S 5Retour dans mes Souvenirs

                               De Bab-El-Oued @ Miliana

Retour en enfance

Par Med BRADAI

...Voilà cette retraite est là, ou on dit qu'en vieillissant on retombe en enfance !...
L'enfance ! Cette époque si insouciante qu'on a vécu gamin avant de grandir... Et maintenant à elle on pense, et on se dit qu'il est long, long ce chemin derrière, qu'on a parcouru et qu'on veut revoir brusquement son bout de commencement. Pour refaire son bout de chemin en souvenir.
A ce but d’âge atteint on ne peut renoncer à ne pas penser à revoir ce temps de jeunesse. Nos fantastiques BD  et tant d’autres séries qui ont illustrées notre enfance et colorées notre vie. De cette vie qui s'écoula comme le sablier, avec ses souvenirs qui complètent...
C'est à ce retour d'enfance que mes yeux s’éloignent de moi pour voir cet horizon lointain...Et C'est ainsi que fut mon retour d'enfance.

 

Vous souvenez-vous de ces interminables parties de jeux juste après l’école, entre midi et une heure de l’après-midi, avant la rentrée et après cette fameuse sortie des classes, à celui qui sera le fétiche du maître ou maîtresse  à emporter les cahiers de classe à corriger jusqu'à leurs domiciles. Ecole elbiar 2A ces sorties d’école où la rue soudainement devint toute grouillante d’élèves en tout âge confondu. A Ces cris de liberté poussés comme si on les avait enseigné en classe pour afin être acclamés à la rue juste à la sortie de la porte d’école.

L’histoire de notre enfance 7 - 10 et 12 ans fait clairement appel à cette nostalgie d'un monde disparu qui nous a vu grandir. Un monde plein d'histoires de notre temps gravé dans des espaces notre jeunesse.

A ces petits coups de points que l'on ne peut s'en passer à faire gouter leurs couleurs à un voisin du quartier, sans oublier petite gifle donnée à la sauvette à un camarade de classe en guise d'un au revoir... Les petites querelles de clocher suivies de combats inlassables entre rivaux de classe qui s'attendaient impatiemment à l’extérieur dans la rue pour être finalisées autour d' un cercle formé de camarades avides loin des maîtres. A s'en prendre aux cartables des faibles à jouer avec comme ballons .Et ces faibles qui faute de satisfaire les plus forts en goûter insuffisant par inadvertance n'en finissent pas à recevoir d'eux des raclées et ceux qui essuient des revers au jeu et vont en pleurs jusqu'à le dire aux parents…Et puis on n'en finira pas d'en citer encore de ces tribulations enfantines dans toute cette période folle qui nous faisait gamins d'un temps.

 

  Au-delà des bancs d'école, le Dimanche matin me rappelle cette attente devant l’église du village tout près du monument aux morts que ses contours bien clôtures font de lui un circuit fermé, comme à un rond-point. En élèves studieux jusqu'au samedi après-midi. Monuments aux morts de 14 20Le Dimanche matin sommes là en garnements de quartier, qu'on croit pas qu'on soit là en ce bon beau matin pour prier ou déposer des gerbes de fleurs en signe de commémoration à ces vieux combattants morts inscrits sur la stèle. Quand l'heure 09 H sera indiquée à l'horloge du clocher de l’église que les neufs coups eurent cessé, les sons de toutes les cloches de l’église rythmés en un seul mouvement se font entendre pour la messe du Dimanche. Cet appel de cloche pour la prière se fera sentir dans nos oreilles et fera appel à tous les fidèles chrétiens du village que c'est le moment de prier et aux mamans devant l’église de tirer leurs enfants par le col et  les faire pénétrer à l’intérieur pour leur culte et  laisser reposer leurs petits trésors.
 Et voilà, que tous ces gosses d'un Dimanche bien habillés, nous laissent leurs jouets de vélo bien neufs. De petits vélos multicolores seront là déposés et vont avoir besoin d’être un peu secoués de leur poussière. Cette peine de les rendre un peu joli nous revient sans qu'on demande sa contre-partie. La stèle leur sera à ces joujoux, le témoin d'un temps du nombre de fois qu'ils endureront à tourner autour.
Alors il revenait à chacun de nous de choisir lequel qui convient à notre assise et nos jambes. Pauvres vélos à les voir passer de mains en mains sans répit et aux sons à entendre de leurs klaxons stridents qu'on ne cesse de faire tinter jusqu'à la fin de notre compétition.
Le Monument aux Morts étant le circuit. Et il fallait nous voir tourner et tourner jusqu'à épuisement. Les plus heureux sont ceux qui prennent un vélo de garçon au lieu d'une fille. Parfois on laissait notre compétition inachevée, et qu'il n'y est pas gagnant ni de prix à remettre au gagnant. L’appel du danger vient d’être signalé. Nos deux garde-champêtres du village, nos compagnons de toujours sont là tout près et on doit déguerpir laissant tout le bazar. Au risque sans faute pour nous d'un P.V de la part de nos anges gardiens pour défaut de conduite en zone interdite. Mais l'essentiel pour nous fut bien réalisé on a gouté d'un petit plaisir qui était rare pour nos parents de nous en fournir ces luxes en ces temps-là.
à cet endroit de l’église et du Monument aux Morts, c’est aussi le grand rendez-vous du matin de 08 heures de tous les écoliers du village. Les huit coups du matin se feront entendre avant que la cloche de l’école tout près nous appelle qu'il est temps d'entrer en classe.

