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Ma découverte de l'Algérie

De Isabelle KOURICHE

  Par le hublot de l'avion, Mohamed me montre, avec une joie non dissimulée, l'avancée de terre dans la mer qu'on commence à distinguer, au travers des nuages qui s'estompent. Ceux-ci laissent peu à peu place au ciel bleu et au soleil.

Au fur et à mesure que l'avion descend, je découvre le magnifique paysage qui s'offre à moi. "Atterrissage dans la minute" nous dit la voix du commandant de bord.

 A la sortie de l'aérogare, le frère de Mohamed nous attend : embrassades, rires et émotion et un "bienvenue en Algérie" chaleureux à mon attention. Nous rejoignons la voiture, mettons les bagages dans le coffre et en route pour de nouvelles aventures.

 A travers les vitres du véhicule, je regarde les rues d'Alger, animées, pleines de monde. Nous empruntons l'autoroute qui va nous mener vers Blida puis Miliana, à environ 120 kilomètres d'Alger, où vit notre famille.

Sdc11526 2 J'observe des paysages immenses avec un horizon montagneux. Çà et là sont installés des petits commerces sur le bord de la route et des gens partout… même à des endroits où on s'y attend le moins et quelques camps de nomades avec leurs chameaux (à ma plus grande joie).

 Les montagnes se rapprochent, la Wilaya de Blida nous souhaite la bienvenue et je continue à ouvrir grands mes yeux sur ces immensités. Je pose aussi beaucoup de questions à mes accompagnateurs amusés par mes réactions, mais fiers de mon engouement !

Nous nous arrêtons sur une portion de route où là encore, sont regroupés toutes sortes de commerces : petits restaurants, épiceries, marchands de poteries etc…et toujours beaucoup de monde. Traverser la route relève de l'exploit ! Mohamed me confie qu'il y a quelques années, ce même lieu était désert dès le milieu de l'après midi, parce que très dangereux : témoignage d'une Algérie qui respire enfin. Nous prenons un café, je suis d'ailleurs surprise par celui-ci qui n'a rien à voir avec celui que nous buvons ici : un tout petit verre mais vraiment très corsé ! Je finis d'ailleurs par opter pour un jus de fruit !Après quelques bavardages nous repartons. La voiture gravit peu à peu les imposantes montagnes par des petites routes sinueuses. Que c'est beau !

 

21 7Une pancarte indique "Miliana" et voilà, nous y sommes.

 Notre arrivée dans notre famille se fait avec une grande émotion et là encore des rires, mêlés de larmes cette fois, des youyous, de la musique, de la danse à laquelle je me mêle bien volontiers. Je suis "chez moi", on me le dit et même sans les paroles je le ressens. Je suis dans ma famille, entourée comme si je les connaissais depuis toujours. Une "chaleur humaine" peu commune. On m'avait prévenue mais je ne suis pas déçue. Tous ces moments sont immortalisés avec un caméscope et des photos. Tout le monde pose avec enthousiasme.

Notre petite semaine se déroule ensuite très vite, trop vite. Je m'habitue rapidement au rythme de vie de la maison, aux longues discussions, aux éclats de rire, prends des leçons de patisseries et de cuisine de là bas…Je fais, au fil des jours, plus ample connaissance avec les gens ; on est invité chez tout le monde, on joue les touristes à Alger où nous retournons en milieu de semaine (tant bien que mal malgré la pluie, dommage !) je m'imprègne de leur façon de vivre, de leurs coutumes, de leur gentillesse et de leur respect (j'ai bien aimé les gouttes de parfum que les femmes de chaque maison visitée me mettent dans le cou avant de quitter leur demeure).

D'autre part j'ai découvert des jeunes gens là-bas qui, malgré les difficultés, se battent pour s'en sortir, pour se créer un revenu et vivre dignement dans leur pays. Certains clichés sur l'inertie dans ce pays devraient être revus. J'ai découvert des hommes et des femmes gais, pleins de joie de vivre et fiers. C'est vrai que c'est "un autre monde", une autre façon de vivre et de voir les choses, mais trouve t-on cette chaleur humaine et cette solidarité ailleurs ?

