Articles de algermiliana
Cette vérité qui se parle dans le noir
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Ce jour là, contraint comme bien des fois par l'ennui indifférent à rester entre quatre murs avec Gm , que dans une obscurité où pas même un rai de lumière ne filtre ni ne se voit à travers une fente ou persienne j’étais prêt avec célérité à redire encore n'importe quoi de mes délires mensongères à GM.
Dans l'obscurité elle y croit tellement tout ce que je lui raconte du dehors. Mais lorsqu’enfin, je me suis rendu compte de mon empressement, de ma stupidité à avoir toujours menti dans le noir, j'ai pensé à lui parler cette fois de la vérité dans sa réalité.
Souvent Gm perd le fil que j'essaie ce jour là de lui parler à sa convenance de la lumière.
- Et dans le noir sans nous voir on se parlait d'une chose paradoxalement invraisemblable .On parlait de la lumière dans le noir. Cette lumière de la pensée en tant qu’elle est pensée de la vérité. Lui dire que tous ceux qui disent que la vérité n’existe pas sont des esprits simplistes : j'allais lui parler que la pensée s'entretient avec la vérité. Pour commencer notre discussion importante je l'ai invitée à regarder un peu sur ce qui se passe autour de nous .
- ELLE me dit l'heure de vérité a donc enfin sonné pour toi Fiston.
Sans aucune gêne je lui ai dit , cette vérité fondée sur la loi du plus fort est toute autour de nous que même un sourd ou un aveugle peut entendre et voir.
- Si pour toi un aveugle peut la voir moi je ne te vois même pas fiston , clouée comme je suis je me sens dépourvue de toute sensation visuelle autour de moi dans cette bicoque.
- Oh! tu me fais rire GM, on ne va pas parler du décor de notre bicoque mais de ce monde externe qui nous entoure.
- Comme il est bon pour toi de me rappeler des fois que dans cette bicoque je dois vivre et observer un peu ce qui découle de la vie en ce monde où nous vivons Fiston.
-Tu vois GM qu'il est nécessaire de laisser pénétrer la clarté de lumière du dehors même par temps froid intense ou même s'il fait chaud à perdre haleine .
-Depuis un temps cette lumiere me manque, et ce n'est que pour avoir ma neutralité entre le chaud et le froid que j'ai dû fermer porte et fenetre autour de moi fiston
- Mais dans l obscurité et sans la lumière, on ne peut pas voir la realité qui nous entoure GM et la lumière est un facteur physique capable de rendre visible ou de rendre plus éclairé un objet pour l'œil .
- Tu as raison fiston , si je ne peux meme te voir pour te parler je crois maintenant que c'est celà qui m'afflaiblie si je suis sans cette flamme du lumiere du dehors .
- Comme Je te plains GM ,à te voir ainsi supporter cette souffrance dans cette bicoque toute à l'image des fleurs d'une plante dans une obscurité qui manquent de chlorophyle.
- Il ne faut point considerer celà comme une pitié fiston ,l'exemple de tout commun d'etre sans energie nous est donné par la realité ordinairs que la lumiere d'une lampe ne s'affaiblit graduellement que Lorsque l'huile s'épuise et c'est là qu'on voit la flamme de la lampe s'éteindre,
-Dans ton cas GM il faudrait chercher de temps à autre cette lumiere pour savoir ce qui se passe en evenements dans le monde .
-Et si tu me parles un peu de cette lumiere dictée du dehors qu'on voit et qu'on respire selon l'envie.
- En toute indépendance je vais t'en parler de cette lumiere GM que meme dehors on peut bien la cacher.
-J'ai l'impression de vivre dans un cagibi pour t"entendre dire de nos jours qu'en plein jour on peut cacher la lumiere à nos yeux.
-Pour commencer GM le petit fiston que je suis va te parler de cette evidence dite comme realité.-
.-Mais Fiston je pense que toute évidence s'impose à l'esprit comme une vérité .
-je vais essayer seulement de te parler de ce qui est nettement apparent la plus plausible comme verité qui se dit dehors GM .
-Tu veux dire cette verité alternative qui se crypte dans la realité ,de ça je ne veux t'entendre m' en parler fiston
-Mais GM qui dit réalité,dit verité sans qu'il soit besoin d'aucune preuve ou justification.
- Celle de la verité divine ou celle de la conscience humaine Fiston.
- Je veux te parler de cette conscience morale GM qui se dit lorsqu' dans un miroir on doit se voir pour se reconnaitre.
-Est ce en connaissance de cause que tu le dis Fiston?
-Je veux dire que toute vérité n'est pas conforme dans le decrit reel GM ?.