 

C’était aussi le temps d'une époque homérique à notre enfance. Le temps des illustrés en BD ou bouquins comme on disait en ce temps. Des images qui reflétaient nos héros favoris faites en histoires qui nous faisaient rêver à la lueur de bougies ou lampes à pétrole faute d’électricité dans bien des demeures. 31644 1Ces BD étaient une œuvre de jeunesse, pleine de dynamisme et d’imagination. Des bouquins à nous gamins bien chers qu'on recherchait au coin le plus reculé du village et qu'on gardait loin des yeux des parents. Chercher et choisir un coin d'endroit le plus approprié pour bien les lire en cachette. Il m’arrivait souvent d’enfouir ces trésors en un lieu sûr, pour ensuite en cas de besoin en faire un échange avec d'autres. Loin des yeux discrets de la mère qui ne tarderait pas des fois à le dire au père.
Et pour que le père en attente de notre retour à l'entrée de la maison ne puisse en trouver un en notre possession, la meilleure ingéniosité sortie de notre tête était celle de les mettre bien calés derrière le dos ou les enrouler en bas de nos jambes. Ce père est pleinement satisfait en nous voyant rentrer à la maison comme un gavroche les mains bien vides.
Peut-être en sait-il quelque chose, peut être le sait-il à notre air chétif. Ou préfère-t-il ne pas nous fouiller pour des trucs de notre jeunesse. Mais nous, en petits inconscients, nous nous supposions malins dans nos têtes et que l’astuce qui marche toujours encore est à merveille. Et combien de fois avions nous menti à sa question. C’était un exploit pour nous à sortir parfois de ce guet-apens d'un Maitre infaillible étant le père.
La télévision on ne la connaissait pas encore. C’était l’époque inouïe de la lecture, des épisodes conséquents de quelques pages. De beaux et grands sentiments qui reviennent à nous, consistance à nos mémoires de jeuneuse. Le simple illustré en BD entre les mains de celui qui se plaisait de le lire en groupe de copains, lui donnait un air hautain et arrogant laissant le choix aux trois autres copains à filtrer des yeux au-delà de ses épaules, c’était ça cette génération de ce temps. Cette génération qui a découvert ce monde de petits fascicules de petit format qu'on trouvait chez notre libraire habituel, où il nous arrive de sentir l'odeur du papier de ces BD en nous approchant d'eux chez cette libraire qui ne demande qu'à satisfaire nos yeux sortir de nos têtes. Mais un œil d'elle sera en constant éveillé de notre côté si deux ou trois sont là à admirer. Le diable même ne pourrait prendre le risque comme nous, mais habitués en qualité de supers clients on évitait toujours de faire l’espiègle avec elle, mais je me rappelle et je me rappellerai toujours d'une imprudence de ma part, un bien joli souvenir dont je me souviens encore aujourd’hui hui. On avait cotisé à deux pour acheter Miki le ranger c’était un petit format en ce temps-là, il avait la plus petite forme avant de prendre une autre dimension dans Nevada. Son prix était à 40F, mon copain m'a remis 30F et à moi le complément des 10F à la différence que c'est à lui que revient de le lire en premier et de me le remettre pour de bon car cette commission du déplacement de l'achat revient à moi de la faire. La librairie venait à peine d’étaler cette nouveauté d’épisode qu'on était à l’intérieur, j’ai payé, j’en ai pris un du tas et je suis sorti tout heureux. Absorbé par la couverture et la curiosité de voir la suite du précédent, mon camarade était bien loin, et voilà je constate que j'ai pris deux au lieu d'un. Les deux formats étaient collés et la précipitation a fait que je sois lavé de tout soupçon. Le rendre ou le prendre. Le diable en moi à l'oreille gauche m'a conseillé de le cacher c'est un bien du ciel que je ne dois en aucune façon le refuser. C’est ce que j'ai fait en suivant les conseils de ce bienfaiteur de l'improviste. Je n'ai jamais dit à ce camarade ce que j'ai fait de cette indélicatesse.

