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Massinissa, cet autre roi berbère, courageux et éternel guerrier

rt.jpgPar DEGHRAR Djillali, Ain Defla. AE-LFM
ddeghrar@yahoo.fr

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 Massensen, connu en occident sous le nom de Massinissa. Il est le fils de Gaia, roi des Massyles et futur empereur des Numides. Il est né en 238 -148 avant J-C. (Il vécut pendant environ plus de 90 ans ). Son père l’envoya chez les Carthaginois dès son jeune âge.  Il apprendra le Latin, le Grecque, ainsi que les Mathématiques et le droit. Il recevra, donc, une éducation exemplaire chez ces derniers et ils feront de lui un chef en puissance. Imprimé de la culture Carthaginoise espérant tout de même qu’il garantisse la paix entre les deux fractions sur le long terme. Devenu adulte Massinissa rentre en Numidie, et s'installe auprès de son père, en l’occurrence le roi Gaia à Hippo Regius (Annaba) qui lui apprendra encore l'art militaire Numide.

Avant–propos:

Un jour quelqu’un avait dit que la population du Maghreb était constituée globalement d’indigènes ? Néanmoins, la civilisation de ce peuple et de cette contrée remonte à 23 siècles, il ya environ de cela 3.000 ans. Le royaume de la grande Numidie (actuellement toute la région du grand Maghreb).

Cette région remonte aux temps des anciens peuples semblables à ceux des Romains comme celle également des Pharaons. Personne ne peut nier la civilisation des romains avec leurs cités et ouvrages colossaux. Les pharaons, eux, ont laissé des pyramides comme empreinte et civilisation. Par contre, nos aïeuls nous ont légué, certes, aussi une culture et des ouvrages tels que les tombeaux, les Mausolées, les Dômes, le tombeau de la Romaine (de la Chrétienne). Donc beaucoup d’enseignements à tirer, mais hélas…

Ce peuple est très ancien, Bien plus que celui de l’ère du Christianisme ainsi que celle de l’époque des Musulmans. La civilisation de cette contrée était tellement riche et prospère. Grâce justement à d’innombrables ressources. Mais elle avait été souvent la proie et la chasse gardée facile de beaucoup d’envahisseurs. A travers tous les temps. (Romaines-Byzantins-Phéniciens-Arabes-Espagnoles-Turques et Françaises..).Pour ne citer que ceux là.

Néanmoins, cette manière de faire obligea les habitants de se regrouper, et de s’organiser afin de brandir les armes pour chasser les occupants qui sont devenus, par conséquent, de véritables dominateurs et de vrais tyrans. Cette fois ci, nous allons justement vous présenter et dévoiler le mystère de l’un de ces éternels guerriers :

Massinissa
Sans 20

Massinissa, est un roi Amazigh et le premier roi de la Numidie unifiée. Son nom a été retrouvé dans son tombeau à Cirta, l'actuelle Constantine sous la forme consonantique MSNSN (à lire MAS-N-SEN, qui veut dire « Seigneur »). Fils du roi Gaïa (agellid en berbère) (G.Y.Y, inscription punique), petit-fils de Zelalsan et arrière petit-fils d'Ilès.
Massinissa est né vers 238 av. J.-.C. Dans la tribu des Massyles (Mis Ilès) et meurt début janvier 148 av. J.-.C.

Portrait du roi tamazight Massinissa. Son nom berbère est écrit dessus en tifinagh et en latin. (MAS N SEN), est le premier roi de la Numidie unifiée.

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     Massinissa              Massinissa      Sophonisbe         Massinissa                  Scipion                 Syphax

Il détenait le titre de roi de la Numidie de 202 av. J.-.C. à 148 av. J.-.C. (54 ans). Son prédécesseur était son père Gaia, Ses successeurs étaient Micipsa, Gulussa et Matstanabal. Il est né à Mascula (khenchela). Il est mort à Cirta (Constantine) en 148 av. J.-.C. Son père fut Gaia. Certains disent qu’il a été marié à Sophonisbe et a eu 5 enfants dont : Micipsa, Gulussa, Mastanabal, Mikusan et Masucan.