 

J'avoue être repartie le cœur très gros, et j'attends avec impatience nos prochaines vacances là bas…et de nouvelles découvertes.

Commentaires (28)

ZOUM
  • 1. ZOUM | 03/03/2014
BONSOIR AZIZ,
COMME JE TE CONNAIS DEPUIS LONGTEMPS, TU AS RÉPONSE A TOUTES LES QUESTIONS MÊME LE MEDDAD DE TA VILLE NATALE ......
AVEC LE PRINTEMPS QUI S ANNONCE ,TENIET EL HAD METTRA SA ROBE A TRAVERS SES CHAMPS ET VERGERS ET SES FRAICHES PLAINES
VERDOYANTES COMME UN COSTUME CÉRÉMONIAL DE LA NUIT DU CÈDRE......
AMICALEMENT

MOURAD Z
Hortense
  • 2. Hortense | 03/03/2014
Bonjour,
Tant mieux pour les amateurs de cette ancienne marque qui reprend du poil de bête et ce grâce aux amis du site.
Il n'y a pas lieu de présenter des excuses lecteur,je vous espère en meilleure forme aujourd'hui et vous souhaite un moral d'acier pour affronter les aléas de la vie.
Nul est épargné,mais chacun adopte une philosophie qui lui convient pour parer toutes les tuiles qui pleuvraient sur le crane.
La mienne c'est vivre le moment présent sans ruminer le passé ni m'inquiéter du futur.
un lecteur
  • 3. un lecteur | 03/03/2014
Hortense bonjour.
Il faut que je vous dise une vérité sur un fait réellement passé qu'on ne peut cacher même pour soi .
En voulant vous répondre au commentaire ;j'ai rédigé mon texte et au moment de l'envoyer j'ai cliqué je ne sais sur quoi au clavier .Tout est parti d'un coup .J'ai bien dit un mot entre mes dents .Et je me suis mis à refaire un autre mais j'ai beau me rappeler ce que j'ai vraiment écrit ,mais rien à faire je n'ai pas pu le rédiger comme le premier et j'ai continué à rédiger ce 2eme texte qui différait totalement du premier.
J'avais terminé et saisi le code pour l'envoyer au moment de cliquer il y a eu une coupure de courant . J'ai redit le même mot et je me suis dit en moi même ;le bon sens te dit de ne pas envoyer de réponse ;par deux fois que tu as essayé mais ça n'a pas passé sois raisonnable et ce en citant mon propre prénom pour me faire entendre la bonne raison .
Mais je ne sais vraiment pas qui m'a poussé à réécrire le troisième qui différait aussi des 2 autres.
c'est que je me vois maintenant encore loin de la sagesse et que je j'ai pas résiste à suivre la démarche de ceux qui ne réfléchissent pas avant d'agir.
Si j'ai voulu écrire cela c'est parce que ce là s'est tellement passé pour moi un jour où je croyais posséder en moi toutes les facultés d' être un ami du site .

Avec tout les respects Hortense recevez les excuses du lecteur.
Meskellil
  • 4. Meskellil | 03/03/2014
Bonjour les amies et amis du site,
Désolée d'avoir interrompu la discussion hier, j'ai fait tomber mon ordinateur et il a rendu l'âme. Il me semblait que c'était la moindre des choses de vous expliquer l'interruption des échanges très plaisants qui avaient lieu sur Ploum Ploum et autres anecdotes.
Kéryma, il y a un sort de jeté ou quoi? (lol). J'écris ce message d'un autre ordi.
Bonne journée
aziz
  • 5. aziz | 03/03/2014
Hortense, les amies et amis

