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Yal El Moutchou...!

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Un texte succulent qui nous plonge sans égards dans bit skhoune et toute l’effervescence qui y règne. C’est plutôt le hammam côté hommes, que l’on ne connait pas très bien nous autres femmes, et donc grand merci à son auteur Abderrahmane Belfedhal d’avoir ouvert la lourde porte en bois, qu’une grosse boule en fer referme vite pour garder la chaleur de bit skhoune et éviter les courants d’air! Un système simple et très ingénieux du reste !

Un texte vivant, énergique, qui restitue superbement et avec beaucoup d'humour, de tendresse, et de nostalgie aussi cette atmosphère feutrée, estompée de bit skhoune dont nous avons tous de fidèles répliques. Yal moutchou, djibenna gouizza barda, yerham echikh !

Bonne lecture!


A tous ceux qui, un jour, avaient franchi le seuil de Bit Skhoune, usant de Karkabou et de Dkhoul

A tous les moutchous et les kayesses pour avoir au fil des temps soutenu, tambour battant, la saga des bains mauresques.

Je dédie ce passage.

Trézel, Sougeur c’est revivre avec le baroud d’honneur la longue traversée des bains mauresques dans leur architecture typique et les lampes étanches qui dévoilaient à peine les fronts et les visages ruisselants, noyés dans un brouhaha confus et indéfini.
Les voix se succèdent, se confondent et s’entremêlent dans une atmosphère rappelant somme toute l’ambiance des galères des matelots en furia. Il vous arrive, en pareille situation, d’intercepter un SOS se profilant sur le sol brûlant, maquillé d’une vapeur compacte à couper le souffle. Prenez mes chers amis votre patience en gaieté de cœur et traduisez ces sms tirant leur trait d’union de la tragédie cornélienne :

-"yal moutchou , yerham waldik chwiya ma bared"

-“yal moutchou , belaa el bab , jib dop , jib dkhoul

- yal moutchou ayat lel kayess”

Une voix au timbre presque suppliant:

-" yal moutchou , sadaka ala el walidin , jib elkarkabou, karaya tabou "

Une autre voix à peine audible, une autre encore de quelqu’un bien que frappant le sol à l’aide d’un Kotti, donnait l’allure d’un égaré dans une île déserte. En pareille situation, la force n’est désormais qu’une toute petite flamme.

La porte donnant accès sur Bit Skhoune, à chaque ouverture laissait pivoter une boule de fer massif fixée à une poulie qui, mise en mouvement, remettait la porte dans sa position initiale et empêchait de la sorte l’infiltration de courant froid. Enfant, je ne cessais pas de porter mon regard sur cette boule étrange qui renvoyait mon imagination de façon franche et directe sur les époques Grecques et Romaines, là ou les cachots assommés par les ténèbres et les bruits de chaînes ne manquaient pas de loques humaines.

El moutchou , les bras chargés de longues serviettes , d’un geste mécanique et décidé, s’empoigne de son client, rouge-vif, l’engouffre dans le Dkhoul et dans une galanterie parfois peu singulière, le prie illico-presto de regagner le lit royal.

Le lit royal est une sorte de plan dur réalisé à partir de planches de bois assez serrées, couvert d’un tissu permettait au sortant de Bit Skhoune de sécher et de goûter le plein repos dans une attitude de grande relaxe , de détente et de sérénité. La grande salle, disposant de plusieurs lits alignés tout autour du périmètre intérieur du bain, tenait lieu de cafeteria. Café au chih et thé Bounejma, engorgés d’arome, s’ajoutaient gaiement au repos du Corps et de l’esprit.

Les bouteilles de limonade plongées dans un grand couffin, baignant en douce au milieu des pans de glaces, se rafraichissaient au mieux dans l’attente d’être servies. Judor, à la pulpe d’or, était incontestablement la plus convoitée.

A cette époque, Trezel comptait dans son patrimoine foncier deux bains maures. Le plus vieux, vivant a ce jour, est exploité par les Ouled Belkheir. Le deuxième ayant passé l’arme a gauche était exploité par les Ouled Khelif. De nos jours et bien que les coups de la concurrence soient tenaces, le vieux bain continue à braver les temps en s’accrochant énergiquement à la Baraka des anciens. Les deux bains, en cette frange de temps que nous citons, servaient aussi à dégraisser les Lhoufs et les Jridis que ramenaient les Trézeliennes à l’occasion de leur mise en beauté.