D’autres estiment qu’elle s’était empoisonnée par un poison qui lui fut envoyé par Massinissa pour qu’elle évite d’être l’épouse de son ennemi principale qui est Syphax.

Première guerre punique (Langue des phéniciens parlée dans Carthage)

L’aventure de la Numidie débute avec l’existence des tribus massyles (Gaia) et massaessyles (Syphax),. La première est à l’origine de la Numidie orientale, par contre, la seconde de l’occidentale. Ces deux tribus durent s'affronter durant la seconde guerre punique, suite à laquelle Massinissa, chef des Massyles souhaite unifier la Numidie.,

Le roi Gaia, père de Massinissa.

On connait que très peu de choses sur Gaia, par contre, on sait que sous son règne. Il avait atteint un degré très élevé de civilisation. Mais Syphax, le roi des Massaessyles rivaux, n’avait jamais cessé de l’attaquer, s’emparant, à chaque fois qu’il pouvait, de ses villes et territoires. Syphax, à l’époque avait le soutien de Rome. Gaia s était allié aux Carthaginois. Il leur offrait, en échange, de leur protection, des troupes.

En 212 av. J.-.C, Agé de 24 ans, le Roi Gaia confie à Massinissa, jeune prince une armée forte et le charge de punir Syphax, en attaquant son royaume au niveau de Collo (Skikda). Syphax venait de sceller une alliance avec les Romains. Massinissa se révèle être un général fantastique. Il capture ville sur ville des Massaessyles.

Après avoir perdu son père Gaïa, Massinissa passant dans le camp de Rome, ne jure que pour la capture et la victoire sur Syphax roi des Massaesyles.

L’accession au trône.

Gaia mort,(206 av. J.-C.), son frère Oezalces (Oulzacen) lui succède. Marié à une Carthaginoise nièce d'Hannibal, il bénéficie de l'appui des Carthaginois contre ses voisins et ses sujets turbulents. Mais Oezalces meurt et Capussa monte sur le trône.

Appropriation abusive du trône.

Capussa est immédiatement contesté par Meztul son cousin, issu de la fraction rivale de la branche régnante. Meztul obtient des armes et des renforts de Syphax et s'attaque aux forces de Capussa. Le combat entre les deux clans donna la victoire à Meztul. Capussa mourut en pleine bataille, Meztul s'empara du pouvoir pour placer sur le trône Lacumazes, alors que, selon la tradition, le trône revenait à Massinissa. Carthage, approuvant cette appropriation abusive, scella alliance avec Meztul et lui donna pour épouse la veuve d’Oezalces.

Entre guerres, déboires et triomphes.

Finalement, la guerre ne tarda pas à tourner en faveur des Romains. Les Carthaginois battus à Ilipa perdirent leurs possessions en Méditerranée. Le Général Scipion qui commandait l’armée Romaine en Espagne voulait ardemment la transférer en Afrique du Nord Mais il souhaitait fortement avoir le soutien des royaumes Numides. Il avait déjà gagné l’amitié de Massinissa, avec lequel il avait passé un accord secret. Ensuite, il s’est rendu au Maghreb pour essayer de convaincre Syphax de se joindre à lui. Néanmoins, le roi Massaessyle, s’est vite aperçu de l’accord passé avec Massinissa. Alors, il s’est déjà rapproché de Carthage.

Néanmoins, les armées Romaines dirigées par les 2 Scipions remportent la victoire en Ibérie. Massinissa rentre alors en Numidie à Hippo Regius (Annaba), et fait le deuil de son père mort pendant son absence ainsi que le deuil de son alliance avec Carthage. Il prend la décision de s'allier aux Romains à présent pour défaire les Carthaginois ainsi que les Massaessyles de Syphax. Qui depuis commence à récupérer des pans de son ancien royaume après avoir battu les armées affaiblie de Massinissa par la campagne Ibérique.