- Il apparaît dans ce monde actuel que « scientifiquement » , la verité objective n’existe pas et n'existera pas fiston .
- Meme Si l'on veut dire que ce qui est vrai pour l'un ne le sera pas pour un autre dans ce monde GM .
--Ou à defaut ne rien dire par lacheté pour la faire connaitre differement fiston
- GM c'est ce qu'on ne cherche simplement qu'à le faire croire
-Dans ce monde hypocrite on le voit concretement Fiston ,c 'est une verité dépourvue de volonté morale qui ne se respecte pas dans l'obligation morale.
-Il est des vérités démontrées dans la façon dont les gens agissent, sentent et pensent, et qu'il faut démontrer encore plus pour etre vraies GM.
- il s'agit là de ne pas avouer pour dire la vérité mais de l'entendre seulement fiston.
-Faut-il occulter la vérité dans le mensonge GM ?
- on ne peut pas en parler des fois de verité sans modifier dans le sens subjectif de ce ce qu’on aimerait cacher,Il arrive parfois de ne pas dire la vérité Fiston
-Ce que quelqu'un peut tolérer est peut-être insupportable pour l'autre Gm.
-la verité c'est cette lumiere qui se dit Fiston elle est la force de la loi avant toute autre considération.
- Alors C'est qu'on ne veut pas la chercher autour de soi dans l'obscurité pour la verifier qu'on ne veut pas faire sa lumiere Gm.
-Quand On aime la vérité, on doit la rechercher toujours Fiston .
-GM est ce qu'il est plus important de parler de verité ou de mensonge quand on voit une realité.
-C"est quand on veut parler des deux, sans s’y attarder Fiston .
Mais comme tout le monde le sait GM il y a une solution plutôt bonne que facile .
-Il est des moments où le choix courageux peut etre compliqué pour ceux qui detiennent la forme d'autorité pour attenuer la rigueur de leurs fautes .
-Quand on veut l'exiger des autres dans l'« erreur » et le « mensonge » Fiston , quoique l'on n'ait pas soi-même le courage de l'avouer.
-la vérité qui se termine par un «À suivre» restera donc sans suite fiston .
-GM ne vois tu pas Ce que ce beau monde qui nous entoure défend une verité subjective pour vivre seulement la vie.
- Ce sont Ceux qui disent avoir bonne conscience sur la democratie qui disent qu'ils defendent la verité .
- La verité devient un peu compliqué pour d'autres qui ont leur conscience morale normale.
- Dans ce monde la verité se voit sur l'avis et l'evaluation dans le mode de choix d'un systeme où l'on vit FISTON
- Au nom de la democratie On voit qu'on défend plus le système qui leur va si bien GM.
-Ce systeme n'est que celui de l'argent entre les mains d'une minorité Fiston .
- Ils ne sont que les clements et si pathétiques, avec leurs grands airs de démocrates, qu'ils sont à crier ensemble : « on va essayer la guerre et defendre notre justice sociale »
-Pour eux «Ce serait la bonne expérience» afin de cacher une verité par leur mensonge à la face du monde GM.
- leur jeu de guerre malsain n'aboutit qu'à la même question quand le diable mene le bal pour eux Fiston .
-C'Est ce qu'On veut montrer à la face du monde dans notre temps que L'assassin va même jusqu'à réclamer pour ses droits «une enquête immédiate, approfondie, transparente et impartiale GM .
- Il apparaît donc dans ce monde actuel que « scientifiquement » , la verité objective n’existe pas et n'existera pas fiston .
-comme il est bon de le rappeler aux va-t-en-guerre qui jouent avec le feu.
-Nous avons trop parlé de verité que nous avons negligé le faux GM.
-Mais pour dire quoi d'une justice actuelle qui ne se voit pas dans la lumiere Fiston .
-Ce qui a plus realiste à dire GM à ceux qui tiennent la verité et ceux qui veulent le mensonge.
- Est ce pour la qualifier d'une verité objective ou verité subjective contre l'intolérable barbarie que le monde hypocritement cache Fiston..
- Elle sera une prise de conscience pour un appel à la democratie à ceux qui veulent suivre leur propre voie vers l'égalité
Je crois que je dois vous le dire
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Et J'ai vu un jour cet homme des sales besognes s’en aller sans retour.
Vilipendé avec pour bannière sa tristesse comme toute gloire conquise.
Adieu monsieur lui a t on dit, tout est fini tu as semé le vent partout que tu n'as récolté que tempête.
Que de gens ce jour là n’ont eu cette peine d’en verser de larme.
Adieu monsieur dans ton aventure tu n'étais pas fidèle.
