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Nelson Mandela

rt.jpgPar DEGHRAR Djillali, Ain Defla. AE-LFM
ddeghrar@yahoo.fr

Lm

Nelson Mandela fut cet homme historique tel un véritable monument. Il fut emprisonné pendant 27 ans. Une figure symbolique de lutte contre l’apartheid et, il est devenu premier président noir de la république d’Afrique du Sud (1994 à 1999). Il fut également l’incontestable chef de l’ANC (Congrès national africain).

 


Nelson Mandela appelé aussi « Madiba » (né en 1918, brillant avocat, issu d’une famille très aisée). Dès son jeune âge, il avait pris position en luttant contre l’apartheid (personnes de race blanches contre les noirs, l’inégalité sous forme de ségrégation). Très vite, il est devenu le leader du congrès national africain (ANC). C’est une organisation qui est opposée à l’apartheid. A partir de 1960, Il passe dans la clandestinité et devient le chef incontesté de la lutte armée.

Il fut condamné à la prison à perpétuité en 1964. Nelson Mandela est libéré en 1990 par le président Frederick De Klerk. Les deux hommes reçoivent ensemble le prix Nobel de la paix en 1993. Et en 1994, Nelson Mandela remporte l’élection présidentielle et devient le premier président noir de l’Afrique du Sud. Il se retire de la vie politique à la fin de son mandat, c'est-à-dire en 1999.

Nelson Mandela est aussi appelé également Madiba comme le surnomment affectueusement tous les Sud-Africains. Son passé douloureux ou bien célèbre nous interpelle justement cette fois ci à honorer son parcours récent c'est-à-dire et ce à partir de sa libération jusqu’à sa mort. Ce parcours inégalable et qu’aucun mortel ne pouvait justement ne serait-ce que l’imiter, un parcours plein de noblesse et de choses magnifiques et en plus si bien ébauché.

Citons, par exemple, cette grandeur d’âme et ce bon sens qui aurait poussé tous les Sud Africains au pardon et à cette cohabitation exemplaire. Il mit en place la politique de réconciliation nationale, si bien préparée et si bien ancrée dans l’esprit du peuple. C’est dans le cadre et dans cette politique de réconciliation nationale qui consistait tout d’abord à pardonner ensuite à oublier. Elle comprenait également à définir les tortures des geôliers et la souffrance des prisonniers.

Devant un tribunal civil, où chacun se défendait alors que les autres racontaient et expliquaient leurs responsabilités et au bout il y avait ce mot magique qui est le pardon, l’amour, l’indulgence, la compassion, la clémence, les regrets et surtout les pleurs. Regardez avec quel amour et quelle facilité, on peut facilement retenir ces mots magiques, ces mots gentils, ces mots fantastiques qui ont fait le tour du monde. Ils ont, tout de même réussi, à façonné et à construire tout un peuple et tout un état.

La réalité pour certains, c’est que la plaie était encore fraiche, tellement profonde, pleine de haine et de rancune. Néanmoins, l’architecte était là, il était présent, il veillait personnellement au grain. Il avait mis ce dispositif en marche et personne ne pouvait l’empêcher d’évoluer parce qu’il était porteur et véhiculait de l’espoir, la renaissance et surtout le colmatage des blessures. On est là, on s’insulte, on se chamaille, on se bouscule, on vide les viscères ensuite c’est le grand pardon. Voila en gros, où ce que Madiba en voulait vraiment arriver et où il avait investi, c’était sur du solide, sa vision était perceptible et acclamée par tous.

Entre autres, Cette réconciliation nationale lui avait valu avec son ami Frederick De Klerk le prix Nobel de la paix. Nelson Mandela avait insisté que son ami Frederick De Klerk recevrait lui aussi son prix. Parce qu’ils l’ont gagné ensemble. En plus, autre marque de bon sens, devant un podium, Nelson Mandela avait applaudi longuement l’équipe de rugby composée tous de joueurs de couleur blanche, et il avait dit à cette époque : « C’est notre équipe, elle a gagné et nous devrons tous la soutenir ».

Cependant, Les faits et gestes de Nelson Mandela nous dévoilèrent encore que c’était un homme légendaire, doté d’un charisme et d’une vision particuliers et uniques. Il était en quelque sorte ce porteur de message universel, ensuite il est reparti d’où il est venu.

D’autres marques fabuleuses et qui consistent à quitter le pouvoir en 1999 à la fin de son mandat, tout en plaçant son dauphin Thabo Mbeki militant de longue date de l'ANC. Il a également remplacé le 17 décembre 1997 Nelson Mandela à la tête du parti.

