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Destin et destinée
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Par définition, le destin est le chemin divin imposé à l’humanité par la loi divine. L’homme ne peut donc choisir son destin, le changer ou s’en dégager parce qu’il s’agit de la volonté incontournable de Dieu. Par contre la destinée est la conséquence inéluctable des comportements et des agissements de l’homme lui-même. A la question de savoir si l’homme est libre ou déterminé, l’ésotérique répond que l’homme est libre par ce qu’il sait : sa destinée, et est déterminé par ce qu’il ignore : son destin.
Le fatalisme consiste à ne rien faire, ni avant le malheur, ni après le malheur, et à baisser les bras. Or, c'est exactement le contraire que l'islam enseigne. Dans ce dernier sens, tous ont un destin, mais aucun être humain n’a de destinée. Donc, il n’existe pas de sort fatal. Ainsi, le destin le pousse toujours sur des routes qu’il ne semble pas connaître.
La croyance au destin est le sixième et dernier article de la foi islamique. Cela signifie que tout vient de Dieu, que ce soit le bon ou le mauvais, les moments de joie ou de tristesse, le plaisir ou la douleur. En spiritualité le destin représente l’ensemble des évènements contingents qu’un être s’attire consciemment et inconsciemment conformément à la loi de la Causalité ou justice immanente.
Premièrement, nous ne devons cependant pas être fatalistes ou défaitistes: en disant : « à quoi bon faire quelque effort que ce soit? ». La prescience de Dieu ne remet pas en question la responsabilité humaine. Dieu nous tient responsables de ce que nous sommes capables de faire et que nous faisons; mais Il ne nous tient pas responsables de ce que nous sommes incapables de faire. Comme Il est Juste, Il ne nous a donné qu’une responsabilité limitée, et c’est sur cela qu’Il nous jugera. Nous devons penser, planifier et faire les bons choix, mais si parfois les choses ne se passent pas comme on le voudrait, nous ne devons pas perdre espoir ni sombrer dans la déprime et baisser les bras. Ce que nous devons faire, c’est lever les bras vers le ciel, prier Dieu et essayer de nouveau. Mais si nous n’arrivons pas à réaliser ce que nous avions planifié de faire, nous devons nous dire que nous avons fait de notre mieux et qu’en fin de compte, nous ne sommes pas responsables des résultats.
Dieu sait d’avance ce que fera chacune de Ses créatures; Il connaît la totalité de tout ce qui existe:« Certes, rien de ce qu’il y a sur terre ou dans les cieux n’est caché à Dieu» (Coran 3:5)
Quiconque refuse de croire cela nie la perfection de Dieu, car le contraire de la connaissance est soit l’ignorance, soit l’oubli.
Deuxièmement, Dieu a inscrit, sur une tablette bien préservée (al-Laouh al-Mahfouz, en arabe), tout ce qui allait se produire dans l’univers, jusqu’au Jour du Jugement. La durée de vie de chaque individu y est inscrite, de même que la quantité de ses provisions. Tout ce qui est créé et tout ce qui se produit au sein de l’univers a déjà été inscrit sur cette tablette. Dieu a dit : « Ne sais-tu pas que Dieu connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre? Tout est inscrit dans un registre. Et cela est bien facile pour Dieu. » (Coran 22:70)
Troisièmement, tout ce que Dieu souhaite voir arriver arrive, et tout ce que Dieu ne souhaite pas voir arriver n’arrive pas. Rien ne se produit, dans les cieux ou sur la terre, si ce n’est par la volonté de Dieu.
Quatrièmement, Dieu est le Créateur de toute chose: « Il a créé toute chose selon de justes proportions. » (Coran 25:2)
Selon la doctrine islamique, chaque action faite par l’être humain, qu’elle soit physique ou spirituelle, est déjà prédestinée; mais il est faux de croire que si une action est prédestinée, elle est alors faite de façon aveugle, ou elle est arbitraire et inéluctable. Le fait que Dieu intervienne dans les affaires des hommes ne signifie nullement que ces derniers n’ont aucune liberté. Au contraire, l’homme est libre de ses choix. L’intervention divine n’est pas incompatible avec la liberté morale et la responsabilité de l’homme. L’homme est libre, et Dieu connaît d’avance les choix qu’il fera.
