Algermiliana banniere animee 2

Par amarBCH

  • Ennayer

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    Le calendrier berbère est issu du calendrier Julien, mais il n’en a emprunté à ce calendrier que la division de l’année en 12 mois et la dénomination de ses mois. Les rites ; les croyances et l’esprit de ce calendrier sont berbères. C’est un calendrier agraire que les paysans emploient pour leurs travaux.

    Un décalage de 13 j est signalé entre le calendrier agricole berbère et le calendrier universel. Exemple : le printemps commence le 28 Février équivalent au 15 febraier et ainsi pour le reste.

    Le mois Yennayer (Janvier calendrier Julien) est le point critique de l'année par excellence car il marque la séparation entre deux cycles solaires, aussi est-il appelé « la porte de l'année ».
    C'est le moment où les provisions amassées pour l'hiver tirent à leur fin. Dans bien des régions montagneuses ce mois est placé sous le signe de la parcimonie sinon de la famine.
    C’est un moment de convivialité familiale et les rites rencontrés sont les mêmes d'un bout à l'autre de l'Algérie et présentent bien peu de variantes entre les populations. Ils peuvent être ramenés à quatre idées principales : écarter la famine, présager de l’année à venir, consacrer le changement de cycle et accueillir sur terre les forces invisibles représentées par des personnages masqués.


    I. Rites d'Ennayer

    Les rites destinés à écarter la famine comprennent essentiellement un repas aussi copieux que possible servi tard dans la nuit avec, selon les usages locaux, la coutume de faire manger les enfants un peu au-delà de leur appétit. Ce rite est une gloutonnerie de bon augure plaçant la nouvelle année sous d'heureux auspices, Les aliments servis sont souvent les mêmes que ceux servis à l'occasion des labours : leur place à ce moment de l’année apparaît d'autant plus riche de signification que. d'une façon générale l’entrée du nouvel an d’ Ennayer marque la fin des labours et le milieu de la phase humide du cycle annuel.
    Le jour qui précède Yennayer, soit le 12 janvier reste le plus important. La veille donc de cette fête, le repas est frugal. Le plus souvent on prépare berkukes, boulettes de semoule pétries avec de l’huile, des épices et de la menthe cuites dans la marmite dans un bouillon léger de fèves et de pois-chiches afin que l’année soit « verte et blanche», c'est-à-dire heureuse ou encore Chercham : un délicieux mets très simple avec un minimum d’ingrédients composé de fèves, pois chiche et blé dur que nous faisons tremper la veille et agréablement parfumé de cumin. Analogue à celle qui est servie au repas des labours.

    La maîtresse de maison est la responsable de l’intendance et c’est elle qui détient la clé de «la chambre à provisions». L’expression «veiller au grain» prend ici toute sa signification.
    C’est l’occasion de déployer son savoir-faire en cuisine. Carte blanche est donnée à la cuisinière d’utiliser ce que bon lui semble pour réussir, le «dîner de Yennayer». Ce diner doit comporter au moins sept variétés d’ingrédients secs : tomates séchées, pois chiches, fèves, lentilles, haricots blancs, haricots à l’œil noir, pois cassés.
    Le poulet est de rigueur. Pour les nantis il est même recommandé d’égorger un poulet par personne : un coq pour l’homme ou un garçon et une poule pour la fille ou la femme. La femme enceinte doit bénéficier d’un couple : un coq et une poule pour ne pas vexer l’enfant qui attend de venir au monde. Sont à l’honneur les plats à base de semoule. Couscous bien sûr et autres berkukes (gros plomb un couscous avec un grain plus gros). Les crêpes, les beignets et d’autres plats à base de légumes secs sont servis largement assaisonnés d’huile d’olive de l’année de préférence. Les aliments trop salés ou amers doivent être évités absolument car dit-on l’année nouvelle aura les saveurs du repas de Yennayer !.

    Par exemple, il est recommandé de beaucoup manger a ce repas afin de pouvoir satisfaire sa faim le reste de l’année. A cette occasion, au moins à l'un des repas des trois jours de fête, les citadins mangent des beignets ou « sfendj; », du poulet et des fruits secs et frais : les enfants en particulier doivent manger à satiété des fruits secs : noix, amandes, cacahuètes, noisettes, pignes et dattes ; remplacés actuellement par des confiseries. Le plat de friandises que partage la famille ce soir-là porte le nom de Traz: il se compose de fruits secs et de beignets avec un pain appelé « goraissa » dans lequel est placé un œuf. Les femmes disent aux enfants de manger beaucoup ce soir- là sinon Al Hadjouza del ennayer» — la vieille de janvier — viendrait leur ouvrir le ventre pour le remplir de paille, de foin et de son : ce qui est une façon symbolique de dire que si l’on ne mange pas des aliments de choix cette nuit de présages, on risque de devoir faire maigre chère l’année durant.

    Le trez, assortiment d’amandes, noisettes, fruits secs et bonbons, est l’une des traditions les plus connues – et les plus prisées – de Yennayer. S’il est difficile de savoir à quand remonte la tradition, il apparaît tout au moins qu’elle existait déjà à l’ère andalouse. C’est en parcourant le recueil du grand poète populaire andalou Ibn-Quzman (1078 - 1160), Cheikh el-zajjalin (le prince des poètes populaires), comme on l’appelle, qui a vécu à l’époque almoravide, que nous sommes tombés sur ce texte curieux, où le poète, comme s’il se promenait dans le souk de Cordoue, sa ville natale, un jour de fête, nous décrit, le spectacle étonnant des marchands étalant, exactement comme de nos jours, fruits secs, gâteaux et autres friandises.

    Il s’agit bien ici, dans cette première partie du texte (qui en compte trois : une description réaliste de la fête, une description métaphorique et un éloge personnel à un notable cordouan), de la fête de Yennayer, comme annoncé dans le vers introductif du zajal n°72 : «On pétrit (la pâte de) la brioche et les (cornes de) gazelles se vendent, se réjouit de Yennayer celui qui a de l’argent.»

    Le poète, quoique désargenté, ne boude pas son plaisir devant le spectacle alléchant des étals joliment disposés qui s’offre à lui et ne se lasse pas de s’extasier devant l’art consommé de la présentation, nous dirions aujourd’hui merchandising, dont font montre les marchands cordouans. Et il a cette belle formule oxymorique pour décrire ce qu’il voit : «Eparpillement organisé, dispersion rassembleuse» (techtiten menadham, tefriq ijtimaa).
    Ne s’agit-il pas du fameux «traz» ou «mkhallat» encore en usage chez nous ? Probablement, car nous retrouvons déjà chez Ibn-Quzman quasiment tous les ingrédients connus de ce mélange typique de Yennayer : amandes, châtaignes, dattes, noix, noisettes (jillaouz), glands, raisins secs, figues, prunes (‘ayn el-thour), limon (tronj), citron. Et, pour couronner le tout, il faudrait y ajouter, écrit-il, le palmier-nain (doum) et la canne à sucre !

    Ces friandises sont présentées, semble-t-il, sur des tables basses (meïdas) et la reine de la table, proclame le poète, c’est le pain brioché, qui porte le nom, emprunté à la culture juive (selon l’arabisant dialectologue espagnol Corriente, spécialiste de l’arabe andalou, qui a édité le recueil dont nous sous sommes servi) de «halloun», «hala» (prononcé en hébreu «khala, pluriel «khalot») étant le nom de ce pain brioché tressé préparé par les israélites à l’occasion du shabbat. Voilà, peut-être là un ancêtre probable de notre fameuse brioche (mouna oranaise empruntée aux Espagnols chrétiens qui la consommaient à Pâques) que certains décorent avec un œuf ?

