Par LIBERTE

H. Amrouche & Naïma / Salou Trach Kalbi

Par Le 04/07/2025

 

Quand 2 Rockeuses établies reprennent une midinette Chaabi classique des 70'ies de l'Orfévre Mahboub Bati ... Quel mec serait encore crédible dans du Chaabi!

Existe en acapela intimiste de la méme ...Amrouche. Désastreuse Va !

La torture en Algérie coloniale

Par Le 22/08/2016

----------------------------------------------------------------

Comme tout Algérien ayant vécu l'époque coloniale, je n'ai pas oublié la TORTURE pratiquée en ALGÉRIE sur des Algériens et des Algériennes par des policiers et des militaires français. Il faut dire même, que ses techniques furent enseignées et institutionnalisées dans des lieux de détention spécialisés. Elle est même devenue  la méthode courante de recherche du renseignement. Inévitablement, cela mena à la barbarie. Ce dossier douloureux et tragique avec sa part de vérité, aujourd’hui après 53 ans, tout citoyen, tout homme libre. Dés lors se pose une question cruciale:

  • Pourquoi ce long silence politique ?
  • Pourquoi la censure et l'autocensure des médias sur ce que tous savaient ?
  • Pourquoi plus de cinq (05) décennies de mutisme pour ces hommes ?

L'armée française en Algérie et certains corps de police ont perpétré des crimes de guerre là où ils étaient censés rétablir l'ordre, c'est un fait indiscutable. Et si des hommes ordinaires ont commis des forfaits, souvent à contrecœur, c'est sous la pression consciente d’intérêts politiques et économiques incarnés dans des personnalités profitant d'une totale impunité ...
La République Française si elle a retrouvé sa cohérence et s'est dégagée des ténèbres du colonialisme, doit aux premiers un STATUT DE VICTIMES DE GUERRE, ceci afin de les faire bénéficier des possibilités psychothérapiques depuis longtemps revendiquées en faveur des torturés ou témoins affectés d'une névrose traumatique. En ce qui concerne les seconds, par contre, la justice se doit de leur demander des comptes. Papon à titre d'exemple, fut des leurs, à Constantine puis à Paris et l'on   comprendrait mal qu'il soit (bien qu il soit mort) le seul sanctionné.
En outre, des condamnations exemplaires ouvriront symboliquement la voie au droit à se libérer des traces psychiques traumatiques pour ceux et celles éprouvées par la guerre d’Algérie avec 53 ans de retard mais quand même.... Si la France a donné pendant des siècles l'exemple de la patrie des droits de l'homme avec l'image de la Révolution de 1789 qui était un symbole très fort.. Aujourd’hui comment la France peut être crédible à travers le monde ?
Il est démontré maintenant que l'armée française a exporté ses techniques de lutte contre les guerres subversives acquises pendant la guerre du Vietnam et ensuite  surtout de l’Algérie vers les États-Unis et en Amérique latine. Pendant plus de 20 ans les AUSSARESSES, TRINQUIER, SERVANT y ont joué les INSTRUCTEURS et ce en plein accord avec les gouvernements Français .
En ma qualité de descendant de martyr de notre glorieuse RÉVOLUTION de NOVEMBRE 54, j attends avec quelque impatience que le gouvernement actuel, le premier ministre, le chef de l’État prennent officiellement position pour condamner cette pratique de la torture dont la France s'est rendue honteusement coupable durant cette période. Pour un pays qui se targue d’être celui des droits de ' homme, il n'est pas possible de se montrer en donneur de leçons tant que l'on couvre, de fait cette horrible période et qu'il n y aura pas eu condamnation officielle de tels agissements.
Je souhaite très ardemment que les Algériens qui ont souffert très profondément dans leurs chairs se retrouvent avec les Français qui ont également beaucoup souffert psychologiquement, souvent aussi dans leurs chairs pour mener ensemble ce même combat de condamnation de la torture, de tous ces crimes contre l'humanité commis au nom de la raison d’État, au nom de la France.

