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Rachid REZKALLAH, fut cet homme exceptionnel !

Rachid Rezkallah, vient de nous quitter subitement, Nous avons perdu un ami, un frère et surtout un bon accompagnateur. Il n’était pas un véritable artiste mais en réalité il était plus que cela, il fut un organisateur prodigieux et doté d’un sens plus au moins particulier, convaincant et déterminant.

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 Rachid Rezkallah, né en 1943, issu d’une famille simple mais qui possédait la connaissance et cette culture très ancienne. Elle était composée de feu Ahmed, le père de Rachid, qui fut un médiateur juridique, il est mort pendant l’ère coloniale. La mère du défunt, Hadja Meriem qui était très instruite et très sociable, elle était également un fin cordon bleu, en cuisine, en gâteaux, en pâtisserie et surtout en pots de confiture. Sa femme, une enseignante à la retraite, il avait une fille qui est mariée et deux garçons (Sid Ahmed et Zakaria), ce dernier fut décédé il ya de cela déjà 3 années, il s’est éteint un 27 ième   jour  du ramadan. Une petite famille conservatrice aux bonnes et meilleures aptitudes.   

Il n’était pas malade, il était comme à son accoutumé serein, calme et souvent à la recherche de ce qui était précis, correcte et judicieux surtout avec l’aide de sa boite magique (portable) qui lui servait de support, d’éclaircissements et d’orientation à tous les mystères, énigmes ainsi qu’à toutes incompréhensions survenues lors la discussion. Il aimait beaucoup la précision, il ne voulait pas et ne souhaitait point que la médiocrité s’installe auprès de sa famille, de ses amis, et autour de son entourage. Il sortait chaque jour pour faire ses achats, il adorait lui-même faire les commissions édictées par son épouse ou par sa mère. Donc, il donnait l’impression qu’il n’était pas malade ou souffrant de quoi que ce soit. Mais le destin en a vu autrement et il fut, en quelques jours, emporté pour toujours. Laissant derrière lui, sa famille, ses amis et ses proches abasourdis et surtout désorientés.

Sa jeunesse…

Il fut également ce jeune qui allait métamorphoser sa destinée en devenant dans ses débuts un brillant instituteur au niveau de Dhaya où il avait donné la chance et l’assistance ainsi que l’entraide à pas mal d’élèves qui étaient des bergers au départ en les encourageant pour venir en classe et ils sont devenus par la suite d’excellents écrivains et d’autres des cadres de la nation.

Il obtint plus tard un diplôme de dessinateur, il avait travaillé également à l’école des Mines à Miliana en tant que dessinateur industriel. Mais en tout il a travaillé seulement quelques années à cause de son tempérament rebelle et révolté. Il avait été projeteur en dessin pour avoir réalisé le morcellement et le découpage du lotissement Mazouzi en l’absence de véritables architectes.

Gardien de but …

Parallèlement à cela, il était aussi cet excellent portier de l’équipe du SCD, tous ses amis étaient unanimes pour dire qu’ils ont eu un très bon gardien. Les parades exceptionnelles et rarissimes qu’il montrait étaient d’une beauté extrêmement rare. Il était, en quelque sorte le gardien que toutes les équipes voulaient et le convoitaient. Il ressemblait beaucoup, de par sa taille au gardien de la fameuse équipe du Brésil des années 1970 qui était ce fameux et inoubliable Félix. Il n’aimait pas perdre, alors de temps à autres, il secouait de manière énergique sa défense afin d’obstruer toutes les failles. Au vu de son caractère et de son caractère, personne ne pouvait lui refuser quoi que se soit. Rachid possédait cette attitude directe et de meneur qui lui apportait le respect et surtout son attachement pour son club et surtout pour sa ville Ain Defla qui était pour lui sa raison de vivre, il ne l’a jamais quittée ! Sauf pour rejoindre sa dernière demeure qui est celle de l’au-delà.      

