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L'harmonie parfaite d'Ibn El-Arabi

 Ibn arabi  D'origine andalouse IBN EL-ARABI " le plus grand maitre" comme il est très souvent nommé dans la tradition soufie, vécut entre 1165 et 1240. Très cultivé, il connut d'éminentes figures spirituelles de son époque, parmi lesquelles le théologien et philosophe AVERROES. IBN EL-ARABI demeure l'un des représentants les plus originaux et les plus complets du SOUFISME, que l'on a pu définir comme la moelle de l’islam, où l’islam vécu en un mode spirituel dans tous ses aspects. La profondeur de son enseignement tel qu il le développa dans ses célèbres AL- FUTUHAT AL-MAKKIYA (conquétes spirituelles) et ses FUSUS AL-HIKAM (chatons de sagesse), exerça une immense influence sur les penseurs musulmans postérieurs. Dans l'abondante œuvre D'IBN EL-ARABI "lINTERPRETE DES DESIRS" figurent beaucoup de poèmes qui occupent une place originale. D'une part,du fait même de sa composition sous forme poétique; d'autre part en raison de la circonstance qui l'a fait naitre: une expérience fulgurante d'un amour spirituel suscitée, lors d'un pèlerinage à la Mecque, par la rencontre avec une jeune Iranienne prénommée NIZHAM, harmonie.
Cette héroïne d'une beauté sans pareille illustre sous la plus du Maitre, l'essence divine et ses manifestations sans fin. Les effets de l'Amour qu'elle engendre sont décrits par de nombreuses expressions dont la plus fréquente est TAJALLI, qui peut se traduire de différentes façons: théophanie, irradiation....
Dans chacun de ses poèmes IBN EL-ARABI dépeint les signes de cette femme emblématique, expression parfaite de l'Amour présent dans toutes les formes qu'il revêt. L'attraction d'amour qui relie l'amant à l’être aimé, quoique indéfinissable, est au cœur de la spiritualité d'IBN EL-ARABI. DIEU se penche sur ses créatures pour qu'elles le reconnaissent. Et c'est, dans ce désir irrésistible que l'adorateur, le " SERVANT" de DIEU reprend conscience de sa réalité originelle, fondu dans l'unicité de son Seigneur et solidairement relié aux autres créatures par l'attachement d'amour. Le souvenir nostalgique du désert anime également la pensée d'IBN EL-ARABI.
Les scènes de la vie bédouine, le départ des caravanes, les empreintes des chameaux, le frémissement de la nature accompagnent l'amant dans sa recherche de la bien-Aimée qui, souvent, inaccessible, disparait.



Mon cœur est devenu capable
d’accueillir toute forme.
Il est pâturage pour gazelles
et abbaye pour moines !!

Il est un temple pour idoles
et la Kaaba pour qui en fait le tour,
il est les tables de la thora
et aussi les feuillets du coran.

je dis alors au vent du soir :
va donc la rejoindre
dans l’ombre du bosquet touffu
car la est leur intime demeure.

Transmets-leur un salut de paix
de la part d’un frère attriste
dont le cœur est tant chagrine
de la séparation de ses proches.

Quand pour l’adieu
nous nous sommes rencontres
tu aurais pensé que nous étions
comme une lettre redoublée
au moment de l’union et de l’étreinte.

Même si nous sommes constitués
d’une double nature
les regards ne voient
qu’un être unifie.

Je crois en la religion
de l’amour
ou que se dirigent ses caravanes
car l’amour est ma religion et ma foi.

NB / nourri de culture arabe et aimant beaucoup la poésie bédouine arabe, j'ai essayé de redonner vie à cette expérience spirituelle unique dont parle IBN EL-ARABI dans ses poémes qui incarnent les évolutions harmonieuses de l'Amant et de l Aimée, expression parfaite de l'AMOUR, de la BEAUTÉ et de la DIVINITÉ .

Par LIBERTE

Commentaires (2)

Meskellil
  • 1. Meskellil | 26/02/2015
Cher ami Mourad Bonsoir,
Bonsoir à tous

Belle, lumineuse et apaisante est cette évocation d’Ibn Arabi. J’aime beaucoup, et j'ai eu plaisir à m'imprégner de sa spiritualité et de l’Amour qu’elle irradie. Merci beaucoup cher ami Mourad.
Chantal
Bonjour Mourad,

Je n'ai bien sûr pas ta connaissance du soufisme (loin de là ! ), j'ai néanmoins toujours été sensible à son aspect ésotérique d'où il se dégage beaucoup d'amour et, comme le dit si bien la dernière strophe de ton poème : « Je crois en la religion de l'amour où que se dirigent ses caravanes car l'amour est ma religion et ma foi ».

J'ai eu l'occasion, au fil des années et au hasard de mes lectures d'apprendre, entre autre, que le soufisme était né à peu près en même temps que l'Islam. J'ai le souvenir d'une phrase d'un poème soufi (lequel ? Je ne m'en souviens plus !) qui m'avait interpellée parce que je la trouvais, et je la trouve toujours, pleine de vérité : « Entre deux êtres qui s'aiment il doit y avoir suffisamment de place pour que le vent puisse passer ». Tant de choses sont dites en si peu de mots !

Quand on entend chaque jour dans les médias parler de toutes ces religions, quelles qu'elles soient, qui s'affrontent, qui tuent et qui massacrent au nom de Dieu, je me dis que le monde est devenu fou.

C'est la raison pour laquelle le rappel de l'influence de ce grand maître qu'a été Ibn El-Arabi nous fait du bien. Il est regrettable que certains aient oublié son enseignement, sa sagesse et son humanité.

Merci à toi pour ce rappel.

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