Algermiliana banniere animee 2

Billets de algermiliana

  • Mon histoire…/Part 1

    ________________________________

    Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (1)

    Je la raconte enfin cette histoire, toute simple, facile à comprendre dans la vie, et que je reconnais comme mienne. Non pas toute l’histoire à raconter, mais juste à dire quelques phrases d’un pan de jeunesse de ma vie.

    Avec passion aussi, telle quelle je vais essayer de la REVIVRE pour la remémorer. Mais il ne tient qu’à moi de la radoter comment qu’elle a aussi occupée une certaine durée réellement du temps dans mes fastes années d’une jeunesse.

    Que l’on sache que Je ne suis ni écrivain, ni un humoriste qui n’a pas été assez heureux sur sa vie pour qu’on ne dira pas pour moi par la suite que : " Tout humoriste est un rosier qui a ses fleurs en dedans et ses épines au dehors."

    En étant maintenant retraité je me repose enfin, éloigné de tout bruit équivoque à la vie. Je suis devenu comme tout guerrier au repos après un rude combat, épuisé et blessé; à contempler devant lui le champ de bataille et le résultat de sa gloire avec ses conséquences. Et tout comme lui, fatigué je me suis retiré dans l’espace choisi de mon endroit préféré où l’âme dans sa tranquillité peut se reposer à son gré.

    En plus ma vue a tellement baissé, que je ne lis plus comme autrefois, plus de Chase ni d’Agatha Christie. Avec cette perte de vue qui cloua mes yeux même pour une lecture quelconque ma pensée s’en est allée ailleurs. Décidé à ne faire aucun effort même pour penser à ce qui vient et qui part et à ce que je devrais faire dans la vie... Et là, je vis au diapason du jour à ne pas penser mais à trouver des mots conformes à la réalité, qui sont convenables et courtois pour raconter au moins maintenant mon histoire. Cette histoire de jeunesse qui me tient tant au cœur à raconter.

    Et là où mon histoire débute, c’est avant cette retraite il y a bien, bien longtemps et que tout gosse je l’étais. Je me rappelle que dans la vie courante que je menais pour un enfant qui va encore à l’école, j’ai fait ce qui pourrait être considéré « un hors du commun à mon âge ». Et à cet âge, j’ai travaillé tout comme un émondeur qui prend son sécateur pour la première fois pour tailler les branches d’un arbuste. Un travail pendant les vacances scolaires effectué et accompli comme saisonnier. Je me rappelle qu’on me disait que ce n’était pas un emploi à plein temps et que je vais m’y habituer par le temps. Mais pour moi il a occupé mes temps de loisirs avec mes amis... Et comme tous les mômes qui riaient à la vie au jour le jour : que pour moi dans ce temps le besoin impérieux de la famille m’incitait à sourire seulement, c’était une vie pour moi qui découlait dans une nécessité de pauvreté pour la famille que je menais et qui coulait au fil des ans au cours des vacances. Et sourire au lieu de pleurer pour moi c’était regarder en face la vie dans ses circonstances...

    Je me rappelle qu’à cette époque comment tous les petits colons bien aisés bénéficiant d’un bien matériel aux commodités disponibles jouaient à la fin de l’école au moment des vacances que cela faisait rouler la bosse en rêve et en espérance pour les moins chanceux de la vie à posséder en ce temps un petit vélo. Et pour ces moins aisés dans la vie, ces commodités matériels resteront indisponibles, si ce n’est le vélo du père qui ne rentre d’un long parcours que tard le soir et qu’il sera déposé et confiner dans son coin pour qu’il ne puisse être qu’admiré sans y être touché.

    Et rare des mômes de mon âge qui ont et qui auront le privilège à posséder ces deux-roues comme jouet propres à eux. Mais le besoin nous a appris que pour ne pas pleurer sur notre sort, nous nous contentions d’adoucir et amadouer notre amour propre. Alors nous fabriquions nous même pour notre plaisir seulement avec quatre planches, quelque clous, trois petits roulements et un axe boulonné avec écrou nos petites merveilles qui rouleront sans fuel ni essence. Sauf qu’ils feront entendre aussi pour nous faire plaisir leur mécontentement par un bruit infernal qui fera mal aux oreilles aux gens biens aisés au moment d’une bonne sieste. Ce qui leur fera au lieu d’en rire comme nous à grincer leurs dents sous leurs oreillers.