Bien sur qu'on trouve du ploum-ploum sur les marchés et il parait meme qu'il va être sur les étales des duty free des aeroports internationaux, à coté des grandes marques dont mon ami Mourad parle. A propos d'aeroprts, j'etais à Paris il y a deux jours et je suis passé aux rayons parfums au duty free de Charles de Gaule. La vendeuse, une jeune française vendeuse m'a demandé ce que je cherchais comme parfum ou déodorant. Je lui ait dit avec tout le sérieux que j'ai pu afficher, du Meddad ( du cêdre de ma Teniet natale). Ah m'a t elle dit, je ne connasi pas, c'est nouveau ? Attendez, je vais demander à une collègue si elle le connait. Je lui ai répondu, ne vous dérangez pas mademoiselle, sauf si cette collègue est de Teniet El Haad. Suite à quoi, la discussion s'est poursuivie: c'est ou et quoi Teniet el Haad ?...Mais mademoiselle, lui ai je répondu, comment vous ne connaissez pas Teniet, le plus beau village du monde etc....
un lecteur
  • 6. un lecteur | 02/03/2014
Je commence à prendre de l'age Chere Hortense et ça se voit pour moi maintenant J'ai un coeur faible qui ne supporte aucune peine- que j'ai eu ce mal à interpréter ce que j'aurai du comprendre venant d'une amie.
Mes respects à vous et à tous les lecteurs .
Hortense
  • 7. Hortense | 02/03/2014
Bonsoir,
Que serai-je sans toi Noria!MERCI j'ai écouté la chanson en retombant dans mes 15ans.
J'apprécie votre humour Mr Ferhaoui,mais je nereconnais
pas le lecteur qui excellait dans le domaine,se pointer avec un nuage de susceptibilité alors que je versais dans sa direction.
Je disais seulement que ces jours-ci nous nous baignons par la grâce du SEIGNEUR,et mon com n'est point une offense à votre encontre, loin de là cher lecteur ,je vous
salue respectueusement .
Le silence est d'or et la parole d'argent:fut le sujet de
philosophie lors de compo ou de bac.

Est-il vrai que l'on trouve du ploum-ploum sur le marché?
je n'en vois guère,mais l'étalage des fragrances est varié.
ferhaoui
  • 8. ferhaoui | 02/03/2014
bonjour...bonjour aziz ouach kif rak j'espère fi saaha jaida entaa ouel loulèd ouel madame! ghaipte aalina. il parait que les passerelles d’Alger menacent de s'effondrer certes c'est des ouvrages d'art a mon avis tab jnanhom ont largement dépassé leur durée de vie. l'ami ferhaoui, oran
ferhaoui
  • 9. ferhaoui | 02/03/2014
bonjour! hortense, et pourtant c'est pas la mer a boire ...c'est simple suivez les indications de notre amie noria et vous comptez : un ! deux ! et trois !!! c'est pas sorcier...servir et se servir (sans rancune juste une touche d'humour l'ami ferhaoui, oran.
CHENGABKHALED
  • 10. CHENGABKHALED | 02/03/2014
Oui Meskelil,les gens rechignaient a les inviter mais les toleraient quand même,elles faisaient partie du folklore.Les hommes ne sont pas du reste d'ailleurs.Je vous raconte l'histoire de deux mecs connus pour avoir toujours quelque chose a redire même quand l'attention qu'on leur porte est des plus genereuses.
Ils se pointent un jour á un mariage,et lorsque l'organisateur des festivités les apercoit,il s'empresse de donner des consignes aux serveurs de les gâter au maximum afin d'eviter que sa fête ne soit entachée le lendemain par des propos peu avenants etalés sur les terrasses des cafés.Et c'est ainsi qu'ils se sont vu servir des plats ou les legumes avaient presque disparus sous de gros morceaux de viande et en quantité,arrosés á la sortie de table par un bon thé fraichement préparé suivit d'un beau plateau de gateaux bien garni pour l'accompagner.
Apres avoir salué,felicité et pris congé du maitre des lieux.....Nos deux "invités"d'un genre particulier n'ont rien trouvé á se dire en privé qu'a lui reprocher de les avoir pris pour DES FAUVES: ouache bih hadha ykathar lana fi el hamme,hssabna sbou3a oula.
un lecteur
  • 11. un lecteur | 02/03/2014
Chère Hortense que je dois saluer pour la première fois.

