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Une année qui s'en va...

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Emportée sur les ailes des temps immuables, voilà une année qui s’en va emboitant le pas des faits et des événements cumulés tout au long des chroniques du jour et de la nuit.

Imprégnée de la marque et du sceau d’un instant solennel voilà une autre année qui s’en va, qui se faufile et se perd insouciante dans les méandres; loin devant nous.

Cependant, ni les longues promenades parmi les Boileaux et les cris des oiseaux, ni les instants passés à regarder le somptueux déclin vers le zénith ou cette aurore et son légendaire chant du coq n’ont pu freiner le formidable élan aux couleurs panachées avec les meilleurs vœux d’une existence qui se recherche depuis des lunes.

Big-ben encore une fois avait retenti et depuis les pagodilles de la vieille et lointaine Chine, des millions d’étoiles se sont alliées pour exprimer un seul vœu et une pensée unique, tissant ensemble une irréelle farandole de bonheur et de gaieté.

Une année, une nuit et une ultime seconde ont suffi pour faire trembler le jet immense d’une lumière qui, frisant le surnaturel, avait ramené la main dans la main, l’illusion et l’espoir.

La plume du navigateur à l’image d’un albatros aux ailes blessées usant d’une encre trempée dans le jeu des approches et des incertitudes retracera d’ici peu une page fulgurante dans les annales d’un monde qui s’entredéchire pour le pire et pour le meilleur.

L’illustre poète, emporté dans une tempête fouettant à la fois l’âme et le corps avait imploré le temps de suspendre son vol.

La terre tant chantée et tant clamée dans la fureur des rimes et des vers arrachés des bougies larmoyantes, ressemblait dès lors à un paradis artificiel.

Parmi les cris et les holà, l’existence entière s’était vouée à l’implacable raison du temps.

Dans le corridor de tous ces âges qui se suivent et se bousculent, la roue de l’histoire, dans une marche victorieuse n’a jamais cessé de hurler, jetant le désarroi et l’inquiétude dans un monde pourtant solide et dominant.

Il l’est pour ces âmes baignant dans l’angoisse et livrées à des lendemains incertains.

Il l’est pour ces créatures écœurées qui partent en silence. Il l’est aussi pour ces femmes que l’on étouffe à coups de doctrines alléchantes, tonitruantes, aux voies impénétrables.

Il l’est également pour toutes ces carcasses qui voyagent dans l’indifférence et dans l’anonymat.

Une nuit qui s’en va emportant avec elle un profond émoi en regardant ces enfants qui triment pour la gloire et l’honneur des aînés.

Dans une épreuve inégale, la sueur et la morsure humaine se partagent le gain amplement mérité, largement motivé et fort bien justifié.

Pourtant notre monde est épatant, et si les yeux du monde entier ébahis par l’éclat éblouissant des millions d’étoiles ont pu voir en direct le super élan des temps modernes, beaucoup d’autres larmes furent arrachées par les feux du métal et la senteur des poudres.

Aux États-Unis, terre de science et des libertés, la nation se confronte avec ses propres idéaux.

Dans les classes, les élèves sont ciblés à mort. Dans les taudis et dans les gratte-ciel on est persuadé que le tableau et la craie ne peuvent à eux seuls fermer une prison.

Loin de consoler, le building monétaire s’enlise davantage dans des comptes et des calculs amadoués à coups de statistiques et de surenchères.

Pourtant notre monde est une grande œuvre architecturale.
Véritable don du ciel, on y trouve énormément de belles choses.
Il y a également du bonheur, il y a des vœux et des souhaits.

Dans l’attente d’une nouvelle aurore.

Dans l’attente d’un jour meilleur.

Notre monde vivra son temps. Tout son temps.

Alors autant lire du même livre en nous touchant du front.
Ainsi disait le père de la légende des siècles.

Et c’est peut-être là, le plus beau souhait pour une année qui s’en va et une nuit qui nous ouvrira ses bras et son cœur pour exécuter la valse de tous ces temps qui s’enfuient loin devant nous.

Abderrahmane Belfedhal, janvier 2013

Bonjour Abderrahmane,

Bonjour à tous,

C’est une très belle poésie très dynamique dont les mouvements très judicieusement construits, s’alternent de manière harmonieuse entre une vue aérienne à l’image de l’albatros à la vaste envergure planant avec grâce et majesté dans l’immensité de l’azur, sublimant de sa blancheur l’étendue des « ciels » et de leurs étoiles, vibrantes de lumière, une élévation propre à embrasser le monde et toute sa splendeur, toute sa beauté ; un mouvement inverse à hauteur d’homme cette fois-ci, dans sa réalité étroite, appauvrie par trop d’inconséquences, de courtes vues, et de courses contre le temps qui passe inexorable, qu’on laisse filer vainement, enfin un troisième mouvement dans ce « nous/notre » vers lequel convergent les deux autres mouvements, une forme d’appel teinté de tristesse mais plein d'espoir pour quitter cette fragmentation de l’être, du monde, et retrouver ce qui les soude, les relie, les lie ceci pour tenter d’atteindre à une harmonie entre le sens profond des choses, l’essence de la vie.