Massinissa reconstitue donc ses forces militaires, réorganise son royaume en ordonnant de nouvelles lois, et attaque Cirta (Constantine) qu'il capture avant d'en faire la nouvelle capitale de la Numidie en 204 av. J.-.C. C'est alors qu’Hasdrubal le Carthaginois qui avait promis sa fille Sophonisbe à Massinissa est pris de colère contre lui et décide d'annuler la promesse et la marie immédiatement à Syphax. Massinissa lui fait envoyer alors du poison et lui demande de se suicider.

Sophonisbe acceptera et se tuera avant d'avoir consommé le mariage pour sauver l'honneur de son bien aimé. Avec la mort de Sophonisbe, Massinissa commence à vouer une haine grandissante aux Carthaginois et au Massaessyles qui se sont alliés à eux. Il commencera alors à se lier d'amitié avec Scipion l’Africain, général Romain et vouera sa vie à détruire Carthage.

La 2ième guerre punique

Massinissa à présent contrôle tout le Nord de l'actuelle Algérie et se retrouve en position de force face à Carthage. C'est le début des 2éme guerres Puniques. Massinissa décide d'attaquer Carthage, sans l'accord de Rome, et les Carthaginois menacé de disparition implore l'arbitrage de Rome pour retenir leur allié.

Début de l’unification de la grande Numidie par Massinissa.

Massinissa occupa alors Thapsus (Tunisie), qui devint la capitale des Massyles. Afin de consolider son pouvoir, il mena une lutte efficace contre Carthage et prôna l'unification de toute la Numide. À Lacumazes et Meztul, il offrit de leur rendre leur bien et la considération due à leur rang s'ils revenaient dans leur patrie. Ceux-ci, rassurés quant à la sincérité de leur cousin, quittèrent Carthage et le rejoignirent.

Déroute de Massinissa par Syphax

Ce rassemblement des forces des Numides inquiéta les suffètes qui dépêchèrent alors Hasdrubal Gisco auprès de Syphax pour le convaincre du danger que représentait désormais un tel voisin. Syphax prétexta alors une vieille querelle concernant des territoires qu'il avait autrefois disputés à Gaïa pour attaquer Massinissa et le contraindre à épuiser ses faibles moyens. Massinissa accepta le combat, son armée fut mise en déroute et Syphax s'appropria alors une partie du royaume massyle.

Probable mort de Massinissa, récupérations des territoires et annexion d’autres

Massinissa, caché dans les montagnes, avec une poignée de fidèles, connut une vie d’exilé. Il ne continua pas moins à harceler ses ennemis par des incursions organisées contre les campagnes carthaginoises et les hommes de Syphax ne réussirent pas à venir à bout de lui. L' inquiétude qu'il fit peser sur les colons et sa popularité grandissante en Numidie inquiétèrent une fois de plus les carthaginois. Des expéditions contre Massinissa furent envoyées, on le crut mort. Mais, une fois ses plaies cicatrisées, Massinissa revenait à la charge et marchait une fois de plus contre Syphax. Peu à peu, ses compatriotes le reconnurent, lui adressèrent leur allégeance et lui offrirent les moyens dont il manquait.

La grande bataille.

Son royaume récupéré, Massinissa s'attaqua alors aux territoires voisins. Les colons carthaginois, pour se défendre, se lièrent avec les Massaesyles et rassemblèrent une grande armée contre les Massyles. Syphax était à la tête d'un vaste royaume et sa guerre contre Massinissa ne lui procura que plus de prestige encore. Satisfait de sa victoire qui ne sera guère durable, les territoires qu'il avait usurpés à Gaïa. Tout cela se déroula en 205 av. J.-.C., moins d'un an après le retour d'Espagne de Massinissa.

Intervention romaine en Afrique.

