Articles de algermiliana
Saâdia, «Haïzana mart - ellouci »
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Saâdia, baptisée « Haïzana », est une femme éternelle. Ni le temps ni les précarités de la vie n’ont rien pu faire contre elle. Elle est restée indigente au plan vestimentaire. Son vétuste haïk, une véritable pièce de musée, qu’elle porte à contre courant fait d’elle un loup blanc qui surprend le regard par sa rareté. Son apparence me fait regretter nos villageoises, ces gardiennes de valeurs bien enfermées dans leur voile. Embusquée et pudique, Saâdia promène sur le village son œil de sous marin et gentiment quémande auprès des marchands quelque légume afin d’apaiser sa faim. Quoique la gente masculine ne soit pas toujours très tendre avec elle, cette brave femme parvient quand même à emplir son sac et sa journée. Il arrive qu’on la taquine, et même si elle s’arrête pour une pause et un brin de causerie, elle ne se laisse pas impressionner car la misère l’a aguerrie !
Des enfants de bas âge lui compliquent la vie – J’ai même surpris un jour ma propre fille de deux ans s’initier à ce baptême de feu en la fustigeant de propos hérités de mon enfance et j’ai eu cette contenance de la prendre dans mes bras en tentant de lui expliquer avec des mots primaires la profonde souffrance de cette femme. Elle a cessé de le faire…surtout quand elle s’est aperçue que cela me m’exaspérait ! Mais la trame demeure inchangée : Ces mauvais galopins depuis l’indépendance, de père en fils, lui larguent des pierres et la harcèlent par cette inépuisable formule d’accueil « Haïzana mart-el-louci ! » Et elle tout ce que sa langue de femme continue de leur proférer comme sorts et malédictions au fil des descendances !
(Elle est décédée récemment, qu’Allah l’accueille en son vaste paradis !)
Résilience et réconciliation en Méditerranée
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FRANCE-ALGERIE
Résilience et réconciliation en Méditerranée
Boris Cyrulnik - Boualem Sansal
(Edition : Odile Jacob)
Hassiba Ben-Bouali
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Une page de notre histoire / La dernière lettre de Hassiba Ben-Bouali
Histoire vraie.
HISTOIRE D’UNE THÉRAPIE BRÈVE
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Le monde se meurt …
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J’ai comme l’impression qu’un pouvoir occulte de diables et d’anges du mal régente ce monde, à contrecourant de la Raison ; pour conduire une famille humaine désemparée et aux abois, vers de ténébreux desseins.
J’ai comme l’impression que des esprits malfaisants nous prescrivent des breuvages pernicieux et morbides ; passant pour des remèdes ; à nos maux.
Les fumées de leurs encensoirs ne sont que leurres et hallucinogènes, nous conduisant à confondre les mirages avec l’eau qui sauve l’assoiffé du désert.
J’ai comme l’impression que les présidents du monde veulent conduire- en troupeaux- les peuples ; de leurs « écuries » aux abattoirs ; pour produire davantage de viandes aux prédateurs…Leurs museaux sont avides de sang.
J’ai comme l’impression que la déshumanisation ressuscite Machiavel jusqu’à jouir et redire « la fin justifie les moyens ».
J’ai comme l’impression que les présidents du monde, en parfaite accointance, veulent justifier une surpopulation de la planète ; dont le trop-plein est à soustraire… Par épandage de gaz toxiques.
J’ai comme l’impression que les guerres ne leur suffisent pas ; ils imposent de préconiser des solutions adéquates et d’efficacité déconcertante ; cultivant la vulnérabilité par les seringues et les vaccins et, en véritables imposteurs, se fardant de charisme ; ils sèment leur Sida, leur Ebola et leur Corona.
J’ai comme l’impression que le lobby des présidents du monde décide de museler les peuples et les confiner dans leurs « écuries » pour avoir désobéi. Peu importe s’ils n’ont pas de vivres, s’ils ont faim, s’ils ont soif et s’ils n’ont pas d’argent. Cet arrêt sur image profite aux pouvoirs machiavéliques et aux prédateurs qui font des peuples comme font les esclavagistes de leurs galériens confinés aux soutes de leurs bateaux.
J’ai comme l’impression que nos frères Algériens, parlant des nécessiteux se comptant par millions, ont grandement besoin de notre soutien moral et matériel pour endiguer cette crise de grande atrocité à l’effet de pallier aux conséquences dévastatrices ; en perspectives. Il s’impose donc à tout un chacun – citoyen ou responsable- de se sentir concerné et interpelé par sa conscience pour se procurer cette grande satisfaction DU DEVOIR ACCOMPLI.
