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Par Meskellil

Karima Nayt l'artiste aux multiples talents

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Quand Karima Nayt, artiste algérienne aux multiples talents, entre en scène, c’est la promesse d’une expérience musicale unique ! Karima remplit l’espace de sa présence et exerce une sorte de fascination sur le public qui se retrouve tout simplement envoûté par sa voix belle, puissante, riche et modulée qui lui permet de s’adapter à divers répertoires et genres musicaux y compris l’opéra, par son langage corporel maîtrisé qui interprète de son côté chacune des modulations de sa voix, des variations musicales qui l’accompagnent formant un tout qui n’est que grâce, sensualité et harmonie, par ses textes aussi qu’elle écrit elle-même et qui traduisent sa profonde sensibilité. Karima est portée par l'amour de la vie, l'amour de l'art, l'amour de l'autre.

Spontanée et naturelle, Karima accueille avec une grande ouverture les diverses influences musicales, avec lesquels elle fusionne superbement et sans le moindre accroc. Qu'elle verse dans le classique oriental, le hawzi algérien, le fado portugais, les musiques ouest africaines, la chanson populaire française, ou le tango subtile, ce n’est que plaisir et émotion. Karima danse l’abstrait, le contemporain et l’art engagé et en arabe dialectal, en arabe classique, en français, en anglais ou encore en wolof chante l’amour, la quête spirituelle, la jeunesse marginalisée, les harragas, les injustices du monde, et tout ce qui mine le monde arabe. La manière dont Karima se présente est belle, originale, et ne fait que mettre joliment en relief sa créativité, sa plasticité, sa personnalité rebelle et combien attachante.

Je vous propose de découvrir ou redécouvrir deux pièces musicales parmi beaucoup d’autres toutes aussi belles les unes que les autres s: un premier morceau «El Djezaïr» dans lequel Karima célèbre l’Algérie où elle s’est produite en octobre 2017 à l’Opéra d’Alger, son histoire et patrimoine séculaires, ses héros et héroïnes, son peuple et leurs luttes et combats pour une Algérie libre et indépendante; un deuxième morceau intitulé «Salam» où l’on voit Karima interpréter brillamment et en véritable tragédienne l'histoire d’un fils dont la mère lui est apparue en rêve, et qu’il essaie désespérément de saisir en vain. Magnifique ! Bonne écoute.

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La Grande Bleue

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Bien sûr Zorba le Grec reste lié au film sorti en 1964. Le Sirtaki dont la musique est de Mikis Theodorakis a été composé pour les besoins du film, mais est devenu, contre toute attente, l’emblème de la Grèce aux superbes paysages, et de son peuple attachant, accueillant, chaleureux. La vidéo musicale que je vous propose nous sort du drame narré dans le roman, du film qui en fut l’adaptation, des malheurs multiples qui ont endeuillé la Grèce, pour nous offrir la saveur d’un plongeon rafraîchissant dans la Méditerranée et sa beauté unique, magique, juste histoire de prolonger en musique et en bleu azur encore un peu les vacances, encore un peu ces beaux instants d’évasion…On n’oubliera pas de noter les similitudes avec les paysages de la Belle Algérie avec sa Casbah, ses bouquets de lauriers de toutes couleurs, ses bougainvilliers qui tranchent joliment sur la blancheur des murs, l’immensité bleue de la mer qui se confond avec son ciel, et bien évidemment la chaleur de son peuple qui n’a rien à envier à celui de la Grèce ou d’ailleurs en Méditerranée…
 

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Cremilda Medina / Raio de Sol

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La musique a toujours bercé les rêves de Cremilda Medina la chanteuse cap verdienne qui a été plusieurs fois récompensée pour ses performances. Elle n’a cependant commencé à vraiment percer qu’en 2016 avec son premier single que je vous propose d’écouter. Dans cette chanson, Cremilda rend hommage à sa grand-mère (dont certaines prises de vue ressemblent à s’y méprendre à Cesaria evora) avec beaucoup de grâce, de charme et une très belle voix profonde, modulée, douce aux tendres intonations. C’est une voix jeune mais au potentiel très prometteur. Imaginer Cremilda suivre les pas de la grande diva cap verdienne Cesaria Evora n’a rien d’improbable, même si la concurrence est rude. Du style, du talent et de la fraîcheur Cremilda en a, et elle pourrait bien y arriver un jour pas trop lointain, elle chante déjà pieds nus comme la diva, alors souhaitons lui bonne chance !!