    La tradition veut aussi que le benjamin de la famille soit installé dans un grand récipient en bois appelé «gass3a», «midouna» ou encore «jafna » à Alger, qui est un grand récipient en «alpha» où un mélange de bombons, dit « drezz » ou un mélange de fruits appelés « Djraz » soit délicatement déversé sur lui toujours en présage d’opulence future : les superstitions étant très importantes pendant l’antiquité.

     

    Enfin, exceptionnellement, il sera déconseillé de débarrasser la table cette nuit-là…Toutes les familles laisseront sa part à «3jouzate Ennayer» (la vieille de Yennayer) qui passera pendant la nuit… Le rituel de Yennayer est aussi accompagné de la première coupe de cheveux pour les petits-enfants en leur préservant quelques mèches au dessus du front. Dans la soirée, on veille un peu tard pour accueillir le nouvel An amazigh. Ce qu’il y a lieu de retenir de cette fête et lui reconnaître au-delà de ses origines aussi discutables qu’incertaines, c’est d’abord que «Yennayer» semble avoir réconcilié les Algériens avec leur identité amazigh, mais aussi, pour réunir toute la famille autour d’un repas convivial et une ambiance chaleureuse, chose qui ce fait occasionnellement hélas !

    Dès que le repas est terminé, la maîtresse de maison demande à chacun s'il a bien mange, à quoi tout le monde répond : « nous sommes rassasiés ».
    Les génies gardiens participent aussi au repas familial, les humbles génies de la maison présents dans le seuil de la porte, les pierres du foyer, le métier à lisser et le moulin de pierre. Ils reçoivent leur part de ce festin que partagent des gens dont les provisions sont à la veille d'être épuisées :

    Nous avons déjà remarqué la présence de ces aliments dans les rites liés à la fécondité et à l’abondance du labour et du mariage. Les membres de la famille et surtout les enfants ne doivent pas tout consommer. Les parents menacent les tout-petits de la venue d'une ogresse «'Hadjouzat ennayer» — la Vieille de Yennayer — à laquelle il faut laisser un peu de nourriture sur les pierres du foyer.

    La légende raconte que les enfants, en se réveillant le lendemain ne se rendent compte de rien mais auront toujours froid tout au long de leur vie sans pouvoir se réchauffer, car ils auront une peur bleue de l’âtre. C’est peut être de là que vient le proverbe largement répandu qui dit: « lli fi kerchou tben ikhaf min ennar ».Littéralement : «celui dont le ventre est plein de paille a peur du feu» ! On rencontre en français une expression similaire : ‘’ avoir la peur au ventre ‘’.
    Le châtiment est donc la crainte de perdre le bienfait du feu ! Nous retrouvons cette légende dans la culture populaire, même chez les citadins !

    Dans les bourgs, à défaut des trois pierres du foyer que possèdent toutes les maisons paysannes, la part de l'invisible est souvent laissée à la cuisine. Quelquefois, de plus en plus maintenant, se greffe un élément qui semble emprunté aux traditions populaires du Noël chrétien : les enfants déposent la part de l'invisible, la part de la Vieille de Ennayer, en espérant trouver à la place le lendemain matin des jouets et des friandises ; don laissé par « Hadjouzat ennayer — la vieille.
    La maîtresse de maison prépare de petites couronnes de pâtes surmontées d'un œuf appelées localement « Goraissa », en nombre égal à celui des enfants de ta maison. On recommande aux enfants de garder dans le plat commun, la part de la Vieille de Ennayer ; quitte à se priver eux-mêmes, car sinon elle risquerait de leur ouvrir le ventre. Pour éviter cet accident, les enfants mettent leurs friandises dans de petits sacs qu’ils portent suspendus à leur cou.

    Chez les montagnards, les enfants portent des colliers de figues, de grenades et de noix dont, le pendentif est constitué par le gâteau, qui n'est pas une simple friandise mais un substitut de l'enfant offert aux dangereuses forces invisibles en liberté cette nuit-là et que symbolise la Vieille de Ennayer.
    Le père choisit le nouvel an d’ Ennayer qui suit la naissance d'un garçon pour effectuer la première coupe de cheveux. Devant les très proches parents, il coupe sur la tête de son fils quatre mèches : sur la tempe droite, la tempe gauche, le front et la nuque. Pour cette circonstance, la mère prépare un couscous à la viande et aux fèves que les alliés et les parents viennent partager et dont une part est offerte aux pauvres et aux mendiants, messagers de l 'Invisible.


    II. Les présages de l'année à venir :

    1- Les quatre écuelles
    La maîtresse de maison prend quatre petites marmites de terre cuite. Elle dépose dans chacune d'elles un gros morceau de sel gemme et les aligne ensuite sur le toit. La première marmite représente le mois de janvier — ennayer — , la seconde, février — chebrayr — , la troisième, mars — meghres — , la quatrième, avril — ibrir. Le lendemain elle augurera de l'humidité de chacun de ces mois, si importants pour la culture, d'après la façon dont le sel de chaque marmite aura fondu a la rosée.

    2-
    Les quatre marmites
    Chacune représente une saison elles sont placées sur le toit de la maison durant la nuit de Yennayer. Dans chacune on pose une boule de pâte et du sel, dans d’autres régions on y mettra des pois-chiches ou autres légumes secs. L’exercice consistera à déceler l’humidité de chaque saison et de là sa richesse. Le légume sec qui aura abondamment gonflé sera le gagnant et suivant la position de la marmite on sait de quelle saison il s’agit.
    Beaucoup de grand-mères se réveillent la nuit pour inspecter les marmites avant les autres et vont jusqu'à tricher en ajoutant un peu de levure pour l’automne et l’été.

    3-
    Boules de pâte et sel
    Les boules cette fois sont au nombre de douze et chacune va représenter un mois de l’année. Le but est le même qu’avec les quatre marmites. Il va falloir guetter le comportement du sel et de la pâte : y aura-t-il interaction ? La boule de pate aura-t-elle pris tout le sel ou restera-il beaucoup de cette substance qui, dans ce cas précis, comme dans d’autres, représente l’argent. C'est le maître de maison, qui, au matin, présage de l’année à venir d'après l’état des cristaux de sel.
    Si une boule attire vers elle tout le sel qui est mis de son côté alors ça voudra dire que ce sera un mois de dépense… peut-être une maladie ? Dira la mauvaise langue. Non ce sera un heureux événement, pourquoi pas le mariage du cadet, la circoncision du plus petit ou…

    4-
    Lecture sur crêpes
    Une face de la crêpe est présentée au feu. Elle prend des couleurs et il y a des formes qui se dessinent sur sa surface. Une condition est à observer pour ne pas brouiller la lecture : il faut que tout le monde soit assis sinon on ne verrait que les souliers de ceux qui sont debout.
    Assis autour de l’âtre, on procède à la cuisson de la première crêpe qui est destinée à la maîtresse de maison. Est-elle trop grillée donc noirâtre, trop blanche, mélange des deux ? On dira que la maîtresse de maison a le cœur de sa crêpe ! Des motifs sont-ils dessinés sur cette face ? À quoi ressemblent-ils ? La forme du soulier est synonyme de départ vers une autre maison ! Un déménagement, un mariage ?…

    À Miliana, le soir d' ennayer. La maîtresse de maison ne doit pas ceinturer d'un linge, comme elle le fait d'habitude, la marmite et le couscoussier superposé destiné à la cuisson du couscous : si elle le faisait ce soir-là « l’année serait fermée ».
    Le linge qui entoure la marmite à cuire le couscous est le symbole même de l'arrêt de toute fécondité.