 

Le cinéma c’était une fois par semaine d'un jour de Dimanche. Le cinéma nous rapprochait aussi à ce monde de vision imaginaire d'où il représentait une autre passion pour nous, c’était le temps du cinéma muet. Assis à même le sol aux premières loges, l'appareil de projection avec son bruit infernal se trouvait placer devant nous à quelques mètres de l’écran. C’était pour nous des films du cinéma muet et tout ce qui nous intéressait le plus à nous gamins, était le rire avec cette musique de piano qui nous faisait marcher avec les images. Après le cinéma muet viennent ces films en noir et blanc. Des films cow-boy et d’indiens, on prenait ces derniers pour les méchants absolus, l’affiche dans la rue jouait aussi son rôle attirant avec ses couleurs vives, qu’on restait des heures à la regarder sans nous lasser à chacun de nos passages.
Imagesi 1  Des films où leurs titres tels que : Jack slade le damne - L’homme traqué - Le passage de santa fée - Le train sifflera trois fois - L'inspecteur aime la bagarre - EDDIE CONSTANTINE - Bomba enfant de la jungle - GODZILA - Les mystères de Paris - Scaramouche - Ali Baba et les quarante voleurs et de ces films sentimentaux qui ne peuvent s'effacer d'une mémoire comme Jody et le faon. Si Le film passait une seule fois et que vous l'ayez raté c'est que vos poches en ce moment-là n'ont pu avoir les 20f d'un ticket d'entrée et lorsque les copains le matin à la porte de l’école viennent à gesticuler de leurs mains vous raconter les séquences de ce film perdu, c’est l’écouter et l'imaginer à la façon de conter du narrateur Et c'est tout un regret qu'on aura au cœur des jours et des jours après. Pour cette passion exaltante de notre enfance il fallait se se débrouiller un franc par là un autre de là, parfois après une commission qu'on espère qu'elle va nous rapporter gros on se contentera au regret tout simplement d'un bonbon ou d'un morceau de gâteau sucré bien rare d'en trouver chez soi. C’était ça notre vie de gamins.il s’agissait pour nous de récupérer une bourse en fin de semaine qui donne l’équivalent à l'achat du nouvel album ou un bimensuel allant bientôt paraitre entre 20f et 80 f, et surtout surtout…pour en être le premier à le lire et le posséder en attendant le prochain épisode. En les recherchait activement, au plus loin recoin d'un copain on se connaissait entre nous par cœur. Couteux on ne le pensait pas à ce temps-là, mais il fut et restera un excellent souvenir d’enfance.

Si on se rappelle encore de ces BD, on dira que de souvenirs d'enfance nous avons laissé, tels que : Nevada : Miki le Ranger avec ses compagnons Saignée, Double Rhum, Susy et son cheval Napoléon. HONDO : avec Jicop l'éclaireur de l'armée et son ami de toujours Dusty. RODEO : Tex Willer (trois doigts) Tiger et Kit CARSON KIWI, il y avait un épisode qu'on trouvait dans cette BD de KIWI et que peut être peu l’ont en mémoire : la série elle n'a pas trop duré et n'a pas tardé à disparaitre, c’était Mirko Le Petit Duc remplacée par Zagor et son ami mexicain Chico (son mot toujours à la bouche : caramba ! Ombrax, KINOWA, Sam Boyle le scalpé. Ivanohe : avec les épisodes de kocis l'apache et flèche de lune avec leur horde de chevaux sauvages. Akim, avec Akim ; Jim, Rita, Zig la guenon, Kar le gorille Baroi l'elephant Rag le lion. Zembla, Zmbla YeYe avec son réveil suspendu à son cou et son casque marqué dessus MP et le kangourou Pétoulet - Tex Tone - hoppalong cassidy - bil tornade - Red Canyon - Buffalo Bill - Davy Crockett - Caribou - Buck John - Jim Canada - Blek le Roc, Davy croket - Wheipii ! Pecos BilL - Jim Tornade - Kris leSherif - Puma - Bourasques - Marco Polo - Lancelot - Kink la Jungle - Apaches -TOTEM -,Audax, Ardan, Tarou, Dynamic,Tempest, Ouragan, Fulgor, Vengeur, Olympic, Hardy, Mystic, Eclair, Pirates - Marco Polo. Sciences fiction : Meteor - Spoutnick - Cosmos - La guerre dans les petits formats avait aussi sa place Banzai - Baroud - Vigor Choc, Commando.- Batler briton - Tigres Panzher - temeraire - X13 Garry - Attack - les cinq As parmi tant d’autres -Tartine-Pepito -Pim PamPoum...Et bien d'autres illustrés en BD que j'ai dû oublier de citer que les nostalgiques de ces bouquins ne m'en voudront pas, on ne peut retenir toute une jeunesse.