On attendait de lui le soleil de nos vingt ans.
Avec ses bannières et sa horde il a semé la grêle au lieu des grains de fleurs.
Chers amis, je crois que sur lui je vous ai tout dit.
Mais je dois aussi vous dire ce jour je voyais aussi.
Un monde, femmes, hommes petits et grands au dehors chanter cette gloire.
Crier au monde ce jour une nouvelle liberté dans leur terre.
Et j’ai vu l’étoile et son croissant avec leur rouge vif.
Dans un blanc et vert flottés aux mains d’un enfant.
Et j'ai entendu "Kassamen" sortir du lieu profond de son corps.
Je me suis alors souvenu de mes 12 ans et de mes amis de ce temps.
Ce jour aussi , je criais et on criait paix sur notre terre, libres enfin nous le sommes après sept ans.
Pieds nus même sur des épines on courait.
La joie ce jour cachait nos pleurs.
Je crois que je vous ai tout dit mais mon histoire n'est pas finie.
Bonjour Vendredi, au revoir Vendredi…
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Et heureux qu’il en reste à dire ! comme tu le dis...
Mon histoire, le dit encore cher Ami
Venu d’une simple marche dite « el hirak »
L’histoire dit d'’un peuple pour bien plaire dans sa marche a bien choisi un jour préféré
A ce jour, il dit Au début « Bonjour Vendredi», à la fin il dira « au Revoir Vendredi »
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C’est quand son jour se lève et que sa nuit se couche
Et dans la rue il marchait avec un chant de joie qui dit : qu’il a trouvé *ce qu’il a perdu*
En ce jour Beni par Dieu il a trouvé « sa liberté »
Et ce jour que sans peur et sans reproche, il prit son bien
Ben Badis l’avait écrit pour son peuple
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Qu’il revienne au peuple ce qu'il a perdu
Ben Mhidi l’a redit dit pour un peuple
Mettez la révolution dans la rue, le peuple s’en emparera
Tous deux ont dit comment devrait se faire la raison d’être d’un peuple opprimé
Et en ce jour miséricordieux le peuple a trouvé ce qu’il a perdu
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Tout ! à chaque Vendredi qui vient, tout à chaque Vendredi qui part
Ce peuple chante et caresse son nom sur son cœur
Tout !à chaque Vendredi qui vient, tout à chaque Vendredi qui part
Ce peuple crie « Pouvoir corrompu, gentiment on te demande Dégage, » ,
Croyez moi cher Ami, un autre choix n’y était plus pour lui pour ne plus lui la voler
Tout ce qui était à dire cher Ami d’un peuple je l’ai dit mais à mon histoire il reste encore à dire.
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dédié à Mon fils, au tien comme à toute cette jeunesse de moins de vingt ans.
Le Confinement
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A ce texte qui va suivre et que si vous vous vouliez bien lire nous rapproche un peu à la situation actuelle que nous vivons tous.
L’histoire bien connu et que la majorité de nous en tant qu’écoliers ont lu et relu sur leurs bancs d’école,c'est celle de la chèvre de Monsieur Seguin qui inspirée par l'air frais voulait gambadait à sa guise même au mérite d'une certaine liberté.
L'auteur "Alphonse Daudet " nous décrit son récit. Peut être nous fit il comprendre que la liberté ne s'achète point par l'insensibilité.
Le récit nous fait lire que :
M. Séguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres.
Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait. Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C'était, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.
Le brave M. Séguin, qui ne comprenait rien au caractère de ses bêtes, était consterné. Il disait :
- C'est fini ; les chèvres s'ennuient chez moi, je n'en garderai pas une.
Cependant, il ne se découragea pas, et, après avoir perdu six chèvres de la même manière, il en acheta une septième ; seulement, cette fois, il eut soin de la prendre toute jeune, pour qu'elle s'habituat à demeurer chez lui.
Ah ! Gringoire, qu'elle était,jolie la petite chèvre de M. Séguin ! qu'elle était,jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! C'était presque aussi charmant que le cabri d'Esméralda, tu te rappelles, Gringoire ? - et puis, docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre...
M. Séguin avait derrière sa maison un clos entouré d'aubépines. C'est là qu'il mit la nouvelle pensionnaire.
Il l'attacha à un pieu, au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui laisser beaucoup de corde, et de temps en temps, il venait voir si elle était bien. La chèvre se trouvait très heureuse et broutait l'herbe de si bon coeur que M. Séguin était ravi.
- Enfin, pensait le pauvre homme, en voilà une qui ne s'ennuiera pas chez moi !