Jeux inter quartiers, ciné club et le théâtre…, jeu de tennis, pétanque informatique …

Il était là, conscient et revigoré de certains principes qui ont fasciné sa personnalité et sa démarche vers l’avenir. Pétri de qualités diverses, Il était surtout envoûté, depuis son jeune âge, par le progrès, le modernisme et surtout par l’amélioration continue néanmoins il détestait jusqu’à la moelle épinière toute forme de médiocrité. Il voulait mettre en place ses idées au niveau de chère ville qui était Ain Defla, il voulait que la jeunesse de la ville puisse profiter de ses notions et pensées. Donc, l’association Ichrak était née sous l’impulsion du Directeur du FAJ (foyer d’animation de la jeunesse) un certain Lakhal et Rachid Rezkallah avec Ziane M’hammed, Bacha Mohamed et Chaachoua Mohamed etc…  

Sens de l’organisation…

Alors pour ne pas laisser ces jeunes erraient dans le désespoir et se laissaient également entrainer vers la délinquance, alors, il avait crée une sorte d’association pour contenir toute cette force débordante de ces jeunes qui semblaient être abandonnés et avec une oisiveté sans fin. Le jeu des inters-quartiers en football était né avec son organisation (fin 74), ses lois, ses arbitres, des équipes affiliées avec des licences. Un véritable championnat avait vu le jour, avec ses différentes commissions (fair-play-discipline-nombre de buts-meilleur buteur-des présidents– des dirigeants etc..)

Un mini championnat, suivi de la coupe en parallèle, pour les jeunes, avait vu le jour avec ses différentes étapes. Les joueurs comme les dirigeants étaient très enthousiasmés à l’idée de monter vers le FAJ pour voir les résultats sur des tableaux confectionnés par notre aimable Rachid, et discuter sur les prochaines rencontres et de là partaient les surenchères ainsi que les pronostics. Un véritable professionnel mais aussi un véritable rebelle, il était à l’époque beaucoup en avance sur son âge, il était aussi cet espèce de bonhomme qui savait où il allait, très ordonné et très méticuleux.

Tout se déroulait et se développait autour et devant lui comme il l’avait lui-même tracé et selon les configurations y correspondantes. Il était devenu malgré lui un véritable génie qui supervisait tout. Il était très aimé et très encouragé parce qu’il avait su créer cette osmose qui allait changer, bouleverser carrément la situation à Ain Defla.

La ville d’Ain Defla était devenue une espèce de Mecque du sport où tout bougeait et se remuait, Grâce à Rachid et ses copains dont Charef Boualem, la ville avait pris un autre tournant, c'est-à-dire elle vivait, elle bougeait, elle commençait à prendre ses bons repères. Les habitants qui allaient assister aux rencontres avec banderoles et autres appoints pour encourager leur équipe. Les supporters étaient heureux rien qu’à l’idée d’aller voir et assister à un match de football, les stades étaient archi combles. Même les autorités de l’époque voyaient d’un bon œil ce qui se passait dans le village mais sous une véritable loupe. On y voyait des techniques et des gestes vraiment à la hauteur des grandes équipes, des joueurs timides furent encouragés et sont devenus de grands joueurs (et la liste est très longue) chaque équipe voulait se surpasser,  Les équipes du ESS et celle du ESM étaient les mieux loties. Plus tard, de nombreux joueurs furent récupérer pour renforcer le club du SCD de l’époque.

Le ciné club, le théâtre, le soir…

Le soir, ces jeunes devraient avoir une continuité à leurs activités du jour, le ciné club avait fait son apparition, il était aussi de sa création, toujours au niveau du FAJ, l’on assistait à des projections déjà choisies par Rachid, Chaque semaine, le FAJ recevait d’Alger son film qui allait être projeté ensuite animé par des débats qui furent oh combien constructifs et très révélateurs pour une population assoiffée par ce genre de spectacles et d’initiations. Il réussi à faire intéresser les jeunes en leur apprenant comment communiquer, comment critiquer, comment débattre un film avec un esprit purement associatif.

Ensuite ce fut le tour du théâtre qui allait justement faire son entrée afin d’initier les jeunes aux différents plans et actes du théatre. Beaucoup de comédiens furent sortis de ces répétitions et sont devenus de vrais comédiens.  Une pièce qui s’appelait « Rguettou Gaa « fut jouée au festival national de Mostaganem et avait obtenu le second prix. Elle fut passée au niveau de la RTA de l’époque actuellement ENTV. Rachid en était le réalisateur de cette pièce théâtrale. Son intelligence ne cessait de s’ouvrir à d’autres créneaux tels que le tennis de table et le jeu long, le ping pong, la pétanque et surtout l’initiation à l’informatique. Rachid Rezkallah avait voulu développer les esprits de ces jeunes tout en prenant ce qui est bon à l’intérieur de leur tête et le faire épanouir.