L’homme n’est pas une pauvre créature impuissante qui se laisse porter par son destin. Chaque personne est responsable de ses actes. Les nations léthargiques et les individus insouciants des affaires de la vie courante n’ont qu’eux-mêmes à blâmer et non Dieu. L’homme est obligé d’obéir à la loi morale; et il recevra soit un châtiment soit une récompense selon qu’il aura violé cette loi ou l’aura observée. C’est donc que l’homme doit avoir en lui cette capacité de violer la loi ou de l’observer. Dieu ne nous tiendrait jamais responsable d’une chose à moins que nous ayons eu la possibilité de la faire ou pas : « Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Coran 2:285)
La croyance au destin renforce la croyance en Dieu. Car celui qui croit au destin réalise que Dieu seul contrôle toute chose; il Lui fait donc confiance et se fie à Lui. L’homme fournit les efforts qu’il doit fournir, tout en s’en remettant à Dieu pour le résultat final. Son travail acharné et son intelligence ne doivent pas être perçus comme de l’arrogance; car Dieu est à la source de tout ce qui croise son chemin. En comprenant et en reconnaissant que Dieu est Sage et que Ses actions sont dictées par Sa sagesse, l’homme atteint la tranquillité d’esprit. Rien ne se produit sans but, de façon aléatoire. Si une chose atteint l’homme, il doit comprendre que jamais il n’aurait pu échapper à cette chose. Et si une chose ne vient pas à lui, il doit comprendre qu’elle ne lui était pas destinée. Une fois qu’il a compris cela et qu’il l’a accepté, l’homme peut enfin atteindre la paix intérieure et la plénitude de la foi.
Le destin et la destinée représentent la volonté divine ; cela signifie que rien n'arrive sur terre sans que Dieu ne le sache auparavant. Ainsi il n'arrive que ce que Dieu a décidé qu'il soit. Et ce que Dieu n'a pas décidé ne peut en aucun cas se réaliser. Dieu sait parfaitement que tel ou tel événement aura lieu, où il arrivera et à quel moment précis. Dieu est le seul à décider de toutes choses. C'est parmi les piliers de la foi de croire à la prédestination bien ou mal. Quand l'ange Gabriel a questionné le prophète ( sws) sur la foi, il a répondu : "... Et de croire en la prédestination son bien et son mal."
Dieu a créé le qalam et Il lui a dit : écrit la destinée de toutes choses jusqu'au jour du Jugement Dernier.
Sourate 7, Verset 34 : Allah a dit : "Pour chaque communauté il y a un terme. Quand leur terme vient, ils ne peuvent le retarder d'une heure et ils ne peuvent le hâter non plus."
Sourate 54, Verset 49 : Allah a dit : "Nous avons créé toute chose avec mesure."
Et les musulmans qui suivent le Coran et Sounnah reconnaissent tous le destin et la destinée bien ou mal et ils croient tout ce qui arrive dans les créatures de Dieu et ce qui est écrit dans sa tablette.
Donc le destin, c'est la chose que Dieu fera quand Il voudra, il suffit qu'Il lui dit soit, il sera.
Sourate 2, Verset 117 : Allah a dit : "Il est le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant. Lorsqu'Il décide une chose, Il dit seulement "Sois", et elle est aussitôt."
La destinée, ce sont les choses qui sont écrites dans la tablette et ces choses, c'est Dieu qui les a décidées au début de la création et chaque chose arrive en son temps précis.
Le musulman doit se soumettre et accepte sans se fâcher parce que ce qui arrive, arrive par ordre de Dieu.
Sourate 65, Verset 12 : Allah a dit : "Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux [Son] commandement descend, afin que vous sachiez qu'Allah est en vérité Omnipotent et qu'Allah a embrassé toute chose de [Son] savoir."
Sourate 31, Verset 34 : Allah a dit : "La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah ; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice ; et Il sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur."