    Et c’est à ces moments de bonheur pour nous avec nos jolis engins de bois ,que nos deux garde-champêtres un gros et un plus mince ‘(surnommés Laurel et Hardy pour leurs formes identiques) trouvaient de la peine pour ne pas nous laisser rire dans la rue comme ceux qui avec une raie au milieu de leurs cheveux ou bien coiffés d’un béret riaient sur de jolies vélos panachés aux divers couleurs...

    Et à cette époque de ma vie, j’étais à l’ âge qui se veut qu’obtenir une chose pour jouer c’est se démerder à en faire quelque chose d’autre pour jouer avec ou à vendre des figues de barbarie pour avoir un sou en contre partie. Il arrive qu’en été à la récolte du tabac le cultivateur contre quelques sous fera appel à nous garçons et filles en bas âge pour ramasser et emmener les feuilles à sécher jusqu’aux femmes vieilles habituées. Une besogne qui demande pour elles la rapidité. Ces femmes travailleront assises, la plus part habituées à cette tâche pour percer les feuilles, les rassembler sur une longue et grande aiguille et à les enfiler sur un bout de ficelle comme on en fait un chapelet. Chaque longueur d’un bout de ficelle compte douze feuilles de tabac. Cela facilitera au décompte de chacune des vieilles femmes et nous avec au moment du paiement. Et comme une machine qui ne s’arrête que si elle tombe en panne, ces veilles s’activent et nous demandent à nous gosses de leur en apporter ces feuilles de tabacs. Il s’avéra ensuite pour moi que même vacataire ce travail de temps à autres des saisons m’a donné l’aspect de vivre la vie d’un homme.

    Et un jour au cours des vacances, que pour moi va commencer une nouvelle vie. Me voyant inutile à la maison et sur conseille de ma mère, voilà mon père qui m’engage sans contrat comme associé à lui. Elle me dira ce jour là pour consoler ma peine que cela aidera mon père à payer mes cahiers de classe et mon vieux pantalon qui commence à perdre sa face normale de derrière en plus des genoux qu’elle trouve de la peine pour les rapiécer encore davantage. Elle m’a dit aussi que je ne travaille que la matinée des jours de marché des villages voisins au nombre de trois y compris le jour de marché de notre village. Ça m’a fait de la peine au début de me lever si tôt avant que le coq ne se lève et chante. Par la suite je me suis habitué à réveiller même ma mère pour préparer le café du matin avant notre départ.

    Et c’est par un matin, j’ai commencé à vendre des œufs et des poules, les canards et leurs œufs de couleur obscure et vert-crème et comme je ne les aimais pas du tout que je m’en passais d’eux. Père me disait que pour bien des gens c’est le canard qui est bien demandé pour son foie. Père me disait ça parce que je n’aimais pas du tout la chaire et la viande d’un canard. Comme à tout temps je le voyais patauger dans une mare d’eau parfois sale que j’en avais horreur. Par contre le jour de l’an pour nous autres autochtones, la trop appréciée dinde malgré son prix se vendait plus facilement. A l’époque mes souvenirs me disent, il n’y avait que des dindes et dindons noirs et difficiles à approcher ; maintenant de nos jours on en voit certes des dindes mais toutes blanches bien dociles et qu’aucun glougloutement ne sort de leurs beaux gosiers. Le temps a bien changé même pour cette volaille d’être moins agressives et leurs plumes devenues blanches ne sont plus noires. L’évolution a changé même l’aspect du gout, que la dinde n’a plus son gout d’avant Le lapin se vendait lui, plus facilement à cause de sa peau. On venait même faire sa commande à la veille du jour d’un marché pour en faire de sa peau une « derbouka, instrument fait en terre cuite et qu’on joint à l’une de ses extrémités une membrane telle cette peau de lapin. Un joujou préféré aux jeunes filles pour leurs soirées de Ramadhan et de noces».