Bonne écoute !

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La Touiza de retour?

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Des initiatives heureuses qui ne sont pas sans rappeler la fameuse tawsa pratiquée dans le temps pour les nouveaux mariés par exemple. Il est bon de voir le retour de ce système traditionnel d’entraide et de solidarité presque disparu, sous forme d’associations structurées, et soutenues humainement et financièrement. Les retombées nombreuses des projets réalisés ne peuvent qu’être bénéfiques à mon sens, pour les jeunes (hommes ou femmes), pour les moins jeunes, pour la société en général, pour l’environnement. Une vitalité, une dynamique, une envie de créer, d’entreprendre salutaires pour une partie de la jeunesse désœuvrée, qui pourrait trouver à se réaliser tout en servant la communauté, des initiatives à initier, à développer, à généraliser à tous les coins d’Algérie. Peut-être est-ce une utopie, peut-être que les partenariats ont-ils un effet pervers, peut-être…, peut-être…, toujours est-il que ça me semble être un appel d’air pour la jeunesse algérienne, et ce n’est pas rien.

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Le patio / Sahra mahdoufa

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Bonjour à toutes et à tous avec une pensée spéciale à l’ami et grand frère Ferhaoui,

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous emmener voir le patio d’une maison mauresque quelque part à Miliana. Nous y déjeunerons chez Lala Zoulikha et je ne vous dis que ça ! Nous irons ensuite aux « Variétés » à Miliana toujours, voir une comédie musicale tendre, drôle, spontanée, simple avec à l'affiche une brochette prestigieuse d'artistes bourrés de talent, de naturel, d'aisance et d'humour aussi. Si ça vous tente, alors allons-y! Ne faisons pas attendre cette adorable Lala Zoulikha!

Dans le patio…

Peu après le départ des hommes au travail, les femmes de la maison mauresque reprennent possession de leur territoire, wast eddar. Les murs blancs ornés de frises en zellige et de plinthes aux jolis motifs fleuris bleus, verts et jaunes sont baignés de la lumière matinale. Les portes s’ouvrent, les rideaux se lèvent, le linge de maison se secoue, les va-et-vient à la fontaine deviennent incessants, les seaux, bassines, et divers récipients se remplissent, se vident, se remplissent à nouveau… On lave à grande eau, on récure, on brique, on traque la moindre poussière, on prépare la pâte à pain, le repas…. C’est l’effervescence matinale habituelle faite des sons des ustensiles qui s’entrechoquent, des voix qui se saluent, demandent des nouvelles du mari, de la famille, des enfants qu’on envoie aussitôt faire des courses au marché arabe. Les femmes s’interpellent, rient, pleurent, chantent, échangent les derniers potins, se critiquent à voix basse, s’invectivent parfois, demandent à l’une ou l’autre un peu d’huile, de café, de sel… en attendant des jours meilleurs, les temps sont durs…
les marmites en terre cuite mijotent doucement sur des braseros ardents. Elles exhaleront bientôt leurs arômes irrésistibles qui viendront sournoisement titiller les odorats, faire saliver les papilles : fritures diverses de sardines, de poissons, de foie, chorba mqatfa délicieusement agrémentée de qosbor fraîchement cueilli, couscous parfumé à la cannelle, poivrons et tomates grillés, patates au flyou, berkoukess bel bergheniss, de toutes petites pâtes rondes préparées avec cette plante odorante cueillies dans les Monts du Zaccar ! Oh ! C’en est trop pour les plus gourmandes qui finissent par craquer ! « Je peux en goûter, juste goûter ? » ! Lla Zoulikha, la voisine qui habite un appartement de deux pièces à l’étage, est celle qui cuisine le mieux. Sucré comme salé. De la sfirya à la rechta, en passant par les délicieux salamoun spécialité de confiture de coings typiquement milianaise, ou des baqlawa fines et croustillantes. Wehd el benna ! Tout n’est que délicatesse et raffinement. Hlima, la jeune mariée, a bien de la chance, elle goûtera à tous les plats pour peu qu’elle en ait envie. Elle est enceinte et une femme qui attend un bébé ne doit jamais connaître de frustration, l’enfant en porterait les stigmates. Au milieu de cette effervescence, on entend soudain un toussotement dans la sqifa. Qui cela peut-il bien être ? C’est assez inhabituel à cette heure matinale, les hommes sont tous partis au travail. Le silence se fait, on tend l’oreille… un bruit de pas qui s’arrête, puis une voix masculine grave se fait entendre « Triiiig ». Yamna, Aïcha, Zohra, Khedidja, Houria, Tamani, Zoulikha se précipitent chez elles, ferment portes et fenêtres. Le patio est à nouveau silencieux, désert… Le voisin peut l’emprunter pour rentrer chez lui. C’est Amar, le mari de Khedidja qui est revenu pour repartir aussitôt sans oublier de toussoter à nouveau.

