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18 Février, journée nationale du Chahid

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 Cette journée nationale célébrée chaque année par le peuple Algérien nous rappelle les souffrances morales et physiques endurées par le peuple Algérien durant l'époque coloniale avec ses douleurs et ses atrocités. Ces témoignages sont aujourd’hui nécessaires et indispensables pour les jeunes générations. La jeunesse doit connaitre  l'ampleur des monstruosités qui ont été commises pendant cette guerre. IL est nécessaire que ce devoir de mémoire permette une réflexion devant éviter le renouvellement de tels actes. La perception des exactions diverses qui sont pour beaucoup des crimes contre l'humanité et pas seulement des crimes de guerre sera une prise de conscience nécessaire pour éviter un renouvellement de telles pratiques. Car aujourdhui, je ne peux accepter après avoir été touché dans ma chair, étant très jeune, que mes petits enfants, arrières petits enfants puissent revivre un jour un tel enfer. Je n ai pas oublié les 8 années d'une guerre sanglante et les 3 mois d'une drôle de paix ponctuée par les coups de mitraillette et de plastic de L'OAS.
Il aura fallu des centaines de milliers de morts et de suppliciés, un pays dévasté, les souffrances et le combat d'un peuple qui s'est levé pour avoir une Patrie. De quoi se laisser gagner par le sentiment de l'absurdité de l'histoire.Tout ce sang qui aurait pu etre épargné si on avait reconnu le droit du peuple Algérien à disposer de lui-même. Au lieu de déclencher le cycle infernal de la répression de la torture et de la guerre comme l'ont fait les gouvernements successifs de MENDES FRANCE au GÉNÉRAL DE GAULLE en passant par GUY MOLLET, EDGAR FAURE, BOURGES-MAUNOURY, GAILLARD et PFLIMLIN.
Dans la fuite du temps, on ne peut pas oublier aujourd'hui la guerre d’Algérie. Pour les nouvelles générations, elle appartient à l'histoire bien que l'on continue de maintenir 53 ans après, l'affaire Algérienne et ses atrocités le voile pudique de l'oubli et du mensonge.
Le 53 ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie et de l'indépendance du peuple Algérien ravivent les souvenirs de ce moment fort de l'histoire des peuples Algérien et Français et ouvre un débat dans la société française. Un débat occulté par prés de cinq décennies d'omerta, entamé par quelques historiens et de rares films. Il faut souligner que la mémoire vive de cette guerre est pourtant au cœur des contradictions de la société française. Je rappelle que la société française n'a pas été unanime dans cette sale guerre car il y a eu des combattants anticolonialistes (ouvriers, intellectuels, avocats, étudiants etc....) pour contester le chauvinisme le racisme et la guerre coloniale. " Les mauvais Français" d'alors portaient en eux les valeurs de la République de l'an II, de la Commune de Paris, de la Résistance. Ils n'ont rien lâché face aux  partisans de la République coloniale.
Ce qu il faut souligner aujourd'hui c'est que la situation aujourd’hui n'a évidemment rien à voir avec la fin de l'empire colonial français. Mais le négationnisme colonial, l'implantation de stèles et de plaques de rue à la gloire des partisans de l'OAS dans une soixantaine de villes de France, le vote de la loi de 2005 et de son amendement d'alors sur l'enseignement de la vision positive du colonialisme, les discours de Toulon, de Dakar, de Grenoble sur l'identité nationale où l'homme africain, la proposition de mettre il y a quelques années en arrière, de mettre les cendres de Marcel Bigeard aux Invalides ont aujourd’hui des relents de nostalgie coloniale. C'est justement ce retour en force de l'idéologie coloniale qui est en France aujourd'hui, l'un des symptômes de la crise politique et sociale .
Si le peuple Algérien a pu conquérir son indépendance il le doit d abord à lui-même, à l'aide politique, matérielle et morale qu'il a apportée dans sa masse aux combattants. L'ALN 100.000 hommes dotés d'armes légères n'aurait pu à elle seule, sans cette complicité profonde, venir à bout d'une formidable armada de plus d'un demi-million  d'hommes, supérieurement équipée : 1600 avions des centaines d’hélicoptères, des milliers de chars d'automitrailleuses et de half-tracks. Pendant des années le colonialisme comme aujourd'hui, continue de refuser d'admettre cette vérité élémentaire, allant jusqu'à nier dans les discours officiels, l’existence même d'une guerre, qu'il tentait de réduire à une opération de police dirigée contre une poignée de fanatiques manœuvrés de l'étranger.
De toute façon moi je garde toujours d'horribles souvenirs de la brutalité de la guerre et surtout le traitement de la torture quand elle était poussée jusqu'à l’extrême limite de la résistance physique provoquant de terribles souffrances totalement indescriptibles et qui donnait des résultats certains car je ne pense pas que beaucoup de personnes puissent se taire après des séances à répétitions pendant des jours plusieurs fois par jour. Il ne faut pas oublier que par moments les personnes torturées n'étaient plus complétement conscientes ...

Par LIBERTE

Commentaires (2)

LIBERTE
  • 1. LIBERTE | 20/02/2015
Bonsoir Chantal,
Ce que tu écris est sage et riche en morale car il faut instaurer de par et d autre des 2 rives un climat de sérénité et d apaisement et dépasser les rancunes ,les haines et les incompréhensions et justement les médias et les politiques des 2 pays ont dans ce cadre,un role stratégique à jouer pour atténuer et pallier cette guerre des mémoires qui continuent toujours à empoisonner le climat social et politique des 2 Pays Aujourdhui les jeunes générations de " Français et Algériens et Algériens Français "qui ont une double culture et qui constituent le lien dual par la binationalité peuvent entrevoir de batir de nouveaux rapports entre les 2 rives .
Malheureusement cette communauté Algérienne qui a besoin de rapports apaisés,est trés peu valorisée par manque de volonté politique affichée coté Français et également parcequ elle géne globalement le pouvoir Algérien qui ne sait quel statut lui attribuer .

Aprés ces "enjeux de mémoires" il faut qu émerge en dépit des crises ,regarder
comment ,entre les deux sociétés Algérienne et Française,émerge une
COMMUNAUTE DE DESTIN qui aspire à construire un espace social et culturel
mixte et des identités communes.
amicalement;
mourad
Chantal
Bonjour Mourad,

Je partage entièrement tes propos. Il ne faut JAMAIS oublier sans pour autant cultiver le ressentiment. La seule différence entre toi et moi est que tu as vécu ces huit années de guerre - étant enfant - au sein d'une famille algérienne. J'ai vécu également ces huit années de guerre - étant enfant - mais dans le camp adverse, celui des français. Il faut y ajouter, en ce qui me concerne, la culpabilisation car ces horreurs perpétrées sur des algériens par des français, horreurs dont j'avais entendu parler ou certaines scènes de violence dont j'avais été, malgré moi, le témoin me semblaient profondément infâmes, humiliantes, dégradantes et injustes. Personne, à cette époque-là, ne se souciait de ce qui « s'enregistrait » dans le mental des enfants (qu'ils soient algériens ou français) confrontés à la barbarie dans tous les sens du terme et qui marque une vie à jamais. Nous étions encore bien loin des « cellules d'aide psychologique » qui se mettent en place aujourd'hui dès qu'une situation de crise se présente.

Non, il ne faut JAMAIS oublier en espérant que les témoins de ces huit années atroces arrivent à convaincre les jeunes générations qu'il ne faut pas que cela recommence. Et ce, même si nous savons tous, selon la citation de Blaise Pascal que : « L'homme n'est ni ange ni bête et le malheur veut que qui fait l'ange fait la bête » !

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