On parle du destin comme s’il s’agissait d’un châtiment imposé, oubliant que chacun invente son destin au jour le jour par ses pensées, ses paroles, son ressentir et ses actes. Le sort exprime les bonheurs et les malheurs que nous vivons, mais dont les causes sont bien moins mystérieuses que nous le prétendons. Tel un homme pense en son cœur, tel il est. Tout est imputable à son propre comportement et à ses propres choix, conscients ou inconscients. Tel qu’on le conçoit généralement, à savoir comme une Puissance surnaturelle qui fixe rigoureusement le cours des événements personnels, le destin n’existe pas. À la rigueur, il n’existe pas non plus d’événements indépendants de la volonté se produisant dans la vie humaine, bien que certains éléments puissent échapper à la conscience claire. Tout effet personnel provient d’une cause personnelle, en soi comme dans son environnement, par choix personnel ou par acceptation d’y participer. Quant à Dieu, il détient un Plan, dont chacun a une part à accomplir, mais, par son libre arbitre, chacun est libre de s’accomplir comme il veut, à l’intérieur de ce plan. Dieu impose le But, mais chacun invente ses moyens pour y parvenir. Celui qui croit au sort ou à la destinée, comme à la fortune ou à la chance, au hasard ou à la coïncidence, érige lui-même les murs de sa prison, en refusant d’être responsable. Il est si facile de se dire la victime de quelque chose.
Sommes-nous libres ou pas libres? Dépourvus de droits, nous n’aurions pas de devoirs: nous serions dispensés de faire des choix pour connaître et comprendre, pour devenir plus conscients. Nous sommes libres de faire tout ce qu’autorisent les Lois cosmiques. Mais le destin n’est sûrement pas une force aveugle qui frappe sans prévenir, intervient de façon arbitraire. Car le destin d’aujourd’hui résulte des choix antérieurs et le destin de demain se construit à partir des choix d’aujourd’hui.
Pluie de ''Nissan'' dans le calendrier Berbère
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Nissan est une période de 14 jours du calendrier berbère ou Filahi à partir du 3 Mai (calendrier grégorien). Les pluies de cette période appelées ‘Nissan’ (les eaux fécondes) sont bénéfiques et apportent la prospérité. Après cette période de transition commence la fenaison, annonçant par là-même, l’approche de l’été.
Nous avons tous une fausse image de la qualité de l'eau de pluie : pluie acide, pluie polluée. Pourtant nos ancêtres utilisaient l'eau de pluie brute sans ménagement pour se laver, pour toutes les tâches ménagères et même jusqu'à la boire.
S’il vient à pleuvoir pendant Nissan, selon la tradition tout le monde sort tête nue afin d’être mouillée par l’eau du ciel. La science a confirmé le bien-fondé des croyances anciennes et les bienfaits de la pluie.
1. La pluie, c’est mieux que l’eau en bouteille ? :
Selon certains, l'eau de pluie n'est pas potable, car elle présente une contamination microbiologique et chimique supérieure aux limites de qualité retenues pour l'eau potable distribuée par le réseau public. Peut être en région fortement industrielle.
D’autres soutiennent que l’eau de pluie peut être consommée sans modération. Il faut dire que sa consommation présente plusieurs vertus pour la santé. En plus d’être désaltérantes, les gouttes de pluie possèdent des pouvoirs drainants et détoxifiants. Boire de l’eau d’orage apporte ainsi une grande amélioration sur le plan santé.
2. La pluie, c’est profiter des vertus des ions négatifs :
Les ions négatifs sont très bénéfiques pour notre santé. Et tant mieux, car la pluie en est chargée. Et pour cause, ces atomes jouent un rôle important dans le renouvellement de l’air. De ce fait, ils réduisent certaines maladies respiratoires à l’instar de l’asthme. Ainsi, pensez à attendre qu’il pleuve pour pouvoir sortir prendre un grand bol d’air frais !
3. La pluie, c’est la vie !
On ne le répétera jamais assez, l’eau est source de vie. En ce sens, la pluie est l’un des meilleurs engrais pour les plantes. Elle les nourrit et participe à leur développement en les arrosant. En plus d’être rafraichissantes, les gouttes de pluie permettent à la terre de s’hydrater pour subvenir aux cultures à venir. Bref, elles présentent plus de vertus qu’un simple arrosage à l’eau du robinet.
4. La pluie, c’est un allié dermato
En effet, la pluie contribue à atténuer de nombreux problèmes dermatologiques comme le zona ou l’eczéma. Elle participe également à l’amélioration du système immunitaire. La peau est exposée aux particules atmosphériques, à l’eau dure, chlorée, calcaire, contenant de nombreux sels minéraux. Ces facteurs contribuent à la dilater et à lui faire perdre son élasticité. Nos ancêtres les moins civilisés se lavaient avec la rosée matinale qui permet d’éliminer plusieurs désagréments liés à l’agressivité de l’eau chlorée notamment les pellicules et les problèmes d’allergie cutanée.
