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Omar Bashir/ To my Mother/ Al Hambra

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Munir Bashir, le maître légendaire du oud, aura plusieurs élèves mais un seul disciple, son fils Omar auquel il enseignera son art dès l’âge de cinq ans. Munir Bashir rentrera en Irak avec sa femme hongroise et leurs deux enfants, Saad né en 1966 et Omar né en 1970, après avoir obtenu son doctorat en Hongrie. Après quelques années passées au Liban, Munir Bashir entamera une carrière internationale. Désireux de transmettre ce patrimoine culturel musical à ses enfants, et notamment à Omar dont le potentiel se révélera très tôt, il consacrera à ce dernier parfois jusqu’à cinq heures d’enseignement de cet art par jour. Naturellement Omar entrera à l’école de musique et de danse de Bagdad à sept ans, donnera son premier concert de oud à neuf ans en solo au conservatoire de Bagdad., et jouera avec son père dès l’âge de treize ans. Quelques années plus tard, il accompagnera son père régulièrement.

En 1991, la famille quitte l’Irak pour s’installer en Hongrie. Omar étudiera, à l’Université Liszt, le piano, le chant et la direction chorale, et participera à plusieurs concerts avec son père dans le monde arabe, aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, et notamment à Paris.

La disparition de Munir Bashir en 1997 marquera un tournant important dans la carrière de Omar qui cherchera alors sa propre identité musicale en expérimentant différents instruments et techniques, et en explorant des styles musicaux qui lui sont proches, qu’ils soient ceux des tziganes hongrois ou des gitans. Les Gypsy King l’autoriseront même à utiliser l’une de leurs chansons. Il collaborera avec plusieurs artistes internationaux, recevra distinctions et prix dans le monde arabe, aux Etats-Unis et en Europe où il effectuera plusieurs tournées de concerts et enregistrements de CD.

À partir de ses improvisations sur quelques-uns des maqams arabes les plus importants, Omar cherchera à mettre en avant leur relation avec d’autres cultures. Tout en s’appuyant sur l’héritage musical transmis par son père, Omar Bashir ouvrira en permanence sa musique à des influences autres, cherchant à trouver des liens, des affinités entre la musique de son pays natal et celles du reste du monde, des influences allant de l’Inde à l’Andalousie en passant par l’Irak et la Turquie. Omar saura être à la hauteur de son double et lourd héritage, celui de la renommée de son père et celui de la tradition musicale, pour devenir à son tour non plus le « fils de », mais un grand artiste qui aura contribué à vivifier la musique arabe, à lui garder son cachet traditionnel tout en la nourrissant d’autres styles musicaux.

Je vous propose d’écouter deux très belles pièces musicales :

La première intitulée « To my Mother » dont la ligne mélodique riche est agrémentée d’ornementations belles, raffinées et harmonieuses, et c’est toute la magie de cet instrument noble le oud que d’exprimer avec beaucoup de sensibilité amour, tendresse, douceur, joie ou tristesse, nostalgie aussi, une composition au flux dense de l’amour maternel exprimé, légère, aérée, aérienne même. La fin du morceau se dessine comme une étreinte pleine de tendresse qui semble ne pas vouloir se terminer, qui se prolonge encore et encore. Sublime de sensibilité, de profondeur, d’amour. Une deuxième composition magnifique de ses nuits andalouses ensorcelantes, chantantes, riantes et nostalgiques à souhait intitulée « Al Hambra »

Bonne écoute!

To my Mother


Al Hambra

Par Meskellil

Commentaires (4)

Meskellil
  • 1. Meskellil | 15/02/2019
Si tu l'as écoutée trois fois, moi c'est presqu'en boucle surtout à partir de 3:50 '' où là c'est troublant de beauté et de talent, une vraie extase, une essence rare dans toutes les émotions, les impressions, la nostalgie… un ensemble complexe qui relève plus du ressenti très profond. Merci.
Meskellil
  • 2. Meskellil | 15/02/2019
Bonjour Abderrahmane

Oui en effet, rien de plus beau ni de plus saisissant que cette tendresse maternelle exprimée avec beaucoup de sensibilité et de profondeur tant elle est unique, affectueuse, chaleureuse, lumineuse et surtout désintéressée. Merci Abderrahmane de votre appréciation et pour le rappel de la chanson de Mohamed Abdelwahab qui fait aussi frissonner.
Miliani2Keur
  • 3. Miliani2Keur | 13/02/2019
Les feux de l'Andalousie eclairent notre chemin du retour...
Il m'a fallu réécouter 3 fois "Al Hambra" pour saisir toute la sophistication d'une piece a l'apparence conventionelle ... le liant moderne est presque la complainte de la mere d'Abouabdil l'enjoignant de pleurer l'Andalousie, la tranchante phrase du milieu passe du pur Arabe (Tarab) a ce chainon manquant Flamingant en demonstration magistrale qui envole les sens et la chair!
Thank's Mesk' pour cette essence...rare
Belfedhal Abderrahmane
  • 4. Belfedhal Abderrahmane | 11/02/2019
bonsoir a tous
bonsoir meskellil
Quoi de plus beau et de saisissant quand les fibres musicales se mettent en marche pour exprimer leurs sentiments vis a vis de la lumiere qui illumine chaque jour l humanite entiere et cette lumiere c est la maman l un des hadith de notre prophete que le salut soit sur lui rapporte que le paradis est sous les pieds des meres
meskellil votre choix me renvoie a une grande chanson interpretee par faiza ahmed et superbement composee par le musicien de L ORIENT mohamed abdelwahab dont le titre est YA SET ELHABAIEB YA HABIBA
En souvenir de chaque mere qui tire ses jours dans un monde souvent incompris et complexe on gardera au fond de nous memes la plus belle alliance MERE ENFANT etre fils unique etre pere ou grand pere l alliance ne sera que plus profonde elle est irriguee par la benediction de l eternel
bonne soiree

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