Novembre au temps des feuilles mortes/ Par Mohamed BENCHICOU
Commentaires
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Bonjour la famille,
Je regrette les temps de notre antique jeunesse.
Et elle a dit "je suis belle", c'est à quel temps?
Sûrement au passé maîtresse !
Il faut toujours avoir à l'esprit que vous êtes unique comme tout le monde.
Et qui a dit chaque humain arrive au présent avec un passé composé ?
Et se réconcilier avec son passé permet de mieux vivre le présent au présent !
Un déferlement !
Et notre passé est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes.
Alors vis dans le présent, et ne réveille pas sans cesse un passé auquel tu ne peux rien changer.
C'est en réactualisant sans cesse un passé trop frustrant, trop violent ou trop douloureux, qu'on rend le présent invivable.
Et celui qui parle à cœur ouvert est souvent invité à se taire !
Khalti Kérima, au risque de me répéter, il fut un temps, où les filles jouaient à la marelle. -
Vos effets de style et votre français impécable ne cache rien à cette INSULTE en régle de la sociéte Algérienne et Milianaise !
Orwell ne vous sauvera en rien de votre stérilité (esthétique et intellectuelle), votre non-visibilité et surtout votre ressentiment..."nos guerres passées et futures" il en faut de la prétention, entre deux vomis de haine, pour le dire!
Vous avez des souvenirs (d'enfants bien sûr, toujours...) de Miliana, mais il m'étonnerais que Miliana se souvienne de vous, vous n'étes d'ailleurs pas le seul Polito-Rentier qui passe sur ce site ,qui se souvienne de Miliana, aprés que l'aient viré tous les trottoirs de passe intra et extra Muros!
Tiens un autre Zombie (B. Sensal) s'est accroché a Orwell de peur de sombrer dans son ... pyjama
Houria/Miliana étant géographiquement et symboliquement trés Au DESSUS de vous! -
A Mohamed Benchicou
Quelle poignante fresque de toutes les péripéties traversées ou subies par nos aîeux!
Quelle chute brutale et amère pour nous les descendants appelés "Héritiers de la Révolution" , comme par euphémisme!
Oui, notre belle Houria a été exploitée, manipulée, dévoyée , voilée et ...violée!
Triste réalité que vous avez exprimée avec une précision déconcertante, comme si vous étiez à toutes ces époques et que vous avez traversé le temps pour mieux nous les transmettre!
Merci!
Safia -
L’intensité, la force de l’écriture s’impose d’emblée. Une écriture à vif, sensible, à fleur de cœur sur un sujet cruel, si douloureux d’espoir, des espoirs, désespoir et désillusion. Un texte des tripes puissant balançant entre mémoire intime et mémoire collective, un miroir de notre propre histoire, de notre propre mémoire fragmentée, malmenée, mutilée, amnésique.
Un texte à l’air neutre et distancié jalonné pourtant des fêlures de cet idéal déçu incarné par le prénom symbole Houria qui fleurissait en un temps pas si lointain, comme ces Belles de jour. Prénom ailé, prénom espoir, prénom promesse, prénom résistance, prénom défi, prénom liberté. Houria ou la dignité. Houria pour qui des milliers d’hommes et de femmes épris, ont offert leurs vies.
L’auteur ne nous épargne rien : notre errance, notre indifférence, notre désarroi, notre incompréhension, notre fatalisme, notre passivité, notre démission, notre déroute. Sincère, puissant et sans concession! Salutaire ! -
Bonsoir Mohamed Benchicou,
Je viens de lire votre histoire non seulement avec beaucoup d'intérêt mais également avec beaucoup d'émotion. La sincérité de vos propos m'a d'autant plus touchée que j'ai vécu pratiquement toute la guerre d'Algérie à Miliana.
Ce que vous dites à propos des "beaux quartiers" par rapport aux masures des indigènes est, malheureusement, tellement vrai. J'étais enfant mais je m'en souviens !
Chacune de vos phrases, chacun de vos mots, sont le témoignage d'un homme d'une grande profondeur. Je ne vous cache pas que ce qui me fascine dans votre témoignage, c'est que vous vous exprimez sans haine, sans esprit de vengeance. Il faut bien admettre qu'il est plutôt rare de vivre autant de souffrances, autant d'injustices liées à la monstruosité de l'homme (je veux parler de l'homme au sens générique du terme bien entendu) et avoir gardé cette sérénité au plus profond de vous-même.
Monsieur Benchicou, permettez-moi de vous dire que je vous admire !
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