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BAC : STRESS A GRANDE ECHELLE : Acte I

 

Et la cerise sur le gateau!

Qu'est ce que le stress?
Il touche qui? Quand? Comment? Et pourquoi?

Ce terme est un anglicisme c'est à dire un mot emprunté à l'anglais par la langue française.
Définition :pression, conditions provoquant  de la souffrance et des perturbations de la tranquilité.(Traduit de l'anglais) 
Définition du Larousse Encyclopédique 1989 :Ensemble des perturbations physiologiques et métaboliques provoquées dans l'organisme par des agents agresseurs variés.

Cette notion a envahi l'espace scolaire depuis une bonne décennie et comme par magie elle touche tous les partenaires de cette institution à commencer bien sûr par les élèves et leurs parents.

Mais, qui parmi nous n'a pas eu la boule au ventre, des nausées , de l'angoisse à la veille de tout évènement important dans sa vie? Le trac, vous connaissez?

Comment différencier entre ce "trac" des générations précédentes et le "stress" de nos enfants?

En fait , l'introduction du terme "stress" dans notre vocabulaire a apporté quelque chose de nouveau :
Même s' il décrit peut être de manière plus précise l'état psychologique et ses retombées sur l'état physique, il en a amplifié l'effet et lui a conféré le pouvoir de contagion!

Sinon comment expliquer que ce mot soit devenu omniprésent aussi bien dans les foyers que dans les établissements scolaires? Il arrive bien souvent que les parents "stressent "plus que leurs enfants. Et souvent c'est cette atmosphère familiale qui déteint sur les enfants.
En fait, c'est un cercle vicieux dans lequel nos petits chéris se trouvent emprisonnés. A la fin, ils ont l'impression qu'il faut qu'ils "sressent" et que si ce n'est pas le cas, ils ne sont pas "normaux".

Cette histoire de "pas normaux" s'applique aussi aux parents qui ne font montre ni de pression sur les enfants, ni d'inquiétude visible. Ces parents sont considérés anormaux ou inconscients ou même irresponsables!
Ce raisonnement nous amène à conclure qu'en réalité , c'est nous qui créons le "stress" autour de nos enfants. Pire, nous le leur suggérons et l'alimentons!

Un foyer où il y a un futur candidat à un examen devrait être le foyer le plus serein , où l'atmosphère devrait être paisible et calme, protectrice et encourageante. Ne trouvez vous pas?

Et qu'est ce que nous rencontrons dans ces foyers?
La réponse est inutile! Nous la connaissons tous pour l'avoir soit vécue soit imposée à nos enfants!
Elle est tout à fait le contraire de celle décrite plus haut.

Et comment y remédier? Comment "exorciser" ce stress?

Comme pour tout mal , il y a les remèdes immédiats pour parer à l'urgence et les actions à long terme pour contrecarrer le mal définitivement.
Pour l'immédiat de cette année, il est peut être trop tard. Alors parlons du long terme.

En fait, la première mesure de prévention du stress , c'est d'éviter qu'il apparaisse!

Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais mes lectures et mon expérience d'élève, d'étudiante, d'enseignante et de maman m'ont appris que le premier facteur anti stress, c'est l'estime de soi.

 Par estime de soi, je veux dire que les enfants sont sûrs qu'ils valent quelque chose, qu'ils ont des atouts et du potentiel même s' ils présentent des manques et des défauts.C'est le rôle des parents et de l'école de la développer et de  l'inculquer aux enfants.
De plus c'est aussi à nous de leur faire comprendre que l'apprentissage scolaire et celui de la vie sont remplis d'embûches qu'ils doivent surmonter avec notre aide. L'estime de soi ne va pas sans la confiance en soi évidemment.
Ces deux caractéristiques ne doivent pas être confondues avec la prétention ou le complexe de supériorité que certains enfants se voient inculqués malheureusement.

Un autre facteur, pratique celui ci, est l'information sur les examens (leurs objectifs, leurs conditions, leurs règlements, le déroulement des corrections, celui des délibérations etc).

Le quatrième facteur, et pas des moindres, est la dédramatisation .
En effet, il faut nous rendre compte que nous bâtissons une forteresse autour de toutes les évaluations que les élèves subissent durant tout leur cursus scolaire. C'est une forteresse où ils doivent fatalement vivre entre échafauds, guillotines et bûchers pour peu qu'ils ne soient pas à la hauteur des exigences imposées à leurs frêles épaules.
Vous connaissez la suite pour avoir croisé dans les faits divers des journaux, des fugues et des suicides en fin de trimestres ou à la suite des résultats d'examens.