Si j'en viens à raconter cette histoire de mes souvenirs, de cette jeunesse, de ce temps Peut être existe-il des nostalgiques comme moi qui. Disent de ce temps passé comme il court, il court. Ce temps qu'on ne peut retenir, hier on n’avait même pas 10 ans...

Commentaires (25)

Miliani2Keur
  • 1. Miliani2Keur | 27/12/2016
Mohamed

à l'epoque je ne connaissais pas Algermiliana, et ton texte est terrifiant , je ne l'ai pas encore lu et je vais le faire ... il y'a plein de parfums et de nostalgie positive, les souvenirs de la sensibilité d'enfant...
merci pour cette redécouverte
L'Amiye
  • 2. L'Amiye | 24/10/2013
Cher ami Bradai,

Chez nous "el kouach" le boulanger mettait des petits cartons numérotés dans le coin de nos plateaux, et nous donnait le double, gare à celui qui perdait son petit carton!
Dans mon quartier, les garçons, nos petits voisins, se chargeaient de prendre nos plateaux sur leur tête, nous les filles, suivions, grand-mère surveillait et sur ses gardes sur le pas de la porte! C'était chouette!

Ce boulanger qui nous fascinait, un Marcel datant de plusieurs jours sur le corps avait dans le coin de sa bouche une espèce de cure-dent ou je ne sais pas quoi pour strier les baguettes d'un geste récurrent!

Tu as cité les trois gâteaux que j'aime, plus le makrout et hélas ce sont ceux là qui subissaient les pires dégâts .... Et d'ailleurs il n' y avait pas d'autres, sauf les gâteaux frits à la maison qu'on plongeait dans le miel. (samsa, griouech et aussi le makrout frit)
Voilà tu as réveillé non sans émotions comme à chaque fois une partie importante de mon enfance!

Mais je donnerai cher pour revivre un seul instant, le temps du bonheur comme dirait la chanson!

Amitiés,
L'Amiye,
L'Amiye
  • 3. L'Amiye | 24/10/2013
Bonsoir mon ami Messaoud,

How old are u then? (lol)

Je peux te dire que j'ai gardé mon âme d'enfant, et quand j'ouvre ma bouche c'est toujours pour dire la vérité! Mais je fais très attention avec mes boutades au cas où it may cause a quarrel...
C'est déjà arrivé!
Well... Let bygones be bygones !

As for the whole new life waiting for us over there, Messaoud! Can you tell me when and where... I have to do my stuff first!
Dying is as natural as living,

Friendly yours,
L'Amiye,
Messaoud
  • 4. Messaoud | 24/10/2013
Bonjour les amis (es)

At our age we have all same age……….. the childhood , the youth , the adulthood and now the same age……..Childhood memory……

On peut grandir on peut même vieillir pour sa maman on reste un enfant………… Je l’aime parce que c’est mon enfant……..quand l’enfant quitte la maison il emporte la main de sa maman………..

Le privilège de l'enfance pour qui la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent…….
L’âge adulte, ce rêve d’enfant…..
Grand est celui qui n’a pas perdu son cœur d’enfant……...il n’aura pas à rougir de l’adulte qu’il est……..il comprendra toujours ce que l’on ne lui expliquera jamais……….la crédulité reste la force de l’enfant………de l’enfance……… la vérité sort de la bouche des enfants……

La vie est faite de détails……….mais un seul détail peut changer toute une vie……….

Hi l’Amiye, a whole new life waits for us over there
bradai
  • 5. bradai | 23/10/2013
c'est une comptine de notre tendre enfance A la claire fontainehttp://youtu.be/-VctOj6Bm4Y en l'ecoutant ça m'a rappelé bien des choses de mon enfance qu'on a jamais oublié et qu'on était nous aussi enfants à l'avoir chanté.

