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El Hanoute / Anti Raki Hania

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Bonjour à tous, bonjour Abderrahmane et Saïd Belfedhal
J’ai cherché et au bout d’un long temps, j’ai trouvé ce texte que j’ai beaucoup apprécié et que je ramène sur le site algermiliana pour partager la nostalgie dont il est pétri, tous ces souvenirs que vous évoquez Abderrahmane et qui résonnent aussi en nous. D’abord j’ai trouvé le texte « le coiffeur » qui est plutôt l’univers des hommes et que nous, femmes, on ne connaît pas vraiment, puis il y a eu El Hanoute et là le globo, le coucoumani…., et la multitude de détails, l’atmosphère si bien rendue, éveillant mes propres images d’un temps d’il était une fois comme vous le dites m'a fait craquer, je n’ai pas hésité, c'est le Hanoute que je choisis! Merci beaucoup Abderrahmane!.


  El Hanoute
    -Wech naatilek ya weldi ?
    -Habba meska ya ammi .
    -Habba globo ya ammi .

Par la tendresse et la main de petit enfant,
par la grasse des nuits et des jours qui s’envolent paisiblement, baignant dans les arômes du livre des temps, rehaussant le blason d’il était une fois , nous allons d’ici peu reprendre le chemin des cartables en bandoulière.

Chemin faisant, on prenait grand soin de serrer nos poches afin de s’assurer que le fabuleux doro est bel et bien portant.
Nous y voila, face au grand bazar, le bazar du bonbon caramel, du coucou et du chewing-gum globo.

Si ahmed, usant de ton expression, nous accompagnerons le berceau commun jusqu’à la limite du bon accueil.
    -Wech naatilkoum yawladi ?
    -Habba meska, habba nougua, wahda rigliz
.
Ya ammi ya ammi …..il ya de cela plus de cinquante ans.
Les hanoutes offraient dans leur modestie le quart de pain, le quart de lait de vache, le petit gloria compagnon Fidel et serviteur infaillible du diner de tous les soirs : le fameux taam, ce grand couscous traditionnel.
Enfant, avec mes yeux de petit client, souvent je portais mon regard sur une étrange bande imbibée de quelque chose de collant qui, suspendue au plafond, sans crédit aucun, arpentait les espèces volantes hasardeuses et imprudentes.

En s’approchant pour y gouter de cette pâte brillante, les ailes et les pattes s’immobilisaient sans appel. Le redoutable attrape-mouches apposait avec force le cachet de la marque déposée.

Le hanoute de ammi aek vivait sa tranche de vie en exposant fièrement une illustration fort remarquable.

Suivons de prês le dessin et l’énoncé.
Un commerçant gai et souriant, assis sur une chaise à l’entrée du hanoute, tenait par la main droite une tasse de café fumant tandis que la main gauche acquiesçait l’emblème de la bienvenue.

Une dame soigneusement enveloppée dans son haik, portant un couffin garni de denrées alimentaires s’apprêtait à sortir du hanoute.
Ammi aek par la manière la plus civile annonçait la couleur : Au comptant toujours content, je vends des produits de marque.
Approchons-nous davantage du dessin et de son énoncé.

Changement de décor : Cette fois-ci l’on est en face d’un commerçant aux côtes visibles à l’œil nu Il dégageait des poches cruellement vides, laissant à l’abandon des étalages en désarroi entièrement assiégées par les toiles d’araignées. Au seuil de la porte, un pauvre chat en quête d’illusions évanouies pointait sans grand espoir de trouver une quelconque petite chose à mettre sous la dent.

Le hanoute par la manière la plus désolante criait sur tous les toits du village "à crédit pas un radis"

L’écho par la façon la plus rigide se faisait entendre terne et impassible :" il vendait des produits anonymes".

Enfant, perdant de vue le sens et la portée de cet énoncé, bien souvent la bouche bien calée dans un joli globo, je courais tout en chantant :"au comptant toujours content, à crédit pas un radis, la la la la, a crédit pas un radis, au comptant toujours content"

L’illustration découvre enfin l’objectif tant convoité
Spigol spécialité aromatique algérienne
Poivre, girofle, cannelle, cumin, muscade, vanille, piment rouge, quatre épices et vanilline

Ammi aek baignant dans la quiétude affichait les produits avec le prix d’achat et le prix de vente.

