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Leonard Cohen / Who by fire

Qui par le feu

Et qui par le feu, qui par l'eau
Qui dans le soleil, qui pendant la nuit
Qui par grande épreuve, qui par jugement commun
Qui dans votre joyeux joyeux moi de mai
Qui par très lente décomposition
Et qui devrais-je dire est celui qui appelle?

Et qui dans son erreur solitaire, qui aux barbituriques
Qui dans ces royaumes de l'amour, qui par quelque objet tranchant
Et qui par avalanche, qui par la poudre
Qui pour son avidité, qui pour sa faim
Et qui devrais-je dire est celui qui appelle?

Et qui par brave assentiment, qui par accident
Qui dans la solitude, qui dans ce miroir
Qui sous le commandement de sa dame, qui de sa propre main
Qui dans des chaînes mortelles, qui au pouvoir
Et qui devrais-je dire est celui qui appelle?

Par Miliani2Keur

Commentaires (1)

Meskellil
  • 1. Meskellil | 23/11/2015
Bonjour Miliani2Keur,

Œuvre poétique musicale belle, profonde, envoutante, remuante, autant sombre que lumineuse. Le feu comme énergie qui anime, donne vie, se consume et meurt… pour renaître à nouveau, tel le phénix qui renait de ses cendres. Ce sont nos chutes répétées qui nous font nous reconnecter avec la profondeur de nos cœurs, avec notre lumière intérieure, qui nous mènent sur le chemin de l’accès au sens du monde, de l’univers.

Gravité, profondeur, lumière, obscurité, mort, lumière. Un cheminement hautement spirituel s’il en est.

Allez, je vais encore puiser dans la sagesse de Khalil Gibran comme souvent !

Votre joie est votre tristesse sans masque.
Et le même puits d'où jaillit votre rire
a souvent été rempli de vos larmes.
Comment en serait-il autrement ?
Plus profonde est l'entaille découpée en vous par votre tristesse,
plus grande est la joie que vous pouvez abriter.
La coupe qui contient votre vin
n'est-elle pas celle que le potier flambait dans son four ?
Le luth qui console votre esprit
n'est-il pas du même bois que celui creuse par les couteaux ?
Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre cœur,
et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie
n'est autre que ce qui causait votre tristesse.
Lorsque vous êtes triste, examinez de nouveau votre cœur.
Vous verrez qu'en vérité vous pleurez sur ce qui fit vos délices.
Certains parmi vous disent : La joie est plus grande que la tristesse",
et d'autres disent: "Non, c'est la tristesse qui est la plus grande.
Moi je vous dis qu'elles sont inséparables.
Elles viennent ensemble, et si l'une est assise avec vous, à votre table,
rappelez-vous que l'autre est endormie sur votre lit.
En vérité, vous êtes suspendus,
telle une balance, entre votre tristesse et votre joie.
Il vous faut être vides pour rester immobiles et en équilibre.
Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser
son or et son argent dans les plateaux,
votre joie et votre tristesse s'élèvent ou retombent.

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