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Ray Charles / Hit the Road Jack

 

 

... Mais Qu'auraient éte tous ces protestants Colonisateurs sans les Griots Soufis montées du Ghana leur inculquer ... le Rythme, le Choeur, le Coeur...

... L'Marikan Bien sûr Keu n'SAlouu...



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Par Miliani2Keur

Commentaires (1)

Meskellil
  • 1. Meskellil | 11/11/2015

Très belle composition entre peinture et photos anciennes, en noir et blanc, en couleurs aussi telle l’histoire à laquelle elle nous renvoie, le Noir et la Couleur symboles de souffrance, de douleurs, de résistance, d’endurance, de lutte pour la survie, pour la vie.

Des affiches qui nous ramènent à la source première, là où tous les genres musicaux s’enracinent, cette terre d’Afrique et ses griots oui. Griots dépositaires et passeurs de la mémoire vivante ancestrale, transmise de génération en génération, des maillons millénaires formant une chaine qui n’enchaine pas, mais libère, une chaine à l’épreuve des négriers, de l’esclavage, des champs/chants de coton, les « work song ».

« Work songs » élues comme nouvelle terre, comme unique lien avec son origine, son identité, son histoire personnelle, l’histoire de son peuple, unique échappatoire aux conditions de vie indignes que ces damnés de la terre ont subies des siècles durant, et continuent à subir bien que plus sournoisement.

Une musique et des chants façonnés par l’âme africaine profonde, authentique, généreuse pour nous offrir des émotions brutes à l’éclat lumineux comme nourriture de l’esprit, de l’âme d’esclaves noirs précipités dans les enfers terrestres créés par l’homme. La musique noire américaine est un hymne à l’intelligence, à la virtuosité, au génie, à la lutte, à la résilience, à l’ouverture, à la tolérance, à l’espoir, l’espérance. Deux « paroles » l’une de Stevie Wonder et l’autre d’Edouard Glissant en hommage aux apports aux colorations multiples, diverses, riches de ces anciens esclaves nés Hommes Libres en la terre d’Afrique :

Stevie Wonder

« Libre comme une rivière, plus libre qu’une goutte de pluie, libre comme un rayon de soleil, plus libre que le sourire d‘un bébé qui s‘endort, …».

Edouard Glissant

«Tant qu’on n’aura pas accepté l’idée, pas seulement en son concept mais par l’imaginaire des humanités, que la totalité-monde est un rhizome dans lequel tous ont besoin de tous, il est évident qu’il y aura des cultures qui seront menacées. Ce que je dis c’est que ce n’est ni par la force, ni par le concept qu’on protègera ces cultures, mais par l’imaginaire de la totalité-monde, c’est-à-dire par la nécessité vécue de ce fait: que toutes les cultures ont besoin de toutes les cultures»

«L’Autre me change et je le change. Son contact m’anime et je l’anime. Et ces déboîtements nous offrent des angles de survie, et nous descellent et nous amplifient. Chaque Autre devient une composante de moi tout en restant distinct. Je deviens ce que je suis dans mon appui ouvert sur l’Autre. Et cette relation à l’Autre m’ouvre en cascades d’infinies relations à tous les Autres, une multiplication qui fonde l’unité et la force de chaque individu. »

Merci beaucoup Miliani2Keur pour cette magnifique page agréablement rythmée entre Ray et ces belles affiches, que du plaisir ! Merci aussi pour la touche d’humour qui fait toujours du bien. A d’autres créations?

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