    Puis à force de rester parfois inactif en dehors des jours de marché et à dans ce métier travailler en association avec mon père. Les dépenses à mes caprices d’enfant s’empilaient pour mes maigres revenus à acheter un MIKI le RANGER.

    II me fallait changer de métier au plus vite. Je suis passé à un travail de fourmi plus actif. Un travail permanent plus simple pour moi et plus libre de mes mouvements. L’occasion m’a été donnée et offerte pour vendre des journaux. La vente se faisait à midi juste à l’arrivée de l’autobus qui ramenait le courrier à la poste et mon paquet de journaux. Cette tâche consistait d’aller frapper de porte-à-porte, vendre les nouvelles du jour pour ceux qui somnolaient dans leurs lits au milieu d’une sieste ou au moment de mettre leur couvert pour un repas de midi.

    Parfois en m’ouvrant la porte cette odeur d’une bonne cuisine m’arrivait jusqu’aux narines. Parfois je sentais ce creux d’estomac que j’enviais ceux qui étaient à table en pensant à cette maigre mais fétiche « Meida » de ma mère. Que parfois dans l’imagination je me suis percuté à cette question : et si par bonté, ils ont rajouté à la table un couvert pour moi, que vais-je leur dire pour m’excuser de leur geste d’hospitalité. Que de fois avec mes journaux à la main en frappant à une porte je me suis imaginé invité comme un convive à prendre un repas copieux. Que de fois de mon imagination sortira cette réponse qui leur dira pour ne pas les vexer qu’un travail important m’attend et ils comprendront...

    Et que de fois j’ai pensé à la moralité de la laitière et le Pot au lait ; rêver l’existence c’est plaisant ; agréable et que c’est bien. Et que : ‘’L’imagination est un refuge nécessaire qui compense la médiocrité du réel.’’ (Lafontaine).

  • LES FANTÔMES D'ABOU GHRIB

    _______________________________

     « Celui qui ne connait pas l'histoire est condamné à la revivre.» KARL MARX
     «
    L'histoire de l'humanité est un mouvement constant du règne de la nécessité vers le règne de la liberté.» MAO TSE TOUNG


    Derrière le rideau …. L’homme enchainé dans sa camisole affrontait les terribles morsures de la bête.
    La bête dressée par ses maîtres, jouissait en exécutant son jeu macabre par la manière la plus dramatique. Sans faille aucune.
    Les tomahawks, par la bénédiction de leur seigneur se sont alloués un instant de répit, tandis que les vestiges d’une vieille civilisation courbaient l’échine, saluant la force, la grâce et les coups de grâce du puissant libérateur des corps et des esprits.

    Le rideau se lève.

     

    - Abou-ghrib , bonjour. Te voilà enfin libéré du joug du dictateur. Les sbires du tyran sont aux abois. Ils agonisent.
    - Bonjour, dame liberté, excusez mon attitude fort désemparée, car je ne vous attendais pas de sitôt. N’ayez crainte pour votre temps précieux, je saurais écouter vos paroles.

    - Abou-ghrib , dans mes contes et récits , il est dit que tu incarnes le mal , que tu as toujours manqué de sensibilité . Plus noires que le noir, tes cendres sont parvenues jusqu’aux confins de ma planète. Il est dit que ton maitre t’a préservé le souffle de la vie pour avoir béni les tortures les plus abjectes et les actes les plus ignominieux. Fidèle serviteur tu as circonscris dans le silence le plus silencieux, les cris de la désolation et les lamentations des infortunés.

    - Abou-ghrib , les lois et les coutumes alignées en rang ne pourront désormais s’en passer de nos intérêts communs . Elles sont le gage de notre profonde reconnaissance.

