Titre

Articles de algermiliana

Survivances d'Enfance/ Part 6

Par Le 04/07/2025

 

C'est au bout d’une vie,que  les signes de vieillissement apparaissent, la vue baisse et la peau prend des rides.² Et vieillir et prendre de l’âge  c’est vraiment quand on commence à perdre le sens de l’humour ou c’est lorsque  parfois à se rappeler  son enfance en regardant autour de soi jouer des gosses étourdis. Dans notre esprit on recherche alors à revoir le passé de  tout ce qui rappelle ce que fut une enfance. De ces souvenirs  enfouis pour chacun  quelques parts, on se dit toujours que leur oubli reste impossible. Des survivances il y en a tellement pour certains qu’on peut se rappeler dans les moindres détails à tels ou tels endroits. qu’on est parfois surpris de redécouvrir l’endroit où l’on a vécu...

Survivances d'Enfance/ Part 5

Par Le 04/07/2025

____________________________________

À l’endroit où l’on habitait quoi que peu éloigné et retiré du village Il  n’y avait pas d’électricité. Tout le riverain  limitrophe du village était dépourvu de cette énergie à usage domestique et pas que notre maison. Parmi  le paysage familier, tout autour, je me rappelle prés de chez nous il y avait quelques maisons qui formaient un hameau. Des habitations bâties de pierres et en torchis, leurs toitures sont de tuiles rouges. Dans cette circonstance quelques humbles gourbis en chaume  modelés par la nécessité en  paraissent aussi à côté  les mieux adaptés à être un gite vivable pour un bon souper un bon gite. Ces maisons de terre et chaumières sans fondations  faisaient partie du décor du paysage en ce temps lointain. Rudimentaires ou traditionnelles elles ont été les signes des difficultés sociales  pour être des habitats des classes défavorisées; d’autres cabanes  sont accolées, construites pour  un  abri à tout âne ou mulet, vaches ou quelques moutons et brebis. Et là ,le berger n’a pas été oublié .. Et  au lieu-dit, même si le confort du mode de vie manquait ne décrivait nullement un emplacement difficile à vivre. Chacun Chez soi pour éclairer, devrait  utiliser des bougies ou lampe à pétrole. Ainsi la vie de tous les jours s’écoulait sans soucie à ce dispositif même essentiel au foyer. Parfois ,il paraitrait qu’on est plus heureux  quand’ on se plaint  d’un ménage de la maison. Mais quand on est vraiment malheureux,l’ un des premiers reflexes consiste à se plaindre pour toute chose manquante sans pouvoir chercher où trouver la solution. Et mère en faisait  ça quand le travail inutile l’ennuie et à dire  « j’ai trop de travail  à terminer » « le bois est humide pour l’allumer » « les casseroles sont toutes noires que je n’arrive plus à les nettoyer ». Et c’était normal pour notre pére même à bon escient  feint l’attention, que c’est devenu pour elle ainsi une habitude de dire sa façon de voir et de penser à mon pére. Ses  plaintes étaient sensibles à quelque chose  que parfois c’est réceptif pour avoir une boite de Henné ou une nouvelle robe. L’un et l’autre s’écoutaient avec empathie. Et puis un jour pour son apparition au foyer, un élément commode de cuisine fera encore une joie inattendue chez nous. C’est  un fameux réchaud à pétrole de l’époque flambant neuf que notre pére apporta pour ma mére. Indispensable on pouvait le trouver dans presque chaque maison. Il fera pour les années à venir la difference dans notre cuisine entre cuire un œuf sur un  feu de l’âtre ou à l’emmener facilement là  où l’on veut d’un endroit à un autre. On était heureux comme la plus part des gens au village où les humbles maisons à l’époque le possédaient et l’utiliser chez eux .

C’était d’ailleurs à l’époque un luxe chez soi d’avoir  un réchaud à pétrole, sans fumer ,sans odeur  il faut savoir seulement au début  l’allumer et puis actionner sa petite pompe  pour une puissance de feu . il  prendra place tout comme un luxe de cuisine à la maison pour un confort d’une cuisson sur un feu sans fumée et. Les ustensiles ne seront plus noircis comma auparavant  par le feu de bois.  