Ce temps d’enfance me rappelle la boulangerie de notre village. Une boulangerie bien faite dans un style architectural de forme d’un bateau avec bastingage et hublots à partir de la cabine de pilotage du capitaine. A cette époque , on pouvait nous gamins même enter à l’intérieur .On sera en face d’ un four en briques pleines et d’ une trappe dans une paroi dont un cadre en fonte coiffe la chambre de cuisson. Cela rappelle à tout gamin du village de ce temps là les occasions de fêtes et notre présence dans ce lieu.
Là, on trouvera les deux inséparables apprentis Ammi M'hamed Belkhaouni et Ammi Moha Bouamra en tabliers blancs couvrant leurs corps à partir de la ceinture jusqu'aux pieds en train de façonner le pain. On les voyait au boulot, ici et là mais pour nous le moment tant attendu c’était quand ils finissent de sortir le pain cuit avec leurs longues baguettes terminées par une languette.
Dans ces moments de notre présence c’était à l'approche des fêtes. Chaque maman au village, connaissant une recette de gâteaux s'empressait à préparer à l’occasion quelques plateaux qu’elle mettra dans un plat de fortune et l’enverra cuire à la boulangerie. C’était nous les gamins de cette époque à qui revenait cette pénible besogne qui nous éloignait bon gré mal gré de nos jeux .Pour toutes ces mamans , Il y avait généralement trois sortes de varietes de gateaux qu’elles savaient piétiner avec joie et c’était les seules qu’elles connaissaient qui faisaient les merveilles dans notre petit village , je crois pas plus ( tabea, tcharek et la ghribia) .Attention à la ghribia, si elle était mal préparée ou tarde à être enfournée; à sa sortie de la cuisson, il serait difficile de reconnaitre si c'est un gâteau ou une couche de farine cuite. Là Ammi Mohamed patron de la boulangerie dira sa fameuse phrase t :" je ne suis pour rien quand vous saurez préparer un gâteau, venez le faire cuire. La maman et la fille en seront bien déçues après en voyant leurs merveilles dans un état déplorable .Pire encore désastreux , elles qui s'être données tant de peine pour rien !Parfois toutes mécontentes elles nous disent pour nous faire retourner à la boulangerie récupérer leurs biens « non ce n’est pas notre plat tu n’ es qu’ un bourourou . c’était un mot qu’aucun gamin n’aimait entendre. Ça lui faisait sous entendre qu’il est le plus ridicule entre ses copains. Mais il est bien trop tard un plat bien fait est le plus choisi en temps opportun que jamais il ne pourrait revenir à la pauvre maman et sa fille qui attendaient avec impatience le fruit de toute une demie journée de leurs labeurs. Le père sera là à constater les dégâts qu’a fait la mère au dépend des ses poches. C’est qu’ Ils nous revenaient à nous gamins filles et garçons de ce temps insouciants du mal que nous faisons en choisissant le meilleur plat de gâteaux à nos yeux qui ne nous appartenait nullement .Combien fois dehors , en reconnaissant chacun son plat il y a eu marmelade et bagarre . C’était un bon bout temps de notre enfance.

Lorsqu'on sortait de l'école à midi, on s'empressait de nous présenter devant un coupe-pain posé sur le comptoir qu’Ammi Mohamed boulanger de profession nous tranchait des chanteaux de pain pour "zoudj douros"
Le pain que faisaient nos deux apprentis étant si bien préparé qu'on pouvait voir à travers sa mie comme à travers une passoire et là tout près, à coté de la buvette de « georgeo » , notre bienveillant elamri avec sa poêle pleine de tranches de pommes de terre frites nous contentait d'une ou deux pieces de ce repas qu'on fait avant un jeu qui nous faisait attendre la rentrée de l’école.
Il y avait peu de baguettes, la plus grosse quantité était faite en gros pain d'un kg. L’odeur du pain vous pénètre dés qu’on franchisse le seuil de la porte du magasin de vente de cette boulangerie.
Et ce pain qu'on appelait fougasse qu'on s'empressait d'acheter le matin pour le petit déjeuner. En entrant la première remarque que nous fait ce bon boulanger de l’époque c’est de ne pas nous de toucher au pain de nos mains, d’ailleurs c’était tout indiquait « interdit de toucher à la marchandise » .Un rouleau de papier pour boulangerie posé tout près sur son comptoir lui servait à envelopper à chacun son pain. Pour l’hygiène c’était exigé. Pour cette période, c'était un luxe d’avoir à manger un morceau de ce pain là. On se contentait chez nous et pour beaucoup de gens de ce que peut nous donner un « tadjin « sur un feu de bois de cheminée dans un coin de la maison. je me rappelle la plus grande partie du temps de notre traditionnelle galette ce pain devenu rare dans les foyers actuels et qu’on s’empresse d’acheter dans les rues. Bien heureux pour certains peut être de parler parfois de cette époque qui nous a vu grandir .
L'oubliée
  • 6. L'oubliée | 27/04/2013
Salut à tous,
Farida,
Je voulais dire que tu t'étais longtemps absentée du site(et tu nous a bcp manquée)pour certaines raisons,il en est de même pour moi aujourd'hui(j'ai
très peu de temps libre)
A bientôt.
L'oubliée
  • 7. L'oubliée | 27/04/2013
Salut à tous,
Farida
Tu nous a bcp manquée un teeemps pour certaines raisons,il en est de même
pour moi aujourd'hui mais je ferai tout pour être parmi vous le 1er Mai inchALLAH,je suis de tout cœur avec les membres du comité .