Scipion, décidé à en finir avec Carthage, débarqua en Afrique. Le rusé Romain essaya une nouvelle fois d'attirer Syphax qui rejeta de nouveau l'alliance proposée. Il se tourna alors vers Massinissa. Les premiers combats tournèrent en faveur des deux alliés. Ces derniers, encouragés par leurs succès, s'attaquèrent à Utique, place forte carthaginoise. Mais l'intervention de Syphax les obligea à se retirer. Ils prirent leurs quartiers d'hiver et Scipion, en cachette de Massinissa, entra de nouveau en contact avec Syphax.

Faute de pouvoir le détacher des Carthaginois, il lui demanda de proposer une solution pour mettre fin au conflit entre Rome et Carthage. Syphax proposa que les Carthaginois évacuent l'Italie, où ils étaient en campagne, en échange de quoi les Romains quitteraient l'Afrique. Si le général Asdrubal, qui commandait les Carthaginois, accepta l'offre, Scipion, qui voulait en fait la reddition pure et simple de la Cité punique, la rejeta.

Massinissa et le général romain Scipion l'Africain reprirent leurs attaques, obligeant cette fois-ci les troupes puniques à se replier sur Carthage. Syphax, lui, ne voulant pas perdre plus d'hommes, se retira dans son royaume. Les Carthaginois, comprenant que les Romains ne leur laisseraient pas de répit, décidèrent, après avoir adopté une attitude défensive, de passer à l'offensive.

La bataille des grandes plaines

Ils levèrent une forte armée qui, rejointe par Syphax, donna l'assaut. Ce fut la bataille des Grandes Plaines (avril 203 av. J.-.C.) qui s'acheva par la victoire des forces coalisées de Massinissa et de Scipion. Il y eut une trêve au cours de laquelle chaque camp reconstitua ses troupes, puis la guerre reprit. Un combat s'engagea entre Massinissa et Syphax, et ce dernier, entouré par de nombreux soldats, était sur le point de l'emporter, quand l'armée romaine intervint. Jeté à terre, Syphax fut arrêté. On l'enchaîna et on le conduisit sous les murs de Cirta qui, voyant son roi en piteux état, décida de se rendre. Syphax est alors envoyé à Rome en tant que prisonnier où il meurt en 202 ou 203 av. J.-.C. et les Romains accordent au roi Massinissa le royaume de Syphax en le remerciement de son aide.

Massinissa, après plusieurs années d'errance, put ainsi reprendre le royaume de ses pères. Carthage, vaincue, fut obligée de signer une paix qui le priva d'une grande partie de ses territoires et de sa flotte. Le retour de Hannibal, qui avait mis fin à la campagne d'Italie, souleva les espoirs de la cité. Un incident rompit bientôt la paix et la guerre reprit.

Guerre contre Hannibal, Massinissa reprit l’ensemble de ses territoires.

Hannibal s'allia à Vermina, le fils et successeur de Syphax et, ensemble, ils envahirent le royaume des Massyles. Massinissa et Scipion les rejoignirent à Zama (soit l’actuelle Souk Ahras en Algérie, soit Jama en Tunisie) et une grande bataille s'engagea (202 av. J.-.C). Le choc fut rude et il y eut des pertes des deux côtés, puis la bataille tourna à l'avantage de Massinissa et de Scipion.

Carthage fut de nouveau contrainte à négocier. Mais le précédent traité fut révisé et la cité punique dut restituer à Massinissa tous les territoires qui avaient été arrachés à ses ancêtres. Hannibal se révolta et essaya de s'opposer au traité mais, menacé d'être livré aux Romains, il s'enfuit en Syrie où il se suicidera en 183 av. J.-.C.

Il réussit sous sa conduite à préserver l'indépendance de son royaume en jouant habilement de la rivalité régionale qui prévalait à l'époque, tout en lui garantissant une prospérité économique certaine, grâce au remarquable développement de l'agriculture et de l'élevage.

Organisation politique de Massinissa dans son pays.