On y trouve en sus de l’alimentation générale, du pétrole, de l’alcool a brûler, du charbon, de l’huile d’olive, de l’huile en vrac, de l’huile Lesieur avec en prime une assiette en verre, des aiguilles pour coudre, du café Nizière, des piles Mazda, des piles Wonder qui ne s’usent que si l’on s’en sert, des aiguilles pour déboucher le réchaud à pétrole made in USSR, du bonus avec ses surprises, de la tomate concentrée servie à la boite ou à la cuillère selon le besoin exprimé. Le tout emballé dans le meilleur accueil.

Avec un doro, on est partie prenante pour un succulent caramel.
Je vends des produits de marque
Il vend des produits anonymes

Le monde de nos jours vit une époque de grande avancée dans les domaines de la science, de la technologie et de la performance.
Le monde de nos jours vit dans les mêmes conditions une autre avancée dans le mode des ventes et des achats, balançant sans répit, entre deux nébuleuses rivales, aux facettes multiples.

Deux concurrents de taille, deux géants dans les spots et la sponsorisation, entièrement disponibles là où le besoin se fait sentir. Je vends des produits de marque.
Il vend des produits anonymes

Le monde de nos jours vit le spectre de la limitation sans bornes.
Un constat et un verdict qui nous reviennent depuis les âges enfantins.
Il faut bien croire que l’enseignement était en avance par rapport à son temps.

Je vends des produits de marque
Il vend des produits anonymes

En regardant encore une fois le faciès de cette époque révolue
avec une note de fierté j’étale ma plume et celle de tous les temps glorieux sur les deux commerçants et la femme au haik.
Leur dénominateur commun étant l’habit traditionnel
Ils relèvent d une grande marque déposée

En évoquant la saga des hanoutes, on se rappellera toujours cette relation en or qui existait entre les ammi et les wladi, une relation qui en tout temps s’est inspiré des fondements propres d’une société bien distincte.

L’émancipation, le bien être et le confort constituent un atout majeur, leur implication dans la vie de tous les jours nous renvoie sans réserve au patrimoine légué par les anciens, par les ammi, par les wladi et par ces merveilleux bazars qui ont accompagné nos sensations mesurées aux tintements des doros et les anciens francs.

 Wech naatilek ya weldi?
 Habba meska ya weldi.
 Habba globo ya weldi.

Ya hasrah alik ya hwenti tu ne cachais point ta kanaa.
Une auto satisfaction acquise depuis des lustres tirant sa révérence d’un environnement simple mais fort bien soudé.

Ammi said, ammi salah, ammi zambli, ammi, AEK, ammi Sadek, ammi, ammi,ammi, de nos jours beaucoup de choses ont changé.
La kanaa s’est enlisée dans les sables mouvants de la concurrence déloyale et l’enrichissement sans cause.

Nos enfants s’expriment encore en terme de doro sans avoir eu l’occasion de l’avoir touché ou gardé en poche.

Un doro plus un doro et neuf fois sur dix sbah el kheir si lahcene, bonjour monsieur koucou et voila le bonheur a portée de mains
Un clin d’œil fraternel en direction du berceau commun soutenu et entretenu par deux petits enfants si doux :
si Laid,
si Ahmed,

Belfedhal Abderrahmane.

J'ai aussi cherché côté musique du Trio El Hidhab dont je me permets Saïd de présenter un de ses morceaux et non le moindre: une mélodie lente pour un texte où l’amour et la tristesse, à la mesure de ce rythme disent tout le désarroi, le manque, la tendresse, la douleur de celle qui est partie ou qui n'est plus de ce monde. Une supplique poignante très chargée émotionnellement et c’est peu de le dire, très émouvante portée par des voix sensibles qui expriment le déchirement d’une insoutenable séparation. Cette chanson est très touchante de son amour, de sa tendresse, de tous les sentiments et émotions qui la traversent. Merci beaucoup à vous le trio El Hidhab. Une chanson chair de poule dont on n’en sort pas indemne. Merci Saïd Belfedhal pour cette grande sensibilité.