Vous me dites dans votre com:
" ....il faut reconnaitre que nous
n'avons guère besoin ces jours puisque nous sommes
généreusement arrosés,louange à notre Seigneur. "

je me suis demandé si ce que j'ai écrit se lit en toute simplicité ou se décrypte pour être compris par certains .

Alors je me vois dans l'obligation une 2eme fois réécrire les écrits de mon com pour dire encore une fois ce que j'ai écrit n’était nullement difficile à comprendre

" Cela se faisait au cas où la sécheresse persiste et que la pluie tarde à venir pour les fellahs et la terre"

Mais j'aurai dû avant d'apporter un fait vécu par nos alleux consulter les prévisions de la météo de leur temps ces derniers jours pour écrire ce que je devrais écrire .

En cette humble contribution que j' ai apporte au site je n'ai fait que citer un fait vécu comme coutume ancienne comme l'ont fait pas mal d'intervenant pour échanger des idées ou rapporter un plus à une méconnaissance qui nous échappe .

Et j'aurai bien dû suivre les conseils des paroles de Si Abderahmane el mejdfoub qui disent:

Le silence, c’est de l'or abondant----et la parole détruit la bonne ambiance
Si tu vois quelque chose, ne dis rien ----et si on te demande dit non non.
Hortense
  • 12. Hortense | 02/03/2014
Bonsoir,

Que qq'un vienne à mon secours!
je n'excelle pas dans le domaine,donc je ne retrouve
pas la chanson,mais des photos du saint patron de Miliana
seulement,Merci NORIA.
Merci à qui veut me tendre la perche.
aziz
  • 13. aziz | 02/03/2014
Lala ya Si Mourad, chez nous à Teniet El Haad, c'est Ploum Ploum et ça restera Ploum Ploum toute la vie ! Hadha Yves Rocher, manassamouch gaa bih.

Donc je reviens chez nous, on asperge les invités de notre bon et odorant Ploum Ploum, et au lieu de dragées, on donne à nos invités du ballot (des glans) , en tout cas c'est plus saint !
ZOUAOUI mourad
  • 14. ZOUAOUI mourad | 02/03/2014
BONJOUR HORTENSE,

OUI C EST TRÈS EXACT , JE VOUS REJOINS QUAND VOUS DITES QUE LES INVITE(E) S SONT ASPERGES DE PARFUM . CE N EST PAS LE CAS UNIQUEMENT DE MILIANA , C EST LE CAS DE CHERCHELL , DE MEDEA EL-KHEMIS , TENIET EL HAD ETC....CHEZ NOUS CE N EST PAS "PLOUM PLOUM" C EST YVES ROCHER.
LA PLUPART DU TEMPS ET IL N Y A PAS DE SÉGRÉGATION NI DE DISCRIMINATION ENTRE LES INVITES QU ILS SOIENT HOMMES OU FEMMES PARCE QU IL Y A LA " EL HASSIRA " POUR TOUT LE MONDE Où LE COUSCOUS EST SERVI POUR TOUT LE MONDE SANS LE FILTRAGE DES INVITES !!!

AMICALEMENT ET SANS RANCUNE

MOURAD Z.
noria
Bonjour tout le monde
@ Hortense, clique sur ce lien et tu as la chanson.

http://www.algermiliana.com/album/miliana-ancienne/sidi-ahmed-benyoucef/
Hortense
  • 16. Hortense | 02/03/2014
Bonjour,
Ah!Mr Djeballaoui si vous pouviez me rappeler lesparoles
de la chansonnette"Andjik Andjik moula miliana" que je
ne cessais de fredonner tellement elle me plaisait !

