Le maréchal Ferrant/Par BENABDELLAH Mohammed
Commentaires
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Mr Benabdellah Mohamed vraiment je suis epoustouflee par l exactitude des détails que vous faites surgir a chaque fois sur différents endroits ou faits ayant une relation avec Miliana.Bien que je n ai pas eu le privilege de vivre a cette epoque mais c est comme si j y etais.Bravo.Quant a vous Meskelil je me suis toujours posee la question des 3 coups du marechal ferrant sans pouvoir trouver d explications logiques .Dieu merci Qassida a enfin eclaire notre lanterne.Pour cela merci.
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Qasida, vous avez du bien rire de mon explication "naïve", en tout cas, moi j'en ris! C'était donc ça, cette histoire de coups!! (moi, je n'en entendais que deux, et donc il y en avait même un troisième!). Et moi, toute contente et fière de mon explication! Eh, c'est que je me suis toujours posée cette question lancinante de la raison de ce petit coup et de son utilité, et tout naturellement j'ai pensé que le forgeron ne pouvait arrêter son bras d'un coup après un tel élan, et que le petit coup... Bon, j'arrête parce que je m'enfonce de plus en plus. Dire qu'on se trimbale des obsessions de ce genre durant toute sa vie!! Merci Qasida d'avoir enfin levé le voile sur ce mystère.
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Et on ajoute et en rajoute encore !!!
Pour les trois coups du forgeron cela s'explique par ce ci:
le forgeron travaille avec un aide .L'aide en face de lui frappera le fer rouge à l'aide d'une masse, le forgeron lui a à une main la pincette qui tient le fer tout rouge sorti des braises et l'autre main un marteau . Et là on voit ce travail formidable en cadence du forgeron et de son aide . A chaque fois que l'aide fait entendre son coup ,le forgeron le suit d'un premier coup et le second petit coup sur l'enclume c'est pour lui donner le signal de retaper encore une fois le fer rouge.
Le forgeron disait à son aide par ce troisième coup /
Frappe le fer tant qu'il est chaud.frappe!!! frappe!!!
Parfois cela déplait au forgeron les coups mous de son auxiliaire qu'il refroidit le fer et le rougit à nouveau et le remet sur l'enclume et le travail de la cadence reprend c'est pour ça qu'on entendait toujours les trois sons .Le coup le plus pénible etait celui de l'auxiliaire pour qu'il forme ses biceps à la grande joie du forgeron. -
Bonsoir,
Chez le forgeron, j'entends encore le son du marteau sur l'enclume, petit détail: il y a toujours une grand coup et un tout petit qui suit, et ce qui est curieux, c'est que tous les forgerons font ça, peut-être pour amortir un peu l'élan du premier coup! -
Merci Mohamed pour cette description vraiment très précise. Cela m’épate que l’on me parle d'un lieu dans lequel j’ai vécu pendant huit ans, à savoir de 1954 environ à 1962 … et que l’on me précise que c’était … « la porte qui donne sur la petite rue et non la rue St. Paul » … J’avoue que je suis époustouflée ! J’irai voir cette 3ème rue … à gauche … lors de ma prochaine visite à Miliana !
Med Bradai … vous aussi vous m’avez fait revenir en mémoire le son du marteau sur l’enclume ! J’ai l’impression d’entendre ce son simplement en vous lisant. C’est tout de même extraordinaire !
Quel bonheur que ce site existe ! Mais qu’aurais-je fait sans toi Noria ! -
Ouuupssss! Les amis je parlais beaucoup plus du forgeron! -
Mohamed bonjour.
Mohamed ,permet moi d'ajouter le son du marteau sur l'enclume qu'on ne peut ni voir ni entendre sur cette toile si bien décrite. C’était ce son qui faisait le charme de la forge et permettait au maréchal - ferrant d'attirer sa clientèle de loin.
Le maréchal _ferrant avait aussi une matraque avec au bout une lanière cuir avec laquelle son aide maintenait le museau de la lèvre de la bête parfois difficile à maintenir .
Le maréchal _ferrant me rappel cette enfance ,où à son insu on prenait les montures attachées et laissées par leurs propriétaires qu'il avait pour tache de les ferrer.On les prenait même au risque d’être attraper par nos deux gardes- champêtres pour ce plaisir d'un petit galop dessus dans la nature un certain temps avant de les restituer en les laissant rejoindre seules leurs lieux d'attaches. -
Bonjour Mohammed,
Nous allions chez le maréchal-ferrant une fois tous les ans: Le deuxième jour de l'Aïd el Adha (la fête du mouton), et bien je ne sais pas si cela se faisait à Miliana, mais mon père nous y emmenait pour que le m.ferrant flambe la tête et les pieds de notre mouton, et je peux t'assurer qu'il y avait de l'attente! Mais notre joie était grande quand notre bouzelouf était prêt.
Nous le regardions faire avec son chalumeau... Il faut dire qu'aujourd'hui je ne supporte pas voir tout ça, encore moins regarder un mouton se faire égorger! Quelle histoire!
Amitiés,
Kéryma, -
ESSALEM à toutes et à tous.@Chantal merci pour les compliments quand à l'endroit où se situait le maréchal-ferrant, il s'agit de la" place du charbon"indiquée à Miliana.Du café de feu Mr Vincent, votre père ,et de la porte qui donne sur la petite rue et non la rue St -Paul, vous partez tout droit. A la 3eme rue à gauche se trouve la place et sur son extrémité droite dans sa partie postérieure se trouve l'artisan dont il a été question.La photo qui illustre le texte montre le local de Ammi Ameur.Je remercie Noria de l' avoir dénichée.La description du travail du maréchal-ferrant est le résultat de longs moments passés, sans lassitude, devant son local,assis à meme le sol avec des copains.Le métier de maréchal ferrant a disparu après le décès de Ammi Ameur Allah yerhmou.Bonne journée à toutes et à tous.
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Merci Mohammed pour cette excellente description. Elle est tellement « fidèle » que ce souvenir m’est revenu en mémoire aussitôt. Je l’avais totalement occulté ! Par contre, je n’arrive plus du tout à me souvenir où se situait le maréchal-ferrant à Miliana !
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