Ce libraire, ancien camarade/ Par Slemnia BENDAOUD
Commentaires
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Dans ces souvenirs de l'epoque j'y ai trouvé beaucoup de choses inoubliables que j'ai connues dans mon enfance ...Merci à l'Ami Belfedai pour ce rappel de cette époque enfantine ressortie du grenier. -
Bonsoir à toutes et à tous
En lisant le texte le libraire ce camarade, j'ai été sur le coup saisi par une touche d'admiration a l'égard de tous ceux qui ont compris que celui qui lit vit d'inombrables fois et celui qui ne lit pas ne vit qu une seule fois .le libraire c' est aussi le comptoir de nos manuels scolaires répartis entre un plumier, un porte plume, une gomme, un crayon noir et un autre crayon a la fois rouge et bleu et bien sur tous les livres se rapportant aux tresors enfouis dans la memoire des contes . en parcourant les divers commentaires qui ont élevé le rang de l'illustre libraire, je me suis arreté un moment sur ce que notre ami ferhaoui a évoqué à propos de son captivant univers que rodeo, blek et akim avaient animé a un moment ou il etait difficile de se procurer vingt centimes; si ce n'est le recours aux diatribes que la cervelle enfantine arrangeait sans perdre trop de temps. Mon cher ami sans attendre les vingt centimes et toutes les prouesses à envisager pour les avoir, le libraire des temps jadis vous invite à franchir le seuil des petits formats qui ont marque le temps d'un épisode à retenir chez votre marchand de journeaux.
la librairie offrait pour quelques anciens francs la fresque la plus extraordinaire qui avait peuplé l’imagination des jeunes et moins jeunes de la seconde moitié du siècle dernier.
Les adeptes et les fans de la bande dessinée, les bras armés de journaux du nom de blek le roc ,kiwi, nevada ,rodeo ,akim, buck john kit carson ,tex-tone, jim canada, oliver ,apaches, pirates, brik, lancelot, ivanhoe ,kris le sherif, dakota ,totem ,en garde, tex bill, bill tornade tarou ,tarzan, tartine, caribou, foxie ,geppo, roico, pepito, pim pam poum ,pipo, cassidy, indians, rintintin, battler britton ,et bien d’autres héros de jeunesse, parcouraient les distances en quête d’échange, de location ou de vente.
Un intérêt primordial est toutefois accordé à la page de garde appelée couverture. Cet intérêt est amplement justifié par une meilleure qualité de dessin que le coloriage rendait encore plus attirant et plus captivant.
Enfants, notre élan et notre passion étaient soutenus tambour battant, par l’annonce du prochain numéro, en vente dans tous les kiosques, retenez le chez votre marchand habituel, lisez nos collections reliées en album.
la bande dessinée était riche en titres et en couleurs. Cependant le manque cruel d’argent et l’irrésistible envie de vouloir coute que coute à avoir la main sur le journal convoité nous poussaient souvent à user de toutes les acrobaties. Tant nos rêves d’enfants ne se détachaient à aucun moment des personnages mythiques qui nous entrainaient corps et âmes dans leurs aventures. Cependant à l’image d’un rêve qui devait prendre fin,la bande dessinee a son tour avait rendu sa reverence.
En France, en 2003, les journaux tous titres confondus, toutes maisons d’éditions réunies avaient cessé de rayonner les étalages des kiosques et des librairies. Hondo, messire, lancelot, tagada, yuma, zagor, bengali, le cavalier inconnu, à l’ouest des monts apaches, entre les hauts plateaux du tonto et les collines rouges, par un après-midi d’automne, autour d’un grand feu, ainsi débutait l’aventure et nos rêves avec.
Fin de l’épisode, à suivre, vivement le prochain numéro, ce fut un temps, ce fut une époque, en fait c’était une véritable saga. Le plaisir de lire, le plaisir d’admirer de beaux dessins et surtout cette passion effrénée de vivre le temps des héros.
Peut- on oublier malgré le poids des âges, cette cavale de quartier en quartier, de maison en maison pour échanger un rodéo avec un kiwi ? ou un lancelot contre un ivanhoé ?
le plaisir de s’échanger de nouveaux épisodes, c’est aussi le titre d’une fabuleuse traversée que le temps a érigé et résumé en un épisode et un autre à suivre. Eh bien si ferhaoui que pensez vous de cette envolee a travers temps? pour ma part je dirais tout simplement ya hasrah ya zamene Avec tex willer passez un agreable moment
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Bonsoir,
C'est en fouillant dans notre site que je suis tombée sur la merveilleuse histoire du libraire!