    III. Les jours de la Vieille

    La jonction entre les deux années est une période critique, si les rites que l'en trouve ne varient que bien peu d'une région à l'autre de la Méditerranée, le moment même de cette période est incertain. Nous avons vu que les rites de changement de cycle marquent une certaine hésitation suivant les régions entre hiver et printemps, aussi nous verrons que les jours critiques de ce changement varient quant à leur incidence exacte d'une région à l'autre, entre décembre et janvier, janvier et février, mars et avril et même quelquefois avril et mai,
    Mais, dans celte incohérence chronologique apparente, un élément reste stable : le scénario du drame mythique qui a donné son nom aux « jours de la Vieille ».

    1. Certains considèrent qu’il y a plus coïncidence entre la période critique des jours de la Vieille et le début de l'année et lui confère le nom « hadjouza — la vieille ». C’est, disent les paysans, le nom d'une vieille femme qui fut enlevée par la crue d’un torrent avec les chèvres qu'elle gardait.

    2. Certains paysans connaissent la Vieille * Hadjouza * mais en situent l'incidence à la Mi-Ennayer, soit la fin de Janvier. Elle n'était pas sortie depuis le début de l’hiver par crainte du froid; mais, tentée par une journée ensoleillée, elle emmena paître son veau en disant : ‘’ je t'ai trompé Ô Ennayer. Je t'ai doublé avec mon veau ‘’. Ennayer irrité demanda à l’hiver une recrudescence de froid : une tempête de pluie et de neige survint qui fit périr la Vieille et son veau.

    3. Nous retrouvons une histoire analogue qui se situe à la fin de Ennayer. Cette fois la Vieille avait une vache et un veau et barattait son lait pour en faire du beurre dans l'outre « la.chekoua », rythmant ses mouvements sur un chant improvisé : Ennayer est sorti en bien. Je l’ai échappé belle’’. Ennayer l'entendit et demanda à soit cousin Fourar de lui prêter un jour, puis le prêt accordé, il déchaîna un orage. La rivière gonflée emporta la Vieille jusqu'à la mer où elle se noya, elle, sa vache et son veau.
    Ce jour-là — le jour de l'emprunt — les paysans ne sortent pas et ne laissent pas non plus sortir leur bétail. Il est rare, disent- ils, qu'un violent orage ne vienne pas rappeler le châtiment infligé par Janvier à la vieille.

    A la fin du mois de janvier, tout propriétaire bœufs va dans son étable avant le lever du soleil et crie trois fois dans l'oreille droite de chaque animal : « bonne nouvelle! Yannyer est fini *,
    Pour expliquer cette coutume, les paysans disent que les bœufs sont sujets à toutes sortes de maladies pendant le mois de Yannayer. Au temps où ils paissaient, ils ont promis que tout homme qui leur annoncerait la fin de Yannayer et de leurs maux aurait d'eux en retour la nouvelle qu'il irait au Paradis.

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  • Noms francisés

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    Suite à une lecture d'une revue ''Cahiers Nord-africains'' N°99 Nov-Dec.1963, mon attention a été attirée par la francisation de noms algériens, dont voici une liste de « francisations » que, sans expliquer chacune l'on s'est borné à relever. Les traductions ont été notées par (t).
     

    Noms francisés

     

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  • Occupation de Miliana le 08 Juin 1840

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    La prise de miliana


    1.
    Un peu d’histoire, . . .

    Après la prise d'Alger en 1830, Moulay Abderrahmane (1822-1859), le Roi du Maroc revendiqua la possession de Miliana et y installa un de ses officiers nommé Mohamed Echergui qui dû promptement l'abandonner.
    Les Français se heurtent à la résistance de la population qui a fait allégeance à l’Emir Abdelkader.

    En 1831, Hadj Mahieddine Esseghir Sidi Embarek descendant du saint patron de l’antique famille des marabouts de la zaouia de Koléa fondée au XVIIème siècle par Sidi Ali Embarek ; était cheikh de la zaouïa dans cette ville au moment de la prise d’Alger par les forces Françaises. Il est nommé Agha des Arabes, pour donner aux Algériens une représentation politique face à la situation nouvelle causée par la prise d'Alger par les troupes françaises l'année précédente. Mahieddine pose pour condition que les militaires français ne sortent pas d'Alger. Tout changea avec la nomination du duc Savary de Rovigo et les massacres perpétrés par ce dernier à la moindre résistance des tribus arabes. Ce contrat n'est cependant pas respecté et rompu : la tribu d'El-Aouffia est exterminée près de Maison Carrée (El Harrach). Il déclare alors la guerre aux Français.

    Le premier combat contre l'armée coloniale se déroule à Boufarik, dans la plaine de la Mitidja, le 2 octobre 1832. Défait, il se retire chez les Hadjoutes, puis à Miliana. Il rencontre pour la première fois l’émir Abdelkader en 1835 à El Attaf-Oued chlef et accepte de faire alliance avec ce dernier.et accepte le « khalifa », gardant autorité sur l’algérois et le Titteri, avec Miliana pour capitale. Les troupes d’Abdelkader et Hadj Mahieddine vont devoir combattre ensemble les troupes d’un chérif nommé Hadj Moussa, qui a pris l’initiative de lancer une nouvelle guerre sainte depuis Médéa. Leur alliance va obliger les français à combattre sur deux fronts : l’Algérois et l’Ouest.

    Le traité de paix de Desmichels garantit à l’émir Abdelkader de prendre possession de Miliana à partir de 1835 où il fut accueilli chaleureusement par la population et les notables de la ville. En Avril 1835 l'émir Abdelkader fit son entrée à Miliana, qui installa un califat dont il confia l'administration de la ville à Cheikh Mahieddine Esseghir .

    En 1836 Hadj Mahieddine est au faite de son pouvoir. Cependant est réapparu en Algérie comme gouverneur général le maréchal Bertrand Clauzel, qui va infliger de lourdes défaites à l’émir Abdelkader. Pour compenser ses revers en Oranie l’émir revient à Médéa en 1937 et installe son frère Mustapha. Finalement il signe un nouveau traité -Traité de la Tafna –le 30 Mai 1837de paix avec le général Thomas Robert Bugeaud, le 11 juillet 1837, Hadj Mahieddine est emporté par le choléra à l’âge de 48 ans , peu après la signature du traité de la Tafna. Son corps repose depuis dans la mosquée de Sidi Ahmed Ben Youcef à Miliana. Son neveu Mohammed ben Allal lui succède en qualité de khalifa pour tout l'Algérois.