Mr Zouaoui,vous avez cité "d'étranges"rites concernant
la mariée que je ne connais pas,mais le plus courant c'est
en arrivant chez la belle famille elle devait boire du lait
et jeter des morceaux de sucre sur les personnes présentes ,accompagnée de son beau-père ou beau frère.
Que tout le reste de nos vies soit FETE!

Mrlecteur la tradition dont vous parlez n'a pastotalement disparu mais s'est raréfié,il faut reconnaitre que nous
n'avons guère besoin ces jours puisque nous sommes
généreusement arrosés,louange à notre Seigneur.
Meskellil
  • 17. Meskellil | 02/03/2014
Ah, c'est vrai M. Khaled, les ouakkabattes que tout le monde redoutait, et qui forçaient le passage incognito, et restaient là au fond ne perdant pas une miette de ce qui se passait. Des toilettes de la mariée, aux gâteaux servis, aux boissons chaudes et froides et à leurs qualités gustatives, au service lui-même, à l'accueil...Tout passait au crible de leur unique œil bien aiguisé! C'était un peu la presse people de l'époque, parce qu'on pouvait être sûr que tout était relaté par le menu dès le lendemain; Elles étaient tolérées, ça faisait partie du "jeu". Parfois aussi, elles étaient acceptées, et on leur servait même le café et les gâteaux, peut-être pour se préserver de leurs langues promptes à critiquer!
un lecteur
  • 18. un lecteur | 02/03/2014
En dehors des cérémonies de mariage et de ces coutumes de presque toutes les villes et villages qui nous rappelle tant de coutumes oubliées . la population rurale avait aussi une festivité de solidarité à honorer pour demander auprès du Createur de la pluie . Cela se faisait au cas où la sécheresse persiste et que la pluie tarde à venir pour les fellahs et la terre . Deux à trois fillettes volontaires avec des vieilles feront le porte à porte des maisons.
qu'ils soient riches ou pauvres elles iront quémander chez tous de la semoule ,du beurre de l'huile et tout ingrédient pour la préparation d'un plat de couscous qui sera preparé et servi à toute la population .
Par ce geste de solidarité elles chantaient devant chaque porte des paroles . la fameuse chansonnette "Boukhandja... et sans tarder chaque locataire d'une maison ne se priait pas pour leur apporter ce qu'il peut leur donner pour cette bienfaisance de ce temps perdue ou oubliée de nos jours.
ZOUM
  • 19. ZOUM | 02/03/2014
BONJOUR TOUT LE MONDE!
MERCI MESKELLIL POUR VOTRE RICHE COMMENTAIRE !! J AJOUTERAI AUSSI QUE JADIS,LA FEMME QUI N AVAIT AUCUN DROIT DEVAIT ,SI ELLE VOULAIT,RESTER AU DOMICILE CONJUGAL,ACCEPTER TOUTES LES TACHES INGRATES QUI LUI ÉTAIENT DESTINÉES,ÊTRE CAPABLE DE PROCRÉER SANS LIMITATION. MAIS CE QUI FAISAIT LE CHARME DES MARIAGES TRADITIONNELS, C ÉTAIENT LES RITES QUI PONCTUAIENT CHAQUE CÉRÉMONIE. CES PRATIQUES RELEVAIENT POUR LA PLUPART ,DES CROYANCES SUPERSTITIEUSES. A TITRE D EXEMPLE ,AU MOMENT DE QUITTER LE DOMICILE PATERNEL LA MARIÉE DEVAIT BOIRE UNE EAU RAPPORTÉE D UN LIEU SACRALISE PAR LE BEC D UNE BOUILLOIRE QUE LE PÈRE LUI TENDAIT. DANS CERTAINES RÉGIONS CERTAINES FAMILLES ONT TOUJOURS
ADHÈRE A LA PRATIQUE D UN RITE EXTRAVAGANT ET QUI CONSISTE A DEMANDER A LA MARIÉE DE MANGER AVEC UN CHEVAL DANS UN
MÊME RÉCIPIENT. CHEZ NOUS ,A DJENDEL ET SES ENVIRONS, LA JEUNE MARIÉE DEVAIT PORTER UN BURNOUS ,UN POIGNARD EN BANDOULIÈRE ET SON VISAGE ÉTAIT COUVERT D UN VOILE BLANC ATTACHE AUTOUR DE LA TÊTE LORS DE SON VOYAGE. LE 7 ème JOUR IL Y AVAIT AUSSI UN RITE SYMBOLIQUE CELUI DE LA CEINTURE QU UN JEUNE ENFANT ÉTAIT CHARGE D ENROULER AUTOUR DE LA TAILLE DE LA FILLE NOUVELLEMENT MARIÉE. TOUT SE PASSAIT DANS UNE AMBIANCE MUSICALE MARQUÉE PAR DES YOUYOUS ET DES FLUTES CHIALANTES .LA MARIÉE AVEC DES MAINS BAGUENAUDÉES ET DES PIEDS AU " HENNÉ" ADOPTAIT
LE SILENCE. LE MARIE AVEC SON CŒUR QUI BAT LA CHAMADE BOIT DU MIEL ET LA FÊTE CONTINUE SANS LE MOINDRE SOURIRE.... PUIS LA CUISINE A FAIRE LES LANGES A LAVER LES COUPS A ESQUIVER ET LES GOSSES A REFAIRE JUSQU A N EN PLUS POUVOIR....

