S 5Retour dans mes Souvenirs

                               De Bab-El-Oued @ Miliana

Algérie! Cher passé/Lucie SENE

De Mohamed HEBBOUL

C'était Miliana, Reine du Zaccar, Philippeville, la Radieuse ou encore, l'Antique Cirta: autant de mirages, qu'un superbe séjour en ce pays vient de fixer en images de bonheur.

Miliana! Toujours  aussi charmante, petite ville d'Algérie: ce fut merveilleux d'y avoir vécu, plus merveilleux encore d'y être revenue.

Comment, après cette déclaration, résister au plaisir de conter dans une suite au Miliana des années quarante-neuf, ce renouveau de jeunesse ?

Partons donc en voyage, nous allons découvrir l'Algérie d'aujourd'hui, à travers celle d'hier. Nous rencontrerons des amis, que sont devenus mes anciens élèves, que sont demeurés nos anciens collègues; ils sauront nous aider à mieux comprendre l'histoire de leur pays. Et, nous vivrons, sous le signe de l'Enchantement ces heures inoubliables passées outre-Méditerranée.

R jpgr   R 5

Lucie SENE et son conjoint Mr BRULLE. Tous deux ex: profs au collège de garçons aujourd'hui Lycée Mustapha FERROUKHI. Photos prises au domicile de Mr HEBBOUL.

Le roman de Miliana, chronique des temps passés de la conquête de l'Algérie par les français, raconte la vie d'une charmante cité millénaire au doux nom de Miliana.

Son histoire contemporaine y est relatée à travers les récits des illustres personnages qui l'ont animée et aimée.

Quand plusieurs versions d'un même évènement se sont présentées, elles ont simplement été juxtaposées.

Hélas! L'histoire, bien qu'elle nous serve de référence, n'est pas une science exacte.

"Vinrent les français" écrit Alphonse Daudet qui connut à Miliana un Maure du nom d'Omar. Qui était ce dernier ? De quelle nationalité était son père, dey d'Alger étranglé par les Janissaires ? Pourquoi Abdelkader s'en prit-il à la famille de Sid Omar ? Comment la veuve de ce dey obtint-elle une pension de la part du Roi des français ?

Ce livre répond à ces questions mais au-delà, retrace la conquête de cette ville sainte en flammes, " l'infortune" de sa première garnison: "Un épisode des guerres d'Afrique" chanté par le poète provençal Joseph AUTRAN, "Voici sous la plume de Louis VEUILLOT, "ce que c'est que la garnison de Miliana..."

"Peut-être ne savez-vous pas ce que c'est une razzia ? C'est une dévastation complète", décrite par le Vicaire général d'Alger SUCHET.

Les militaires donnet leurs impressions, écrivent leurs rapports: entrent en scène les célébrités VALEE, CHANGARNIER, BUGEAUD, SIANT-ARNAUD, d'autres encore comme MARGUERITE, presqu'un enfant du pays.

Enfin, l'âme du livreest Léon ROCHES à qui Abdelkader écrivait en 1882 "...Tu te décides à écrire un ouvrage historique sur les évènements dont tu as été témoin pendant ta vie. C'est une entreprise méritoire qui immortalisera ton nom".

Lucie Brullé, ingénieur-chimiste (ENSL LILLE), ancien professeur des Ecoles Normales d'Institutrices de Constantine et de Poitiers, s'intéresse ici au passé d'une ville d'Algérie, Miliana où elle enseigna au collège de garçons. Son récent retour à Miliana a ravivé et ordonné les souvenirs des lieux et permis d'entreprendre avec clairvoyance cette étude historique.

En vis à vis, la maison Sultan où j'ai vécu, il me sera possible de prendre des photographies. Tout à coup Missraoui se décide "puisque nous y sommes, allons donc au lycée."