M. Séguin se trompait, sa chèvre s'ennuya.
Un jour, elle se dit en regardant la montagne :
- Comme on doit être bien là-haut ! Quel plaisir de gambader dans la bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou !... C'est bon pour l'âne ou pour le boeuf de brouter dans un clos !... Les chèvres, il leur faut du large.
À partir de ce moment, l'herbe du clos lui parut fade.
L’ennui lui vint. Elle maigrit, son lait se fit rare. C'était pitié de la voir tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne, la narine ouverte, en faisant Mê.!... tristement.
M. Séguin s'apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c'était... Un matin, comme il achevait de la traire, la chèvre se retourna et lui dit dans son patois :
- Écoutez, monsieur Séguin, je me languis chez vous, laissez-moi aller dans la montagne.
- Ah ! mon Dieu !... Elle aussi ! cria M. Séguin stupéfait, et du coup il laissa tomber son écuelle ; puis, s'asseyant dans l'herbe à côté de sa chèvre :
- Comment, Blanquette, tu veux me quitter !
Et Blanquette répondit :
- Oui, monsieur Séguin.
- Est-ce que l'herbe te manque ici ?
- Oh ! non ! monsieur Séguin.
- Tu es peut-être attachée de trop court, veux-tu que j'allonge la corde ?
- Ce n'est pas la peine, monsieur Séguin.
- Alors, qu'est-ce qu'il te faut ? qu'est-ce que tu veux ?
- Je veux aller dans la montagne, monsieur Séguin.
- Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu'il y a le loup dans la montagne... Que feras-tu quand il viendra ?...
- Je lui donnerai des coups de cornes, monsieur Séguin.
- Le loup se moque bien de tes cornes. Il m'a mangé des biques autrement encornées que toi... Tu sais bien, la pauvre vieille Renaude qui était ici l'an dernier ? une maîtresse chèvre, forte et méchante comme un bouc. Elle s'est battue avec le loup toute la nuit... puis, le matin, le loup l'a mangée.
- Pécaïre ! Pauvre Renaude !... Ça ne fait rien, monsieur Séguin, laissez-moi aller dans la montagne.
- Bonté divine !... dit M. Séguin ; mais qu'est-ce qu'on leur fait donc à mes chèvres ? Encore une que le loup va me manger... Eh bien, non... je te sauverai malgré toi, coquine ! et de peur que tu ne rompes ta corde, je vais t'enfermer dans l'étable et tu y resteras toujours.
Là-dessus, M. Séguin emporta la chèvre dans une étable toute noire, dont il ferma la porte à double tour.
Malheureusement, il avait oublié la fenêtre et à peine eut tourné, que la petite s'en alla...Tu ris, Gringoire ? Parbleu ! je crois bien ; tu es du parti des chèvres, toi, contre ce bon M. Séguin... Nous allons voir si tu riras tout à l'heure.
Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu'à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.
Tu penses, Gringoire, si notre chèvre était heureuse !
Plus de corde, plus de pieu... rien qui l'empêchât de gambader, de brouter à sa guise... C'est là qu'il y en avait de l'herbe ! jusque par-dessus les cornes, mon cher!... Et quelle herbe! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes... C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !...
La chèvre blanche, à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en l'air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes... Puis, tout à coup elle se redressait d'un bond sur ses pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là haut, en bas, partout... On aurait dit qu'il y avait dix chèvres de M. Séguin dans la montagne.
C'est qu'elle n'avait peur de rien la Blanquette.
Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui l'éclaboussaient au passage de poussière humide et d'écume.
Alors, toute ruisselante, elle allait s'étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil... Une fois, s'avançant au bord d'un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de M. Séguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.
- Que c'est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là dedans ?
Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que le monde...
En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de M. Séguin. Vers le milieu du jour, en courant de droite et de gauche, elle tomba dans une troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents. Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la meilleure place à la lambrusque, et tous ces messieurs furent très galants... Il paraît même, - ceci doit rester entre nous, Gringoire, - qu'un jeune chamois à pelage noir, eut la bonne fortune de plaire à Blanquette. Les deux amoureux s'égarèrent parmi le bois une heure ou deux, et si tu veux savoir ce qu'ils se dirent, va le demander aux sources bavardes qui courent invisibles dans la mousse.
Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c'était le soir.
- Déjà ! dit la petite chèvre ; et elle s'arrêta fort étonnée.
En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de M. Séguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes d'un troupeau qu'on ramenait, et se sentit l'âme toute triste... Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit...
Puis ce fut un hurlement dans la montagne :
- Hou ! hou !
Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n'y avait pas pensé... Au même moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C'était ce bon M. Séguin qui tentait un dernier effort.
- Hou ! hou !... faisait le loup.