AMICALEMENT.

MOURAD Z
CHENGABKHALED
  • 20. CHENGABKHALED | 02/03/2014
Meskelil,je crois qu'il manque á ce joli tableau empreint des rites et des douceurs d'antan des personnages sans lesquels il serait incomplet.
LES OUAKABATES.....Ces "invitées" qui n'ont pas eu les honneurs du passage des sedenes chez elles et qui s'invitent en tentant le passage du seuil de la porte au moment propice ou regne une grande confusion á l'entrée.Elles etaient reconnaissables a leur maniere de se dissimuler le visage, n'offrant le regard qu'a un oeil scrutateur et averti.On disait d'elles que c'etaient des piplettes,des colporteuses dont tout le monde se mefiaient et dont les critiques alimentaient les commerages dans les hammams et les zaouietes.
Une vieille legende rapporte l'histoire d'une celebre Milianaise el hadja.....Allah yarhamha.La maitresse des lieux surprise par sa presence alors qu'elle n'etait pas invitée,s'enquerit auprés de l'une des sedanes presentes.El hadja devinant les raisons de cette aparté,s'empressa de porter sa main droite á ses pieds dans un geste qui ne put echapper á personne et de l'embrasser par la suite et sous le regard médusé de la maitresse des lieux declara á haute voix qui couvrit presque celles des mssama3e: HADHOU HOUMA ELI 3ARDHOUNI.
Une fois acquitées de leur charge d'invitations,les sedanes procédaient en compagnie de la maitresse de maison le jour de la céremonie á l'accueil et aux filtrages des invitées avant qu'elles ne cédaient á leur tour aux joies et aux plaisirs des agapes.
Djabellaoui Boualem
  • 21. Djabellaoui Boualem (site web) | 02/03/2014
Salam alaikoum,
Ah! quel tendre bouquet de souvenirs nous tend la Dame "Meskellil" par l'évocation des SSadanates ,ces femmes chargées par les familles des futurs mariés pour inviter les gens préalablement choisis, pour la cérémonie du mariage ou des fiançailles,quelquefois ,aussi , c'était lors des circoncisions,donc elles étaient les inévitables cartes d'invitation,qu'on envoyait de maison en maison pour insister sur la présence des invités pour participer à la joie festive qui devait couronner ces événements.Bien sur beaucoup de fragrances mêlées de jasmin,violette...Se dégageaient à leur approche,elles étaient trempées dans le parfum,car chaque famille invitée s'empressait de les asperger de parfum,et leur remettait une quantité de sucre,qui était le symbole de l'agrément et de l'union. Ces invitantes pour utiliser un mot expressément français,constituaient avec les meddahates;une autre catégorie de dames,celles-ci,versées dans la récitation des chants religieux,qu'on devait dans le temps solliciter pour animer de telles fêtes,étaient la question centrale du patrimoine milianais. il est vrai que durant notre enfance, les belles et enchanteresses émissions sonores des bendirs des medahates nous faisaient immerger dans l'envoutant "Medh" religieux.J'ai éprouvé ,pour ma part un véritable plaisir à les entendre,encore,aujourd'hui ce souvenir,cette émotion du beau m'étreint l'esprit,à leur rappel.Il y a ,peut être,plusieurs sortes de plaisirs couramment vécus dans la vie milianaise d'antan,mais l'épopée des ssadanates,des medahates,en est un volet principal dans le répertoire du faste milianais,en y rajoutant l'immanquable zorna et ses tbels.
ferhaoui
  • 22. ferhaoui | 01/03/2014
