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Match de football entre l'équipe du R.C.ARBA et le S.C.MILIANA

Par Med LANDJERIT

Engouement populaire d apres match

Mai 1968 - Mai 2016 : 46 ans après , je vous relate les péripéties d'un match de football entre l'équipe du R.C.ARBA et le S.C.MILIANA, match entrant dans le cadre des " Barrages " pour l'accession en Division HONNEUR, qui était rappelons-le l'antichambre de l'élite nationale.

  • 28 Mai 1970 Deuxième match
  • Stade Brakni - Blida
  • S.C.M. 3 R.C.A. 2

Miliana a été surprise dès l’engagement du match, caractérisé par une telle soudaineté de l’attaque, par une maîtrise de jeu aussi promptement imposée, ponctuée par deux très jolis buts, coup sur coup.
Le début de l’ARBA est, foudroyant, étincelant, irrésistible. Belle manière ! de pratiquer un football moderne, organisé, pour passer au travers de défenses solidement constituées. L’ARBA verrouille l’accès de son but par un système de jeu bien hermétique ! Sur le terrain, il n’y a que des maillots blancs, et le ballon semble attiré par eux comme par un aimant.

Nos joueurs, qui semblent avoir perdu leurs marques et leur automatisme, se cherchent et tâtonnent. Ils ont du mal à coordonner leurs actions et, être menés de surcroît, n’arrange pas du tout le moral. Les supporters de l’ARBA jubilent. Ils sont contents, comment ne le seraient – ils pas ! Leur équipe mène par deux buts à zéro.

A quoi attribuer le fléchissement Milianais ! A la température trop lourde ? A ce soleil de plomb ? Sans doute. Mais surtout aux suites inquiétantes d’efforts trop soudains et trop généreux. Leur défense est désorganisée, affolée et trop dispersée. Pourtant ils ne sont pas venus en « Touristes »…

Au vestiaire, pendant le repos, ils sentent que le match peut leur échapper et sont inquiets. Les supporters de MILIANA, angoissés vivent des instants dramatiques. Ils consultent leur montre avec une inquiétude non feinte dès la reprise. L’entraîneur Milianais remplace BELECHEHEB et FODHIL par BESSEKRI et TIBAHINE, autrement plus athlétiques, afin de donner de l’efficacité aux nôtres, trop amoindris dans ce domaine.

Presque immédiatement après, BESSEKRI dans la mêlée catapulte de la tête le ballon hors de portée du gardien adverse : deux à un ! Avec la joie de ce but, l’espoir revient. Le coach Milianais a eu le nez fin en opérant ce changement. On recommence à y croire. Même s’il ne reste qu’un tout petit quart d’heure avant la fin ! Les Milianais transcendés par ce but reprennent de l’ascendant sur leurs adversaires du jour, et affichent plus d’assurance.
C’est au tour du public de l’ARBA d’être inquiet de cette soudaine nouvelle tournure des évènements. Il commence même à siffler la fin du match, tentant par là même d’influencer le trio arbitral.

Pour une fin de match, le rythme est endiablé. Cardiaque s’abstenir !! On siffle de plus belle. Le suspense est à son comble ! Les rouges repartent à l’attaque avec la rage de vaincre, tout au moins d’égaliser ! Mais l’ARBA se défend becs et ongles.

Chaque pouce de terrain arraché à l’adversaire coûte d’intenses efforts. Soudain, sur un centre de KADI, aussi virevoltant que d’habitude, KHELIFA hérite du ballon et, sans plus attendre, arme un maître tir, qui porte tous les espoirs des milliers de supporters croyant encore dur comme fer à une possible égalisation… Elle arrive ! C’est l’euphorie générale dans le camp Milianais.

Le miracle ! Les supporters Milianais se congratulent, chantent, dansent, certains même pleurent. Deux d’entre – eux (Alliouet BOUMAAD et Kamel ZERROUKHI) comme dans un état second ne trouvent rien de mieux à cet instant que de … sauter des tribunes en signe d’allégresse, au péril de leur vie. Sont – ils devenus fous ? Il faut déployer bien des efforts pour les ranimer. Sid Ali DJELLOULI secoue le grillage le séparant du terrain, dans une crise d’hystérie. L’arbitre de la rencontre Monsieur BENGUERGOURA siffla la fin du temps réglementaire, dans une ambiance indescriptible.

Ouf ! nous l’avons échappé belle. Le S.C.M. revient de loin, après avoir frisé la correctionnelle. Evidemment, l’arbitre en prend pour son grade, du côté des supporters de L’ARBA, qui le rendent responsable de cette égalisation, obtenue selon eux, après la fin du temps réglementaire.


LES PROLONGATIONS

Dramatiques ces prolongations pour les deux équipes, harassées, fourbues. MILIANA découvre à ses dépens que le rythme de ces matchs de « Barrages » est autrement plus rapide que le « train – train » du championnat. La première moitié de ces prolongations ne donne rien. Les deux équipes s’observent de nouveau. Avec beaucoup de prudence ; Les heurts deviennent fréquents entre joueurs.

On joue les dernières secondes de la partie et l’arbitre nerveux, consulte fréquemment son chronomètre. Le public retient son souffle. Les « temps morts » sont entamés quand, tout à coup, une charge irrégulière est sifflée contre l’ARBA, aux alentours des vingt mètres. L’ARBA conteste énergiquement cette décision, mais le référé tient bon . Des secondes interminables… ! Le mur adverse consent à s’organiser. Silence glacial dans les tribunes où chacun retient son souffle ! Le miracle aura – t –il lieu une seconde fois ?

KADI pose le ballon, recule, c’est curieux tout de même, pourquoi lui ? Il n’a pas l’habitude de tirer les coups francs. Résolu il prend son élan. Son corps se courbe sur la balle. Le ballon fuse en direction d’un mur érigé par dix gaillards prêts à le repousser quitte à en payer un prix fort. Il y met toute son énergie et sa foi de footballeur de vingt ans. Le cuir, accompagné des dieux du sport roi part telle une fusée…perfore le mur…et sèchement claque dans les filets, puis va mourir au fond des buts ! C’est le délire ! Un but d’une rare beauté, avec la délivrance au bout.

Quel spectacle, encore une fois, de voir les joueurs Milianais se congratuler a même le sol ! La fin est houleuse. Des incidents éclatent et la police est obligée d’intervenir. Principale cible d’une partie du public : l’homme en noir. Il ne doit son salut qu’à la proximité du fourgon de Police heureusement stationné devant le point de corner. MILIANA est heureuse, elle le serait à moins. Dame ! elle l’a échappée belle ! Comment diable un simple match peut – il engendrer une passion pareille !

Ce soir là, on veille fort tard à MILIANA

Commentaires (1)

Djilali Deghrar
  • 1. Djilali Deghrar | 19/09/2017
Ah ya chikhna, bonsoir

Vous nous rappelez le bon vieux temps, Miliana possédait une très belle équipe, votre frère, et l'inter gauche qui vit actuellement en Angleterre, un superbe n°10, les autres je me rappelle encore de leur visage mais pas de leur nom (Gouti, le n°3 LE 5 LE 11 ET LE 7 DE GRANDS JOUEURS.Il jouait à l'époque à Ain Defla parce que leur stade était suspendu ou en travaux de réfection. C'était la belle époque (je ne suis pas Ali Bencheikh qui ne cesse de justifier son époque par rapport aux autres générations.

Djilali Merci encore Mr Mohamed Landjerit

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