- Reviens ! reviens !... criait la trompe.
Blanquette eut envie de revenir ; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu'il valait mieux rester.
La trompe ne sonnait plus...
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles.
Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient...
C'était le loup.
Énorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait bien qu'il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand elle se retourna, il se mit à rire méchamment.
- Ah ! ha ! la petite chèvre de M. Séguin ! et il passa sa grosse langue rouge sur ses babines d'amadou.
Blanquette se sentit perdue... Un moment, en se rappelant l'histoire de la vieille Renaude, qui s'était battue toute la nuit pour être mangée le matin, elle se dit qu'il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout de suite; puis, s'étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la corne en avant, comme une brave chèvre de M. Séguin qu'elle était... Non pas qu'elle eût l'espoir de tuer le loup, les chèvres ne tuent pas le loup, - mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la Renaude...
Alors le monstre s'avança, et les petites cornes entrèrent en danse.
Ah ! la brave chevrette, comme elle y allait de bon cœur! Plus de dix fois, je ne mens pas, Gringoire, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. Pendant ces trêves d'une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe ; puis elle retournait au combat, la bouche pleine... Cela dura toute la nuit. De temps en temps la chèvre de M. Séguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair et elle se disait :
- Oh ! pourvu que je tienne jusqu'à l'aube...
L'une après l'autre, les étoiles s'éteignirent. Blanquette redoubla de coups de cornes, le loup de coups de dents...
Une lueur pâle parut dans l'horizon... Le chant du coq enroué monta d'une métairie.
- Enfin ! dit la pauvre bête, qui n'attendait plus que le jour pour mourir ; et elle s'allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée de sang...
Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.
Même s’Il n'y a pas plus beau qu'une liberté fut elle pour une nuit plein d'étoiles attendant l'aube pour disparaitre ; chacun comprendra à sa façon le sens de ce récit sur le prix d’une liberté qui ne s’achète pas et si à cette épidémie d’un coronavirus qui sévit un peu partout on enfreint cette règle d’un confinement que pas mal de citoyens la prenne trop à la légère.
Avec ses méfaits mortels le coronavirus ne pardonnera pas lui aussi tout comme ce loup méchant qui n’épargnât point Blanquette cette gentille chèvre de M.Seguin.
NOUS AVONS UNE ARME FATALE QUI EST « Le confinement » UTILISONS LA précieusement COMME IL SE DOIT CONTRE CE « coronavirus » .
La muselière
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-Va-t-on voir un jour des muselières chez nous ,dans nos maisons ,dans les rues de nos villes et de nos banlieues G.M ?- Oui Fiston.
- Quand est ce G.M ?
- On ‘y est maintenant et sans honte on va la porter universellement et démocratiquement Fiston,.,
- Alors si c’est comme un voile ou la burqa ;et si on la porte on va circuler sans peur et sans reproche sans qu’on nous montre du doigt .
- Oui Fiston ; mais à la différence du voile et de la burqa c’est bien une muselière qu 'on troquera qui va cacher le visage le museau de la personne qui la porte.
- Trouves tu cela démocratiquement acceptable G.M?
- On n’y peut rien Fiston avec ce temps qui court et qui nous montre bien l’alternance ces moments de lucidité qui illustrent la tolérance humaine passible d’éprouver des sensations de souffrance à porter des muselières.
- Est-ce un droit universel ou une nouvelle coutume ancestrale G.M ?
- Ce n’est ni un droit ni coutume Fiston ;cela vient d’en Haut Fiston ?
- Alors pour ça il n’y aura ni droite ni gauche ni extrême droite qui vont voter et imposer un mode de vie sur terre G.M
- Ni la droite ,ni la gauche n’ont vraiment le choix Fiston
- J’espère GM qu’ à ce fléau qui aura touché tout un monde on va se conduire avec la plus grande décence .
- Ma réponse ne peut se résumer à un oui ou à un non Fiston et je ne sais comment répondre à ta question.
- Je vois cela en toi GM ; chacun affronte une période difficile qui marquera ses esprits .
- Mets ta muselière ,et prends en même temps le grand couffin tu vas nous apporter autant de provisions que tu peux , n'oublie surtout pas l'alcool d'en acheter parceque chaque fois je dois faire contact avec toi je dois me désinfecter.
- G.M , pour ça j'ai trouvé la solution je ne vais pas acheter d'autres muselières ni d'alcool mais je vais acheter un sac poubelle de couleur verte que je mettrai comme une burqa je ne laisserai que mes yeux apparaitront.
- Va mon beau Fiston ,comme ça on va économiser un peu d'argent pour notre quarantaine.