L’après -midi, rayonnantes, elles rentraient chez elles, avec le linge propre, sec et admirablement repassé à la main, sans alliance aucune avec quelque appareil que ce soit. Ce fut un temps. Un temps merveilleux.

Si Laid, Si Ahmed, Si Taher, Si Driss (un clin d’œil à mon ancien collègue de travail) et toutes les plumes Ain-dzaritoises, allons de ce pas saluer l’honorable MOUTCHOU pour les tâches accomplies tant il était exposé aux chocs thermiques.

De Bit Skhoune au lit royal, c’est là, l’une des plus belles romances baignant entre le chaud et la fraicheur . Bared w skhoune ya hawa, c’est plus que le titre d’une chanson aux sentiments controversés, c’est un label. C’est une philosophie. C’est un acte et une référence.

El Kayasse bonjour

C’est en fait le personnage le plus influant dans l’équipe du bain. Il l’est beaucoup plus par le gant qu’il utilise dans son œuvre de lavage. Le gant est rude, le gant est sec, le gant est foudroyant. A juste cause et à juste titre on l’appelait "El Harcha". EL kayasse, calme et serein, dans une attitude de grand fakir, abordait son travail sans trop de peine. Les gestes et les mouvements dans un rythme cadencé relevaient d’une véritable symphonie mesurée aux trois temps:

-Vlan la tête
-Vlan le corps
-Hop hop et voilà les pieds au flan.

Éreinté, rescapé à moitié, le baigneur baignant baigné est aussitôt recommandé à la grâce du moutchou qui, pour les commodités du séchoir le remet à son tour aux bons soins du masseur Ce dernier en véritable maitre du Yoga marquera la fin du parcours.

Par ces motifs et pour ces raisons justifiables et justifiées, il m’arrivait de dévier le sens des aiguilles. Sitôt prémédité, sitôt exécuté, j’entamais alors une plaidoirie fracassante en l’honneur du bain. J’insistais particulièrement sur ces moments entachés de grande extase une fois entouré par les gai-lurons El moutchou, El kayasse et El masseur, sans toutefois oublier cette sensation inouïe propulsée par la kyassa. Ces avantages en réalité ne sont plus à démontrer tant cette plaidoirie était de forme, relevant totalement de la fiction. Le fond des choses, le réel des choses, le naturel des choses étant finalement une autre chose. Il s’agissait de récupérer coûte que coûte les quelques centimes réservés en principe à la caisse du bain et s’envoler sans tarder vers l’obscurité la plus attrayante dans la salle la plus romanesque: Silimet Lahcen, haut lieu d’évasion et d’exploration des temps nantis. Cependant, cela ne réussissait pas à tous les coups.

Par une belle nuit étoilée, de retour à la maison, simulant une fatigue bien appliquée en apparence, je me retrouvais nez a nez avec mon frère AEK, les mains bien fixées sur les hanches, exhibant des yeux en parfaite ébullition, relevant un front porteur des trois plis de la colère et me dit en substance :

-YA SIDI BSAHTEK TAHMIMA !

Lire sans détour: diable mais où est donc ce maudit bain ?

Jouant l’étonné, face a un subterfuge démasqué à l’avance je répondis :

-Mais bien sur que j ai été au bain.

Au fond de moi-même, je me rendis à l’évidence qu’acquérir une place de soleil au cinéma, ou pulvériser sa crasse, il ya quand même une nette distance ! L’absence de propreté apparente et l’inexistence de la moindre odeur susceptible de rappeler un passage via bit skhoune furent un alibi solide, pour que je sois franc candidat a une correction en règle. Enfant, je n’ai jamais regretté ces audaces de jeunesse car jugeant en dernier ressort que l’enjeu en valait les prunes et la chandelle.

Il y a de cela une bien bonne trotte de vie… et viva le ciné-Nador.