Apparemment, même le président Américain Barrack Obama, aimait se comparer souvent à lui, il ne cessait d’imiter ses gestes, ses paroles, aussi sa manière de danser, c’était son idole, d’ailleurs, il est allé visiter avec sa femme la cellule (ils restèrent prosterné pendant un long moment devant cette cellule) où Nelson Mandela avait séjourné. Le président Américain était fasciné et encore envoûté par la stature, la désinvolture et surtout la simplicité de Nelson Mandela.

Individuellement, personne au monde ne pourrait oser ne serait-ce que de reproduire le parcours légendaire de « Madiba », Aucun de ces responsables d’états ne peuvent faire uniquement le tiers de ce qui avait été fait par Nelson Mandela. Néanmoins, il avait lui aussi réussi après tant de déboires et de difficultés pour assoir cette politique. Parce que ce dernier aimait beaucoup la paix et la sérénité ainsi que la cohabitation.

Le conflit Israélo-Arabe ne pouvait t’il pas aussi avoir sa réconciliation, les pays comme la Syrie, L’Egypte, la Lybie, la Tunisie et surtout l’Afghanistan ne pouvaient-ils pas mieux rêver afin d’abolir et d’arrêter ces massacres ? Ne sont-ils pas aussi ingénieux que Nelson Mandela ? Chaque président pourrait avoir sa propre concorde civile et instaurer dans son pays la joie et l’amour ainsi que cette fabuleuse coexistence.

Certains diront que c’est difficile et que le problème de l’Afrique du Sud n’est pas similaire au nôtre. D’autres diront tout simplement aussi que lorsqu’on veut on peut !

Le souhait le plus profond c’est de voir tous les peuples heureux, la couleur de la peau, la langue et la religion ne sont que des dénominateurs communs. Le vieux est parti à sa dernière demeure avec le devoir accompli. Laissant derrière lui que ses faits et ses gestes qui sont d’une beauté incomparable et inégalable et lui valurent respect et considération.

Lmpp                               Lmppp
     Mandela avec Frederick De Klerk                                                                    Nelson Mandela

LmpppiLa ville de Johannesburg /Afrique du Sud.

Par DEGHRAR Djillali

Commentaires (12)

ZOUAOUI mourad (15/12/2013)
  • 1. ZOUAOUI mourad (15/12/2013) | 04/07/2014

DANS LE SILENCE DE MES PENSEES, CE DIMANCHE SOIR TARDIVEMENT
JE DEDIE CE POEME INTITULE :

" A MA FEMME ENDORMIE "

TU DORS EN CROYANT QUE MES VERS
VONT ENCOMBRER TOUT L UNIVERS
DE DESASTRES ET D INCENDIE;
ELLES SONT SI RARES POURTANT
MES CHANSONS AU SOLEIL COUCHANT
ET MES LOINTAINES MELODIES.

MAIS SI JE DERANGE PARFOIS
LA SERENITE DES CIEUX FROIDS,
SI DES SONS D ACIER OU DE CUIVRE
OU D OR,VIBRENT DANS MES CHANSONS,
PARDONNE CES HAUTES FACONS,
C EST QUE JE ME HATE DE VIVRE.

ET PUIS TU M AIMERAS TOUJOURS.
ETERNELLES SONT LES AMOURS
DONT MA MEMOIRE EST LE REPAIRE;
NOS ENFANTS SERONT DE FIERS GAS
QUI REPARERONT LES DEGATS,
QUE DANS TA VIE A FAITS LEUR PERE.

ILS DORMENT SANS REVER A RIEN,
DANS LE NUAGE AERIEN
DES CHEVEUX SUR LEURS FINES TETES;
ET TOI;PRES D EUX, TU DORS AUSSI,
AYANT OUBLIE ,LE SOUCI
DE TOUT TRAVAIL, DE TOUTES DETTES.

MOI JE VEILLE ET JE FAIS CES VERS
QUI LAISSERONT TOUT L UNIVERS
SANS DESASTRE ET SANS INCENDIE;
ET, DEMAIN,AU SOLEIL MONTANT
TU SOURIRAS EN ECOUTANT
CETTE TRANQUILLE MELODIE.

AMICALEMENT

Chantal (15/12/2013 )
  • 2. Chantal (15/12/2013 ) | 04/07/2014

Bonjour Noureddine,

Merci de m’avoir fait découvrir ce poète et ce poème que je ne connaissais pas. A la lecture de celui-ci, je ne suis pas surprise qu’il ait été le poème préféré de Mandela !