Anti raki hania

 

Par Meskellil

Commentaires (18)

Benouali
  • 1. Benouali | 14/11/2018
Je suis tenté de contribuer à ce blog par des petites interventions et surtout commenter les petites histoires tirées d'une époque où mon ami belfhadel abderrahmane prenait du plaisir à faire un aller-retour au hanout voisinant la maison de sa famille pour acquérir quelques bonbons (zig-omar) pour zoudj dorro ,c'était trezel
Belfedhal Abderrahmane
  • 2. Belfedhal Abderrahmane | 09/11/2018
le maestro et le vieux piano
bonsoir a toutes et a tous
avec le temps va tout s en va. mon cher said il s'agit bien sur de notre cher Ait mouloud notre directeur du c eg et professeur de musique atala allahou fi omorihi.
Emporte sur les ailes des temps immuables, le maestro jadis, aux cheveux noirs faisait les beaux jours du village et les enfants du village
o nostalgie quand tu nous serre dans tes menottes .De temps a autre j ai cet immense plaisir de rencontrer ce seigneur des temps nantis traversant lentement la seule rue qui le separe de son monde qui bouge et la demeure de ses nuits refuges. mais mon cher said, dans le corridor de toutes ces annees qui fuient loin devant nous est il encore temps de demander apres le vieux piano! rehaussons alors le blason d'il etait une fois et ensembles poussons le grand portail du ceg.
en ce juin 1967 il faisait beau temps, la cour pleine a craquer etait acquise et acceuillante pour celebrer la grande kermesse. le directeur le micro a la main donnait libre cours a ses facultes de maitre decidé a gagner le pari:
attention mes dames messieurs et mes chers eleves voici venu le moment que nous attendions tous. Monsieur kermesse est deja parmi nous, il est elegant, il porte des lunettes de soleil, il est à ma droite, il est la bas si pres du stand des ouvrages exposes par les eleves, il a la taille moyenne, il est, il est, et sans attendre de plus dans un elan des grands hola tout le monde s'est engage dans la recherche de monsieur kermesse. chacun se depensait a fond pour le débusquer et le ramener sain et sauf et bien sur recolter la prime en consequence. Parmi les stands qui recevaient une affluence hors gabarit
c etait le le stand des amours air mail, le bureau de postes travaillait en parfaite cohesion avec ses adeptes tandis que les eleves aux sentiments couvés par la timidite, profitant d un instant d accalmie, se sont transformes en veritables chevaux de course. Les heures coulaient paisiblement calmes et pures dans le fleuve d'un instant solennel et voici arrivé un autre moment qui va jeter les des de la vente aux encheres autour d'un mouton gracieusement offert par un eleveur de la contree. Suivant la tradition de la kermesse le nom du donneur est tenu au secret. Le plus offrant dans l'allure de gladiateur quittera l'arene sous une pluie de chaudes ovations. Le directeur saisi par une forte emotion posant ses mains sur les touches du reverend piano et c'est la splendide koum tara qui avait rejailli dans l'un des plus beaux sursauts rappelant a la fois les voix angeliques des chorales d'antan et les visages radieux qui soufflaient en douce la serenade des aux revoirs et des adieux.
Le portail de tous les souvenirs humblement s'est refermé sur lui meme dans un chagrin profond lui qui des l'aube des songes endormis se preparait chaque matin que dieu fait a nous recevoir aux sons de la cloche que nous avons tant aimé en route vers la cantine et le cine scolaire mais tant redouté une fois en route vers la copie blanche qui mettra a l'epreuve nos capacites dans l'usage des plumes et de l'encrier en porcelaine.
mon cher said voila un calme plat qui s etend devant nous le directeur gagné par la fatigue des ans et le sommeil des justes a eu surement le temps de ranger son illutre piano dans la memoire des temps. En quittant ce grand CEG vers les premieres marches du lycee, puis vers celles de l universite nous garderons toujours dans nos coeurs un parcours sensationnel plein d'education et de tendresse,
mon cher said merci pour ce grand recul dans le temps et cette inoubliable accolade avec notre directeur et son piano edenté
merci nora pour avoir mis en orbite l'agreable site algermiliana
merci meskellil pour avoir contre toute attente pousse la grande porte en bois et mes homages pour miliani deux coeurs pour avoir hisse la voile vers le rivage de la science. avec mes amities
Abderrahmane Belfedhal
Belfedhal Benyagoub
  • 3. Belfedhal Benyagoub | 05/11/2018
Dans mon liminaire-ci, il convient que je rende hommage à tous les acteurs de Meskellil et en particulier à mes "ammi" et oncles Abderrahmane et Said pour ce privilège de les lire.J'adore flâner dans les vestiges décrits par Abderrahmane,encensés par l'atmosphère de ces temps révolus qui ont longtemps bercé notre tendre enfance.Le temps présent, surgissant en intrus dans cet inéffable ensemble, en usurpateur,vient troubler la quiétude que l'on goûte à déambuler au milieu de tous ces vieux souvenirs, l'espace de quelques pas à peine, parmi des fantômes qui paraissent ne pouvoir se résigner à s'éloigner et qui nous serrent de plus en plus fort à mesure que le temps passe.Nous avons beau chanter leur Dies irae.Rien ne fit.Poudrés, avec leur inéblanlable conviction, ces fantomes du passé livrent d'âpres combats au temps présent.Nos esprits impuissants, indolents témoins, pendulent dans des vacillations larmoyantes.Bien à vous.
Meskellil
  • 4. Meskellil | 05/11/2018
Bonjour à tous,