Abderrahmane Belfedhal

Par Meskellil

Commentaires (12)

said belfedhal
  • 1. said belfedhal (site web) | 14/10/2018
Bonsoir tout le monde
Je dois dire que grace a mon frere je decouvre la un site tout a fait interessant et j espere qu on echangera enormement de choses. Je tiens a feliciter et encourager tous les efforts consentis par les uns et les autres afin de faire prevaloir les vertus de la communication d ou qu elle vienne.
Meskellil
  • 2. Meskellil | 14/10/2018
Bonjour à tous,

Bonjour Abderrahmane Belfedhal,

Je vous remercie de votre gentil commentaire, et si les flots nostalgique de Saïd votre frère sont aussi sensibles que les vôtres et si l’humour y a toute sa place, alors c’est volontiers et avec plaisir que je le lirais, ou que je l'écouterais puisqu'il est musicien aussi! Merci à vous !
Belfedhal Abderrahmane
  • 3. Belfedhal Abderrahmane | 09/10/2018
mesk ellil bonjour. je dois admettre qu el moutchou a su frapper à la bonne porte et l 'auteur a son tour est comblé et fort bien touché par vos marques de courtoisie. Dans votre message il ya de la noblesse.
par ailleurs votre message est révélateur de trois caractéristiques propres a l auteur d el moutchou de trezel a savoir: le cote nostalgique, le cote humouristique et enfin le cote tendresse.
l'humour a été pour moi le meilleur procédé pour apprécier le naturel à sa juste valeur, peut etre que ca a un rapport avec le jour de ma naissance par un sacre premier avril.
si la nostalgie est mon ame douce la tendresse en est l'essence et la substance de ma vie toute entiere mesk ellil attendez vous a recevoir une nouvelle plume de trezel, elle est nostalgique a flots, sensible a tout ce qui a tendance a pouvoir ramener un plus. Prof de francais durant des decennies, ce monsieur est écrivain, musicien compositeur fait partie du groupe le trio d'el hidhab laissons le temps au temps et donnons a monsieur Belfedhal Said, mon frere, son espace pour mieux s exprimer.
mesk ellil merci encore une fois pour votre chaleureux message. bon courage et à bientot .
Belfedhal Abderrahmane
Meskellil
  • 4. Meskellil | 06/10/2018
Bonjour aux amis, à l'ami et grand frère Ferhaoui, à tous,

Bonjour Abderrahmane Belfedhal, et merhba bik !

Je n’aurais jamais pensé échanger directement avec le Moutchou tellement il me paraissait lointain, et voilà qu’il retrouve le chemin de son délicieux article et vient faire un tour du côté d’algermiliana, qui est une œuvre magistrale de sa webmestre Noria, notre hôtesse. Je vous renouvelle Abderrahmane mon grand plaisir à la lecture de votre texte d’El Moutchou que, je ne cesse de le répéter, j’ai adoré y compris à sa relecture avant de répondre à votre sympathique et chaleureux message, il est toujours aussi frais ou chaud si vous préférez, l’humour y est intact, et l’évocation des images et sensations liées au hammam spontanément présentes. Je vous remercie beaucoup de votre générosité, celle de me permettre de pousser cette lourde porte en bois pour accéder aux rayonnages de vos impressions et expressions que je lirai avec grand plaisir. Je note l’emplacement de vos savoureux écrits et irai chez vous dès que je pourrai. Dans l’intervalle, je vous renouvelle mes remerciements et mon plaisir de vous lire. Au fait, j’avais un peu remanié la mise en page de votre article sur le Moutchou, j’espère que cela ne vous a pas ennuyé.

Bien à vous avec mes chaleureuses salutations
Belfedhal abderrahmane
  • 5. Belfedhal abderrahmane | 05/10/2018
mesk ellil bonjour:
par la voix d' el moutchou des temps nantis, l' auteur d' el hamam de l' epoque trezelienne souligne fort bien son admiration pour l' agreable site, agreablement saupoudré par des commentaires divers entachés de trés bonne culture.
par ailleurs el moutchou se félicite pour son programme de travail qui est digestif et aménage par rapport a la tayiba du hammam cote femmes dont la charge de travail est colossale en sus des accessoires une fois ranges dans les cabas et valises ne sont mobiles que par l assistance d un accompagnateur d 'ou le brouhaha ne fait que commencer
mesk ellil de son vieux terroir' el moutchou vous invite a ouvrir la grande porte de bois et choisir autant de sujets qu il vous plaira de choisir dans mes ecrits surtout ceux relatifs a des sujets de chez nous suivant l expression de monsieur ferhaoui que je salue: il y a l' ecole coranique, l' arracheur de dents, le purificateur , le photographe; la classe primaire, valse de jeunesse, les cafés aux bols d'air et dans le cadre d'un appel a une relecture de l histoire universelle car assommé par les tricheries des manuels de l occident j ai ecrit le recital des vivants et j aimerais avoir une idee par le canal de votre agreable site; bonne continuation abderrahmane belfedhal
Kéryma
  • 6. Kéryma | 24/06/2018
Bonjour MF, et toutes et tous,