Sur le plan organisationnel politique, Massinissa plaça à la tête de chaque province un gouverneur et à la tête de chaque tribu un « Amokrane » (le chef). Son conseil, formé de dix personnes, le seconda efficacement dans sa politique et son administration générale. Au nombre de ces dix conseillers il avait trois de ses fils : Micipsa qui le suppléait en plusieurs affaires, Gulussa, chargé de la conduite des armées et Mastanabal chargé du trésor royal.

Il mit en circulation une monnaie frappée à son effigie. Le règne de Massinissa prit fin lorsqu'il mourut en 148 av. J.-.C. Massinissa, fut célèbre dans tous les pays de la Méditerranée et l'île de Délos, en Grèce, lui éleva trois statues. Vers la fin de sa vie, il voulut s'emparer de Carthage pour en faire sa capitale. Les Romains, qui redoutaient qu'il n'acquière une puissance encore plus grande que celle des Carthaginois et qu'il ne se retourne contre eux, s'opposèrent à ce projet. Caton, attirant l'attention sur le danger que représentait Massinissa, lança sa célèbre formule: « Delenda est Carthago! » (« Carthage doit être détruite ! »).

Les relations entre la Numidie et Carthage continueront ainsi d'être tendue, pendant que Massinissa intelligemment conserve la main haute et son alliance aux Romains.

Massinissa par la suite soutiendra les Romains dans leurs campagnes contre Perseus de Macedoine et Antiochus. Entre temps Carthage recommençait à reprendre des forces de part son commerce. Les Carthaginois en arrivèrent même à imprimer leurs jarres de vin d’un scripteur et d'un label de qualité Grecque. Ceci pour éviter l'embargo Romain pesant sur leur vin en Méditerranée, et pour profiter de la bonne réputation du vin Grecque.

Les caisses Carthaginoises se renflouent ainsi et les supporteurs de Massinissa au sein de Carthage sont exilés de force, maintenant que la ville peut risquer une telle politique. C'est l'opportunité que Massinissa attendait pour s'en prendre aux Carthaginois. Massinissa en profitera à ce moment là pour mener une terrible campagne de désinformation à leur sujet, tentant d'éveiller la peur de Rome.

La 3ème guerre punique

Il parvient à présenter face au Sénat Romain en 149 av. J.-.C. Une image d'une Carthage forte, puissante et qui se prépare pour la guerre en vue de tout raser sur son passage par vengeance. Les Romains mordent à l'hameçon et le Sénat Romain déclare ouverte le 3éme guerre Punique. Massinissa satisfait, se met à négocier les modalités avec les Romains en vue de l'invasion de Carthage et de son partage.

Il transformera pendant son règne le petit royaume de Numidie que son père Gaia lui laissera en un véritable Empire qui menace Carthage d'extermination et qui a un potentiel de s'affirmer sur toute la méditerranée.

Il obtient un accord qui lui est extrêmement favorable, et rentre à Cirta (Constantine) pour préparer ses armées à la guerre. Au commencement de celle ci, Massinissa meurt de vieillesse à l'âge de 90 ans.

Il laissera à ses fils des caisses pleines à craquer remplies des trésors de guerres de ses campagnes, une armée formidable dont la cavalerie est redoutable, une flotte navale militaire de taille moyenne, ainsi qu'une capitale, Cirta, centre de civilisation imprégné de la culture Phénicienne.

Carthage en flammes.

Ce fut de nouveau la guerre en Afrique et, après d'âpres combats, Carthage fut livrée aux flammes, puis au pillage. Les survivants furent réduits en esclavage et la ville fut entièrement rasée (146 av. J.-C.). Massinissa, mort quelque temps plus tôt, n'avait pas assisté à la chute de la ville tant convoitée.