Bonjour Saïd,

C’est l’âme sensible d’un musicien mélomane qui nous parle de musique, de l’âme de la musique. Chaque geste, chaque note, chaque son sont accueillis avec ferveur et dans un silence solennel, avec lenteur, et une économie de soi, faire silence en soi et alentour, pour ouvrir grands ses sens et accueillir la splendeur de cet autre univers, ces quelques notes comme vous dites Saïd dont les combinaisons infinies s’accordent à tout mélomane d’où qu’il soit pour l’initier, l’entrainer, l'emporter dans leur enchantement, celui de la beauté de leurs émotions. Et je comprends bien la désolation de ce piano qui n’a plus de maître pour le faire vivre, le faire danser, le faire vibrer à nouveau. Que c’est triste !

La musique devrait occuper une place prépondérante dès la petite école au même titre que les mathématiques auxquels elle s’apparente par ses codes, mais la musique plus accueillante (je suis subjective) embrasse, touche, émeut profondément et est intelligible pour tous dans ses diverses formes et mélodies, elle adoucit les mœurs mais est aussi une arme contre les oppresseurs, tout comme les autres arts qui devraient aussi être présents. Et ce n’est pas un hasard si l’oppression frappe d’abord et avant tout ces ambassadeurs de l’art, ces poètes. Merci Saïd pour la sensibilité, la profondeur, le caractère universel de votre commentaire
said belfedhal
  • 5. said belfedhal (site web) | 04/11/2018
Bonjour à toutes et à tous !
Je me permets ici non sans votre permission de rappeler le charme et l attraction des chansons d autrefois.....
Actuellement la tendance est aux rengaines à themes redondants. La plupart des chansons d aujourd hui n ont pas le souffle long,
c est le temps d une escapade, d un caprice, d un été au bord d une plage, d une rencontre fortuite. Une chanson d un jour, la vie d un papillon de printemps...Les airs de l époque avaient la peau dure et ont su résister au temps. Le texte y est plus étoffé, recherché.
C était des chansons à themes, issues ou de la poésie bédouine ( patrimoine inestimable ) ou de de l effort individuel de quelques grands paroliers à qui je rends hommage ici. On prenait le temps de vivre et d apprécier un moment d écoute. A commencer par ces menus plaisirs préliminaires : cette pochette saisie délicatement pour retirer le disque que vous placez ensuite sur la platine du tourne-disque, soulevant le bras dont l aiguille de la tete de lecture caresse les microsillons qui liberent les démons de la musique. Pour les romantiques les plus maniaques, une ambiance de lumiere tamisée, exhortant cette torpeur, vous embarque jusqu aux confins de ce petit bonheur raffiné.Ce rite de l écoute participait à cette échappée, suggérant en vous toute une disposition de l esprit qui incite aux méditations meme les plus évanescentes.
Toute la musique du monde repose sur sept notes ! des milliards de combinaisons de ces notes continuent de produire des sons intarissables. Des mélodies prestigieuses ont traversé sans une ride d innombrables époques et de grands maitres, tous genres confondus, ont légué un patrimoine musical qui fait battre le coeur de l humanité tout entiere.
Hélas cette évocation me rappelle une personne - ou plutot un personnage - encore en vie mais qui souffre....il fut à la fois peintre et musicien. A son époque, il a fait les beaux jours de mon village...
Ce musicien et son piano...et depuis assez longtemps ne montent plus sur scene. L artiste, ce mince rayon de soleil s est hélas éclipsé, épuisé par l effort de dissiper cet incessant nuage de grisaille qui persiste dans sa piteuse vie d homme aux prises avec un quotidien effarent.
Quant au piano, aujourd hui il subit un destin compatissant ! lui qu on déplaçait en grande pompe lui réservant un attelage en son honneur lors de tournées artistiques, se retrouve claustré dans un petit coin sombre. Abandonné, crasseux et négligé, son clavier
s édente graduellement, ses touches reches qu aucune main ne touche se sont tues à jamais. Le vieux piano a perdu ses maitres.
Son ame musicale s est détachée de ses cordes éraillées que les marteaux ne frappent plus depuis que les gens ont cessé de
l écouter inventer la fete ! le vieux piano est mort. Nos réjouissances et nos kermesses scolaires ont connu le meme sort.
kéryma
  • 6. kéryma | 03/11/2018
Bonsoir à toutes & à tous,