On l'appelle également el ghassoul, et puis l'argile blanche, verte.. avec chacune ses vertus.. J'ai vu qu'on l'appelait et'fal en Tunisie, en Algérie aussi d'ailleurs, je ne dis jamais "dert el tttin fi cha3ri" ou sur mon visage.. Bè sur internet on ne nous renseigne pas plus que cela, il faut demander aux plus anciens chez nous je pense!
Alors bessaha hammam à ceux qui y vont, celui qui nous aurait bien expliqué les choses serait ce grand Monsieur qui savait tout dont j'ai oublié le nom qui passait avant sur la chaîne arabe Algérienne, rappelez-moi son nom svp!!! Même que ma défunte maman lui a écrit un jour pour lui demander je ne sais plus quoi dans les années 70 et je me souviens il lui a répondu à travers les ondes!

Amitiés,
Kéryma,
MF
  • 7. MF | 19/06/2018
Il me semble que l'argile qlqe soit sa couleur est appelée ttin: الطينalors que etteffel c'est ce qui reste des pépins de raisin
après leur broyage .
Ce que j'avance doit -etre pris avec des pincettes,je souhaite d'autres avis pour le confirmer ou pas.
ferhaoui
  • 8. ferhaoui | 19/06/2018
bonjour tout le monde.un très beau texte dans la tradition de nos grands écrivains mouloud feraoun, kateb y, kadour mham... du siecle passé de la littérature francophone ou sans aucun doute, je me trouve très à l'aise en tout cas, ma chère p'tite meskellil votre texte est très animé et d dilué de petits détails ici et là de scènes, de lumière et de couleurs et d'émotion admirablement bien réglées au reste, sur l'histoire du hammam c'est sur qu'on n'en finira pas de discuter des heures et des heures entières surtout d'écrire des textes tel que le votre! ma très chère p'tite soeur meskelli à bientot pour une autre histoire de chez nous....
Meskellil
  • 9. Meskellil | 18/06/2018
Bonsoir Miliani2Keur, Karyma, l'ami et grand frère Ferhaoui,

Comme les vapeurs du bain nous enveloppent tous de leur nostalgie, je vais essayer de prolonger un peu cette langueur, cette détente que l'on ressent quand on est dans bit eskhoune avec l'extrait d'un texte que j'ai écrit il y a quelques temps. Il demande à être retravaillé, enrichi ce que je n'ai pas encore fait, donc cette fois-ci c'est le hammam côté femmes mais en amont de bit skhoune, le texte n'étant pas encore fini…

Le contexte: une maison mauresque à Miliana partagée par plusieurs familles…

Après avoir fait le ménage et rangé la pièce, Lala Tamani prépara des pommes de terre au pouliot. Elle remettra le plat sur le feu à mijoter à son retour du hammam et y rajoutera un œuf battu. Le pain ? Il en restait encore de la veille, elle en refera demain. Du matlou3 que son mari Mahmoud aime chaud. Lala Tamani commence à rassembler ses affaires pour le hammam, el fouta rayée rouge cerise et blanche, la grande serviette rose, la petite de même couleur, el bniqa rose pâle brodée de fils satinés, ettassa en cuivre ciselé pour puiser l’eau dans el qob, el kassa, el hbel, sans oublier el ghassoul, el henna, tfel, cette argile verdâtre que l’on met sur les cheveux pour les rendre soyeux avant le dernier rinçage, es swak tous deux indispensables, le henné donne de beaux reflets acajou à la longue chevelure de Tamani et le swak au goût piquant et amer blanchit les dents et renforce les gencives dit-on, à moins que cela ne soit pure coquetterie ? Il teinte en effet la bouche d’une belle couleur ocre foncé qui fait ressortir la blancheur des dents. Lala Tamani dispose le tout dans el mahbess en cuivre aux motifs finement ciselés, met ses élégants vêtements traditionnels réservés pour les sorties telle que celle-ci, serouel ettekka et kmisra dans la petite valise en osier. Ce n’est pas simple de porter el mahbess, el valisa et de tenir el hayek en même temps ! Fort heureusement, le fils de Lala Yamna est là, il l’aidera.