    Mohammed Ben Allel, né en 1810, est une figure centrale de la résistance à la conquête de l'Algérie par la France. Il reçoit l'enseignement religieux de la tradition du soufisme et est éduqué par son oncle El Hadj Mahieddine Es S'ghir ben Embarek. Au côté de ce dernier, il participe en octobre 1832 au combat de Boufarik, premier affrontement d'envergure contre l'armée française depuis la Prise d'Alger en juillet 1830. Il est ensuite capturé et gardé prisonnier à Alger pendant deux ans. Durant sa captivité, il fait la connaissance de Lamoricière, alors chef du bureau arabe de l'armée française. À la suite de la signature du traité Desmichels entre Abdelkader et le général Louis Alexis Desmichels, il est libéré en 1834. Mais la paix ne dure pas et Mohammed Ben Allel participe à plusieurs combats contre les Français aux côtés de son oncle dans la plaine de la Mitidja et le Titteri. Il avait à sa disposition 10 440 combattants. Il se vit attaqué et pillé par la tribu de Soumata et quand il voulut entrer à Médéa les habitants ne consentirent à le recevoir que sans escorte.

    L’Émir y édifia plusieurs ouvrages dont le siège de son califat et une manufacture d’armes. Le 17 février 1939 : L'Emir Abdelkader Ibn Mahieddine, accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Miloud Ibn El Arach, rencontre à Miliana l'envoyé spécial et gendre du Maréchal Valée, le colonel Desalles pour entamer des discussions sur l'éventualité d'une modification à apporter à la convention de la Tafna.

    A la reprise des hostilités, en novembre 1839, Ben Allel est à la tête de la cavalerie régulière qui dévaste les implantations françaises de la Mitidja. Mais après les défaites de Oued El Alleug (31 décembre 1839) et du col de la Mouzaïa (10 mai 1840), suivies de l'évacuation de Miliana, il se replie dans l'Ouarsenis, d'où il harcèle les colonnes françaises qui occupent la vallée du Chelif.

    La ville de Miliana est occupée le 8 Juin1840 par les troupes du maréchal Valée, mais la garnison est assiégée à plusieurs reprises par Ben Allel et les tribus locales. Des renforts furent alors dépêchés d’Alger par le maréchal Bugeaud pour approvisionner les assiégés.

    En mai 1841, il négocie avec Antoine-Adolphe Dupuch, évêque d'Alger, un important échange de prisonniers qui provoque la colère du général Thomas-Robert Bugeaud, nouveau gouverneur général d'Algérie et partisan d'une guerre à outrance.
    En 1842, le général Thomas-Robert Bugeaud tente d'acheter la soumission de Mohammed Ben Allel par la restitution de toutes ses terres, mais ce dernier décline son offre par une lettre cinglante.

    Lors de la prise de la smala de l’émir Abdelkader par le duc d'Aumale le 16 mai 1843, toute la famille de Mohammed Ben Allel est faite prisonnière et internée sur l'Île Sainte-Marguerite au large de Cannes. Il leur écrit : « Pour ce qui est de me rendre près de vous chez les infidèles afin de mettre un terme à votre captivité, n'y songez pas ! Vous m'avez dit d'aller à vous, et moi je vous réponds : Oui, sans doute, rien ne nous est plus cher ici bas que les auteurs de nos chose jours, nos frères, nos proches, nos enfants. S'il s'agissait de vous racheter avec de l'argent ou au prix de ma vie, je le ferais ; mais me rendre chez vous, parmi les chrétiens, est une démarche que réprouve la loi de Dieu et de son prophète : ce serait les quitter tous les deux pour aller aux impies. J'espère que je ne ferai jamais pareille chose».

    Rejeté par la puissante armée du général Thomas-Robert Bugeaud dans l'ouest de l'Algérie, aux confins du Maroc, il trouve la mort à la tête de 700 cavaliers dans le combat de l'oued El Malah, le 11 novembre 1843 dans le combat qui l’a opposé aux forces d’agression du général Tempour.
    Tué d’un coup de fusil puis décapité, sa tête fut exposée à Miliana et Alger pour démoraliser la résistance de la population. Ensuite un officier de l’armée coloniale, fut chargé de remettre la tête à sa famille à Koléa. Son corps n’a jamais été retrouve ; seule sa tête est enterrée dans le mausolée familial de Koléa. À ce martyr aussi redouté que respecté, Bugeaud fait rendre les hommages militaires en 1847.

    Les troupes françaises incendient la cité de Miliana en 1844 pour déloger les partisans de l’émir. L’empereur Napoléon III vint en visite à Miliana en 1865.
    Le souvenir de Ben Allel se perpétue par la tradition orale, en particulier dans les régions de Koléa et de Miliana où un village porte son nom.
    En 2011, le premier livre consacré à ce héros négligé mais incontournable de la résistance à la conquête française est publié aux éditions du Tell de Blida sous le titre « la tête dans un sac de cuir ».


    2. Récit de la prise de Miliana :

    « Dès le 4 juin, l’armée française était de nouveau en campagne. D'après des informations qui paraissaient au moins probables, l’émir Abdelkader aurait divisé ses forces et renvoyé même une partie de ses réguliers à leurs dépôts pour se refaire; il ne serait resté que le bataillon de Barkani devant Médéa, celui de Sidi-Mbarek à Miliana et celui de Ben-Tami à quelque distance de cette ville, au pont du Chélif. C'était à Miliana qu'en voulait le maréchal Valée. Il partit le 4 de Blida, traversa la plaine Hadjout, bivouaqua le 5 à Karoubet-el-Ouzri, sur le territoire des Beni-Menad, qui, le lendemain, pour lui avoir cherché noise, virent brûler leurs moissons, passa le défilé de Chab-el-Kêta et s'arrêta, dans la soirée du 6, au confluent de l'Oued-Hammam et de l'Oued-Djer. Le 7, l'armée rejoignit au marabout de Sidi-Riar le chemin direct d'Alger à Miliana, remonta la vallée de l'Oued-Adelia, franchit sans difficulté le col du Gontas et descendit dans la plaine du Chélif. Pendant la nuit, la lueur d'un grand incendie éclaira de ses reflets rougeâtres les sommets du Zaccar, et, le jour venu, des tourbillons de fumée servirent à la colonne de repère et de guide dans la direction de Miliana livrée aux flammes.

    Suspendue au flanc méridional du Zaccar qui lui prodigue ses eaux bienfaisantes, la ville est reliée à la plaine du Chélif, qu'elle domine de très haut, par un couloir à pente roide au fond duquel court, pendant près de 10 Km, l'Oued-Boutane rapide et limpide. C'est au marabout de Sidi-Abdel-Kader qu'est le seuil du défilé. C'est de là que le maréchal Valée fit ses dispositions pour aborder la ville et combattre l'ennemi, s'il était possible. Les deux brigades de la première division, composées, l'une des zouaves et du 2e léger, l'autre des tirailleurs de Vincennes, du 17e léger, d'un bataillon du 23e et d'un bataillon du 24e de ligne, avaient pour chefs les colonels Changarnier et Bedeau. A ces deux brigades était confiée l'action de vigueur; la seconde division, formée du 3e léger, d'un bataillon du 1er de ligne, du 48e et de la légion étrangère, demeurait en réserve, ainsi que le 1er régiment de chasseurs d'Afrique, le 1er régiment de marche et les gendarmes maures. A l'ouest de la ville, sur un plateau, on apercevait un bataillon de réguliers et trois petites pièces d'artillerie que le feu d'une section de campagne eut bientôt fait disparaître; à part quelques groupes de cavaliers qui se tenaient en observation sur les hauteurs, le gros de la cavalerie arabe était massé dans la vallée du Chélif.