Par ailleurs, ce poème m’a remis en mémoire une citation de l’Empereur Marc Aurèle qui disait : « Que les Dieux me donnent la sérénité pour supporter ce que je ne peux changer, le courage de changer ce que je peux et la sagesse de pouvoir les distinguer ».

Finalement … je crois que certaines de nos idées se rejoignent … lol !

Bonne journée.

ZOUAOUI mourad (15/12/2013)
  • 3. ZOUAOUI mourad (15/12/2013) | 04/07/2014

MERCI A DIMA,CHANTAL et NOURREDINE pour leurs riches analyses ,
Pour faire fonctionner la machine economique occidentale ,il fallait disposer de matieres premieres peu couteuses ,indispensable au systéme
productiviste du Nord de la consommation de masse.La démocratisation des
sociétés du Sud devenait secondaire et subordonnée au maintien du rythme de croissance des pays de l occident.
Comment expliquer donc la contradiction du President
FRANCOIS HOLLANDE qui aurait plaidé la cause de celui auquel il a rendu
hommage le 10 décembre ,et son incoherence qui est à peine moins evidente s agissant de la tragedie Centrafricaine.
L actuel President de la Republique a sur les épaules deux(2) siecles
d heritage colonial et postcolonial dont il n est evidemment pas responsable.Et,on ne peut guere condamner ici l intervention française si celle-ci évite un génocide.Car c est bien d une situation pré-génocidaire
dont il s agit lorsque les milices de la SELEKA ,qui ont porté au pouvoir
MICHEL DJOTODIA,massacrent hommes,femmes et enfants au seul pretexte qu ils sont chrétiens. Mais la FRANCE, n est elle pas dans cette longue histoire ce qu on appelle un pompier-pyromane ?
Ce n est certes pas,dans sa fonction de pompier qu il faut la blamer.
Quel est le role de la FRANCE ici,pour refuser aux femmes et aux enfants
centrafricains la protection qu ils implorent au milieu d une barbarie
à laquelle s adonnent aussi les milices chrétiennes d auto-defense.Mais
cela n empeche pas de constater que 3 jours ,avant l intervention en
Centrafrique ,la FRANCE accueillait un sommet FRANCE-AFRIQUE
( on devrait l éccrire ici en un seul mot) qui s inscrivait dans la pire tradition postcoloniale.Il y avait là ,la fine fleur de la dictature et de la corruption africaines : le Tchadien IDRISS DEBY,le Camerounais PAUL BIYA
le Congolais DENIS SASSOU -NGUSSOU........l autre bout du système colonial. Comment peut on couvrir ces potentats arrimés à leur pouvoir depuis trente ou quarante ans ?
La question n est pas de savoir si la FRANCE doit ou non ,intervenir
aujourdhui en Centrafrique,mais comment elle est arrivée là .Et pourquoi
la FRANCE se tient toujours en position d intervenir .
Tous les faits et gestes de la diplomatie Française et de son armée sur
le continent Africain ne sont pas inspirés par une soif de profits immédiats;Mais si la FRANCE se trouve aujourdhui là soutenant des dictatures ou négligeant les pays de moindre interet économique , c est
bien pour perenniser un POSTCOLONIALISME qui détourne les richesses de ces pays. L HOMMAGE A CE GRAND BONHOMME QUE FUT NELSON MANDELA
DEVRAIT ETRE AUTRE CHOSE QU UN EXERCICE DE RECUPERATION POLITIQUE .IL DEVRAIT ETRE FONDATEUR D UNE AUTRE MORALE DANS LES RAPPORTS NORD-SUD ........
AMICALEMENT

Noureddine (14/12/2013)
  • 4. Noureddine (14/12/2013) | 04/07/2014

Bonsoir Chantal
je vous propose ce magnifique poème de William Ernest Henley
Pour la petite histoire c'était le poème préféré de Mandela

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Traduction d'après la VF de la série Les Frères Scott
Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les dieux qui me donnent
Une âme à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu d'opprobre et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres.
Les années s'annoncent sombres,
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit que soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme;
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

Amitiés
PS
Par la suite on reparlera inchallah de Mandela de l'après 91

Chantal (14/12/2013)
  • 5. Chantal (14/12/2013) | 04/07/2014

Bonsoir Noureddine,

Il est incontestable que l’apartheid n’a pas été éradiqué, malheureusement, par Nelson Mandela. Si je défends ses idées c’est tout simplement parce qu’il a fait tout ce qui était humainement possible et en son pouvoir pour « tendre » à le faire disparaître. C’est aussi la raison pour laquelle j’avais dit dans mon tout premier commentaire d’hier qu’il restait encore beaucoup à faire … Vous en avez apporté la preuve, chiffres à l’appui. Mais, je pense que vous serez d’accord avec moi, Nelson Mendela n’est ni la cause de l’appauvrissement des noirs ni celle des graves injustices qui règnent en Afrique du Sud. On ne peut pas en dire autant des « puissants » de ce monde qui ne possèdent ni l’humanité, ni la tolérance d’un « Nelson Mandela ».

