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IBN SINA / 3 - l'Age de raison

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A SUIVRE ...

 

Par Miliani2Keur et Benyoucef A.KEBIR

Commentaires (6)

ferhaoui
  • 1. ferhaoui | 12/07/2015
bonsoir tout le monde cahha ftourkom! quelques jour nous restent du ramadhan 2015 et ses soirées ramadhanesques de nouveau me vient à l'idée ce merveilleux poeme de nazar el kabani alors permettez moi- de le proposer à vous toutes amies et amis à votre lecture: la voyante: elle saisit.. la peur dans les yeux observant ma tasse retournée_ elle dit ne sois pas triste mon enfant car l'amour est ta destinée_ o mon enfant.. il mourra en martyr celui qui meurt converti à la religion de l'etre aimé... ta tasse est un monde terrifiant. et ta vie n'est que voyage et guerres.... a suivre walhadith ,qiyas!!!(et le propos est à l'exacte mesure de l'intention ) bo nn e nuittttttttt! l'ami ferhaoui, oran.
keryma
  • 2. keryma | 12/07/2015
Ma très chère Meskellil,

Alors là non! Si nous n'y sommes pas toutes les deux alors j'y renonce !

C'est vrai que l'Emir a le visage tout vert mais c'est un Emir quand même! Et puis la beauté d'un homme est dans sa gentillesse etc. et bla bla li et bla bla la...
Bon, les garçons ce n'est pas tout ça, mais je pense que vous devez trouver d'autres nanates, ana j'ai proposé pour vous faciliter le casting mais bon!

Kéryma,
Meskellil
  • 3. Meskellil | 11/07/2015
Bonjour Kéryma,

Ah, bon! Tu fouettes des chats maintenant!!!!??

Ecoute, c'est une belle histoire d'amour et Ibn Sina et sa bien aimée sont craquants tous les deux, si mimi!! J'aurais bien pris ce rôle aussi, mais comme je t'aime bien, je m'efface. Alors être la 9ème de l'émir qui a un visage vert en plus, ben pas trop quoi, même pour quelques jours! Rires

Kéryma, contente de ton passage inopiné! Je t'embrasse et saha siamek et ftourek ainsi qu'à tous.
keryma
  • 4. keryma | 11/07/2015
Bonsoir tout le monde,

Qui a parlé de nanas????

Je veux bien jouer le rôle de l'épouse d'Ibn Sinâa, et toi Meskellil la 9 ème de l'Emir,
oui mais juste jusque à la fin du Ramadhan d'accord? Après j'ai d'autres chats à fouetter!

Saha ftourkoum, salawette wa siam maqbouline,

Kéryma,
Meskellil
  • 5. Meskellil | 11/07/2015
Oupss! Le sultan à la coquetterie dans l'œil était surnommé Abou œil! J'ai failli perdre la tête, comme on l'a dit ça zigouille sec! Je ne sais si j'ai omis d'autres trucs, j'ai pas encore tout lu!
Meskellil
  • 6. Meskellil | 11/07/2015
Bonjour à tous,

Delira, delirus, delirium… Merci beaucoup Miliani2Keur et bien sûr Benyoucef pour ce troisième épisode qui appelle impérieusement le quatrième bien sûr, et toujours avec autant de fraicheur et de plaisir ! Merci encore à vous ! Au fait Miliani2Keur, le bouton miracle pour tourner les pages n'est plus, panne informatique?

Notre affectionné ophtalmo Ibn Sina avait bon pied, bon œil et ne faisait jamais rien à l’aveuglette. Il ouvrait l’œil et le bon surtout. C’était simple, rien ne lui échappait ! Il avait l’œil partout et en un coup d’œil, il avait tout saisi! Normaaal, il avait soif de connaissances et tout y était prétexte ! Il était connu dans toutes les contrées, et loué par tous, des plus puissants aux plus modestes pour tous les miracles qu’il accomplissait humble, à l’œil, même si on lui offrait le gîte et la pitance à l’œil en retour !

Rendez-vous compte, il a réussi à délivrer le sultan d’une coquetterie dans l’œil. Le dit sultan était surnommé ainsi à cause de cette coquetterie qui lui valait les pires quolibets qui soient, lesdits quolibets rapportés par des espions qui se mêlaient incognito au petit peuple dans les échoppes et les marchés. Beaucoup de têtes tombèrent, vous vous en doutez ! Aussi bien le puissant sultan que le peuple, lui furent éternellement reconnaissants, et c’était compréhensible ! Il soigna également un sultan qui s’était mis le doigt dans l’œil, comment il s’y était pris, on n’en savait fichtre rien, mais son doigt était resté coincé dans son œil. Plus trace de rien après l’intervention d’Ibn Sina ! A un autre, il lui remit les deux œils en face des trous, comme je vous le dis ! Ce sultan s’était réveillé un matin avec les trous des yeux décalés. Il n’y voyait goutte, b3id echchar, Allah yesterna ! A un autre qui avait un compas dans l’œil, il lui a non seulement enlevé le compas, mais en plus il le soigna si bien que ce compas ne fut plus qu’un vague souvenir pour ce sultan. Le sultan joua au fier alors qu’il avait tourné de l’œil plus d’une fois rien qu’à l’examen de son œil. ! Il leur en arrivait des choses aux sultans de cette époque, dis donc !!