Abderrahmane, merci de me citer dans votre commentaire, je suis ravie et je l'ai toujours été de connaître ce site si noble si honorable, Noria cette reine qui nous reçoit si gentiment si humblement dans sa maison, sa ruche indestructible et qui nous sert de repère depuis quelques années en ce qui me concerne. Ih il se trouve que quelquefois je suis un peu absorbée par le train train de ma vie, mais je reste fidèle, alors avec toute mon amitié je suis heureuse de vous connaître, mais je vous précise que je ne suis ni Abdouna ni Ferroukhienne, mais mon amitié, que dis-je? Ma fraternité avec ce site fait que je le suis par adoption,
Meskellil nous lance de ces sujets!! Ya des moments où je réagis et d'autres je lis et je savoure sans laisser de commentaire mais mon coeur y est!
Kéryma,

Ah ya Mesk, el hammam et beit esskhoun, je ne m'en lasse pas! Wach raki mwejda men baad ya lala?
Belfedhal Abderrahmane
  • 7. Belfedhal Abderrahmane | 03/11/2018
bonsoir a tous et a toutes :
meskellil rien a dire la lourde porte en bois de bit skhoune ne cesse de dévoiler ses petits secrets pour le plaisir d'elargir le grand cercle familial d'algermiliana.
cet apres midi et suite a une accolade avec mon ami et neveu belfedhal benyagoub auteur du livre sous les cieux d allah édité en france par les edtions du pantheon actuellement en voie d achever un autre ouvrage, il a signifie sa pleine adhésion pour rejoindre algermiliana, region qu il connait tres bien car resident a alger depuis longtemps.. Bien verse dans le domaine de la culture avec un esprit ouvert et communicatif il fera surement bonne impression.
meskelil en lisant les commentaires de karyma et compte tenu de sa préférence pour les anciens bains par rapport aux bains modernes et son choix pour le trio el hidhab comme vous d'ailleurs laisse échapper une certaine approche qu'algermiliana regroupe en son sein une réelle farandole de gouts tres raffines raccordant merveilleusement le passe et le present tout en se projetant sur
l'avenir que tous nous souhaiterons que bien meilleur.
Amicalement
Belfedhal Abderrahmane
Meskellil
  • 8. Meskellil | 03/11/2018
Bonsoir à tous,

Bonsoir Saïd,

Votre cri du cœur sincère, entier me touche beaucoup Saïd, et je dirais qu’être soi-même dans ses relations aux autres est ce qui pourrait nous arriver de mieux seulement, ce n’est pas toujours bien compris, ni bien accepté, et le prix à payer pour avoir été soi-même peut s’avérer parfois très coûteux, mais quand on est ainsi fait, on n'y peut pas grand chose, être soi-même est une force mais en même temps une vulnérabilité face à des personnes peu scrupuleuses, peu respectueuses de la sensibilité de l’autre.
Et il y a aussi et heureusement l’espoir qui nous tient, qui nous fait nous lever, qui nous propulse, qui nous fait agir, qui nous permet de vivre tout simplement même si vivre peut s'avérer compliqué aussi parfois. Et vous avez raison, le contenu riche et diversifié d’algermiliana permet de trouver la ou les fontaines à laquelle ou auxquelles s’abreuver et se nourrir l'esprit et le cœur agréablement, avec beaucoup de sensibilité, et beaucoup de douceur aussi. Merci Saïd d’être vous-même, c'est précieux. Amicalement.
kéryma
  • 9. kéryma | 03/11/2018
Bonjour à tout le monde,

Said, bonjour!