Cordialement.

Noureddine (14/12/2013)
  • 6. Noureddine (14/12/2013) | 04/07/2014

Bonsoir Mourad
Il y a aussi le cas de Georges Ibrahim Abdallah l'activiste Libanais qui croupit tenez vous bien voilà trente ans dans les prisons françaises , il devait être libre en 1999 mais sur ordre et insistance de l'oncle Sam il est maintenu encore prisonnier par les autorités françaises

Dima (14/12/2013 )
  • 7. Dima (14/12/2013 ) | 04/07/2014

Bonsoir,
Merci à Messieurs Zouaoui Mourad et Nourredine pour leur brillantes analyses des faits politiques,un magistral et légitime regard porté sur l'hideuse béte de la colonisation et ses nombreux ravages....Qui continuent leur prédation encore et toujours,la Palestine est là pour nous le rappeler!

Noureddine (14/12/2013)
  • 8. Noureddine (14/12/2013) | 04/07/2014

Bonsoir Chantal
Je ne vois aucune critique à cet homme dans mon précédent com , quoi qu'il reste beaucoup à faire dans ce pays , le racisme n'a pas encore disparu
je critiquais les " grands " de ce monde qui sont hypocrites , tout en faisant l’impasse sur la persistance d’un État raciste créé de toutes pièces
Bon à savoir
Depuis la soi-disant «libération» de l’apartheid en 1991, une majorité des 40 millions de noirs (75 % de la population du pays) vivent l’enfer sur Terre. Selon l’indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en quinze ans l’Afrique du Sud a reculé de 35 places dans le classement (1990-2005), traduisant ainsi l’appauvrissement général de la population noir d’Afrique du Sud.
En dix ans le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté a doublé, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit 8,8 % de la population. Près de 40 % des villes en Afrique du Sud sont composées de townships et cette ségrégation géographique des lieux de résidences entre les riches blancs et les pauvres noirs est très visible et elle est à l’origine des tensions entre les deux classes sociales antagonistes. En Afrique du Sud les riches Afrikaners vivent reclus dans des maisons forteresses ou dans des quartiers fortifiés. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 260 euros par an.
Cordialement

Chantal (14/12/2013)
  • 9. Chantal (14/12/2013) | 04/07/2014

Bonjour Noureddine,

J’ai lu très attentivement votre commentaire. Je ne partage pas cependant vos propos, du moins tels que vous les formulez.

Je m’explique : d’abord, je ne cache pas (et ce, sans hypocrisie) la profonde admiration que j’ai toujours eue pour Nelson Mandela. L’annonce de son décès m’a remplie d’une infinie tristesse. Mon admiration indéfectible pour cet homme concerne principalement le dur combat qu’il a mené - sans jamais faillir - pendant des années contre l’apartheid.

En ce qui concerne les « prises de position » de Nelson Mandela, il faut resituer tout ce que vous dîtes, bien des années en arrière et dans le contexte de l’époque. Par ailleurs, Nelson Mandela lui-même n’a jamais nié les très nombreuses erreurs qu’il avait commises dans sa vie. Il les avait même reconnues publiquement. Ce qui est extrêmement rare pour un homme engagé politiquement. Qui pourrait citer un seul homme politique à travers la planète qui ait jamais osé reconnaître, publiquement, qu’il s’était souvent trompé ! Personnellement, je n’en connais aucun.

En serrant la main de certains « dictateurs », son but était d’ouvrir le dialogue par l’apaisement et non l’accusation ou la confrontation. Là aussi, je ne vous cache pas mon admiration pour Madiba et je vais vous en donner la raison. En France, nous avons un parti d’extrême droite qui a longtemps été dirigé par un homme. Il a ensuite transmis son pouvoir à sa fille. Aujourd’hui, malgré mon âge et la certitude qu’il n’y a pas de « méchants » mais seulement des « souffrants », je serais absolument incapable de serrer la main de cet homme ou de sa fille tant les propos qu’ils ont tenu au fil des années et, qu’ils tiennent encore, sont insupportables et présents à mon esprit. Pour en revenir à Nelson Mandela, il fallait avoir sa grandeur d’âme et son humilité pour oser faire ce pas vers « l’autre ».