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Kajeem / Bafaman

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Kajeem est un artiste ivoirien militant (pour changer !!) s’exprimant en français, en anglais, en espagnol et en baoulé, sa langue maternelle pour dire ses textes à la portée universelle. Promis à une carrière diplomatique, il s'engage plutôt sur la musique pendant ses études, et une fois sa Maitrise de Lettres en poche, il s'y consacrera complètement. Ses textes portent le déchirement de son pays, mais aussi les maux de notre société.

Outre son implication forte dans le tissu associatif abidjanais dans divers projets d'éducation et de développement, il anime aussi des ateliers d’écriture musicale axés sur le Rap en direction des jeunes en difficulté. En 2007, il apparaitra sur la compilation « Décolonisons ! », soutiendra le projet de l’association "Survie" qui se positionne contre la Françafrique (on remarquera le « F » majuscule pour un pays et le « a » minuscule pour tout un continent !), et donnera à cette occasion un concert mémorable à Paris. Kajeem est de toutes les luttes, de tous les combats, les titres de ses albums en sont l'illustration. « Qui a intérêt ? » sera présenté comme l’album le plus abouti par les spécialistes, et sacré "meilleur album reggae 2008" en Côte d’Ivoire.

La très belle vidéo Bafaman que je vous propose d’écouter et de regarder est extraite de son album "Gardien du feu" sorti en novembre 2016, et a été tournée sur le site de l'ex village rasta de Vridi en Côte d’Ivoire. Kajeem nous offre un reggae digne de Marley! Il met tout de suite du soleil au cœur en dépit de la misère...

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Yal El Moutchou...!

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Un texte succulent qui nous plonge sans égards dans bit skhoune et toute l’effervescence qui y règne. C’est plutôt le hammam côté hommes, que l’on ne connait pas très bien nous autres femmes, et donc grand merci à son auteur Abderrahmane Belfedhal d’avoir ouvert la lourde porte en bois, qu’une grosse boule en fer referme vite pour garder la chaleur de bit skhoune et éviter les courants d’air! Un système simple et très ingénieux du reste !

Un texte vivant, énergique, qui restitue superbement et avec beaucoup d'humour, de tendresse, et de nostalgie aussi cette atmosphère feutrée, estompée de bit skhoune dont nous avons tous de fidèles répliques. Yal moutchou, djibenna gouizza barda, yerham echikh !

Bonne lecture!


A tous ceux qui, un jour, avaient franchi le seuil de Bit Skhoune, usant de Karkabou et de Dkhoul

A tous les moutchous et les kayesses pour avoir au fil des temps soutenu, tambour battant, la saga des bains mauresques.

Je dédie ce passage.

Trézel, Sougeur c’est revivre avec le baroud d’honneur la longue traversée des bains mauresques dans leur architecture typique et les lampes étanches qui dévoilaient à peine les fronts et les visages ruisselants, noyés dans un brouhaha confus et indéfini.
Les voix se succèdent, se confondent et s’entremêlent dans une atmosphère rappelant somme toute l’ambiance des galères des matelots en furia. Il vous arrive, en pareille situation, d’intercepter un SOS se profilant sur le sol brûlant, maquillé d’une vapeur compacte à couper le souffle. Prenez mes chers amis votre patience en gaieté de cœur et traduisez ces sms tirant leur trait d’union de la tragédie cornélienne :

-"yal moutchou , yerham waldik chwiya ma bared"

-“yal moutchou , belaa el bab , jib dop , jib dkhoul

- yal moutchou ayat lel kayess”

Une voix au timbre presque suppliant:

-" yal moutchou , sadaka ala el walidin , jib elkarkabou, karaya tabou "

Une autre voix à peine audible, une autre encore de quelqu’un bien que frappant le sol à l’aide d’un Kotti, donnait l’allure d’un égaré dans une île déserte. En pareille situation, la force n’est désormais qu’une toute petite flamme.