Portez vous bien.
Farida H
Bonjour l.oubliée.
Tu nous manques sur le site .tu t'es faite rare ces derniers temps !
Petite remarque ,c'est tout .
.Hadja (que je salue )ne peut pas deviner non plus .Mais Qu'à cela n'y tienne ,on saura inchallah!
As-tu connue Fadela benblidia (je l'a salue aussi et espère la revoir) ?
Bonne journée
Bouzar Bouzar
  • 9. Bouzar Bouzar | 17/04/2013
MME RANDI DALILA c'est ce film de thierry la fronde en episode qui m'a beaucoup marqué et le film indou djanitou avec la chanson tela moské épéné alana touhi .etc....et oui c'était l'époque comme disait CHEIKH GAROUABI rabi yarahmou la chanson elbareh ci cene fi 3oumri 3ouchrine 3ouchrine.
RANDI DALILA
  • 10. RANDI DALILA | 17/04/2013
A MR.BOUZAR BOUZAR Vous avez éveillé en moi d'excellents souvenirs d'enfance je suis

français que je n'ai jamais raté l'acteur c'est JEAN CLAUDE DROUOT je vous relate quelques

lignes de la chanson avant l'édition du film. " je m'apelle THIERRY LA FRONDE JE SUIS LE

GRAND HEROS DU MONDE JE ME BAS CONTRE LES ANGLAIS POUR DELIVRER ISABELLE

COMPAGNONS ........

MERCI MME. RANDI DALILA
ferhaoui
  • 11. ferhaoui | 22/03/2013
bonjour l'ami mohamed- gouraya et la sympathique l' oubliée ! alors comme promis restons juste un week -end dans la bonne humeur !après la chanson de eddi mitchell pour titre :j'ai oublié de l 'oublier! une autre chansonnette celle -ci a fait un tabac son auteur christophe ...et elle commence comme ceci :...et j'ai crié ...crié ...aline....il faut ...que....tu reviennes...et j' ai pleuré....pleuré...sur....cette plage....et...j'ai...dessiné...son...doux...visage...et....j' ai...oublié...etc! -de tout coeur je dédie cette chanson des année 1960 à tous, et à toutes ( au passage à mon ami albert ferié ancien prof au lycée ferroukhi de miliana années 1970).( actuel.hab.l.france)
mohamed.gouraya
  • 12. mohamed.gouraya | 21/03/2013
A l'oubliée.
Une magnifique chanson de Eddy Mitchell "J'ai oublié de l'oublier".
bonne soirée à toutes et à tous
ferhaoui
  • 13. ferhaoui | 21/03/2013
bonsoir l'oubliée ,humours:une des source les plus comique des aventure d'amour,ce sont les faux coups de foudre.une femme ennuyée ,mais non sensible ,se croit amoureuse pour la vie pendant toute une soirée .elle est fière d'avoir enfin trouvé un de ces grands mouvements de l'ame après lesquels courait son imagination...le lendemain elle ne sait plus ou se cacher ,et surtout comment éviter le malheureux objet qu'elle adorait..la veille.! ! après une semaine de politique pourquoi pas week-end coups de foudre!! l'ami ferhaoui.
L'oubliée
  • 14. L'oubliée | 21/03/2013
Bonsoir à tous,
El hadja je sais ma tadharbich khatte el r'mel,j'insinuais si on se rencontrait et que je te donnais mon nom.
Merci Samia pour tes bonnes intentions,ça" booste".