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                       La sculpture de Massinissa (Masensen) [238-148 Av. J.-.C                                                      Tombeau de Massinissa à El-Khroub  (Constantine)     
                 

Appien avait dit sur Massinissa:

« Qu'il était beau dans sa jeunesse et de taille élevée. Il garda, jusqu'à l'âge le plus avancé, une étonnante vigueur. Il pouvait rester une journée entière debout ou à cheval.. À 88 ans, il commanda son armée dans une grande bataille contre les Carthaginois; le lendemain, Scipion le trouva sur pied devant sa tente, un morceau de galette sec qui constituait tout son repas. »

Massinissa eut plusieurs épouses et un nombre considérable d'enfants dont quarante-trois garçons ; parmi ses nombreuses filles, plusieurs furent mariées à des nobles carthaginois. La plupart des enfants de Massinissa disparurent avant lui mais il en resta, à sa mort, une dizaine. Massinissa adorait les enfants et il garda auprès de lui certains de ses petits-enfants.

Massinissa, qui était un rude guerrier, encouragera la littérature et les arts, envoya ses enfants étudier en Grèce et reçut de nombreux écrivains et artistes étrangers. Ce fut un homme courageux et un roi généreux (pardon accordé à Lacumazes et Meztul)

Après la bataille de Zama, Massinissa vécut encore de nombreuses années. Il garda sa vie durant l'amitié de Rome sans jamais être son vassal et, contre ses appétits impérialistes, déclara, dans une formule restée célèbre : « l'Afrique appartient aux Africains ». Il récupéra non seulement les territoires que lui accordait le traité passé avec Carthage.

Si Massinissa combattit les Carthaginois, il ne dédaigna pas pour autant la civilisation carthaginoise, dont il sut tirer avantage. La langue punique fut d'usage courant dans sa capitale où l'on parlait également, en plus du berbère, les langues grecque et latine. Il savait aussi se comporter en souverain raffiné.

L'œuvre sociale et politique de Massinissa fut aussi grande que son œuvre militaire. Il affermit les Numides, bâtit un État puissant et le dota d'institutions, inspirées de celles de Rome et de Carthage. Il créa une monnaie nationale et conserva une armée régulière et une flotte qu'il mit parfois au service de ses alliés romains. Ce fut un grand souverain qui s'efforça toute sa vie, de faire de la Numidie un pays unifié et indépendant.

Par DEGHRAR Djillali

Commentaires (7)