Je suis en train d'écouter "el hirah", et la chair de poule m'envahit depuis la première note! Sincèrement, il ne faut verser quelques larmes qu'à la fin de la chanson, oui pleurer en même temps m'empêche de savourer ces airs magnifiques, ces voix, la musique..
Je me "m'hayer" très souvent et dans les paroles de votre chanson, cette inquiétude est polysémique et elle me va et me sied.

Merci beaucoup pour ces moments chaleureux par la voix et tellement riches en sentiments sincères et réels
Amitié ,
Kéryma,
said belfedhal
  • 10. said belfedhal (site web) | 03/11/2018
....et s il ya des jours tristes ou rien ne se passe. ou la routine est maitresse à bord, s il ya des nuits longues ou le reve n a pas droit de cité, ou l oeil ne trouve pas le sommeil, hanté, envahi par mille et un angoisses, c est parce que chacun de nous n ose pas etre lui-meme ! peut-on rejeter éternellement ce qui s impose à vous ? Est-il alors interdit ou devient-il un péché d espérer ? L espoir est ce sentiment merveilleux qui fait vivre le coeur et donne à l esprit toute sa ferveur.
Il est des interrogations harcelantes que j ai longtemps rejetées mais qui sans cesse tel un ressac violentent énergiquement les rivages de mon existence endolorie. Bien que le désir de s émanciper ait été de tout temps humain. la soif vorace des fortunes, la rapacité qui en découle, dépravent l ame, la corrompent et l éloignent de toute émulation.
Je peux m attendre à cela. je m y prépare toujours mais je puis assurer que ces mots me sont dictés d un coeur gonflé d espoir, de ce bon vent qui pousse la voile de mes espérances aux abords d un ilot de paix et de quiétude...là ou femmes et hommes se retrouvent enfin débarrassés de toute contrainte, libres d etre eux-meme, et de communiquer sans jugement et sans culpabilité. Votre site c est justement cet ilot qui me permet ce recueillement et m offre cette opportunité de me réconcilier avec cet autre qui est moi-meme, vous et tous les autres... .
Merci pour cet espace et bonne continuation !
Meskellil
  • 11. Meskellil | 02/11/2018
Bonjour Saïd,

J’ai écouté la chanson El Hira, préoccupation individuelle de même que collective dans ses diverses formes. C’est une jolie mélodie sensible aussi dont j’aime les notes plaintives de la guitare qui se font écho avec le texte éloquent et juste, amplifient sa portée. Merci Saïd et au trio El Hidhab auquel je souhaite une bonne continuation.
Meskellil
  • 12. Meskellil | 02/11/2018
Bonjour à tous,
Bonjour Abderrahmane,

C’est heureux que vous trouviez du plaisir à flâner dans les boulevards, rues et ruelles des diverses expressions créatives souvent très belles des uns et des autres sur algermiliana. Algermiliana tout comme Sougueur a surtout été travaillé, bâti par la tendresse, la nostalgie de Miliana, et chaque trait, chaque esquisse, chaque mot sont le fruit de cette grande nostalgie de ce qui a été et de ce qui n’est plus, même si la nostalgie, et je comprends que cela puisse faire écho avec Sougueur et sa nostalgie qui se rejoignent dans cet ensemble qui compose richement l’Algérie. Pour ce qui est des images ou autres medias et textes que vous souhaitez partager avec nous, je pense que c’est plus Noria qui sera en mesure de vous dire comment faire pour les publier sur algermiliana. Merci beaucoup Abderrahmane et bonne inspiration nostalgique.
said belfedhal
  • 13. said belfedhal (site web) | 31/10/2018
Bonsoir à toutes et à tous
Je suis tres honoré que cette chanson du trio EL Hidhab vous ait plu. le theme est certes tres poignant mais comme dans toute vie humaine, le parcours est parsemé de périodes tantot fastes et joyeuses tantot tristes et pénibles.
Cela me ferait plaisir si vous écoutiez El Hira que je pourrai traduire littéralement par le mot Inquiétude.
J espere recueillir vos impressions apres écoute.
Belfedhal Abderrahmane
  • 14. Belfedhal Abderrahmane | 30/10/2018
bonsoir a toutes et a tous.
meskellil que dire de plus face a ce flot de sentiments nobles qui traduisent un etat d esprit sain et clairvoyant a plus d un titre.
tout au long de ces chaleureux messages je me suis dit qu il avait suffi de pousser la grande porte en bois et au lieu d un bit skhoune a haute temperature qui vous enveloppe pour en ressortir rouge vif bien au contraire c est toute la splendeur algermiliana qui vous offre ses panoramas fantastiques et un coin ideal reposant apres une jour de labeur semblable au reste des autres jours.
meskellil tu avais dit que tu ne pensais jamais echanger avec le moutchou tellement il etait loin.
pour ma part, il merite ma haute concideration non pas pour m engoufrer dans le dkhoul et me parachuter vers le lit royal, au contraire c est en toute bonne escorte qu il me fit connaitre le chemin d'un site que chaque soir avant de dormir je prend un sacre plaisir a voir et a lire.
meskellil comment faire pour vous envoyer l'illustration des deux commerçants et la femme au haik de la lointaine epoque merci.
Abderrahmane Belfedhal
Meskellil
  • 15. Meskellil | 30/10/2018
Bonjour Kéryma,