En ce qui me concerne, je ne suis qu’un être humain limité et défaillant et si j’avais des critiques et des reproches à formuler, elles ne concerneraient certainement pas Nelson Mandela à qui je continuerai de vouer une profonde admiration.

ZOUAOUI mourad (14/12/201)
  • 10. ZOUAOUI mourad (14/12/201) | 04/07/2014

C est vrai,nos regards se sont tournés ces jours-ci,vers L afrique du Sud.....
Alors que l hommage à NELSON MANDELA, semblait s imposer à tous les dirigeants occidentaux comme un exercice obligé de vertu,on nous montrait à la TV des images de cadavres jonchant les rues de Bangui ,et l arrivée dans la capitale Centrafricaine de ce qu on nomme dans la littérature militaire coloniale le CORPS EXPEDITIONNAIRE.
L afrique pour le meilleur et pour le pire ,en quelque sorte.Mais le meilleur et le pire sont ils si tellement éloignés l un de l autre ? Pas sur !
Car nous savons bien qu au delà de la magnifique ferveur d un peuple qui célébrait son HEROS, la misére et la violence sont toujours omnipresentes
dans les townships de Johannesburg, du Cap ou de Prétoria.
NELSON MANDELA A CERTES VAINCU L APARTHEID et empeché une vengeance qui aurait inévitablement conduit à un bain de sang.Mais un seul homme ,ne pouvait ,le temps d une vie,effacer l apartheid économique et social qui domine toujours son pays.Ce qui fait qu il n y a peut etre pas tant de différences entre Soweto et les quartiers pauvres de Bangui.La similitude n est évidemment pas le fruit du hasard.Les deux pays ont longtemps été,l un et l autre, soumis au joug colonial.Au pays de MANDELA, c est un colonialisme brutal ,raciste et fasciste qui s est approprié toutes les richesses et qui a de surcroit, codifié l inégalité en instaurant un régime de ségregation constitutionnelle.Et, ce qui a tardivement ,indigné le monde dans les années 1980, c est peut etre davantage le systeme juridique mis en place par le pouvoir blanc et son ideologie ostensiblement fasciste que l apartheid économique qui résulte de tout colonialisme.Si bien que l on pouvait en meme temps boycotter l Afrique du Sud et continuer de spolier de leurs richesses les autres pays d Afrique par ce qu on a appeler le postcolonialisme.La France s est tout particulierement illustrée dans l étalage de cette contradiction .Ses dirigeants pouvaient tout à la fois, faire les gros yeux aux Afrikaners racistes au pouvoir de Pretoria et pactiser avec Bokassa en Centrafrique
ou le destituer , au gré des interets français.Ies dirigeants Français pouvaient d un coté faire la morale ,et de l autre coté ,légitimer ou promouvoir de nombreux coups d Etat qui avaient lieu à Bangui.Et, cette incohérence, hélas, n appartient pas au passé et pas seulement à la politique africaine de la France.Ainsi le meme FRANCOIS HOLLANDE qui s est rendu mardi 10 decembre aux obséques de MANDELArevient tout juste d un voyage D israel.Un pays qui avait refusé de boycotter l Afrique du Sud
de l apartheid.On en comprend encore mieux la raison aujourdhui puisque ses dirigeants pratiquent à l encontre des Freres Palestiniens une politique de discrimination et de séparation qui mérite la meme dénomination.FRANCOIS HOLLANDE s est il avisé , tandis qu il festoyait avec son ami BENJAMIN NATANYAHOU QU UN HOMME MAROUANE BARGHOUTHI surnommé le "MANDELA PALESTINIEN" croupit depuis 12 ans dans les geoles israeliennes ? A T IL PLAIDE SA CAUSE ? N O N .