Merci beaucoup Abderrahmane pour cette magnifique poésie, que j’ai mis du temps à trouver. En fait je ne suis même pas sûre que ce soit celle-ci et dont le titre n’est pas « l’Albatros aux ailes blessées », ce que je croyais. J’en ai un peu changé la présentation en l’absence d’images, tu me le pardonneras. Ci-dessous des quatrains choisis dans le poème Élévation de Baudelaire toujours pour prolonger mon propos.

Le silence est loin d'être de l'indifférence. Et tu as raison Abderrahmane, parfois on a besoin de rester plus longtemps dans bit skhoun pour arriver à détente complètement son corps et son esprit. A Miliana, quand une femme estimait qu’il y avait eu des courants d’air, ou que l’eau n’était pas assez chaude, la gérante du hammam lui offrait gracieusement une tahmima dès le lendemain bech t'sakhene 3adham’ha comme on dit.

Merci encore pour ce magnifique poème que j'ai eu beaucoup plaisir à lire et dont j'ai apprécié la profondeur, la sagesse, et l'ouverture sur l'espoir, l'optimisme pour un monde meilleur.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

Par Meskellil

Commentaires (2)

Meskellil
  • 1. Meskellil | 28/11/2018
Bonsoir à tous,

Bonsoir Abderrahmane,

Je suis désolée pour la méprise sur le texte, j'avais des doutes aussi, mais ma foi comme celui-ci évoquait aussi l'albatros aux ailes blessées, et qu'il y était question de vol, de poète, je me suis dit que ça devait être le texte en question. Et comme dans mon esprit, il s'agissait d'albatros, mon commentaire vaut pour le texte authentique que tu penses mettre en commentaire. je te remercie pour ton sympathique commentaire, les ailes, il est vrai sont parfois légères et inspirées, parfois elles sont plus lourdes parce que fatiguées comme pour tout un chacun je crois? Bonne soirée et merci encore de tes gentilles paroles.
Belfedhal Abderrahmane
  • 2. Belfedhal Abderrahmane | 28/11/2018
bonsoir a toutes et a tous
bonsoir meskellil
tout d abord je salue cette elevation de vision qui de loin a surpasse l elan et l espace de l albatros qui par ses ailes blessees ne pouvait retenir a lui seul le grand jet de lumiere d une annee qui fuit loin devant nous
meskellil tu as parfaitement raison de preciser que ce texte n est pas celui de l albatos aux ailes blesses bien que l expression albatros est de nouveau sur scene
et qui pour la premiere fois a vu le jour quand on a bombarde le grand toit de mes souvenirs laissant en moi une profonde amertume tintee de grande deception
meskellil en ecrivant une annee qui s en va incognito c etait a l image de toute destruction qui toucherait un sentiment noble et de surcroit un lieu qui a abrite les premiers pas de la vie a cette allure une annee en valait une autre
meskellil dans ta superbe vision sur l albatros celle de voir le temps tout en restant dans l altitude quand a moi il symbolisait cette vieille architecture relevant du plan de constantine de l epoque coloniale d ou le batiment est relie a des escaliers exterieurs qui furent les premieres victimes d un verdict sauvage et inhumain
a l heure actuelle le batiment decapite de ses ailes est toujours debout
meskellil en suivant attentivement la chronologie de tes commentaires j ai cette impression qu une tristesse est en toi qui avait debute par une apparition entre coupee par intervalle et aussi par l utilisation d un style de qulelqu un qui voit tout en subissant l impact d une realite bien qu il detient entre les mains le secret de la mettre en conformite avec les atout dont il dispose
meskellil il se peut que je me trompe le plus important est que tu gardes tes ailes en bonne sante inspiratrice car la grande ruche a besoin de miel pour pouvoir remplir ses pots au grand plaisir de l agreable site algermiliana
meskellil s il n ya pas d inconvenient d ordre technique propre au site je t envoies l albatros en commentaire encore une fois merci pour le choix de ce texte et pour ton analyse qui a quand meme laisse apparaitre une certaine impression qui n a pas echappe au sixieme sens du moutchou qui te dit en termes clairs de te porter dans les meilleures conditions possibles et qu il est toujour pret a te livrer ses expressions et impressions tres tres tres amicalement
belfedhal abderrahmane

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