La limite de la liberté d'expression

Par Le 05/06/2015

En 1723, un certain BENJAMIN FRANKLIN a donné quelques conseils par écrit au journal THE COURANT de Boston pour lui éviter les foudres des autorités religieuses et royales. Ces conseils (08 au total) ont pris la forme d'une énumération chiffrée. Une technique d écriture que Franklin affectionnait.
   1/ tout d'abord quoique vous fassiez, soyez tendre avec la religion du Pays".
   2/ prenez garde de ne pas injurier les Révérends et les fidèles ministres du Gospel".
Avec ses règles, pour le COURANT de la "Nouvelle-Angleterre" Franklin avait, sans le savoir, posé les bases du journalisme Américain. Comment ne pas voir un curieux parallèle avec la prudence affichée par les médias Américains, prés de 3 siècles plus tard sur la question de la représentation de l'Islam ?
La question se pose, surtout depuis qu'une dizaine de grands supports, dont CNN, le NEW YORK TIMES, le WASHINGTON POST ont décidé de ne pas reproduire la UNE du numéro des SURVIVANTS de CHARLIE HEBDO, représentant le Prophète MOHAMED. Ces médias ont invoqué le désir de ne pas heurter la sensibilité de leur public Musulman et ont usé de multiples stratagèmes (descriptions, images de stylo, photos rognés etc...) pour ne pas montrer la couverture controversée. " Nous ne publions jamais des images ou autres éléments destinés à délibérément heurter les sensibilités religieuses" s'est justifié le Directeur de la Rédaction du NEW YORK TIMES dans un communiqué qui a suscité un vif débat aux États-Unis et au delà.
  Épinglant sans limite de la férocité de ses dessins tous les pouvoirs établis, CHARLIE HEBDO, maniant irrespect et esprit caustique de façon hebdomadaire a poussé l'exercice depuis le début des années 70 jusqu'à devenir un contre-pouvoir provocateur. Dans chaque numéro de cet héritier du très libertaire " bête et méchant" HARA-KIRI, le bon gout s'affiche rarement, mais les caricatures de ses dessinateurs tutoient avec vigueur et sollicitent avec brutalité la liberté d'expression, jusqu'aux limites subjectives de la satire.
Publiant des ribambelles de dessins dont l'inspiration s'affranchit de tout tabou. Ces trublions créatifs carburent à l'humour corrosif. Celui qui laisse parfois des traces d'acide. Leurs crayons et leurs plumes se font des plus cruels envers les religions en particulier l'Islam. Tragiquement ces caricaturistes ont en payé le prix le 07 janvier passé. Assassinés pour l'expression de cette liberté !!! Une rédaction décimée pour ses écrits.
Je pense à mon humble avis que la liberté de tout dire ne vaut que si elle est assortie du principe de responsabilité. Au risque de sombrer dans l'autocensure et le politiquement correct. En effet,  "La liberté d'expression ne vaut dans l'absolu que si elle s'accompagne de la responsabilité de son usage et implique donc de faire preuve de la retenue nécessaire ". Si la civilité ou la politesse étaient remplacées en permanence par les injures ou les provocations, la vie privée publique ou même professionnelle deviendraient insupportables. Je pense que la liberté de la presse qui tire sa crédibilité de la responsabilité avec laquelle elle est usée, de la bonne foi, du sens de la mesure et des compétences des rédacteurs. Mal nommer les choses c'est, je crois, ajouter au malheur de ce monde .