Tout cela montrait une espèce  de réussite et surtout d’avoir gagné le défi en réunissant l’ensemble de ces jeunes autour de ces jeux qui par la suite, certains, sont devenus des champions et d’autres des spécialistes dans ces jeux. Voila où Rachid Rezkallah voulait en arriver, il était également un très bon visionnaire. Il aurait pu être ce maire qui aurait pu transformé de manière planifiée toute la région.  

On ne voulait pas de lui et cela dans n’importe quel domaine, parce qu’il dérangeait de par ses idées  nouvelles, rebelles et engagées. Tout le monde savait qu’il détestait la médiocrité, il pouvait accepter des carences et des tares pour les transformer en qualité mais jamais et en aucun cas accepter d’emblée ce lest qui était la médiocrité. Il aimait beaucoup sa ville au point où il est devenu un amoureux inconditionnel. Il voulait que sa ville réussisse et c’est pour cela qu’il se démenait comme un véritable diable pour arriver à faire de cette jeunesse une jeunesse pleine de qualité.

Il aimait beaucoup aborder et expliquer des sujets sur lesquels pouvaient se poursuivre un débat. Il avait toujours dit que l’oisiveté était toujours ce freinage voir cet obstacle pour aller vers le progrès ou bien vers le modernisme.

Il disait aussi pour ceux qui ne savaient pas lire, qu’ils étaient aveugles et ceux qui sont aveugles ne sauront jamais comment est construit, fondé et apprécié le progrès et l’épanouissement. Ceux qui ne lisent pas favorisent davantage des visions pas propres à eux, Elles sont nuancées de beaucoup d’amertume et avec une animosité qui protège une espèce d’ingratitude et une espèce d’hypocrisie. Il savait également rendre la monnaie à ces soi-disant faux accompagnateurs qui de surcroit se prétendaient être de véritables amis, mais lui, en parfait connaisseur, savait se comporter avec eux.

Ensuite la médiocrité s’est emparée de toutes ces bonnes initiatives qui plus tard sont devenues inexpressives et gelées. Toutes ces bonnes choses furent décimées, anéanties et détruites et cela au nom de la médiocrité. Cette médiocrité malheureusement ne cesse de s’amplifier et de décourager toutes les bonnes résolutions et bonnes intentions. Rachid était bon et loyal et ne voulait pas du tout froisser ni chagriner d’ailleurs ses amis comme ses adversaires. Il était ce gentleman au cœur tendre et aux idées inégalables et incomparables, mais …

« Que Dieu puisse l’envelopper de sa miséricorde et de l’accueillir en son vaste paradis. « A Dieu nous appartenons et à lui nous retournerons ».

Par DEGHRAR Djillali

Commentaires (3)

aziz
  • 1. aziz | 02/09/2014
Bonjour tout le monde

Oui je me souviens comme d'aujourd'hui de Rachid Rezkallah, Allah Yarhamou, l'incarnation de la gentillesse et de la camaraderie. Toutes ces années d'internat de 1960 a 1966, nous ont beaucoup appris, bien que bien jeunes, et nous ont permis de developper cet esprit de camaraderie et d'appreciation de nos amis. Rachid était un des notres et parmi les plus appréciés. Repose en paix Rachid.
Amar Ayadi
  • 2. Amar Ayadi | 01/09/2014
Bonsoir la famille

La bonne époque, l'internat au LMFde 1957 à 1962.
J'ai eu le plaisir de connaitre Rachid un grand sportif ( gardien de but )dans les années 50/60 ainsi qu'un ami commun Mustapha Laghouati ( DCD accidentellement en juin 1963).
Il y avait aussi Daoudi Bouabdellah, le regretté Berreka et bien d'autres.
Allah Yerhamhoum
ZOUM
  • 3. ZOUM | 01/09/2014
Perdre quelqu un qu on aime et qu on respecte c est perdre une partie de soi-meme.......
RACHID etait un homme de valeur qui refusait la médiocrité et était animé d une grande volonté de changement ......C était un ami qui avait une grande culture et était actualisé et informé sur beaucoup de dossiers économiques politiques etc....
je me demande comment la terre peut continuer de tourner alors que je crois subitement,que l univers qui nous entoure s est arreté ......
Je refuse d admettre que cet ami intime est parti pour toujours
Le soleil continuera pourtant de se lever chaque jour et chaque nuit
la lune et les étoiles brilleront toujours dans le ciel.....
Il ne me reste qu à entamer le rituel sacré du SOUVENIR......
A DIEU NOUS APPARTENONS ET A DIEU NOUS RETOURNONS

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