Si nos écoles étaient véritablement des milieux de vie, nous y rencontrerions le facteur "psychothérapie".

Les élèves en classe d'examen devraient régulièrement bénéficier de séances de relaxation jumelées avec des activités sportives, artistiques, culturelles et autres qui serviraient  de soupapes de sécurité durant les années cruciales. Rien ne vaut une demi-heure de relaxation, de discussion en groupe et d'échanges hors contenu des programmes.
J'entends déjà parler de volumes horaires et de calendrier scolaire etc. Mais croyez moi , il m'est arrivé d'arrêter le cours pour répondre à des attentes moins "pédagogiques". Le redémarrage a toujours été plus rapide et les élèves plus motivés parce que rassurés.
Rien ne vaut aussi une sortie en groupe un ou deux jours avant  le jour J. De la détente! Des rires! Du mouvement!

Malheureusement, si au niveau des établissements rien de tout ce qui a précédé n'existe ni ne se pratique, au niveau des familles, c'est la course après les cours supplémentaires durant l'année (vacances comprises) et les cours de révisions durant les dernières semaines .*

Où est la vie? Où est l'enfant en tant qu'individu avec des besoins psycho- affectifs et des spécificités?**
Nous en avons fait des machines à apprendre et à répondre à notre vision de leur scolarité.
Nous en avons fait des bêtes à subir et à souffrir de nos ambitions égoistes les concernant.

Demain ils passent le Bac...
Demain c'est la journée de l'Enfance...
Les candidats sont tous encore des enfants... que l'on a privés d'enfance...

Par Safia BELHOCINE

Commentaires (5)

ferhaoui
  • 1. ferhaoui | 23/05/2015
re- bonjour ! bonjour mon ami labdi ahmed, je m'excuse pour ces mots durs , durs que j'ai proférés c'est vrai que c'est un élève qui ne se décourageait nullement !! pas!! le cancre des années70, il était toujours pret à mener le combat pour y arriver ... je fais allusion à ces cancres dépenaillés, qui roulaient sur des millions des fils à (,?) l'ami, ferhaoui oran.
LABDI Ahmed
  • 2. LABDI Ahmed (site web) | 23/05/2015
LABDI Ahmed. 23/05/2015. Khouya Ferhaoui. Tu es trop méchant avec les cancres. Mon cher frère Ferhaoui. Personne ne veut du mal à soi. Le cancre ne doit pas rester cancre. "Il est, paraît-il, des terres brûlées donnant plus de blé qu'un meilleur avril." On peut lui appliquer ce ver de J. Brel. il n'a pas de "studiosité" car un de ses critère lui manque. Je dis ça, à la mémoire de certains amis qui n'ont pu suivre leurs études. Il a un mental où les idées sont un peu perturbées par diverses circonstances de la vie. Un sondage sérieux sur les cancres donnerait un résultat stupéfiant. Ils ont réussi dans leur vie et ont, parfois, un parcours plus brillant que certains bons élèves. Le cancre est un élève qui a trop de problème pour pouvoir suivre sereinement les cours et, donc, être à la hauteur de ce qu'on lui demande. C'est un élève qui demande de l'aide, qui demande beaucoup de ménagements, qui demande des soins, qui demande de l'amour... Ce n'est pas pour te contredire mais pour passer le message que les cancres qui sont sur les bancs des lycées, cette année même, ont besoin d'aides et beaucoup d'aides. Ne m'en veux pas, surtout. Ahmed le bourlingueur.
ferhaoui
  • 3. ferhaoui | 23/05/2015
bonjour tout le monde , bonjour safia, oui! en effet rien ,rien a dire des indications pratiques intéressantes a suivre et tout iras bien inchaallah, pour le jour "j"...quoi que pour moi , un bon élèves est un bon élève avec son bac ou sans! quelle que soit son origine riche ou pauvre! et un cancre restera un cancre !! l'ami, ferhaoui oran.
Safia Belhocine
  • 4. Safia Belhocine | 23/05/2015
Bonsoir Chantal,
Quel plaisir d'attirer enfin un commentaire de votre part et qui plus est en tant que spécialiste dans la gestion du stress!
Vous me voyez ravie de savoir que vous trouvez mon article cohérent et clair.
Et merci pour vos encouragements
A bientôt
Chantal
Bonjour Safia,

J'ai lu avec d'autant plus d'intérêt votre texte concernant le stress que je suis moi-même "somatothérapeute", spécialisée en "gestion du stress". Je n'ai aucun commentaire à formuler si ce n'est vivement vous féliciter pour votre parfaite perception de ce mal endémique ! B R A V O !

Bonne fin de journée.

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