La porte donnant accès sur Bit Skhoune, à chaque ouverture laissait pivoter une boule de fer massif fixée à une poulie qui, mise en mouvement, remettait la porte dans sa position initiale et empêchait de la sorte l’infiltration de courant froid. Enfant, je ne cessais pas de porter mon regard sur cette boule étrange qui renvoyait mon imagination de façon franche et directe sur les époques Grecques et Romaines, là ou les cachots assommés par les ténèbres et les bruits de chaînes ne manquaient pas de loques humaines.

El moutchou , les bras chargés de longues serviettes , d’un geste mécanique et décidé, s’empoigne de son client, rouge-vif, l’engouffre dans le Dkhoul et dans une galanterie parfois peu singulière, le prie illico-presto de regagner le lit royal.

Le lit royal est une sorte de plan dur réalisé à partir de planches de bois assez serrées, couvert d’un tissu permettait au sortant de Bit Skhoune de sécher et de goûter le plein repos dans une attitude de grande relaxe , de détente et de sérénité. La grande salle, disposant de plusieurs lits alignés tout autour du périmètre intérieur du bain, tenait lieu de cafeteria. Café au chih et thé Bounejma, engorgés d’arome, s’ajoutaient gaiement au repos du Corps et de l’esprit.

Les bouteilles de limonade plongées dans un grand couffin, baignant en douce au milieu des pans de glaces, se rafraichissaient au mieux dans l’attente d’être servies. Judor, à la pulpe d’or, était incontestablement la plus convoitée.

A cette époque, Trezel comptait dans son patrimoine foncier deux bains maures. Le plus vieux, vivant a ce jour, est exploité par les Ouled Belkheir. Le deuxième ayant passé l’arme a gauche était exploité par les Ouled Khelif. De nos jours et bien que les coups de la concurrence soient tenaces, le vieux bain continue à braver les temps en s’accrochant énergiquement à la Baraka des anciens. Les deux bains, en cette frange de temps que nous citons, servaient aussi à dégraisser les Lhoufs et les Jridis que ramenaient les Trézeliennes à l’occasion de leur mise en beauté.

L’après -midi, rayonnantes, elles rentraient chez elles, avec le linge propre, sec et admirablement repassé à la main, sans alliance aucune avec quelque appareil que ce soit. Ce fut un temps. Un temps merveilleux.

Si Laid, Si Ahmed, Si Taher, Si Driss (un clin d’œil à mon ancien collègue de travail) et toutes les plumes Ain-dzaritoises, allons de ce pas saluer l’honorable MOUTCHOU pour les tâches accomplies tant il était exposé aux chocs thermiques.

De Bit Skhoune au lit royal, c’est là, l’une des plus belles romances baignant entre le chaud et la fraicheur . Bared w skhoune ya hawa, c’est plus que le titre d’une chanson aux sentiments controversés, c’est un label. C’est une philosophie. C’est un acte et une référence.

El Kayasse bonjour

C’est en fait le personnage le plus influant dans l’équipe du bain. Il l’est beaucoup plus par le gant qu’il utilise dans son œuvre de lavage. Le gant est rude, le gant est sec, le gant est foudroyant. A juste cause et à juste titre on l’appelait "El Harcha". EL kayasse, calme et serein, dans une attitude de grand fakir, abordait son travail sans trop de peine. Les gestes et les mouvements dans un rythme cadencé relevaient d’une véritable symphonie mesurée aux trois temps:

-Vlan la tête
-Vlan le corps
-Hop hop et voilà les pieds au flan.

Éreinté, rescapé à moitié, le baigneur baignant baigné est aussitôt recommandé à la grâce du moutchou qui, pour les commodités du séchoir le remet à son tour aux bons soins du masseur Ce dernier en véritable maitre du Yoga marquera la fin du parcours.

Par ces motifs et pour ces raisons justifiables et justifiées, il m’arrivait de dévier le sens des aiguilles. Sitôt prémédité, sitôt exécuté, j’entamais alors une plaidoirie fracassante en l’honneur du bain. J’insistais particulièrement sur ces moments entachés de grande extase une fois entouré par les gai-lurons El moutchou, El kayasse et El masseur, sans toutefois oublier cette sensation inouïe propulsée par la kyassa. Ces avantages en réalité ne sont plus à démontrer tant cette plaidoirie était de forme, relevant totalement de la fiction. Le fond des choses, le réel des choses, le naturel des choses étant finalement une autre chose. Il s’agissait de récupérer coûte que coûte les quelques centimes réservés en principe à la caisse du bain et s’envoler sans tarder vers l’obscurité la plus attrayante dans la salle la plus romanesque: Silimet Lahcen, haut lieu d’évasion et d’exploration des temps nantis. Cependant, cela ne réussissait pas à tous les coups.

