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                               De Bab-El-Oued @ Miliana

Bab-El-Oued à une certaine époque

Bab El Oued, quartier le plus populaire et bruyant, célèbre par sa place « les trois horloges ». Le quartier montre une trame urbaine très serrée dont les immeubles ont été construits sur le modèle de ceux qui ceinturent les grandes villes d'Europe, depuis la fin du XIXe siècle.

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    Promenade à travers le Temps !

    Promenade à travers le Temps !

    Bab-El-Oued, mon quartier d’enfance. De Nelson à la rue Mazagran en passant par la rue Rochambeau. La rue Eugène Robe où de mon balcon, j’apercevais le curé de l’église Saint Vincent de Paul qui se mettait devant la porte, en robe traînante et sa longue barbe blanche, le marché Nelson et les Variétés. La rue Lestienne, j’habitais au numéro 3, à quelques pas du Bd Guillemin ou Bd Farre. Le jardin Guillemin qui nous paraissait immense, nous y jouions avec nos voisines, nos amies et nos cousines. A l’angle de la rue Géricaut, la rue Borely la Sapie qui menait au Majestic et au Café Riche, l’avenue de la Marne, El-Kettani, l'école Lazerges et la pâtissière, en bas PADOVANI, notre plage préférée. En allant vers la casbah, on passait par l’esplanade de Bab-El-Oued, bordée par le lycée Bugeaud (Émir), la caserne Pélissier et le jardin Marengo. L'avenue de la Bouzaréah qui se terminait place des Trois Horloges, cœur historique de Bab El Oued. Entre la Basseta et l'hôpital Maillot, ancienne maison de plaisance du Dey, d'où son premier nom d'hôpital du Dey, sera bâtie l'église St Joseph sur une esplanade qui deviendra la Place Lelièvre. L'avenue Malakoff abritait les ateliers de réparation des Chemins de Fer, aménagés par la suite en dépôt des trams et trolleys d'Alger. Au-delà de la Salpétrière (Rmila) et de la Consolation, sur un éperon rocheux s'élevait un fort turc bâti en 1580 par le corsaire Djaffar connu sous le nom de Fort des Anglais. Sur ce versant du massif de la Bouzaréah s'étendaient les cimetières dominés par la basilique de Notre Dame d'Afrique.
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    Jardin Marengo/ Prague

    Jardin Marengo/ Prague

    Le Jardin Marengo (Jardin de Prague, Bab-El-Oued), fut aussi le Jardin des Condamnés puis la Promenade d'Orléans Il fut aménagé vers 1839 sur l’emplacement du cimetière de Pachas dont l’unique vestige est le mausolée de Lalla Aïcha, fille de Sidi Abderrahmane. Des travaux furent exécutés par des condamnés qui encombraient les prisons, sous la houlette du colonel Marengo. D’ailleurs, ce jardin porta d’abord le nom de jardin des Condamnés, en référence à ces prisonniers puis celui de colonel Marengo. A l’indépendance, il prit le nom de jardin de Prague. Lors de la construction du lycée Bugeaud (Émir-Abdelkader), on a du abattre de nombreux arbres et plantations pour dégager un maximum d’espace. Tombeau de la Reine, mausolée construit en 1848 à la mémoire de la reine Amélie, femme de Louis-Philippe. Le 14 Juin, création de la COLONNE de la Grande Armée, le 27 Juin, le Jardin Marengo est remis à l'autorité civile. Au détour de chaque allée, des fontaines en mabre, une kouba, des kiosques. Sa végétation était l’un des atouts de ce magnifique jardin, avec ses plantes méditerranéennes, ses palmiers, ses yuccas à feuilles panachées, ses bellombras, ses très beaux araucarias d’Amerique du sud, communément appelés Pin du Chili, et des plantes grasses de toutes sortes s’épanouissent dans ce jardin. Un joli monument, sorte de fontaine recouverte de faïences bleues émaillées, sur lequel les eucalytus jettent une ombre discréte. Le bosquet de la Reine.