bonjour tout le monde,en effet je me rappelle de ces yamate zmam on a là le tableau parfait''''''''''au sujet de ces charmantes dames l'appellation diffère quelques p dans l'oranie- ce cortège les sèdène chacune d'elles portait les plus beaux habilles et elles sont toutes belles sous les youyous et en étant aspergée d'eau de cologne ou parée de colliers de jasmin et des plus belles pièces de bijoux a l'occasion alors , l 'espace de 7, jours les princesses les sèdène au demeurant, quelque chose de l'ordre du merveilleux qui enrobe, le plus souvent, les souvenirs d'enfance les évocations du lointain passé, semble imprègner l'air que l'on respire dans ces lieux, malgré, les poteaux électriques et les assiettes des paraboles, on n'a pas l'impression d'etre au coeur de la modernité. ce qui frappe l'historien, le musicien,l'artiste de nos jours...en fait, les anciennes traditions demeures hantées par l'ame des ancetres et l'esprit des grands ("sentir, aimer, se dévouer sera toujours le texte de la vie des femmes" fin d cita.) honnoré de balzac.....l'ami ferhaoui, oran.
Meskellil
  • 23. Meskellil | 01/03/2014
Bonsoir à tous,
Je pense que les sèdène n'étaient pas forcément des vieilles femmes, c'étaient aussi des dames d'un âge mûr. Elles étaient deux en général, et devaient d'une part bien connaître les gens et être connue d'eux, mais aussi avoir la parole facile et de l'humour, (au moins l'une des deux). Quand elle rentraient dans les maisons, elles saturaient l'air des différents parfums dont on les avait parfumées dans chaque maison (Ploum Ploum, Héliotrope blanc...). Parfois, elles étaient accueillies avec des youyous. Elles papotaient, racontaient anecdotes et blagues dans chaque demeure, insistaient pour que les personnes soient présentes au mahdhar "ethallay arwahi ou djibi el bnat". Ensuite c'était le don du sucre. Elles portaient des bouquets de fleurs effectivement, et des colliers de jasmin autour du cou. La visite des sèdène était très appréciée, et très divertissante. Le jour J, en après-midi ou en soirée, c'étaient les préparatifs pour aller au mariage (c'était unique!), et la soirée en elle-même avec des msama3, ou avec des femmes qui chantaient et jouaient de la derbouka pour le plaisir des danseuses jeunes ou moins jeunes... Allez, je laisse la place à quelqu'un d'autre pour décrire ces moments de pure joie, de pur plaisir! Ya hassrah 3ala yamate zman
Hortense
  • 24. Hortense | 01/03/2014
Bonsoir,
Non Mr Abbas asperger les invitées de parfum au moment
de quitter le domicile ne revient pas seulement aux
milianaises mais à bcp d'autres algériennes de différentes
régions.
On croyait cette "tradition" réservée aux femmes de la
campagne mais en réalité elle est ancrée chez toute hôte.
Soyez les bienvenues !
benyoucef
  • 25. benyoucef | 01/03/2014
Bonjour tout lemonde
En lisant cet article sur le voyage d'Isabelle en Algerie et particulierement à Miliana ,une phrase a retenu mon attention:"J'ai bien aimé les gouttes de parfum que les femmes de chaque maison visitée me mettent dans le cou avant de quitter leur demeure."C'est vrai qu'il s'agit d'une ancienne tradition ancrée dans les familles milianaises. Elle me fait rappeler aussi les préparatifs de la fete d'un mariage
En effet lorsqu'on organisait les mariages d'époque. et pour distribuer les invitations,on faisait appel à de vieilles femmes qui connaissaient bien les habitants de la ville .On les appelait "Sedane".Ces femmes increvables,bien présentables,tenant des bouquets de fleurs à la main ,sillonnaient durant toute la journée les quatre quartiers de la ville pour accomplir leur mission .Dans chaque maison visitée,leurs corps sont arrosés de parfum et leurs sacs remplis de sucre.Tel fut leur accueil dans chaque demeure.
Aujourd'hui cette pratique a disparue bien sur mais les gouttes de parfum sont restées comme signes d'accueil pour les invités.
Nous aurons l'occasion avec la contribution de chacun de citer d'autres coutumes et traditions qui marquent notre patrimoine populaire abcestral.
Amicalement
Chantal
  • 26. Chantal | 27/02/2014
Bonjour à tous,