Par une belle nuit étoilée, de retour à la maison, simulant une fatigue bien appliquée en apparence, je me retrouvais nez a nez avec mon frère AEK, les mains bien fixées sur les hanches, exhibant des yeux en parfaite ébullition, relevant un front porteur des trois plis de la colère et me dit en substance :

-YA SIDI BSAHTEK TAHMIMA !

Lire sans détour: diable mais où est donc ce maudit bain ?

Jouant l’étonné, face a un subterfuge démasqué à l’avance je répondis :

-Mais bien sur que j ai été au bain.

Au fond de moi-même, je me rendis à l’évidence qu’acquérir une place de soleil au cinéma, ou pulvériser sa crasse, il ya quand même une nette distance ! L’absence de propreté apparente et l’inexistence de la moindre odeur susceptible de rappeler un passage via bit skhoune furent un alibi solide, pour que je sois franc candidat a une correction en règle. Enfant, je n’ai jamais regretté ces audaces de jeunesse car jugeant en dernier ressort que l’enjeu en valait les prunes et la chandelle.

Il y a de cela une bien bonne trotte de vie… et viva le ciné-Nador.

Abderrahmane Belfedhal

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Khadja Nin / Wale Watu

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A l’aune de la fusion Monsanto et Bayer ou la création de la plus grande entreprise intégrée au monde dans le domaine des pesticides et des semences. Les noces les plus funestes du siècle ou l’échec patent du système agro-alimentaire actuel « qui avait abandonné une agriculture durable, rurale, axée sur la production d’aliments sains, locaux, diversifiés et saisonniers. » et qui est la cause principale de la violation du droit des hommes à l’alimentation.

L’annonce de cette fusion sonne comme l’aval à une surexploitation encore plus féroce des ressources naturelles pour le bénéfice de quelques-uns. Monsanto est en effet une multinationale qui « défend un modèle insoutenable d’abus, de redevances, de dépendance aux produits agrochimiques, socialement pervers, et nuisibles à la santé et à l’environnement » rappellent les opposants à cette fusion. « Du berceau au tombeau, ceux qui nous empoisonnent nous vendront aussi leurs médicaments pour nous guérir » comme le souligne avec ironie José Bové du mouvement Écologie. et combien il a raison !!

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Hommage aux mamans

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En cette journée qui célèbre les mamans, cette qaâda avec Fadhila et Meriem accompagnée de mes pensées les plus profondes, les plus tendres, et les plus affectueuses à ma mère qui aime tant les chansons d’antan...

Bonne fête à toutes les mamans jeunes ou moins jeunes, une longue vie avec beaucoup de joies, de bonheurs, de santé, de sourires et de rires. Une pensée triste pour celles qui sont déjà parties Allah yerhamhoum we iwassa3 .lihoum.

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Henri Dikongué / C’est la vie

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A son apparition sur la scène musicale, Henri Dikongué est célébré par tous comme un auteur compositeur d’une rare finesse. Aussi bien sa voix, ses textes que ses mélodies l’inscrivent dans une tradition folk africaine qui revisite avec talent les cultures ancestrales des chants de pêcheurs ou des musiciens-voyageurs. Henri Dikongué est camerounais, issu d’une famille de musiciens dont il apprend les rudiments auprès de son oncle pour la guitare son instrument de prédilection et auprès de sa grand-mère dans une chorale protestante. Il s’est inscrit à l’école normale de musique à Paris alors que ses parents l’avaient envoyé faire du droit. N’arrivant pas à percer en musique, il créé une troupe théâtrale Masques et Tam-Tam, ce qui lui permet de faire du théâtre et de la musique. D’un musicien à l’autre et d’une troupe à l’autre, Henri Dikongué finit par choisir de s’installer à Paris carrefour de la musique africaine et la World Music. Il travaille aux côtés de grands noms tels Manu Dibango ou Papa Wemba. Henri Dikongué continue à écrire des textes. Tenace, Henri Dikongué qui continue à écrire des textes, ne désespère pas d'arriver à sortir son disque.

L’album "C’est la vie" fut classé premier au World Music Chart Europe en janvier 1998. C’est Jean-Michel Blanc, artiste peintre qui a écrit le texte de la chanson « C’est la vie », qui fut classée vingtième meilleure rotation dans le monde francophone en 1997/1998.

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