17 OCTOBRE 1961

 

 

Scènes sur Seine

Marchant dans le froid, la pluie, le brouillard,
Algériens de sang là bas à Paris,
Subissant  matraque,  balles et déni.

Scènes violentes, sanglantes, jusque vers le tard.
Arrestations, bastonnades, bousculades,
Couvre-feu bravé, censure imposée,   

  Révolte aux mains nues dans la nuit noyée.
Etonnée par l'inattendue bravade,
Seine sournoise, saignante, lavant le délit.

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Ce poème fait partie d'une série d'articles que j'ai écrits sur notre révolution.
La série s'intitule: 1er Novembre: UNE HISTOIRE, des histoires.

Par Safia BELHOCINE

Commentaires (6)

Chantal

Mais oui, mais oui, Safia continue de nous émouvoir avec tes jolis poèmes. Ta sensibilité est perceptible dans chaque mot, dans chaque vers. C'est un vrai plaisir de te lire. Alors, ne t'arrête pas en si bon chemin ! Ce serait dommage pour toi et pour nous, lecteurs !

Bonne journée à tous.

Safia Belhocine
  • 2. Safia Belhocine | 20/10/2015

Bonsoir tout le monde,

Merci à ceux qui ont réagi à mon petit poème!
Vos impressions et encouragements me feront surement oser d'autres!

Tenez , je pense à un autre que j'ai écrit il y a quelques mois (Mars). C'est ce que l'on appelle un tautogramme:

Black, Blanc, Beur,
Bouillon bouleversant.
Black balayeur,
Beur bossant, bossant,
Blanc brimeur.

Black, Blanc, Beur,
Brodant bellement
Balivernes bonheur.
Bravant, battants,
Badauts baroudeurs.

Bonne lecture

Safia

Miliani2Keur
  • 3. Miliani2Keur | 19/10/2015

Safia merci

Texte a l'ecriture trés moderne, et "en apparence" simple
on attends d'autre si possible

Zouaoui mourad
  • 4. Zouaoui mourad | 18/10/2015

LES JEUNES FRANCAIS D ORIGINE ALGERIENNE ONT LE DROIT AUJOURDHUI DE SAVOIR COMMENT EST FAITE LEUR HISTOIRE ET EXIGENT UN DEVOIR DE MEMOIRE ..CELA NE VEUT PAS DIRE CULPABILISATION DU PEUPLE FRANCAIS NON ...!
C EST POURQUOI JE PENSE QUE L ETAT FRANCAIS A LE DEVOIR APRES 53 ANNEES DE L INDEPENDANCE DE L ALGERIE DE RECONNAITRE LES MEFAITS DE LA COLONISATION DANS LA PERIODE NOIRE DE SON HISTOIRE . IL RESTE BEAUCOUP A FAIRE POUR DEPASSER CE RESSASSEMENT DES MEMOIRES MEURTRIES ET IL EST TEMPS D INSTAURER ENSEMBLE UN CLIMAT DE SERENITE ET D APAISEMENT ET DEPASSER LES HAINES LES RANCUNES LES RANCOEURS ET LES INCOMPREHENSIONS ENTRE LES 2 RIVES CAR CETTE GUERRE DES MEMOIRES A TROP DURE ..........
AUJOURDHUI NOUS DEVONS NOUS EFFORCER A UNE RECONCILIATION DES MEMOIRES ET TIRER LES LECONS DE L HISTOIRE AFIN DE CONSTRUIRE ENSEMBLE UN AVENIR CHARGE DE DEFIS A RELEVER DANS UN MONDE MULTIPOLAIRE ET FORTEMENT CONCURRENTIEL ...

mourad

benyoucef
  • 5. benyoucef | 18/10/2015

Merci chere amie Safia pour ce vibrant hommage poétique rendu aux martyrs tombés sous les balles assassines et noyés dans la Seine en cette triste soirée du 17 octobre 1961 à Paris sous l'ordre du sinistre Maurice Papon,préfet de police de Paris à l'époque.
Moi aussi j'ai apporté ma modeste contribution en tant que bédéiste pour réaliser une BD en 2011 à l'occasion du 50 anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 ,intitulée"17 octobre 1961 ,17 bulles ou tragedie sur Seine" chez Dalimen Edition ( Voir ma page Facebook manufacture.Miliana),c'est pour raconter ces atrocités en images à nos jeunes qui ne savent absolment rien de leur histoire. Pour moi ce travail est un devoir de memoire,un message de sensibilisation et d'interpellation à la reconnaissance de ces crimes perpétrés contre des algerieris sortis ce soir là, manifester pacifiquement ,revendiquant leurs droits legitimesà la liberté et à l’indépendance.
Almlah yerham Echouhada.
Benyoucef
Allah Yerham Echouhada
Benyoucef

Chantal

Bonjour Safia,

Ton texte est vraiment très beau. C'est un bel hommage à tous ces algériens qu'il ne faut pas oublier. Ils étaient venus au centre de la Capitale pour une manifestation pacifique, sans arme et sans violence. Il a suffi d'un ordre d'un certain Préfet de Police nommé "Maurice Papon" (de sinistre mémoire !) pour que cette manifestation qui se voulait pacifique à l'origine se transforme en véritable massacre.

Je trouve ton message aussi émouvant que la BD réalisée par Benyoucef Abbas sur le même sujet (17 octobre 1961 - 17 bulles).

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