Aller au hammam est toujours un événement spécial pour Lala Tamani. Des instants colorés baignés de joie, d’excitation, une sorte d’exutoire qui permet d’évacuer, en même temps que les peaux mortes, toutes les peines du quotidien besogneux, de se relâcher dans la chaleur humide bienfaisante, Lala Tamani en revient toujours toute détendue, ragaillardie et de bonne humeur. Elle aime y rencontrer d’autres femmes, qui chacune y va de sa petite histoire, de son anecdote. Les demandes en mariage, les fiançailles, le mariage d’un tel avec une telle, les divorces tellement rares et réprouvés, les naissances, les problèmes conjugaux, les enfants… tout y passe et ce ne sont que murmures et chuchotements entrecoupés d’éclats de voix, de rires joyeux, d’appels … Le hammam est aussi le lieu privilégié pour choisir sa future bru, acheter de l’or à Kheira eddellala connue et attendue dans tous les hammams de la ville, une véritable gazette ambulante ! Elle colporte nouvelles, potins, médisances, scandales petits et grands de hammam en hammam, de maison en maison, et dans tous les lieux où les femmes se réunissent ! Lala Tamani trépignant d’impatience n’attend plus que Lala Yamna toujours aussi insouciante au temps qui passe…. Enfin, sa tête émerge de la porte :

-Tu es prête Lla Tamani ? Je suis un peu embêtée, je n’ai plus de ghassoul !

-Bouh, Lla Yamna, on partagera celui que j’ai, pas de problème ! Haya, besmellah.

Couvertes de leurs hayeks, et chargées de leurs mahbess, elles s’engagent dans la sqiffa sombre les talons de leurs bechmaqs brodés claquant sur les carreaux en terre cuite. Elles ouvrent la porte et se retrouvent à l’extérieur. Il est 10 heures ! Un peu tard pour avoir les meilleures places au hammam. Tant pis, c’est le prix à payer pour sortir avec Lala Yamna. L’échappée reste malgré tout prometteuse, belle de son soleil, de son ciel bleu, de sa ville baignée de lumière. Ali le fils de Lala Yamna leur emboite le pas une valise dans chaque main.
ferhaoui
  • 10. ferhaoui | 17/06/2018
bonjour tout le monde. merci ma chère p'tite soeur meskelli, pour ce choix de sujet rien à dire c'est le bain que j'ai connu dans toute sa vérité à travers cette lecture un lieu qui accroche le regard surtout donne un sens à la scène un vrai "tohu-bohu" de de couleurs et coté bonne humeure bien mieux encore, un lieu qui a inspiré à beaucoup d'artistes de forts jolis sujets pour ne citer entre autres le regretté peintre issiakhem... bonne journée ou si vous préférez bon bain
Kéryma
  • 11. Kéryma | 16/06/2018
Bonjour tout le monde, et coucou ma chère Mesk,

En voilà un sujet qui me va droit au coeur et au corps! C'est très simple, j 'adore el hammam, inutile de vous dire que quand je vais à Blida c'est mon fief!! Ce qui me surprend c'est que nous ne nous adressons pas de la même manière à la " teyyaba" genre contraire au "moutchou" nous les femmes, comme vous les hommes, (je ne sais d'où viennent ces appellations, merci de nous dire ceux qui savent!)
Moi je l'interpelle khalti par son prénom, et je suis assez gênée quand elle vient me kayssi le dos, bon je la regarde un peu embarrassée en lui lançant "esemhili khalti... hachek, j'ai toujours entendu le dire par ma défunte maman.
Entre nous je préfère les vieux et anciens hammams aux plus modernes de nos jours.
Miliani, je te rejoins quand tu dis que ces gens là étaient kabyles, eh oui etteyabatte fi Blida étaient des kabyles des hauteurs de Bou-Arfa et T'rab Lahmar. Enfin, tout cela me manque!

Kéryma,
Miliani2Keur
  • 12. Miliani2Keur | 14/06/2018
ElMoutchou Et le Kayasse

tués par les mauvais payeurs!!!

ces personnes qui ne furent campés vars la fin des années 80 que par de vieux Kabyles exilés ou autres salariés coincés a vie par la vie et son quotidien sans âme ... se sont liquéfiés jusqu'a disparaitre avec bon nombre de bains maures!!

merci Meskellil pour ce succulent texte sur un des passe temps favoris des Romains et des Turcs...

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