    La première brigade par les crêtes de droite, la seconde par les crêtes de gauche, avançaient lentement, réglant leur pas sur le convoi qui gravissait péniblement la pente accidentée du vallon. Quand elles arrivèrent à portée de l'ennemi, les réguliers les honorèrent d'une salve, puis firent demi-tour et se mirent en retraite par le chemin de Cherchel. Le premier soin des troupes, après leur entrée dans Miliana, fut de courir aux incendies ; l'eau ne manquant pas, elles en eurent assez facilement raison ; mais c'était une désolation que celte ville aux maisons croulantes, aux ruelles encombrées de ruines. Au dehors, dans le ravin de l'est, les ingénieurs à la solde d'Abd-el-Kader avaient commencé l'établissement d'une fonderie et d'une forge à la catalane. Pendant trois jours, le maréchal fit réparer les brèches de l'enceinte, construire en avant des jardins quelques ouvrages défensifs, et approprier pour le logement des troupes les maisons les plus habitables. Deux mosquées furent occupées, l'une par l'hôpital, l'autre par le service des vivres. Après celte installation hâtive, la garde de la place fut confiée au lieutenant-colonel d'Illens, du 3e léger, avec un bataillon de son régiment, un bataillon de la légion étrangère et deux détachements du génie et de l'artillerie; l'effectif de la garnison était de 1,236 hommes.

    Le 12 juin, le corps d'armée quitta Miliana; comme d'habitude, il fut sérieusement inquiété au départ. Les réguliers avaient reparu; il y en avait trois bataillons et beaucoup de Kabyles; l'infanterie des colonels Changarnier et Bedeau repoussa leurs attaques, et lorsque la colonne eut débouché dans la vallée du Chélif, la cavalerie ne s'épargna pas. Deux belles charges furent poussées par le commandant Bouscaren, à la tête des gendarmes maures, et par le commandant Morris, à la tête des chasseurs d'Afrique. La perte de cette journée fut de quatorze morts et de cent dix blessés. Le soir, le bivouac fut établi sur les deux bords du Chélif, au gué de Souk-el-Arba. Selon les ordres du maréchal, l'arrière-garde avait brûlé tous les gourbis, toutes les moissons sur son passage. Constamment observé, mais à distance, par la cavalerie arabe, le corps d'armée traversa, le 13, la plaine des Djendel et les ravins des Ouamri, passa, dans la matinée du 1 4, en vue de Médéa, et bivouaqua, l'après-midi, au bois des Oliviers. »

    Bibliographie : Les commencements d’une conquête. L’Algérie de 1830 à 1840 par Camille Rousset

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  • AID Mabrouk

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    A vous tous,

    Que cet Aïd soit la joie, que la foi soit la voie, que notre chemin soit droit, qu’Allah entende notre voix et nous réserve le paradis de son choix, que la vie redevienne comme autrefois.

    Aïd Moubarak Saïd, que Dieu accepte notre jeûne et nos prières. (Taqaballa Allah Al-siyam wa Al-Qiyam)

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  • Destin et destinée

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    Par définition, le destin est le chemin divin imposé à l’humanité par la loi divine. L’homme ne peut donc choisir son destin, le changer ou s’en dégager parce qu’il s’agit de la volonté incontournable de Dieu. Par contre la destinée est la conséquence inéluctable des comportements et des agissements de l’homme lui-même. A la question de savoir si l’homme est libre ou déterminé, l’ésotérique répond que l’homme est libre par ce qu’il sait : sa destinée, et est déterminé par ce qu’il ignore : son destin.

    Le fatalisme consiste à ne rien faire, ni avant le malheur, ni après le malheur, et à baisser les bras. Or, c'est exactement le contraire que l'islam enseigne. Dans ce dernier sens, tous ont un destin, mais aucun être humain n’a de destinée. Donc, il n’existe pas de sort fatal. Ainsi, le destin le pousse toujours sur des routes qu’il ne semble pas connaître.

    La croyance au destin est le sixième et dernier article de la foi islamique. Cela signifie que tout vient de Dieu, que ce soit le bon ou le mauvais, les moments de joie ou de tristesse, le plaisir ou la douleur. En spiritualité le destin représente l’ensemble des évènements contingents qu’un être s’attire consciemment et inconsciemment conformément à la loi de la Causalité ou justice immanente.

    Premièrement, nous ne devons cependant pas être fatalistes ou défaitistes: en disant : « à quoi bon faire quelque effort que ce soit? ». La prescience de Dieu ne remet pas en question la responsabilité humaine. Dieu nous tient responsables de ce que nous sommes capables de faire et que nous faisons; mais Il ne nous tient pas responsables de ce que nous sommes incapables de faire. Comme Il est Juste, Il ne nous a donné qu’une responsabilité limitée, et c’est sur cela qu’Il nous jugera. Nous devons penser, planifier et faire les bons choix, mais si parfois les choses ne se passent pas comme on le voudrait, nous ne devons pas perdre espoir ni sombrer dans la déprime et baisser les bras. Ce que nous devons faire, c’est lever les bras vers le ciel, prier Dieu et essayer de nouveau. Mais si nous n’arrivons pas à réaliser ce que nous avions planifié de faire, nous devons nous dire que nous avons fait de notre mieux et qu’en fin de compte, nous ne sommes pas responsables des résultats.
    Dieu sait d’avance ce que fera chacune de Ses créatures; Il connaît la totalité de tout ce qui existe:« Certes, rien de ce qu’il y a sur terre ou dans les cieux n’est caché à Dieu» (Coran 3:5)
    Quiconque refuse de croire cela nie la perfection de Dieu, car le contraire de la connaissance est soit l’ignorance, soit l’oubli.

    Deuxièmement, Dieu a inscrit, sur une tablette bien préservée (al-Laouh al-Mahfouz, en arabe), tout ce qui allait se produire dans l’univers, jusqu’au Jour du Jugement. La durée de vie de chaque individu y est inscrite, de même que la quantité de ses provisions. Tout ce qui est créé et tout ce qui se produit au sein de l’univers a déjà été inscrit sur cette tablette. Dieu a dit : « Ne sais-tu pas que Dieu connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre? Tout est inscrit dans un registre. Et cela est bien facile pour Dieu. » (Coran 22:70)

    Troisièmement, tout ce que Dieu souhaite voir arriver arrive, et tout ce que Dieu ne souhaite pas voir arriver n’arrive pas. Rien ne se produit, dans les cieux ou sur la terre, si ce n’est par la volonté de Dieu.

    Quatrièmement, Dieu est le Créateur de toute chose: « Il a créé toute chose selon de justes proportions. » (Coran 25:2)
    Selon la doctrine islamique, chaque action faite par l’être humain, qu’elle soit physique ou spirituelle, est déjà prédestinée; mais il est faux de croire que si une action est prédestinée, elle est alors faite de façon aveugle, ou elle est arbitraire et inéluctable. Le fait que Dieu intervienne dans les affaires des hommes ne signifie nullement que ces derniers n’ont aucune liberté. Au contraire, l’homme est libre de ses choix. L’intervention divine n’est pas incompatible avec la liberté morale et la responsabilité de l’homme. L’homme est libre, et Dieu connaît d’avance les choix qu’il fera.