Noureddine (14/12/2013)
  • 11. Noureddine (14/12/2013) | 04/07/2014

Bonsoir
Sept citations de Mandela que vous ne verrez pas dans les merdias de base…
Alors que le monde se souvient de l’héritage de Nelson Mandela en tant que premier président noir d’Afrique du Sud et icône anti-apartheid, il convient de rappeler aussi qu’il était profondément sceptique concernant la puissance américaine, l’invasion de l’Irak et était un soutien clef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP de Yasser Arafat)
Voici sept citations du leader sud-africain qui seront sûrement moins enclines à être publiées alors que sa vie est honorée et sa mort commémorée dans les médias de masse autour du monde.
Avant l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, Mandela fustigea les actions des Américains dans un discours qu’il fit au Forum International de la Femme de Johannesbourg, déclarant que le but principal de l’ancien président George W. Bush était “le pétrole”, tout en ajoutant que Bush réduisait le pouvoir de l’ONU.
“S’il y a un pays qui a commis des atrocités sans nom dans le monde, ce sont bien les Etats-Unis d’Amérique. Ils n’ont aucune préoccupation pour les êtres humains.” Avait dit Mandela.
Mandela ne se retenait jamais de faire des commentaires coups-de-poing contre les Etats-Unis, et il parla répétitivement contre la perspective du pays d’envahir l’Irak. Alors que les Etats-Unis se préparaient à une action de masse en 2002, Mandela dit au magazine Newsweek:
“Si vous regardez bien tout ceci, vous en viendrez à la conclusion que l’attitude des Etats-Unis est une menace pour le monde.”
Mandela était un fervent supporteur de très longue date de l’OLP et il fit un discours devant un parterre de journalistes en 1999, dans lequel il acceptait de devenir un médiateur politique entre Israël et ses voisins.
“Israël devrait évacuer de toutes les zones qu’il a gagné des Arabes en 1967 et en particulier, Israël devrait évacuer complètement des plateaux du Golan, du Liban-Sud et de Cisjordanie”, avait déclaré Mandela, d’après l’agence de presse Jewish Telegraph et sa représentante Suzanne Belling.
Mandela rencontra Fidel Castro en 1991, donnant un discours à ses côtés titré “Le chemin parcouru par nous, les esclaves”. Le pays commémorait le 38ème anniversaire de l’assaut de Moncada et Mandela fit l’éloge de Cuba comme d’un endroit très spécial dans le cœur des peuples d’Afrique, de sa révolution et du chemin parcouru par le pays.
“Dès ses premiers jours, la révolution cubaine a aussi été une source d’inspiration pour toutes les personnes éprises de liberté. Nous admirons les sacrifices du peuple cubain à maintenir leur indépendance et leur souveraineté face à la vicieuse campagne impérialiste orchestrée pour détruire les énormes gains réalisés par la révolution cubaine. Longue vie à la révolution cubaine et longue vie à Fidel Castro !…”
Mandela insista pour mettre fin aux dures sanctions de l’ONU imposées à la Libye en 1997, et donna son soutien au leader libyen Mouammar el-Kadhafi, qui était lui-même un supporteur de Mandela de longue date.
“Il est de notre devoir de soutenir notre frère leader, spécifiquement en regard des sanctions qui ne le touchent pas lui, mais qui touchent la masse des gens ordinaires, nos frères et sœurs africaines…” avait dit Mandela.
Durant le jour international de la solidarité avec le peuple palestinien, le 4 Décembre 1997, Mandela rassembla un groupe “en tant qu’africain du sud, nos invités palestiniens et en tant qu’humanistes pour exprimer notre solidaritee avec le peuple de Palestine”. Durant le discours, il appela métaphoriquement à ce que la flamme de la solidarité, de la justice et de la liberté reste éternellement allumée.
“Les Nations-Unies ont pris un fort parti-pris contre l’apartheid et au fil des années, un consensus international fut construit, consensus qui aida grandement à mettre un terme à ce système inique. Mais nous savons tous très bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens.”
http://rt.com/news/mandela-sharp-quotes-media-860/

PS
On a bien vu leur cinéma : drapeaux en berne et patati patata
Quand au machin ( ONU ) il est à la botte des puissants et n'a été créé que pour valider leurs crimes et dans le meilleur des cas mettre sous embargo les plus récalcitrants à leur hégémonie et tout ça au nom du soi disant droit international de "festi"
Bien sur les plus visés sont les pays musulmans
Alors de grâce arrêtez vos larmes de crocodiles et hypocrisie

Chantal (13/12/2013 )
  • 12. Chantal (13/12/2013 ) | 04/07/2014

Merci Djillali pour ce vibrant hommage à Madiba. Même s’il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le respect des différences ethniques et culturelles, il aura été un modèle d’abnégation et de tolérance pour l’humanité toute entière. Il nous a prouvé par ailleurs que ce n’est pas forcément le courage qui permet de gagner une bataille mais la persévérance.

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