Par ailleurs, on dit que cette pluie préserve des maux de tête, les guérit et elle fait pousser les cheveux. A confirmer !
5. La pluie, c’est réduire sa facture d’eau !
Étant gratuite, l’eau de pluie permet ainsi d’économiser et de réduire la facture d’eau. Il est tout de même important de savoir en profiter. Par conséquent, envisagez d’investir dans un récupérateur d’eau de pluie et dans une pompe pour alimenter votre maison. Néanmoins, une simple citerne ou barrique fera l’affaire pour ceux qui ne veulent pas investir dans une bâche à eau.
6. La pluie, c’est plaisant et déstressant !
Le bruit de la pluie a des effets bénéfiques directs de relaxation et de méditation. Et pour cause, la pluie qui tombe possède un pouvoir déstressant pour un sommeil profond et réparateur.
Pensez ainsi à ne pas mettre vos écouteurs lorsque l’orage pointe le bout de son nez !
Un dicton de nos ancêtres dit : ‘’la pluie bénie de Nissan faire revivre la terre et l’homme ‘’.
Souvenir d'un couvre feu
Le couvre feu instauré dans le cadre du confinement contre le COVID-19 , me rappelle une partie de l’histoire coloniale. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, c’était pendant la période de négociation en 1961 entre le FLN et la France que le couvre feu fut instauré du soir au lendemain matin. Je ne voudrai pas revenir sur les évènements historiques connus, mais seulement relater un souvenir d’un enfant d’une dizaine d’année, timide, obéissant et candide.
A cette époque, après être chassé de la campagne où on a habitait, on a logé en ville dans une pièce au voisinage d’une famille française composée d’une dame et de sa mère. On était bien chouchouté mon frère et moi par cette famille. Avec les évènements du 5 Octobre 1961, le couvre feu fut imposé de midi en plein jour au lendemain matin. Ne nous voyons pas ce jour nous amuser comme d’habitude, la bonne dame toute affolée, vint s’enquérir auprès de notre mère. Fatma ? Fatma ? où sont les enfants ? Ma mère la fit rentrer dans la pièce unique que nous habitions et tira le rideau de séparation. Surprise ! Nous étions là sous notre couverture (le fameux hanbel). La bonne dame toute surprise et heureuse de nous retrouver, éclata de rire.
Notre compréhension du couvre feu d’alors c’était : l’extinction des feux, l’interdiction de circuler, ne pas parler à voie haute, ne pas écouter la radio (le fameux posteTSF). Comme on ne pouvait rien faire, il ne nous restait que le lit.
Aujourd’hui, il faut s’accommoder de la situation actuelle et il faut positiver pour ne pas tomber dans l’ennui et le laisser-aller. Cette situation transitoire doit être considérée comme une opportunité et non une contrainte. En effet, on a beaucoup de temps libre qu’on peut mettre à profit pour cultiver notre potager ou nous cultiver. On a du temps pour la lecture, pour écrire, pour apprendre et faire apprendre ce qu’on a appris. Les chercheurs n’ont pas le temps car ils sont toujours en train de chercher dans leur laboratoire, les gens de métier fellahs et autres travaillent par expérience et transmission orale n’ont pas de temps. Par contre nous nous qui avons bourlingué pendant notre période active avons tout la latitude pour mettre à profit notre temps.
Eviter la monotonie du train-train car vous risquez de rester en gare à vous faire la bile.
Sensibilisation COVID-19
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La première vague de grippe espagnole, ayant lieu au printemps 1918 fut assez peu virulente. Mais la seconde, à l'automne suivant, à la suite d'une probable mutation, s'avéra bien plus agressive.
À cela s'ajoutent les circonstances particulières de la fin de la guerre favorables à la circulation des virus. Soient : les mauvaises conditions sanitaires, des populations affaiblies , les grands rassemblements et la circulation des personnes d’un continent à un autre et d’un pays à un autre.
Après cette pandémie, d’une ampleur inégalée, le monde en connaît plusieurs. On citera : la grippe dite de Singapour en 1957, celle de Hong Kong en 1968, celle du A(H1N1) en 2009, et Ebola fin 2013. On a tiré énormément de leçons de chacune de ces épidémies en ayant un système de veille qui est beaucoup plus performant, mais ça reste au niveau des archives et utile pour la recherche scientifique.