Chez nous par la suite, il est devenu le moyen unique  pour la cuisson durant toute l’année  été comme hiver et fréquemment à être  utilisé le matin pour préparer  le café aussi vite quand le feu dans une cheminée tardait à s’allumer en hiver.

Mais il se voit qu’Il sera au mois de ramadhan, remplacé temporairement par le kanoun. Pendant ce mois de piété  et de devotion ardente ce ne sera pas un seul kanoun mais deux qui seront utiles pour la cuisson .L’un pour une bonne chorba qui va prendre tout son temps sur le feu, et l’autre pour une marmite d’un plat de légumes. Le café viendra par la suite et prendra la relève pour sa préparation sur les quelques braises restantes encore chaudes avant le Maghreb.

Dick Annegarn / Coutances

Par Le 04/07/2025

Mais Qu'es-ce que je suis venu faire ici entre deux vacances..."

 

Les cèdres : tout est à craindre !

Par Le 04/07/2025

14025000660 a4cb6146d0 bTransmission d'une chronique réalisée sur la cédraie d'El Meddad de Theniet El Had

Même dans son état sauvage, la nature reste captivante, clémente, fascinante, vraiment séduisante et très généreuse. A contrario, tout être humain connu dans cet état isolé et abandonné ou dans cet esprit traversé par ce courant dangereux, ne pense qu’à la détruire pour, au final, inéluctablement se détruire lui-même.

Mieux encore, ceux considérés dans leur mental plutôt comme « très naturels », ne font, eux aussi, parfois qu’emboiter le pas à ces gens un peu assez ou trop zélés dans leurs néfastes attitudes et comportements négatifs.

La nature, au travers de son beau couvert végétal, constitue incontestablement leur véritable souffre-douleur, tous pressés d’ailleurs de la déposséder de ses nombreux atouts, en vue de la dépouiller de son joli manteau, couleur herbacée, porté parfois l’été comme l’hiver, tel ce vert univers qui égaille nos plaines et enchante nos très hauts reliefs.

C’est justement au sein de nos imposants reliefs que le désastre écologique y est bien grand et que la catastrophe naturelle est des plus imminentes. Après ces riches plaines livrées sans merci aucun remord à ce béton envahisseur et très destructeur de notre environnement, voilà que le tour est venu de dévaster notre joli patrimoine forestier.

La forêt du Mont El Meddad qui surplombe imparablement la ville de Theniet El Had compte justement parmi ces autres merveilles de la belle nature, mais qui risque à terme de complètement se dénuder de sa grande verdure et très sobre habit végétal, tissé de cette fibre naturelle assez exceptionnelle.

Emmitouflée dans sa longue combe, creusée tout naturellement dans un relief qui se révèle déjà à fleur de peau, Theniet El Had, discrète et plutôt très inquiète au sujet de son avenir qui tarde étrangement à se manifester, se calfeutre dans ses haillons de très vieux guêtres pour  regarder le temps lentement s’écouler, sans pourtant jamais pouvoir en profiter de ses nombreux bienfaits.

De Khemis-Miliana à Theniet El Had, la route qui s’élance et s’enfonce à l’allure d’une hyène vers le sud semble très rude. Sinueuse et nerveuse, elle coupe net par endroits, se trémousse, s’efface ou se retrousse dans ses cambrures, échancrures et autres fourrures de ses belles parures, à la manière d’un agneau gambadant gaiement ou d’un tout petit lièvre qui fait ses premiers pas, en s’adonnant à cœur-joie à son jeu innocent dont sa mère ne peut vraiment suivre la cadence et le  rythme imprimés à ses répétés mouvements.

Traversant en coup de vent et à la foulée plusieurs collines et de nombreux valons, elle jouxte par endroits ces cours d’eau de rivières asséchées par mégarde ou par défaut de cette nature humaine qui ne sait malheureusement jamais profiter des indéniables opportunités qu’offrent pourtant ces hauts reliefs en matière d’emmagasinement des fortes chutes de pluie hivernales que connait à profusion cette région montagneuse.

  • 71
  • 72
  • 73
  • 74
  • 75
  • 76
  • 77
  • 78