    L’homme n’est pas une pauvre créature impuissante qui se laisse porter par son destin. Chaque personne est responsable de ses actes. Les nations léthargiques et les individus insouciants des affaires de la vie courante n’ont qu’eux-mêmes à blâmer et non Dieu. L’homme est obligé d’obéir à la loi morale; et il recevra soit un châtiment soit une récompense selon qu’il aura violé cette loi ou l’aura observée. C’est donc que l’homme doit avoir en lui cette capacité de violer la loi ou de l’observer. Dieu ne nous tiendrait jamais responsable d’une chose à moins que nous ayons eu la possibilité de la faire ou pas : « Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Coran 2:285)

    La croyance au destin renforce la croyance en Dieu. Car celui qui croit au destin réalise que Dieu seul contrôle toute chose; il Lui fait donc confiance et se fie à Lui. L’homme fournit les efforts qu’il doit fournir, tout en s’en remettant à Dieu pour le résultat final. Son travail acharné et son intelligence ne doivent pas être perçus comme de l’arrogance; car Dieu est à la source de tout ce qui croise son chemin. En comprenant et en reconnaissant que Dieu est Sage et que Ses actions sont dictées par Sa sagesse, l’homme atteint la tranquillité d’esprit. Rien ne se produit sans but, de façon aléatoire. Si une chose atteint l’homme, il doit comprendre que jamais il n’aurait pu échapper à cette chose. Et si une chose ne vient pas à lui, il doit comprendre qu’elle ne lui était pas destinée. Une fois qu’il a compris cela et qu’il l’a accepté, l’homme peut enfin atteindre la paix intérieure et la plénitude de la foi.

    Le destin et la destinée représentent la volonté divine ; cela signifie que rien n'arrive sur terre sans que Dieu ne le sache auparavant. Ainsi il n'arrive que ce que Dieu a décidé qu'il soit. Et ce que Dieu n'a pas décidé ne peut en aucun cas se réaliser. Dieu sait parfaitement que tel ou tel événement aura lieu, où il arrivera et à quel moment précis. Dieu est le seul à décider de toutes choses. C'est parmi les piliers de la foi de croire à la prédestination bien ou mal. Quand l'ange Gabriel a questionné le prophète ( sws) sur la foi, il a répondu : "... Et de croire en la prédestination son bien et son mal."
    Dieu a créé le qalam et Il lui a dit : écrit la destinée de toutes choses jusqu'au jour du Jugement Dernier.
    Sourate 7, Verset 34 : Allah a dit : "Pour chaque communauté il y a un terme. Quand leur terme vient, ils ne peuvent le retarder d'une heure et ils ne peuvent le hâter non plus."
    Sourate 54, Verset 49 : Allah a dit : "Nous avons créé toute chose avec mesure."
    Et les musulmans qui suivent le Coran et Sounnah reconnaissent tous le destin et la destinée bien ou mal et ils croient tout ce qui arrive dans les créatures de Dieu et ce qui est écrit dans sa tablette.
    Donc le destin, c'est la chose que Dieu fera quand Il voudra, il suffit qu'Il lui dit soit, il sera.
    Sourate 2, Verset 117 : Allah a dit : "Il est le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant. Lorsqu'Il décide une chose, Il dit seulement "Sois", et elle est aussitôt."
    La destinée, ce sont les choses qui sont écrites dans la tablette et ces choses, c'est Dieu qui les a décidées au début de la création et chaque chose arrive en son temps précis.

    Le musulman doit se soumettre et accepte sans se fâcher parce que ce qui arrive, arrive par ordre de Dieu.
    Sourate 65, Verset 12 : Allah a dit : "Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux [Son] commandement descend, afin que vous sachiez qu'Allah est en vérité Omnipotent et qu'Allah a embrassé toute chose de [Son] savoir."
    Sourate 31, Verset 34 : Allah a dit : "La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah ; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice ; et Il sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur."

    On parle du destin comme s’il s’agissait d’un châtiment imposé, oubliant que chacun invente son destin au jour le jour par ses pensées, ses paroles, son ressentir et ses actes. Le sort exprime les bonheurs et les malheurs que nous vivons, mais dont les causes sont bien moins mystérieuses que nous le prétendons. Tel un homme pense en son cœur, tel il est. Tout est imputable à son propre comportement et à ses propres choix, conscients ou inconscients. Tel qu’on le conçoit généralement, à savoir comme une Puissance surnaturelle qui fixe rigoureusement le cours des événements personnels, le destin n’existe pas. À la rigueur, il n’existe pas non plus d’événements indépendants de la volonté se produisant dans la vie humaine, bien que certains éléments puissent échapper à la conscience claire. Tout effet personnel provient d’une cause personnelle, en soi comme dans son environnement, par choix personnel ou par acceptation d’y participer. Quant à Dieu, il détient un Plan, dont chacun a une part à accomplir, mais, par son libre arbitre, chacun est libre de s’accomplir comme il veut, à l’intérieur de ce plan. Dieu impose le But, mais chacun invente ses moyens pour y parvenir. Celui qui croit au sort ou à la destinée, comme à la fortune ou à la chance, au hasard ou à la coïncidence, érige lui-même les murs de sa prison, en refusant d’être responsable. Il est si facile de se dire la victime de quelque chose.

    Sommes-nous libres ou pas libres? Dépourvus de droits, nous n’aurions pas de devoirs: nous serions dispensés de faire des choix pour connaître et comprendre, pour devenir plus conscients. Nous sommes libres de faire tout ce qu’autorisent les Lois cosmiques. Mais le destin n’est sûrement pas une force aveugle qui frappe sans prévenir, intervient de façon arbitraire. Car le destin d’aujourd’hui résulte des choix antérieurs et le destin de demain se construit à partir des choix d’aujourd’hui.

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  • Pluie de ''Nissan'' dans le calendrier Berbère

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    Nissan est une période de 14 jours du calendrier berbère ou Filahi à partir du 3 Mai (calendrier grégorien). Les pluies de cette période appelées ‘Nissan’ (les eaux fécondes) sont bénéfiques et apportent la prospérité. Après cette période de transition commence la fenaison, annonçant par là-même, l’approche de l’été.

    Nous avons tous une fausse image de la qualité de l'eau de pluie : pluie acide, pluie polluée. Pourtant nos ancêtres utilisaient l'eau de pluie brute sans ménagement pour se laver, pour toutes les tâches ménagères et même jusqu'à la boire.
    S’il vient à pleuvoir pendant Nissan, selon la tradition tout le monde sort tête nue afin d’être mouillée par l’eau du ciel. La science a confirmé le bien-fondé des croyances anciennes et les bienfaits de la pluie.

    1. La pluie, c’est mieux que l’eau en bouteille ? :
    Selon certains, l'eau de pluie n'est pas potable, car elle présente une contamination microbiologique et chimique supérieure aux limites de qualité retenues pour l'eau potable distribuée par le réseau public. Peut être en région fortement industrielle.
    D’autres soutiennent que l’eau de pluie peut être consommée sans modération. Il faut dire que sa consommation présente plusieurs vertus pour la santé. En plus d’être désaltérantes, les gouttes de pluie possèdent des pouvoirs drainants et détoxifiants. Boire de l’eau d’orage apporte ainsi une grande amélioration sur le plan santé.