Mes amitiés à tous.
TALBI Samia
  • 15. TALBI Samia | 21/03/2013
Salut à tous,à l'oubliée qui n'est pas "oubliée" ,je dis que ce sera un immense plaisir que de te "revoir" ,toi particulièrement qui a aiguisé ma curiosité en t'entourant d'un grand mystère et toutes les Abdounettes en général!!Il faut dire que les années sont passées et beaucoup de souvenirs se sont estompés avec eux l'image de beaucoup de visages!Je souhaite que nos retrouvailles "lèveront" le voile sur"cette éphémère amnésie"!Oubliée qui n'est pas oubliée,sois présente aujourd'hui et demain car nous serons toujours là pour toi :Tu n'as qu'à lever le doigt lol!Bonne soirée à tous!
ikhlef_hadja
  • 16. ikhlef_hadja | 21/03/2013
salut l'OUBLIEE comment veux tu que je me souvienne avec ton pseudo ca releve de la magie non !aujourd'hui monsieur mokaddem proviseur du lycee abdou est passe au lycee hassiba ben bouali pour une excursion avec les abdounates et abdouniens ;ils ont pu assister a une piece de theatre vu que c'etait la fete de fin trimestre comme vous devez toutes vous le rappeler au temps des cerises et des animations trimestrielles pour et par les eleves;j'organise une excursion pour miliana de mes eleves actuelles et je sais que miliana reste une ville riche de son passe glorieux et historique alors les abdounates professeurs pour faire decouvrir a vos eleves notre patrimoine et notre cher lycee ou que vous soyez !cordialement
L'oubliée
  • 17. L'oubliée | 21/03/2013
Salut,

Chère B.f/z,j'avoue ne pas savoir qui tu es mais je saurai te contacter.
J'appelle camarade et copine toute abdouna que j'ai côtoyée durant mes
sept années d'internat,je serai aussi ravie de revoir Farida qui est mon ainée,que Samia qui est un peu plus jeune que moi,et bien d'autres qui
ne sont pas de ma promo.
Mes amitiés à tous.
B.f/z
  • 18. B.f/z | 21/03/2013
Bonjour à tous,

A L'oubliée:
Akdha tu étais camarade avec Zoulikha et Zhera? Alors tu sais qui je suis.
avec mon amitié.
mohamed azizi mohamed
  • 19. mohamed azizi mohamed | 21/03/2013
Bonjour à toutes et à tous. Merci à mon ami Ayadi pour son petit coucou. C'est vrai que je chante souvent Aznavour, et tant d' autres. Un de ces jours on se fera une soirée souvenirs en chansons. A bientôt mon ami.
L'oubliée
  • 20. L'oubliée | 21/03/2013
Salut à vous,

Je serai ravie de revoir mes anciennes camarades et copines
Zoulikha et Z'hera,mais je ne suis pas sure qu'Elhadja se souvienne
de moi.