    - Abou-ghrib , réconforté , souriait . La terre d’Errachid retenait ici-bas le ton d’un dialogue qui semblait être reconduit depuis l’aube des temps

    - Dame liberté, permettez que je respire du fond de mes appartements, que je chante votre bravoure et votre vaillance pour être venue de si loin porteuse d’espoirs et de meilleurs gages. Vous avez semé le blé, vous avez su préserver la substance , vous avez glorifié le temps , enfin vous avez libéré l’homme de sa propre emprise .

    Ô déesse des vertus, j’en suis comblé. je saurais alors sans faille aucune être votre messager auprès de mes semblables.

    La terre d’ERRACHID , calme , survolait les espaces célestes , tandis qu’une nuit d’encre s’apprêtait a couvrir l’existence , brusquement un éclair gigantesque zebra le ciel de Baghdad . Face à ce déploiement et à cette démonstration à sens unique, le grand saignement se produisit. Abou-ghrib horrifié, impuissant, assistait en direct à son déchirement. Les enseignements prodigués se matérialisaient sauvagement dans le fond de la chaire la plus chère, c’est la descente aux enfers.

    Ô terre des hommes et des bêtes, O barbarie sans nom et sans visage, de grâce faites appel au grand Larousse, demandez le concours du Robert, criez à l’humanité, faites l’aumône à la culture intellectuelle et dites moi seulement si mon sang est bel et bien rouge. Tout au long des récits et des contes, dame liberté bien assise, recevait l’éloge des plumes et des média. L’histoire et la camisole, enchainées criaient en silence. Elles ne se débattaient pas. Abou-ghrib dans un ultime effort, titubant, gesticulant et dans un redressement stoïque déguela sa propre sentence. Dame, que vous reste t il donc de séance sans ces boulets de canon, sans ces missiles sans lois et sans frontières ? O esprit libérateur souffrez vous de carence ?

    Dame liberté, telle une larve de feu éjectée par un cratère fou furieux, écumante de rage, annonçait le récital : oh ! braves gens ohé braves gens, vous avez senti la douleur et c’est là l’essentiel. Pour atténuer le malique vous avez couvé, nous en avons la médecine, l’abreuvoir et le feu. oh ! braves gens, convenez-vous à la réalité dans toute sa réalité, car en ce moment solennel, l’histoire est en train de se forger en lettres d’or…en lettres de feu. Bâtisseurs des conflits, arrangeurs de prétextes, politiciens et critiques à la carte, à vos marque…réjouissez vous.

    Abou-ghrib vous êtes primé au grade de la haute distinction, vous êtes une gloire planétaire. Ne perdez point votre temps, irriguez la sève, entretenez la substance. Les bases de la démocratie illustreront à jamais votre existence. Pour toujours elles accompagneront votre statu.

    Abou-ghrib, regardez sans voir la dame cynique, ressuscitant d’outre tombe l’esprit vivant de Néron.

    Abou-ghrib, surpassant les limites physiques et naturelles, debout, la tète relevée criait le récital des vivants : ici ou ailleurs, l’homme, la bête, ensembles ont compris la leçon de tous les temps elle Vivera tant qu’il y a un loup, tant qu’il y aura un agneau. L’un est fort pour un temps, l’autre est tendre pour toujours. Alliés ou adversaires, ils sillonneront les tranchées de l’histoire. Histoire en raccourci, histoire dramatique ou drame de l’histoire ?le philosophe Hegel soutient que l’histoire est un vaste champ de ruines, pour André Gide, le temps est meilleur juge, et la patience est meilleur maitre. Être juge, être maitre, le glas est là. Il sonnera. Telle est la loi de l’éternel.

    Dame liberté n’ayez crainte pour vos enseignements tant qu’ils puisent les principes en usant de l’alphabet de l’offense et des cultures canonnières.