    2. La pluie, c’est profiter des vertus des ions négatifs :
    Les ions négatifs sont très bénéfiques pour notre santé. Et tant mieux, car la pluie en est chargée. Et pour cause, ces atomes jouent un rôle important dans le renouvellement de l’air. De ce fait, ils réduisent certaines maladies respiratoires à l’instar de l’asthme. Ainsi, pensez à attendre qu’il pleuve pour pouvoir sortir prendre un grand bol d’air frais !

    3. La pluie, c’est la vie !
    On ne le répétera jamais assez, l’eau est source de vie. En ce sens, la pluie est l’un des meilleurs engrais pour les plantes. Elle les nourrit et participe à leur développement en les arrosant. En plus d’être rafraichissantes, les gouttes de pluie permettent à la terre de s’hydrater pour subvenir aux cultures à venir. Bref, elles présentent plus de vertus qu’un simple arrosage à l’eau du robinet.

    4. La pluie, c’est un allié dermato
    En effet, la pluie contribue à atténuer de nombreux problèmes dermatologiques comme le zona ou l’eczéma. Elle participe également à l’amélioration du système immunitaire. La peau est exposée aux particules atmosphériques, à l’eau dure, chlorée, calcaire, contenant de nombreux sels minéraux. Ces facteurs contribuent à la dilater et à lui faire perdre son élasticité. Nos ancêtres les moins civilisés se lavaient avec la rosée matinale qui permet d’éliminer plusieurs désagréments liés à l’agressivité de l’eau chlorée notamment les pellicules et les problèmes d’allergie cutanée.
    Par ailleurs, on dit que cette pluie préserve des maux de tête, les guérit et elle fait pousser les cheveux. A confirmer !

    5. La pluie, c’est réduire sa facture d’eau !
    Étant gratuite, l’eau de pluie permet ainsi d’économiser et de réduire la facture d’eau. Il est tout de même important de savoir en profiter. Par conséquent, envisagez d’investir dans un récupérateur d’eau de pluie et dans une pompe pour alimenter votre maison. Néanmoins, une simple citerne ou barrique fera l’affaire pour ceux qui ne veulent pas investir dans une bâche à eau.

    6. La pluie, c’est plaisant et déstressant !
    Le bruit de la pluie a des effets bénéfiques directs de relaxation et de méditation. Et pour cause, la pluie qui tombe possède un pouvoir déstressant pour un sommeil profond et réparateur.

    Pensez ainsi à ne pas mettre vos écouteurs lorsque l’orage pointe le bout de son nez !

    Un dicton de nos ancêtres dit : ‘’la pluie bénie de Nissan faire revivre la terre et l’homme ‘’.

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  • Ramadan et Santé

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    Le jeûne du Ramadan l’un des cinq piliers de l’islam, est un rituel religieux associé à la prière et à l’aumône.

    Techniquement notre corps entre en état de jeûne 8 H après le dernier repas. En effet, peu de temps après, notre corps se tourne vers le glucose stocké dans le foie et les muscles dans le but de continuer à fournir l’énergie. Une fois les réserves de glucides épuisées pendant qu’on continue le jeûne la graisse devient la prochaine source d’énergie. Certains types de graisse corporelle sont convertis en acides gras qui sont facilement absorbés par le sang. Les acides gras à leur tour produisent des molécules appelées cétones que le corps utilise comme source d’énergie nécessaire au fonctionnement du corps ; mais ce mécanisme ne se déclenche que très tard, proche de la rupture du jeune. Les réserves de graisses ne seront donc pas sollicitées suffisamment pour une réelle perte de poids. Elles seront reformées dès la prochaine prise d’alimentation. Ce dernier mécanisme explique donc qu’une rupture de jeune avec des aliments trop gras ou trop sucrés puissent entrainer à la longue une prise de poids, alors qu’on a l’impression de très peu s’alimenter (sensation de faim dans la journée).
    Lorsque le corps commence à perdre les graisses, cela aide à perdre du poids, réduire le taux de cholestérol et diminue le risque de diabète.

    Mais attention ! la baisse du taux de sucre dans le sang va entrainer une faiblesse, un état léthargique dont les conséquences possibles sont: maux de tête, étourdissement, nausée et mauvaise haleine. C’est à ce moment que le niveau de la faim est le plus élevé.

    Le passage de notre métabolisme du glucose à l’utilisation des cétones contribue à améliorer le fonctionnement des processus métaboliques, à protéger les fonctions cognitives, à améliorer les performances physiques, à réduire les cas d’inflammation et à protéger contre les maladies cardiovasculaires.

    Le plus difficile c’est les deux premiers jours.

    Attention à la déshydratation de J-3 à J-7 : Etant donné que le corps commence à s’habituer au jeûne, les graisses se décomposent et se convertissent en sucre dans le sang. La consommation réduite de liquide pendant le jeûne doit être rattrapée sinon la transpiration peut entrainer une déshydratation. Les repas doivent contenir des proportions raisonnables d’aliments énergétiques.

    Pour l’hydratation : eau à volonté, soupes, bouillons (types chorba, harira, …), infusions, tisanes.

    Eviter ou consommer avec modération : soda, jus, café, thé.

    L’habitude prend le dessus de J8-15 et on commence à ressentir une amélioration de notre humeur au fur et à mesure que notre corps s’adapte au jeûne.

    De J 16 à la fin, le corps s’est complètement adapté au jeûne. Le colon, le foie, les reins et la peau sont en plein cure de détoxification.

    Choisir un alimentation saine :

    • Iftar :

    - Boissons pour l’hydratation
    - Dattes, figues ou autres fruits
    - Pain, céréales, semoule pour caler l’estomac jusqu’au prochain repas.

    On peut ajouter un repas 2-3 h après ce premier repas (soit après la prière de Tarawih).
    • Souhour :
    Il est recommandé de consommer des fruits, des sucres lents et des céréales complètes pour tenir toute la journée.

    Attention !!!

    - Ne pas se jeter sur les pâtisseries et les sucreries. Même en grande quantité, elles ne combleront pas la faim et perturbent l’organisme.

    - Eviter les repas trop copieux.

    - Il faut se prémunir d’une exposition prolongé au soleil.

    - Les personnes à risque doivent suivre les recommandations de leur médecin.

    Le jeûne du Ramadan contribue au maintien d’une bonne santé au même titre qu’une alimentation saine et l’exercice physique. Pratiqué correctement, il devrait permettre de refaire le plein d’énergie chaque jour, ce qui signifie qu’on peut perdre du poids sans que le corps ne brûle des tissus musculaires précieux. Pour garder ce régime, il est conseillé de jeûner épisodiquement même après le ramadan pendant quelques jours par semaine

    Même dans la nature, les animaux cessent instinctivement de manger quand ils sont blessés ou malades dans le but de reposer, détoxiquer et régénérer l’organisme.

    Bon Ramadan

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  • Souvenir d'un couvre feu

    Le couvre feu instauré dans le cadre du confinement contre le COVID-19 , me rappelle une partie de l’histoire coloniale. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, c’était pendant la période de négociation en 1961 entre le FLN et la France que le couvre feu fut instauré du soir au lendemain matin. Je ne voudrai pas revenir sur les évènements historiques connus, mais seulement relater un souvenir d’un enfant d’une dizaine d’année, timide, obéissant et candide.