Oui, cette chanson est pleine d’émotion et remue en profondeur sauf si on a un cœur de pierre, mais je n’y crois pas, même la pierre est sensible à la chaleur et au froid et réagit, mais peut-être que je me trompe. Merci Kéryma pour ta sensibilité et surtout de l'avoir exprimée, ça me touche
Meskellil
  • 16. Meskellil | 30/10/2018
Bonjour à tous,
Bonjour Abderrahmane, bonjour Saïd,

Je vous remercie beaucoup pour ces moments d’émotion que vous exprimez sur Saïd votre frère et le drame de la perte de la compagne et de la mère, Allah yerhamha we iwessa3 3liha. J’avais ressenti cette tristesse sans fond et en ai été très touchée, et cette chanson revient de temps à autre et tourne dans ma tête. Cette chanson ne pouvait être que le « fruit » de quelqu’un qui l’a vécue était ce que je m’étais dit à son écoute. Je la trouvais très belle bien que si triste.
A mon tour de saluer votre noblesse et votre générosité de cœur, vous vous êtes complètement effacé pour laisser place à votre frère et à l’expression de son drame et sa tristesse. Merci Abderrahmane, et merci beaucoup à Saïd pour cette chanson si authentiquement humaine.
kéryma
  • 17. kéryma | 28/10/2018
Bonjour à toutes & à tous,

Je viens de découvrir le genre de chansons que j'aime beaucoup, je ne connaissais pas ce trio! C'est dommage, mais ce n'est pas trop tard, je suis allée sur youtube; j'ai écrit trio: EL HIDHAB, j'ai cliqué et je me suis régalée!!
Voilà, Merci Mesk, encore une fois, tu fais preuve de générosité et de bons égards.
Boussa comme pour Chantal,
Kéryma,
Belfedhal Abderrahmane
  • 18. Belfedhal Abderrahmane | 27/10/2018
meskellil bonjour a toi, a nora, a toutes et a tous
Encore une fois tu fais preuve d un sacre don de déceler les profondeurs du caractere et de l'ame a partir d un commentaire, d un texte ou a l' ecoute d'une chanson.
En effet le trio el hidhab a majistralement interprete enti rakia hania qui est une replique suite a l'etat d ame de said durement affecte suite au deces de sa femme. elle avait laisse deux enfants et une fille les trois ayant grandi dans un foyer plein de chaleur et de tendresse humaines ont pu decrocher leurs diplomes universitaires dieu merci.
la defunte psychologue avait dirige un centre educatif pour enfance inadaptee avant de succomber a une maladie longue et penible allah yarhamha.
les enfants une fois grandis avaient compris que la vie est un parcours parseme de bonnes choses et aussi de beaucoup d epreuves necessitant egalement beaucoup de sacrifices pour arriver a bon port.
merci meskellil pour avoir choisi cette serenade et pour ce merveilleux moment de calme qui m a plonge un peu loin.
mon cher frere desolé de te faire revivre ces moments mais que dire alors a tous ceux qui ont vecu cette horka au meme titre que toi . les gemissements de ta guitare temoigneront sans doute que la vie est telle qu elle il suffit de la comprendre hadha ma kadar rabi abderrahmane belfedhal[/size]

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