Miliana: Nos ancêtres les mineurs/ Par Latifa Abada - Huffpost Algeria
Commentaires
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BONSOIR A TOUTES ET A TOUS
Un texte émouvant à la fois nostalgique et un cri au retour des souvenirs d'une vie éffacée qui s'accroche encore aux reflets d'une lampe a l huile et d un wagonnet qui temoignent avec la force des vents toute l'histoire du zaccar. Un texte émouvant qui plaide pour une remontée en surface et respirer le grand air des musées qui renaissent des cendres que les gueules noires avaient jalousement entretenues pour que les aromes des temps puissent un jour en faire une legende vivante et par ricochet toute la fierte de miliana et ses generations qui se succedent. A tous les amis du site, j'ai le plairir de vous faire part du present hommage rendu aux mineurs qui risquaient a tout moment leur vie pour ecrire une page fulgurente tintée de bravoure et de vaillance. Les traces du zaccar souflent encore l'épopée des gloires trempées dans la sueur et la chaleur insoutenable des fonds.,Depuis ces arenes ancestrales, miliana se rechauffait dans ses longues nuits hivernales dans l'attente de ses gladiateurs. Miliana n'a pas oublié, ses enfants non plus. Jadis sur les bancs de la vieille école on avait appris et connu la splendeur du jumelage entre le noir et le blanc dans l'une des plus belles illustrations du travail à savoir que les mains noires mangent le pain blanc.
Hommage aux Mineurs de fond
D’une grande famille tu étais l’aîné, et à quatorze ans, il a fallu y aller
Dans ces galeries, prêtes à s’écrouler, par manque de temps pour les consolider
A quarante ans tes poumons étaient brûlés, la silicose avait fait son effet
Mineur, nous sommes fils de mineur, Père, nous sommes fiers de toi
Accepte ces mots, en ton honneur, toi qui as connu le noir et le froid, le sort des gueules noires
Le soleil ne s’était pas encore levé, que déjà dans les puits tu redescendais
Plongeant dans le cœur de l’obscurité avec ton seul casque pour t’éclairer
Sur la roche glacée il te fallait ramper, le corps lacéré, sans mot dire, tu piochais
Mineur, nous sommes fils de mineur, Père, nous sommes fiers de toi
Accepte ces mots, en ton honneur, toi qui as connu le noir et le froid, les peines et les joies
Quand du fond de la mine surgissait la rumeur, que le feu du grisou avait encore frappé
Accouraient les femmes, le visage en pleurs, priant que leur mari en ressortent épargnés
Pourtant si le charbon t’a brisé le cœur, dans les rudes hivers sa chaleur t’a sauvé
Au Nord ou en Aveyron on te rend hommage, les musées de la mine t’y sont dédiés
Justes remerciements pour ton courage, car tes luttes acharnées ont tout changé
Dans les vitrines s’étalent tes témoignages, derniers souvenirs d’une vie effacée.
Mineur, nous sommes fils de mineur, Père, nous sommes fiers de toi
Accepte ces mots, en ton honneur, toi qui as connu le noir et le froid, Ici-bas on pense à toi
Sergio -
Bonjour à toutes et à tous !
Ce retour en arrière sur la dure vie des mineurs algériens me bouleverse toujours autant et m'attriste profondément. Ce que j'ai retenu de mon enfance et de mon adolescence en Algérie c'est, notamment, l'injustice envers le peuple algérien. C'est la raison pour laquelle je la porte toujours en moi et que je me révolte toujours autant lorsque j'entends les médias évoquer des injustices, quelles qu'elles soient, à travers le monde. En ce qui me concerne, cela ne me quittera jamais car je suis totalement convaincue que TOUS les êtres humains "devraient" être égaux, quelles que soient leur religion, leur culture, leur couleur de peau, et qu'ils devraient TOUS être respectés dans leur différence et leur dignité.
Oscar Wilde disait : "Nous sommes tous dans le caniveau mais certains d'entre nous regardent les étoiles"… voilà où se trouve - pour moi - la seule différence entre les êtres humains …
Bonne fin de journée ! -
Tout un passé crie à l'oreille !!
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Latifa Abada, bonsoir
Ah ces mineurs, ces grottes , les histoires interminables, merci de nous avoir évoqué ce passé plein d'amertume et d'espoir, il relate notre passé, notre existence, la souffrance de nos parents mais aussi leurs bons moments.
Djilali merci encore Latifa
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Perchée au sommet du Zaccar, la ville de Miliana, située à 113 kilomètres du sud-ouest d’Alger, fait partie de ces villes dont le passé est omniprésent. Se balader dans ses ruelles bordées de platanes, révèle à chaque halte un pan de son histoire.