Aujourd’hui le commun des mortels ignore le passé et l’histoire. Il considère ce qu’on lui dit avec insistance comme des histoires qu’on raconte aux petits pour leur faire peur. il ne peut mesurer la gravité de cette contamination dont, à mon avis, la propagation géographique est plus préoccupante que le nombre global de contaminés communiqué quotidiennement à travers les médias. Pour cela :
- Tous les moyens de communications doivent être déployés pour donner des informations ‘’SMART’’ (Simple – Mesurable - Accessible – Réaliste – à Temps).
- Prendre des mesures draconiennes applicables et appliquées sur le terrain; nécessaires à une prise de conscience générale. Car plus on connait, plus on maîtrise, plus on a peur d’erreurs d’inattentio. Par conséquence, on cherche à adopter et respecter les consignes ainsi que les mesures préventives émises par les éminents responsables, particulièrement les mesures de distanciation et d'hygiène.
Aujourd’hui nous sommes plus conscients qu’auparavant et on espère sortir à brèves échéances du confinement avec un minimum de pertes dans ce combat contre le COVID-19.
Confinement COVID-19
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Ah ! Si les villes étaient encore fortifiées avec leur rempart et leurs portes.
I. Les sept portes d’Alger :
1. Bab Azzoun : La porte de la victoire
2. Bab el Oued : débouché de l'oued de Bouzaréah.
3. Bab el B'har : La porte de la mer et du soleil levant accueillant bateaux et caravelles.
4. Bab El Dzira : La porte de l'île seuil de la terre aux mouettes.
5. Bab El Kettar : Veillant sur les âmes et les gisants.
6. Bab el Djdid : La porte Neuve, appelée aussi ‘’porte-bonheur ‘’
7. Bab El Casbah : .
Seuls demeurent les noms mythiques des portes et son gardien : le mausolée de Sidi Abderrahmane.
II. Les 6 portes de Blida :
1- Bab-er-Rahba, au sud, (porte du marché aux grains, aux huiles, aux bestiaux)
2- 2- Bab Kebour, à l’ouest, (porte des Tombeaux)
3- 3- Bab-es-Sebt, au nord, (porte du samedi)
4- 4- Bab Zaouïa, au nord-est, (la route qui conduisait à la zaouïa de Sidi Medjebeur)
5- 5- Bab Dzaïr, à l’est, (porte d'Alger)
6- 6- Bab Khouïkha, au sud-est, (la porte de secours)
Les Ottomans ont bâties des portes monumentales (Bab) à chacune des entrées. Ces portes n'existent plus de nos jours..
III. Les quatre portes de Miliana :
Miliana était protégée par une muraille de trois km et Quatre portes y permettaient l’accès :
1. au Nord Bab El Blad (Portes doubles du Zaccar): c’était l’entrée principale ; détruite en 1957
2.au Nord ouest Bab El Djemaâ : (détruite durant l’ ère coloniale )
3.à l’Ouest Bab El Gharbi : (détruite en 1976)
4.au sud Bab Yadmer : Celle ci menait vers Yadmer, Aïn El Barqouq et Zougala
IV. Les cinq portes de Médéa :
- Porte d’Alger : Bab Dzair
- Porte de Laghouat : Bab El Berkani
- Porte Sahraoui : Bab Sidi Sahraoui
- Porte Lodi : Bab Lakouasse
- Porte Nador : Bab El Gorte
Seule la porte ‘’Bab Lakouasse a survécue avec un pan de rempart.
Si nos villes étaient encore fortifiées, on aurait pu mieux contrôler l’épidémie du virus COVID-19 et assurer le confinement de la population ainsi que son approvisionnement.
Malgré tous les efforts de sensibilisation, on a l’impression que les gens sont indifférents aux conseils de prévention. Je dirais plutôt que les gens sont inconscients et ne mesurent pas la gravité de la chose – il n’y a qu’à analyser ce qui se passe ailleurs et en tirer des leçons. Il ne faut pas attendre et subir la catastrophe .il faut agir chacun à sa façon pour la même cause. Facilitons le travail de tous les gens qui sont en première ligne de front, plus particulièrement le personnel médical. Nous sommes tous concernés et aucune personne n’est intouchable.
A cette occasion, je salue notre ami et ancien camarade du lycée Mustapha Ferroukhi le Professeur Med Belhocine ; qui fait honneur à notre ville et notre association pour tous les efforts qu’il consacre au combat du virus de cette pandémie.
Que Dieu nous viennent en aide.
