharzi,  Zouaoui, Benzina, Bouregaa, Bouziane et Mahiout.
  • Miliana :   M. Landjerit, K. Landjerit, Goutti, Fodhil, R.Boudaoui, Kadi, Rabea, L.Touil, Benbarek, Heboul.
  • Khemis Miliana :   Moha, Belkheir, Benmira, Danda, K.Bellila, Maazouz, A.Itième.
  • Rouina :   Gacem, Diouani, Douba, Bestita, Bouchakor.
  • Attaf :   Itim, Seghir, Akouchi, M.Kebane, Zerrouki, Bekhaouda.

Si les responsables des villes et villages et surtout ceux du pays n’assistaient et ne soutenaient pas ces anciens « ambassadeurs sportifs » D’ailleurs, la plupart, d’entre eux, sont devenus malades ou très démunis. Qu’adviendra t il, alors, pour le citoyen simple et sans ressources.

Le Saint Sidi Yahia de la ville d'Aïn-Defla

Par Le 04/07/2025

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Sidi Yahia, fut, ce sage, ce théologien au pouvoir de guérisons multiples. La sagesse et la clairvoyance du Saint furent les points les plus déterminants et dominants dans sa vie. Personnage érudit avec une histoire très ancienne, bien avant celle des ottomans.

  Le saint Sidi Yahia fut cet homme, ce serviteur de Dieu, très sage, pondéré et qui parlait peu, le peu de parole qu’il prononçait était d’une portée très pénétrante, apaisante trouvant même le réconfort ainsi que de la satisfaction aux nombreuses requêtes formulées par la population.

hebergement d'image Originaire des hauteurs de Annab, le long du mont Dahra dans la région de Ain-Defla, et, est né aux environs du 14ième ou 15ième siècle, fils de Abdeslam b/ Abdallah, b/ Moussa, b/ Ahmed, b/ Abdeslam b/ Mechiche b/ Abi bakr, b/ Azouar, b/ Slimane,b/ Aissa, b/ Mohamed, b/ Afia, b/Moussa, b/ Yahia,b/ El-Mahdi, b/ Abdallah, b/ Ibrahim, b/ Mohamed, b/ Ahmed, b/ Ali, b/ Mohamed, b/ Aissa, b/ Djaafer, b/ Omrane, b/ Yahia, b/ Ali, b/ Mohamed, b/ Idriss, b/Abdallah, b/ Hass, b/ Hass Mofna, b/ Hocine, b/ Ali, abd El-Moutaleb et Fatima Zahra (Radhia Aleihoum Adjmaiine). Né d’une mère appelée Chaguia de (Chaguette) au niveau des Ziadirs à quelques encablures à l’Est d’El Amra. Avec ses quatre frères Charef (aîné), Haouam, Bouali et Kaddour, dont le dernier fut partiellement l’opposé de Sidi Yahia. Entre autres, il avait eu deux fils Ahmed et Larbi. Les descendants de Ahmed furent les Nedjar par contre ceux de Larbi furent de nombreuses familles vivant dans la région.

 Sidi Yahai était surnommé Bouzekri et El Quastali. Il avait vécu également dans trois endroits différents, au niveau de la Karia Harchaoui, le second endroit était à Bourguel au niveau de l’oued El Khach. Néanmoins, son tombeau se trouve au cimetière à Ain-Defla. Il s’est installé aux alentours de l’actuel cimetière qui d’ailleurs son climat fut très réputé pour sa fraicheur et cela dure jusqu’à nos jours et surtout en été. Sous l’ombre d’un grand arbre, les gens savaient et connaissaient sa place habituelle. Il était souvent en train de méditer. Il se recueillait en véritable penseur pour la croyance envers Dieu. Les gens venaient le voir souvent, pour avoir des conseils. Ils lui ramenaient du pain et de la nourriture, dès fois ils restèrent en sa compagnie. Et, cela durant des heures, pour faire la prière et ou pour écouter l’interprétation et la signification profonde des sourates.        

 En véritable théologien et homme de culte, il enseignait le coran, il était très écouté et très respecté. Il possédait aussi cette réputation de régler les différents qui émanaient entre les deux tribus de sa région à savoir les Béni Farh située sur le flanc Sud de la Dahra et qui s’étalaient du grand Alger jusqu’aux confins de la ville de Tlemcen et les Béni menacer qui vivaient sur le flanc Nord de la Dahra qui se limitaient entre Tipaza et Damous.

 Il possédait également cette faculté, ce pouvoir multiple et rapide de guérisseur sur les maladies de la peau. Telles que par exemple l’Eczéma (Sibana) qui d’ailleurs existent de nos jours et beaucoup des gens s’adonnent à cette pratique et guérissent ce type de maladie, le Vitiligo (Brass), la Rate (Taihane) ainsi que le Goitre (Gheda El Dirakia) ou bien (El-Kanta), Certains racontent qu’avec le simple toucher de sa main, Sidi Yahia, pouvait procéder à la guérison des maladies citées ci-dessus. Il allait souvent au niveau de deux endroits qui sont restés de nos jours des lieux de pèlerinage du Cheikh, il s’agit d’un endroit au niveau de la commune de Mékhatria et le second était sur le pied de Doui. D’ailleurs, il partait souvent dans ces deux endroits pour non seulement ramener les plantes médicinales qui lui étaient nécessaires pour guérir les malades mais aussi de jauger la population.  

 Il est mort vers la fin du 14ième ou bien 15ième siècle au niveau de l’arbre où il était presque tout le temps en train de méditer, il fut enterré à cet endroit et actuellement existe sa Koubba au milieu du cimetière de la ville d’Ain-Defla. Parmi ses meilleurs fidèles serviteurs, on notera la famille Hadj Ahmed. Souvent, les visiteurs, généralement nombreux, viennent avec leur malade le lundi soir pour passer la nuit.

 Afin d’effectuer le sacrifice du poulet et manger du berkoukès (plat traditionnel très prisé par la population), en vue d’une éventuelle guérison de leur malade, mardi matin c’est le souk tout autour de la koubba et où chacun achetait des souvenirs du lieu de Sidi Yahia, ce rituel et ces visites existent encore de nos jours. Les anciennes tombes, ornées avec du grillage forgé, qui se trouvent en face de la Koubba appartiennent à des hautes personnalités de l’époque (juges), qui sont Mahmoudi Saddek et Mahmoudi Maamar. Généralement les juges des temps passés sont mutés d’offices et sont enterrés là où ils décèdent.

 En 1936 ou 1938, au vu de la dégradation des lieux de la koubba de Sidi Yahia, les habitants de la ville se sont plaints au niveau de la municipalité d’Ain-Defla ex : Duperré pour apporter la réfection nécessaire à la tombe du Saint et sa périphérie, La municipalité avait donné son accord pour refaire correctement le site en question.  Durant les années 80, d’autres réfections plus importantes furent aussi entamées et suivies.

 La reconstitution de l’histoire de notre Saint Sidi Yahia fut très difficile et encore énigmatique au vu d’un passé très éloigné 14ième ou 15ième siècle, Néanmoins, nous sommes parvenus quand même à déterminer sa biographie du peu que l’on pouvait, et, ce après plusieurs recherches et recoupements. Et, cela, n’est déjà qu’une amorce voire une tentative intellectuelle pour l’histoire de notre part et celle de tous ceux qui ont contribué et participé, envers ce grand monument qui a fait partie de notre patrimoine et celui de notre histoire.

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