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Devdas / Silsila Ye Chaahat Ka

Eternelle INDIA

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Eternelle INDIA
- Pluie Bénie
- Flamme éternelle
- et offrandes

notez la racine commune avec l'Arabe : Silsila, chaine de passion

Par Miliani2Keur

Commentaires (6)

Miliani2Keur
  • 1. Miliani2Keur | 22/09/2014

MeskEllil merci pour l'info supplémentaire, je pensais que la premére version était celle de 1935

Meskellil
  • 2. Meskellil | 20/09/2014

Bonsoir Miliani2Keur,

Selon les infos que j’ai, il semblerait que la première version de Devdas soit sortie en 1928 en film muet, suivie d’autres versions dans différentes langues indiennes dont deux en hindi qui ont le mieux traduit la puissance de cette histoire.

En 1935, c’est une version Bengalie, jouée en hindi qui marque les foules. Ensuite, il y a la version que tu mentionnes sortie en 1955, et qui a eu un succès retentissant, suite à laquelle le film a été hissé au rang de film culte, que je ne connais hélas pas ! (texte et infos dans le DVD même)

Dans un tout autre registre, il y a un autre film aussi « Lagaan » qui signifie impôt si je me souviens bien, et qui retrace la vie dure des paysans écrasés par les impôts et taxes imposés par les Britanniques sur leurs récoltes et qui vont devoir disputer un match de cricket et le gagner contre les Britanniques pour voir leur impôt levé cette année de forte sècheresse. Là aussi, tous les ingrédients des films de Bollywood y sont ! Un vrai bijou aussi !

ferhaoui
  • 3. ferhaoui | 20/09/2014

bonjour tout le monde, mon cher ami miliani2keur,...un chef-d'oeuvr!! la grace dans le geste et l'élégance du mouvement , alliés à la fermeté du regard et la contraction du corps scènes magiques les chants, accompagnés de danse rythmées vraiment que du plaisir des yeux! que dire en un mot: c'est! les émotions de la vie dans ses joies et ses peines. la rencontre avec l'amour, avec la belle courtisée , admirée ...merci pour ce voyage dans le temps des années 60"1970 l'ami ferhaoui, oran.

Miliani2Keur
  • 4. Miliani2Keur | 20/09/2014

Bonjour MeskEllil

merci pour ce texte que je ne connaissais pas !

ceci est le 3éme adaptation de Devdas cette trés celébre nouvelle Bengali. Hautement plus Faste, spéctaculaire et plus riche, pourtant la 2éme réalisée en 1955 en Noir et Blanc (par Bimal Roy) plus sobre, plus poignante atteint des sommets d'émotion avec moins de moyens et rends mieux compte du théme profond du texte.

kéryma
  • 5. kéryma | 20/09/2014

Bonjour tout le monde,

Merci Miliani2Keur! Vraiment très beau! C'est magique, tellement bien fait, les histoires d'amour entre le riche et le pauvre, que de larmes...J'adore.

Kéryma,

Meskellil
  • 6. Meskellil | 20/09/2014

Bonjour Miliani2Keur,
Bonjour à toutes et tous,

DEVDAS OU LA PASSION ETERNELLE

« Parmi les nombreux souvenirs très nets de mon enfance, je revois mon père, Navin, qui me pousse à voir Mughal-e-Azam, à écouter Bad Ghulam Ali, à apprécier le talent d’Ustad Amir Khan Sahib. C’est lui qui m’a attirée vers cet univers classique, grandiose et somptueux. J’avais en moi cette très forte envie de faire un film qui serait une illustration de ce monde qu’il aimait tant. Un monde que moi aussi, j’ai appris à aimer en grandissant. »
« Devdas m’offrait cette occasion pour plusieurs raisons.
« Devdas » n’était pas simplement l’histoire la plus lue. Il a entrainé un mouvement national dans la littérature indienne, touchant chaque cœur… je n’y faisais pas exception. C’est une histoire que j’avais sans cesse en tête. Il y a beaucoup de choses qui m’intriguent dans le personnage de Devdas. C’est le paradoxe d’un homme qui, tel un enfant, est adorable et rebelle. Qui veut aimer et être aimé intensément sans arriver pourtant à exprimer ces deux sentiments. Il fait tout ce qu’il ne faut pas, mais il est tellement pur et incompris que j’ai eu l’impression de bien le saisir. Il aime même lorsqu’il est heureux. Il aime même lorsqu’il souffre. En fait, je pense sincèrement que cette « veine » d’enfant autodestructeur, en colère et qui a un besoin énorme d’amour, existe dans chaque homme, surtout chez les hommes indiens. Même aujourd’hui encore, il y a un Devdas dans chaque rue. Je sentais que c’était un film qui devait être fait de nouveau. Avec une certaine opulence et une grandeur qui rendraient justice à son sujet et à ses personnages. Je savais que ce serait un défi fascinant pour moi en tant que réalisateur de présenter des personnages déjà connus, de mon point de vue. Ce serait un film où la musique et la danse occuperaient une place très importante. J’aurais l’occasion de montrer à ma guise certaines danses que j’avais apprises et d’autres que j’admirais. Cette époque révolue était la grâce et l’étiquette incarnée. Les gens vivaient alors très bien et avaient un goût pour l’art par exemple, chaque partie de la femme était honorée. Que ce soit avec le « tikka » sur le front ou la bague à l’orteil. C’était l’occasion de montrer tout ça. Devdas comble en fait mon désir de faire un film basé sur la littérature avec le charme d’un monde ancien classique. Le film est un hommage à une grande histoire qui transcende l’amour sexuel et fait de l’émotion son héros. C’est une interprétation du livre remarquable de Sarat Chandra Chattpadhyay, mais c’est sans aucun doute mon interprétation personnelle. »

Sanjay Leela Bhansali

Quand on décide de regarder un film indien, il faut se rendre disponible (puisque les films durent au grand minimum deux heures, mais très souvent largement plus), régler d’abord tout ce qui pourrait venir perturber ce temps, s’installer confortablement et préparer des mouchoirs, ben oui ! C’est la certitude qu’on a de pleurer, de ressentir au minimum une grosse boule nous nouer la gorge ! On ne regarde pas un film indien comme on regarde d’autres films ou rarement ! On y entre de plein pied, on participe à l’histoire, on est totalement impliqué, on est partie prenante, et on passe par des torrents d’émotions! Tout est amplifié ! C’est très intense !

On est ébloui par la somptuosité du décor, les couleurs vives, tellement belles des costumes traditionnels, les danses, les chorégraphies, l’histoire où se mêle tour à tour la comédie, le tragique, le mélodrame et le vaudeville. Bien sûr, il y a beaucoup de choses qui sont invraisemblables, on le sait, comme cette foule surgissant de partout et de nulle part pour se joindre aux héros et héroïnes, et les accompagner dans l’exécution de chorégraphies complexes, constituer un chœur en toute harmonie ! C’est unique, c’est magique, c’est enchanteur, et on se laisse volontiers emporter par cette féérie, dans ces contes des mille et une nuits ! Avec le sentiment à la fin du film d’avoir vécu intensément, les images et les sons flottant longtemps autour de nous, et d'être même un peu étourdi parfois par la descente quelque peu brutale dans la réalité ! Merci Miliani2Keur pour ces moments agréables que cette chanson a suscités! Je vais peut-être refaire un tour du côté de chez Devdas!

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