Evidemment, vous pensez bien qu’il y avait des jaloux, des envieux, des personnages cupides qui ne cherchaient qu’à être dans la faveur des sultans pour profiter de leurs largesses. D’innombrables complots furent ourdis pour compromettre Ibn Sina et se débarrasser de lui, mais ce dernier sincère, intègre et honnête s’en sortait encore plus grandi à chaque fois et sa notoriété grandissait à mesure. Bon, c’est vrai, une fois il fut victime du mauvais œil d’une vieille femme qui lui causa du tort, il l’avait pas vu venir. Ce fâcheux incident l’obligea à rester cloitré chez lui pendant deux jours entiers sans voir personne. Non, vous ne saurez rien de ce qui lui arriva, secret professionnel et déontologie. Bien que sachant qui était l’auteur de ce méfait, il n’en voulait ni à l’œil ni à la seule dent qui restait à la vieille. Un grand homme, je vous dis !

Ibn Sina avait pourtant un point sensible et vulnérable. C’était l’amour et l’affection qu’il portait à la prunelle de ses œils, et la crainte de la voir le quitter un jour en raison de ses longues absences dues à ses nombreux voyages. Il répugnait toujours à la quitter ne fut-ce qu’une heure, et c’était donc un véritable déchirement que de sillonner pays et contrées sans sa bien aimée qui ne pouvait l’accompagner parce qu’elle ne supportait pas les voyages. Un jour alors qu’il se reposait à l’ombre d’un olivier après une journée de dur labeur , quelqu’un s’approcha de lui et lui balança aussi sec : « je serais toi, j’irais faire un tour du côté de chez moi ! », et il partit, tout aussi sec. Ibn Sina étonné sourit à ce « messager » et ne tint pas compte de ses propos. Ce ne fut que plus tard, qu’il commença à bien se prendre le chou, ben oui, c’était une vraie prise de tête ! « Qu’a-t-il voulu dire ? Est-ce qu’il insinuait quelque chose ? Est-ce que ça concerne la prunelle de mes œils… » , bref le doute s’insinua dans son esprit ! Au fond de lui, il savait bien qu’il avait tort de s’inquiéter, mais voilà, le bliss lui avait mis une puce qui trainait à l'oreille, et Ibn Sina s’y laissa prendre. Il se demandait : « Est-ce que la prunelle de mes œils aurait été sensible au charme de quelqu’un d’autre que moi ? » Il ne voyait plus les choses d’un bon œil, et dépérissait à vue d’œil au fur et à mesure des nuits qu’il passait sans arriver à fermer l’œil. La fatigue accumulée lui donnait des bouffées de délire et il s’écriait dans ces moments là : mon œil !! C’est loin des œils, loin du cœur, et toutes ces promesses, c’est du vent ! Ben voilà, y m’reste plus que mes œils pour pleurer ! ». Il ne supportait plus rien ni personne. Tout lui sortait par les œils ! C’était la grosse déprime ! N’en pouvant plus, il décida de retourner chez lui et d’avoir une explication avec sa bien aimée entre quat’zoeils ! Il prit congé du sultan, de ses confrères, de ses patients, enfin de tous, et reprit le chemin du retour. Il arriva en pleine nuit et débarqua chez lui ne sachant à quoi s’attendre. Il trouva sa bien aimée profondément endormie les œils bien fermés, avec la photo d’Ibn Sina, donc sa photo, contre sa poitrine, ainsi que son caftan préféré ! Ibn Sina la regarda dormir avec des œils ronds. Puis, attendri et la larme à l’œil, il se trouva bête d’avoir écouté les médisances des mauvaises langues, d’avoir douté. La prunelles de ses œils ne lui avait pas jeté de la poudre aux œils. Elle l’aimait. Pour les beaux œils de sa bien aimée, il avait quand même ramené une étoffe rare et très richement brodée de fils d’or et d’argent qui lui coûta les œils de la tête ! Rien n’était trop beau pour la prunelle de ses œils !! Il n’était pire aveugle que celui qui ne voulait pas voir, se dit-il, cela sautait aux œils qu’elle tenait à lui. Il lui dit alors qu’elle se réveillait un sourire resplendissant aux lèvres, qui illumina son visage :

« Tu as des diamants, des perles,
Et tout ce qu'on peut souhaiter;
Tu as les plus beaux "œils" du monde,
Que veux-tu de plus, mon aimée ? »

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