C'est devenu tellement rare! le nombre de librairie se réduit à vue d'oei. elles laissent malheureusement la place aux fast-food! la culture du ventre et la culture de l'esprit! cela ne fait pas bon ménége!
mais , je reste dans l'univers magique et tellement constructif des livres:[urlhttp://safiabz.blogspot.com/2015/06/ils-mont-marqueeacte-xviii.html][/url] -
On avait cette passion de lire. Il arrive qu'apres50 ans on s’en souvient encore d’un titre de livre qu’on a aimé vivre son histoire en ce temps. IL n'y a pas bien longtemps, un ancien interne du lycée m'a dit '"tu te souviens de notre première lecture au lycée sur les marches d’escalier le soir avant d’aller aux dortoirs .lui il s'en souvenait .Moi pas. Dans un coin du couloir à la lumiere d’une lampe si ce n’est des contes de « djeha » et « si moha belabid et l’ogresse » qu’on se raconte pour passer le temps , c’est un livre de poche qu’on avait entre les mains.
Il m’a dit je vais te rappeler ce livre que même tu n’as pas voulu le rendre.Ce jour là, IL me dit ,on s'est dirigé à la bibliothèque ,moi j'ai chois "les derniers jours de Pompéi" et toi m'a t il dit c’était "Les clameurs se sont tues". Et bon dessinateur que tu etais ,tu as dessiné le jeune taureau sur un de tes cahiers. -
Vous avez bien raison l'ami Ferhaoui de parler des « amoureux » du livre. C'est exactement le terme qui convient ! Qu'il s'agisse de BD ou autre, la sensation de tenir un livre dans ses mains, de pouvoir le reprendre à tous moments, le lire, le re-lire et le re-relire font partie du plaisir divin de la lecture. -
bonjour les amoureux du livre! "un livre , c'est comme une bande dessinée, sauf que les images se trouvent entre les lignes." quand je regarde en arrière, vers le pays d'une enfance irrémédiablement perdue, c'est tout de suite le monde merveilleux de la bande dessinée et le livre qui me revient à l'esprit. dans le quartier ou les loisirs étaient rares, l'absence de cinéma , les lectures fort rares, seul papeterie n'avait qu'un éventail réduit de brochures à offrir à de jeunes écoliers, le plus souvent désargentés. il me fallait faire toute une stratégie voire de malice un peu comme ce personnage légendaire jha pour procurer les 20 centimes d'un age révolu qui me permeeetaient de plonger dans l'univers palpitant du monde de la lecture: kwi ,,rodéo, akim,il y avait souvent des rubriques ou l'on pouvait trouver des curiosités historiques ou scientifiques aussi je me rappelle de ctte manchette comme titre " savez-vous que...?? ainsi c'était les années50 l'ami ferhaoui, oran -
Merci Slemnia pour ce texte captivant et émouvant, celui d'une belle amitié et d'une passion commune, la littérature. Quel bonheur ce doit être d'avoir Farid comme ami ! Je partage l'avis de Meskellil qui évoque son envie d'aller se perdre dans l'univers de ce libraire. Les nouvelles technologies prennent de plus en plus de place mais, fort heureusement, il reste encore des amoureux de la littérature et du livre « papier ». Au plaisir des mots et du savoir s'ajoute le plaisir de l'évasion qui peut nous emmener parfois dans des contrées « très » lointaines. Dernièrement, j'étais assise dans le métro et, comme d'habitude, captivée par le livre que je lisais. Une demi-seconde de lucidité m'a fait me rendre compte que je devais descendre à cette station-là. Je me suis alors précipitée sur le quai de la gare, mon livre encore ouvert. Une dame très âgée, se déplaçant à l'aide de béquilles, m'a adressé un sourire attendrissant. Elle venait de comprendre que j'avais failli oublier de descendre du métro à cause … de mon livre. En son temps, Virgile disait : « On se lasse de tout, excepté d'apprendre ». C'est toujours vrai au 21ème siècle. -
ça donne vraiment envie d'aller se perdre dans l'univers de ce libraire, un trésor rare comme on n'en trouve plus! Quelle noble activité, le savoir, la connaissance au service de la pensée. Offrir un livre, c'est offrir un monde, un univers. C'est enrichir l'autre, son alter ego, et s'enrichir de lui. Un peu de hauteur dans un monde de brutes. Merci pour ce beau texte
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