    A cette époque, après être chassé de la campagne où on a habitait, on a logé en ville dans une pièce au voisinage d’une famille française composée d’une dame et de sa mère. On était bien chouchouté mon frère et moi par cette famille. Avec les évènements du 5 Octobre 1961, le couvre feu fut imposé de midi en plein jour au lendemain matin. Ne nous voyons pas ce jour nous amuser comme d’habitude, la bonne dame toute affolée, vint s’enquérir auprès de notre mère. Fatma ? Fatma ? où sont les enfants ? Ma mère la fit rentrer dans la pièce unique que nous habitions et tira le rideau de séparation. Surprise ! Nous étions là sous notre couverture (le fameux hanbel). La bonne dame toute surprise et heureuse de nous retrouver, éclata de rire.
    Notre compréhension du couvre feu d’alors c’était : l’extinction des feux, l’interdiction de circuler, ne pas parler à voie haute, ne pas écouter la radio (le fameux posteTSF). Comme on ne pouvait rien faire, il ne nous restait que le lit.

    Aujourd’hui, il faut s’accommoder de la situation actuelle et il faut positiver pour ne pas tomber dans l’ennui et le laisser-aller. Cette situation transitoire doit être considérée comme une opportunité et non une contrainte. En effet, on a beaucoup de temps libre qu’on peut mettre à profit pour cultiver notre potager ou nous cultiver. On a du temps pour la lecture, pour écrire, pour apprendre et faire apprendre ce qu’on a appris. Les chercheurs n’ont pas le temps car ils sont toujours en train de chercher dans leur laboratoire, les gens de métier fellahs et autres travaillent par expérience et transmission orale n’ont pas de temps. Par contre nous nous qui avons bourlingué pendant notre période active avons tout la latitude pour mettre à profit notre temps.

    Eviter la monotonie du train-train car vous risquez de rester en gare à vous faire la bile.

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  • Sensibilisation COVID-19

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    La première vague de grippe espagnole, ayant lieu au printemps 1918 fut assez peu virulente. Mais la seconde, à l'automne suivant, à la suite d'une probable mutation, s'avéra bien plus agressive.

    À cela s'ajoutent les circonstances particulières de la fin de la guerre favorables à la circulation des virus. Soient : les mauvaises conditions sanitaires, des populations affaiblies , les grands rassemblements et la circulation des personnes d’un continent à un autre et d’un pays à un autre.

    Après cette pandémie, d’une ampleur inégalée, le monde en connaît plusieurs. On citera : la grippe dite de Singapour en 1957, celle de Hong Kong en 1968, celle du A(H1N1) en 2009, et Ebola fin 2013. On a tiré énormément de leçons de chacune de ces épidémies en ayant un système de veille qui est beaucoup plus performant, mais ça reste au niveau des archives et utile pour la recherche scientifique.

    Aujourd’hui le commun des mortels ignore le passé et l’histoire. Il considère ce qu’on lui dit avec insistance comme des histoires qu’on raconte aux petits pour leur faire peur. il ne peut mesurer la gravité de cette contamination dont, à mon avis, la propagation géographique est plus préoccupante que le nombre global de contaminés communiqué quotidiennement à travers les médias. Pour cela :

    - Tous les moyens de communications doivent être déployés pour donner des informations ‘’SMART’’ (Simple – Mesurable - Accessible – Réaliste – à Temps).
    - Prendre des mesures draconiennes applicables et appliquées sur le terrain; nécessaires à une prise de conscience générale. Car plus on connait, plus on maîtrise, plus on a peur d’erreurs d’inattentio. Par conséquence, on cherche à adopter et respecter les consignes ainsi que les mesures préventives émises par les éminents responsables, particulièrement les mesures de distanciation et d'hygiène.

    Aujourd’hui nous sommes plus conscients qu’auparavant et on espère sortir à brèves échéances du confinement avec un minimum de pertes dans ce combat contre le COVID-19.

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  • Confinement COVID-19

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    Ah ! Si les villes étaient encore fortifiées avec leur rempart et leurs portes.

    I. Les sept portes d’Alger :

    1. Bab Azzoun : La porte de la victoire
    2. Bab el Oued : débouché de l'oued de Bouzaréah.
    3. Bab el B'har : La porte de la mer et du soleil levant accueillant bateaux et caravelles.
    4. Bab El Dzira : La porte de l'île seuil de la terre aux mouettes.
    5. Bab El Kettar : Veillant sur les âmes et les gisants.
    6. Bab el Djdid : La porte Neuve, appelée aussi ‘’porte-bonheur ‘’
    7. Bab El Casbah : .
    Seuls demeurent les noms mythiques des portes et son gardien : le mausolée de Sidi Abderrahmane.

    II. Les 6 portes de Blida :

    1- Bab-er-Rahba, au sud, (porte du marché aux grains, aux huiles, aux bestiaux)
    2- 2- Bab Kebour, à l’ouest, (porte des Tombeaux)
    3- 3- Bab-es-Sebt, au nord, (porte du samedi)
    4- 4- Bab Zaouïa, au nord-est, (la route qui conduisait à la zaouïa de Sidi Medjebeur)
    5- 5- Bab Dzaïr, à l’est, (porte d'Alger)
    6- 6- Bab Khouïkha, au sud-est, (la porte de secours)
    Les Ottomans ont bâties des portes monumentales (Bab) à chacune des entrées. Ces portes n'existent plus de nos jours..

    III. Les quatre portes de Miliana :

    Miliana était protégée par une muraille de trois km et Quatre portes y permettaient l’accès :
    1. au Nord Bab El Blad (Portes doubles du Zaccar): c’était l’entrée principale ; détruite en 1957
    2.au Nord ouest Bab El Djemaâ : (détruite durant l’ ère coloniale )
    3.à l’Ouest Bab El Gharbi : (détruite en 1976)
    4.au sud Bab Yadmer : Celle ci menait vers Yadmer, Aïn El Barqouq et Zougala

    IV. Les cinq portes de Médéa :

    - Porte d’Alger : Bab Dzair
    - Porte de Laghouat : Bab El Berkani
    - Porte Sahraoui : Bab Sidi Sahraoui
    - Porte Lodi : Bab Lakouasse
    - Porte Nador : Bab El Gorte
    Seule la porte ‘’Bab Lakouasse a survécue avec un pan de rempart.

    Si nos villes étaient encore fortifiées, on aurait pu mieux contrôler l’épidémie du virus COVID-19 et assurer le confinement de la population ainsi que son approvisionnement.
    Malgré tous les efforts de sensibilisation, on a l’impression que les gens sont indifférents aux conseils de prévention. Je dirais plutôt que les gens sont inconscients et ne mesurent pas la gravité de la chose – il n’y a qu’à analyser ce qui se passe ailleurs et en tirer des leçons. Il ne faut pas attendre et subir la catastrophe .il faut agir chacun à sa façon pour la même cause. Facilitons le travail de tous les gens qui sont en première ligne de front, plus particulièrement le personnel médical. Nous sommes tous concernés et aucune personne n’est intouchable.

    A cette occasion, je salue notre ami et ancien camarade du lycée Mustapha Ferroukhi le Professeur Med Belhocine ; qui fait honneur à notre ville et notre association pour tous les efforts qu’il consacre au combat du virus de cette pandémie.

    Que Dieu nous viennent en aide.

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