Il est presque midi, lorsque nous franchissons le seuil de la porte. Je suis avide de reconnaitre les lieux, rien n'a changé, le hall d'entrée avec la conciergerie à droite, je pénètre dans le couloir que je traverse et descends dans la cour pour me centrer dans mon vieux bahut, je ne vois plus personne...Seules les choses m'attirent. La cour me parait pimpante avec ses façades fraichement repeintes en camaieu crème clair et foncé, vite une photo. C'est alors que s'avance vers moi une dame en longue blouse blanche à col montant : Madame le secrétaire du proviseur, mise au courant de ma venue par Misraoui, tient à nous accueillir et, elle le fait très gracieusement.

Le proviseur nous reçoit avec cordialité dans son bureau que je retrouve au premier étage, précédé de son antichambre donnant accès à deux autres portes, celles des appartements administratifs, un bureau sobre mais, d'une élégance de bon goût, offrant au regard, hors ses fameuses coupes de victoires sportives (comme autrefois) ses vitrines aux beaux livres reliés, son drapeau national et le portrait de Ferroukhi qui a donné son nom à l'établissement, ancien élève, décédé dans un accident d'avion. Ferroukhi avait été le premier ambassadeur en Chine, c'était le cousin du Ferroukhi dit, "les carreaux cassés".

Ce jeune proviseur; vivant et ouvert, se montre ravi de notre visite, il aurait aimé nous garder au repas de midi, il nous confie à Mr. le Surveillant Général qui va nous servir de guide. Toujours au 1er étage, nous reprenons le couloir à gauche et, le suivons jusqu'au fond pour rejoindre les salles de Sciences. Un homme, lui aussi strict dans son complet veston, apparait : c'est lui qui s'occupe du laboratoire depuis mon départ, de moi il se souvient et a entendu parler, je me rappelle que le Principal m'avait tenue au courant de cet évènement qu'était l'obtention d'un poste de laborantin pour la prochaine rentrée, le collège en était valorisé et le professeur déchargé d'une part du travail d'organisation. Je crois bien avoir alors rencontré ce Monsieur venu prendre contact sur place. Il est content de rappeler cette époque et, de présenter les modifications qu'il a suivies de près. On a enlevé les gradins de l'amphithéâtre ainsi que la table de céramique blanche pour les remplacer par des tables recouvertes d'un plexiglass brillant, bleu foncé. Au fond, demeure la cabine de projestions avec son trou noir carré puis au delà les deux épaisses vitrines de bois espacées parallèlement, sont d'origine; c'est là que je tombais sur les photos du "Maréchal". Au fond encore, sur la gauche, ce dont je n'avais pas gardé souvenance, l'amphi communiquait avec la salle de chimie qui, dès le hall d'entrée longeait la salle à gradins. Je m'étais souvent demandé où se déroulaient les travaux pratiques, je tiens la réponse. La salle de chimie, à présent isolée, forme une salle d'Espagnol. Par contre, de nouvelles salles scientifique se sount ouvertes dans des bâtiments annexes, édifiés dans la même rue au delà des HBM.

Dès mon entrée dans l'amphi, ma pensée évoqua la blouse blanche que je portais par nécéssité.

Commentaires (3)

semmkam
Merci mon ami!
ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, je vais alors harceler notre doyen pour pouvoir les lire à mon tour.
à demain InchAllah
REMMALI
  • 2. REMMALI | 29/04/2012
Bsr semmkam,la suite du document que vous cherchez est chez moi.Elle est composée de 02 trés beaux romans parlants de toute l'Algérie et en particulier de notre charmante et belle ville qu'est MILIANA et ses valeureux lycées Mustapha FERROUKHI ainsi que Mohamed ABDOU. Donc, je vais les lire aprés les retrouvailles du 01 Mai 2012 pour les rendre à Si Mohamed HEBBOUL.A bientôt cher ami Kamel.
semmkam
Merci Mr Hebboul!
Ou peut on avoir la suite de ce document? c'est un témoignage très émouvant.!

Ajouter un commentaire