Le journaliste algérien et la démocratie d’opinion

Par Le 26/03/2015

Notre pays a besoin d’une nouvelle presse qui répond aux trois crises démocratique, économique et morale et qui minent l’information nationale, sa qualité et son utilité, son honnêteté et sa liberté. Notre présidentialisme exacerbe, qui réduit la politique de tous au pouvoir d’un seul, ruine l’esprit démocratique, corrompt l’indépendance des hommes et dévitalise l’expression de la  liberté.il impose son agenda a l’information, son omniprésence  aux médias et son oligarchie financière aux entreprises de presse. Dans cette culture politique rétrograde et révolue, un(e) journaliste est forcément un adversaire qu’il faut séduire ou réduire, vaincre dans tous les cas. Face à ce rapport de force général qui est dû à des résistances qui ne manquent pas au sein des rédactions dans certains journaux, nous voulons construire une presse  éditorialement libre et indépendante économiquement et surtout une presse profondément repensée et totalement  refondée. Nous voulons un journalisme dont l’ambition est de fournir les informations d’intérêt public qui nous sont  nécessaires afin de rester libres et autonomes, maitres et acteurs de nos destins, individuel et collectif. Sa première obligation est à l’égard de la vérité sa première  loyauté envers les citoyens sa première discipline la vérification et son premier devoir l’indépendance. Mais il ne suffit pas de revendiquer cet héritage pour lui rester fidèle. Car le métier de journaliste ne peut plus être pratique d’en  haut, tel un argument d’autorité qui ne souffrirait pas la  discussion, ni entre les journalistes seuls, comme une histoire pour inities qui tiendrait à distance ses lecteurs. Avec l’avènement du media personnel la révolution d’internet a fait tomber de son piédestal le journalisme qui prétendait  avoir le monopole de l’opinion. S’il l’avait oublié il lui a fallu réapprendre parfois à ses dépens  que le jugement le point de vue l’analyse ou le commentaire l’analyse et l’engagement, l’expertise et la connaissance ne sont pas sa propriété exclusive. C’est une bonne nouvelle  car le voici ainsi remis à sa juste place celle qui fonde sa légitimité démocratique : chercher, trouver, révéler, trier, hiérarchiser, transmettre les informations, les faits et les réalités utiles à la compréhension du monde, a la réflexion qu’elle suscite et à la discussion qu’elle appelle. Nous voulons construire durablement l’indépendance de la presse et radicalement démocratique. J’ai souvent pense au c o m b a t d Albert camus ce quotidien issu de la résistance et ne a la libération quand brillait l’espoir de refonder la république par un surcroit de démocratie de solidarité et d’humanité. " Notre désir écrivait camus dans c o m b a t, le 31 aout 1944 d’autant plus profond qu’il était souvent muet, était de libérer les journaux de l’argent et de leur donner un ton et une vérité qui mettent le public à la hauteur de ce qu’il y a de meilleur en lui. Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse.et s il est vrai que les journaux sont la  voix d’une nation nous étions décidés, à notre place et pour  notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage "". En conclusion je considère que la liberté de la presse loin d’être un privilège des journalistes c’est avant tout un droit  des citoyens notamment à l’époque de la révolution numérique.

L’eau en Algérie : nécessite d’une gestion concertée

Par Le 22/03/2015

L’eau est indispensable à la vie depuis la nuit des temps. Molécule abondante sur terre elle a été à l’origine de civilisations traditionnelles agraires brillantes. Elle devient avec l’augmentation du nombre des hommes et l’essor des activités économiques un bien économique pour les agriculteurs les  industrielles et les collectivités urbaines.
Notre pays apparait aujourd’hui en très net décalage par rapport au Maroc et la Tunisie. Les superficies irriguées en grande hydraulique n’ont augmenté que de 47% depuis l’indépendance ! Notre pays paie cher 20 ans d’attentisme et un redressement sensible n’est pas pour demain même si, jusqu’ en 2010 treize nouveaux barrages ont été construits. Ces cathédrales hydrauliques qui frappent l’imagination qui sont forts couteux mais sont en revanche d’une rentabilité incertaine. En Algérie tellienne( Sahara exclu) l’objectif de 500.000 hectares irrigues pour cette année 2015 nécessitera un volume d’eau agricole de quelque 3,2 milliards de m3 l’eau en Algérie comme dans l’ensemble du monde arabe est bien un enjeu du développement du futur .la situation actuelle est donc lourde de menaces sources d’inquiétudes.la rareté est réelle même si elle côtoie trop souvent le gaspillage et l’utilisation inconsidérée de cette ressource .dans cette conjoncture le maintien de la politique actuelle d’irrigation incite à un nouvel examen. L’urgence est évidemment d’économiser cette ressource dont notre pays dispose et de recourir éventuellement à d’autres sources d’approvisionnement. Le cout de dessalement de l’eau de mer a certes baisse mais il reste encore trop élève pour envisager  une utilisation autre qu’urbaine et industrielle.
Les spécialistes considèrent que l’eau deviendra dans un proche avenir une marchandise de type nouveau non plus  la ressource illimitée mais une matière première stratégique  au même titre que le p é t r o l e.