Mes amitiés à tous.
Bouzar Bouzar
  • 21. Bouzar Bouzar | 19/03/2013
bsr BRADAI le dourou que tu as trouvé lave le avec du citron et la poudre action puis laisse le en souvenir ne le perd pas.
ferhaoui
  • 22. ferhaoui | 19/03/2013
une page d'histoire :mémoire d'un professeur de dessin.aujourd'hui ,l'homme, l'auteur ,retient quelquefois plus que son oeuvre s'il arrive que cette curiosité depasse la discrétion elle est pourtant fondée sur la certitude que l'oeuvre est en grande partie une confession transposée.on sait maintenant que des personnages que l'on croyait imaginaires parlent au nom de l' artiste peintre ,du poète ,du romancier,ou l'historien ,meme du philosophe .l'une des découvertes les pls certaines de la critique moderne est que l'oeuvre d'art est toujours l'expression d'un individu.comment celui-ci a-t-il vécu! ...quels sont les les maisons ,les rues ,les paysages qu'il a subi !....quelle vision recherchait son inspiration !..s'il a souffert , dans quelle circonstances a-t-il recu l'emotion qu'il a ensuite ,selon son talent essayé de transmettre !....je me pose à peu près ces questions au premier plan de ce commentaire que j'ai intitulé ma miliana demeures inspirées et sites romanesques ainsi j'espère de tout coeur la raison de la publication après maintes hésitation .il en est une autre.quand on plonge dans le trésor de nos grands hommes , on le découvre inépuisable .il y a des hierarchies !certes et tout ecrivain n'a pas eu la vie qui justifie l'article et les images .le gout de notre epoque pour l'image photographique est un bien à sa facon ;il aide à dépasser la théorie au profit du vrai .des écrivains comme mouloude m.mohamed d.,ou encore taha -hu,balzac,ou le grand hugo,qui ne cessent d'etonner,à cause de leur oeuvre autant que leur vie .ils sont ordonné celle-ci avec une adresse aussi sure que celle qu'ils ont montrés dans la conduite de leurs créatures imaginaires d'autres comme nos classiques abounouass , dante ,dans les arts : pierre paul rubens,adriaen-v-der werff ,rembrandt.et bien d'autres vécurent dans un cadre pls convenu .il ne faut s'y tromper .l'une des raisons des études qui composent ce commentaire .ils ont été aussi des hommes à fortes passions meme s'il ne l'ont pas crié. à mes élèves de miliana des années 1969 ferroukhi , abdou et ibn-batuta .
bradai
  • 23. bradai | 18/03/2013
Bouzar,si tu me fais rappeler un passé je viens il n'y a pas de ça trois jours en demolisant un ancien mur de notre demeure le maçon a trouvé une piece de 5 francs caché au fond d'un trou d'une brique.
ILest resté ahuri ,il n'en a jamais vu une de telle.
C'etait une piece de 5 f qu'on disait nous en ce temps "DOUROU".
Et voilà elle etait là depuis plus de cinquante.Aujourd hui ça me rappelle ce temps qu'on cachait notre tresor à la vue de notre pere et mere dans ces trous de briques.
Je me rappelle qu'avec 10 francs "zoudj dourou" on nous a laissé moi et mon frere à l'entracte entrer voir un film de ce genre epanimonda où la fin du film se terminait dans un champ de bataille et une mere cherchait son fils parmi les morts et blessés .IL y avait eu à l'ecran un grand trou de brulé et on a jamais su la fin du film.ça arrivait souvent à ces films noir et blanc et pour un remboursement on nous ouvrait la porte pour nous dire de sortir faire une petite promenade en attendant qu'on nous fasse appeler pour voir la suite.
Bouzar Bouzar
  • 24. Bouzar Bouzar | 18/03/2013
bsr Bradai med tu te rappelles des 2 films épaminandas et le film cow boy de chandler et les films indous laurel et hardi théri la fronde les 3 mousquetaires charlot
Amar AYADI
  • 25. Amar AYADI | 13/03/2013
Bonjour la famille
Mon ami Bradai....... " ould Al Gountasse "..................

Aie ! a dit Kada, j’ai mal …………j’ai mal d’aimer
Kada, et c’est tout le mal que je vous souhaite……..

Ouah Khouya Kada, Farha Ou Zahoua Farha Ou Nacheoua..........
Kada, Farha………Ouiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!………

Une femme toute voilée, de la tête aux pieds, appelle le vendeur qui tarde à lui répondre, la femme s’en offusque et au vendeur de lui dire '' sachez madame que je ne réponds jamais aux appels masqués ''

Ouah Ya Khouya Bradai,
yesterday when I was young……………..
And there are so many songs
That won’t be sung……..
Kada, Eche3ale Mane Chateha Fi Rassi
Loukane Issa3efouni Gouayemi.

Ouah Ya Khouya Kada, à la guerre comme à la guerre, bientôt le 1er Mai et bientôt le bain de …………..sons
Kada: La famille a besoin de se retrouver ……de se parler ..............à la mer comme à la mer, on prendra un bain …….un bain sonore…… et on le prendra ensemble ……….....In Chaa Allah……….

Un coucou à mon ami Med Azizi, lui qui adore Aznavour…….

Hier encore j'avais vingt ans Je caressais le temps et jouais de la vie comme on joue de l'amour et je vivais la nuit sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps

J'ai fait tant de projets qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs qui se sont envolés
que je reste perdu ne sachant où aller
les yeux cherchant le ciel mais le cœur mis en terre

Hier encore j'avais vingt ans je gaspillais le temps
en croyant l'arrêter et pour le retenir même le devancer je n'ai fait que courir et me suis essoufflé

Ignorant le passé conjuguant au futur je précédais de moi toute conversation et donnais mon avis que je voulais le bon pour critiquer le monde avec désinvolture

Hier encore j'avais vingt ans mais j'ai perdu mon temps
à faire des folies qui ne me laissent au fond rien de vraiment précis que quelques rides au front et la peur de l'ennui

Car mes amours sont mortes avant que d'exister
mes amis sont partis et ne reviendront pas
par ma faute j'ai fait le vide autour de moi
et j'ai gâché ma vie et mes jeunes années

Du meilleur et du pire en jetant le meilleur j'ai figé mes sourires et j'ai glacé mes pleurs où sont-ils à présent
à présent mes vingt ans ?

Amicalement
Amar AYADI

Ajouter un commentaire