Chetti
Bonjour,
Votre travail sur Massinissa manque de cohérence par endroit, aussi je vous recommande le site de Monsieur Chetti Denis Mourad qui a enseigné un module de civilisation à l'université de Constantine dans les années 80. Une chronique romancée sur le personnage est prévue cet été aux éditions Casbah, par le même auteur. Bonne continuation.
G.M
  • 2. G.M | 25/07/2016
Où est ce que tu vas comme ça , baton en mains. comme un guerrier qui va en guerre mon bon fiston.
C'est juste pour chasser les Gueux qui rodent ici et là et qui ne sont pas de notre Douar G.M
iL faut que je t'apprennes fiston que dans la nature qui nous entoure
Tous ceux qui errent ne sont point des gueux .
comme on dit aussi que Ton passé qui te glorifie ici bas ne garantie point ton 'avenir dans l'au- de -là
car l'Oeil qui n'a jamais pleuré n'a encore rien vu
fatiha
  • 3. fatiha | 25/07/2016
Je suis d'accord avec invité (é)
je croise souvent ceux et celles qui disent "les faux ont envahi notre ville".
Qu'en est-il pour eux qui se sont installés dans les autres villes ?
invité(e)
  • 4. invité(e) | 25/07/2016
Bonjour Mr ou Mme Merabet..
....il n'y a plus de constantinois à Constantine mais des habitants ignorants venant de tout bord détestant la ville comme des envahisseurs .....
Si j'ai bien compris, vous êtes originaire de Constantine; Vous habitez où? Vos frères et soeurs habitent où? vos cousins? vos enfants et/ou neveux? Est ce que toute la famille sans exception habite Constantine. Si c'est le cas je n'ai rien à rajouter; mais si des membres de votre famille ont quitté Constantine pour habiter ailleurs alors, c'est vous qui n'avez rien à dire concernant les "vrais" et les "faux" de telle ou telle ville, car eux aussi sont devenus des "faux" de la vile où ils habitent.....Donc ils sont aussi ignorants et en,vahisseurs....
Bonne journée..
Merabet
  • 5. Merabet | 24/07/2016
Désolé Monsieur , pourquoi vous parlez au nom des constantinois , c'est vrai les constantinois sont silencieux car il n'y a plus de constantinois autochtone du tirroir qui vont te raconter l'histoire de Constantine à partir de la grotte de l'ours jusqu'à cette période malheureuse donc ne cherche plus avec tes yeux mais cherche avec ta substance grise comme un vrai chercheur car parlé de Constantine ce n'est pas donné à tout le monde je te donne quelques pistes ( visite le musée d'histoire de Rome , va à Rhodes et bien-sûr aime Constantine et après on verra ) à titre d'indication il n'y a plus de constantinois à Constantine mais des habitants ignorants venant de tout bord détestant la ville comme des envahisseurs qui n'ont rien à proposés mais Constantine vivra car sa destinée est grande comme la dynastie de Gaya !!
aghilas kosseila abdi
  • 6. aghilas kosseila abdi | 17/11/2015
azul fellawen,tanmirt pour cette article de grande valeur qui nous pousse a avoir laconscience et a revaloriser nos ancentres.aujourd'ui je viens egalement d'apprendre beaucoups de choses sur massinissa a la maison de culture haouari boumediene de setif grace a la belle piece du theatre de la generale de tizi-ouzou portant le titre "" massinissa et sophonisbe "".bravo pour tous ses efforts que vous faites ainsi la generale de tizi-ouzou.
-a la fin de la piece un certain voulait leur dire que scipion l'africain a sa tombe a setif. alors que lui mort a luterne... ou est la verité ?
-2emme question .dernierement sur el-maghrebia,un professeur d'histoire de l'université d'alger ,fondateur de la ranche du baath algerien ,natif de jijel originaire soumaa (msilla). vient de déclarer que nos ancentres et ses ancentres a lui parlaient le grec,le punique,le latin mais le berbere ou amazigh....la langue que nous parlons aujourd'hui est-ce elle est du ciel ou le professeur veut effacer notre culture !
-j'attends avec impatience de me repondre avec une certaine objectivité. a ses questions ,merci d'avance. cher professeur. tanmirt ar timlillit.
BONEZIA  Luc
  • 7. BONEZIA Luc | 07/10/2015
Bonjour Monsieur DEGHRAR,
C'est avec un grand plaisir que j'ai pris connaissance de votre "plaidoyer" pour la reconnaissance de la vie de Massinessa dont vous mettez en avant le caractère fédérateur et unificateur des peuples du Maghreb.En effet, je partage totalement votre perception de la vie de ce grand général Numide dont la reconnaissance, au regard de l'histoire, ne me semble pas à la hauteur de son impact historique.
Chaque fois que je me rends à Santana, je ne manque pas de me rendre sur le mauzolée funéraire sur la Coline du Khroub où ma belle-famille demeure : nonobstant l'émotion que je ressens sur le lieu de sa nécropole, je n'en demeure pas moins émerveillé du site visuel offert environnant et donnant sur tout le Constanstinois.
Le musée de CIRTA détient un casque : ce dernier serait celui découvert au KHROUB et aurait donc pu appartenir à Massinessa. Mais je n'en n'ai point d'assurance. A ce sujet, détiendriez-vous des informations complémentaires qui confirmeraient ou infirmeraient cette hypothèse ?
Quoi qu'il en soit, je vous remercie de votre travail historique qui tend à mettre au plus haut niveau l'image de ce grand personnage qu'a été Massinessa.
Je déplore tout de même que la majeure partie de la population Constantinoise même ignore tout du nom même de Massinessa. Somme toute, qu'un travail de mémoire devrait être entrepris dès le plus jeune âge dans les cours d'histoire dévolus aux enfants scolarisés.

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