Je viens de prendre connaissance de ce témoignage d’Isabelle qui, visiblement, est paru sur le site depuis le 1er octobre 2010 ! Je ne l’avais jamais vu et donc jamais lu. Je le trouve touchant et plein de vérités. Je partage totalement l’avis d’Isabelle sur la « chaleur humaine » que l’on trouve en Algérie. Je le savais puisque j’y suis née. Mais quand on a eu, comme moi, l’occasion d’y retourner cinquante après, il est absolument fascinant - je ne trouve pas d’autre terme - de constater que rien n’a changé de ce point de vue-là malgré les épreuves que l’Algérie a traversées pendant des décennies. Sur le plan humain, les pays occidentaux ont beaucoup à apprendre de l’Algérie ! Je me réjouis Isabelle d’avoir lu votre témoignage d’une grande authenticité.
ZOUAOIUI  mourad
  • 27. ZOUAOIUI mourad | 27/02/2014
BONJOUR ISABELLE KOURICHE,
JE SUIS TRES SENSIBLE A VOTRE TEMOIGNAGE QUI REFLETE FIDELEMENT
LA TRADITION HOSPITALIERE DE L ALGERIEN ET SA VOLONTE DE
PARTAGE .......
A CETTE OCCASION JE VOUS DEDIE UNE CHANSON TURQUE DE:
DEDE EFENDI INTITULEE " EY BUT-I NEV EDA OLMUSUM MUPTELA "
LE FONDS MUSICALE QUI REMONTE AU 18 eme SIECLE EST REPRIS
DANS NOTRE MALOUF ANDALOUS ALGERIEN .....

AMICALEMENT
Meskellil
  • 28. Meskellil | 27/02/2014
Beaucoup d'émotions dans votre témoignage. Il est complètement vrai que les Algériens en général et parmi eux les Milianais, ne dérogent pas à la règle de l'hospitalité. les hôtes se rendent disponibles, même quand c'est compliqué, à l'invité(e) pour lui offrir temps, attention, écoute et don de soi. L'invité(e) peut venir d'ailleurs ou d'Algérie, l'accueil est invariablement chaleureux, ouvert, et attentionné.

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