    Ô esprit souffrant de mal, te voilà au rang des seigneurs pour guérir l’humanité..Pour sauver l’humanité. La terre d’ERRACHID survolant les échelles des temps percevait les échos plaintifs des larmes horrifies tout en regardant mais sans voir, tout en écoutant mais sans trop bien comprendre les contours de l’éternel récital. La terre d’ERRACHID, au-delà des signes et des chroniques soufflait sa tirade « la cigale n’enviera jamais la fourmi même si elle est son emprunteuse »

    Derrière le nième rideau : ça bouge, ça bouge, dame liberté sans perdre ni de temps, ni de nerfs, ni de patience avait déjà réglé sa boue-sol, les hommes de l’histoire, les hommes de la politique, les cartographes, les arrangeurs de prétexte, les experts tous azimuts, s’engageront pour la mission ultime en dressant le tableau de bord au nom de la raison d’Etat. L’outil juridique omniprésent n’a jamais été si bien huilé pour faire hurler les bouches de feux.

    Bonjour Abou ghrib… Bonjour Abou ghrib…l’écho se répandait de façon lourde et abstraite. cette fois ci le rideau est bel et bien tombe.
    Quand les photos terrifiantes furent libérées des geôles d abou ghrib et les langues déliées, les pseudos démocrates et les républicains avaient reconnu tour a tour que l histoire jugera l'invasion de l'Irak comme l'une des plus grandes mésaventures de la politique étrangère de tous les temps "SIC"... JOHN KERRY, Plus tard le sanguinaire RAMSFELD,devant le sénat avait reconnu avoir approuvé les crimes perpétrés dans Abou ghrib et dans l'impunité totale les victimes à ce jour trainent leurs horribles séquelles, tandis que les maitres du monde continuent toujours a confondre entre civilisation et force,entre civilisation et carnage.


    PS : par respect, j ai volontairement outrepassé certaines images dont l'horreur a dépassé la fiction. Que dire de plus, quand les loups garous dans leur basse besogne étaient secondés par une femme du nom de LYNNDIE ENGLAND. Des années plus tard Human right and watch avaient qualifie ces actes de crimes de guerre tout en affirmant avec force que les photos d'ABOU GHRIB ne sont que la partie visible de L'iceberg

  • Tu apprendras....

    ___________________________________

    Tu apprendras....

     

     

     

    Je vous invite à déguster ce beau texte.

    Au moment où la société semble perdre beaucoup de ses repères,

    Où l’on ne sait plus, bien souvent, reconnaître la valeur ou la profondeur de certains sentiments, Ce texte amène à une profonde réflexion. Un magnifique plaidoyer pour la vie, et la vie n’est qu’un apprenti-sage.

    Lire la suite

  • LA PETITE PIERRE

    _______________________________________


    «Aucune société n'est irrémédiable, aucun moyen age n'est définitif, si épaisse que soit la nuit, on aperçoit toujours une lumière» VICTOR HUGO

    Le poète Abou Madhi est né au Liban en 1889 après quelques années d'études il s'est déplacé en Égypte. Cette étape avait constitué pour lui le début de sa carrière littéraire avant de s'installer définitivement en Amérique ou il adhéra à la ligue des plumes présidé à cette époque par l'illustre khalil Joubrane. Très influencé par sa nouvelle situation en tant que membre de cette ligue littéraire il contribua largement à l'amélioration de la poésie arabe aussi bien dans la forme que dans le fond. Plongé dans la nébuleuse sociale avec ses aspects complexes, l'auteur avait conclu que la société était totalement prise en otage par la matière et que beaucoup qui pour avoir loupé le virage mettaient fin à leurs jours, oubliant que chacun quelque soit son rang social a un rôle à jouer, un rôle vital,utile et indispensable.

    Abou Madhi dans son poème avait introduit un style nouveau dans la poésie arabe c'est l'ère du symbolisme d'où la transposition matérielle de la nuit à l'image d'un homme usant de toutes ses facultés et de tous ses sens. Cependant lors d'une nuit étoilée qui avait enveloppé la ville blanche qu'elle fut attirée par des gémissements douloureux provenant d'une petite pierre qui se voyait en elle un être vil et sans importance, au point d'être une charge dans la société et prit alors la décision fatale de mettre fin à son existence. De cette fin c'était le déluge car la petite pierre avait laissé un creux qui au fil d'un temps avait encouragé le barrage à son tour d'envahir la cité et ses habitants. l'auteur est visiblement pour l'optimisme affirmant que chaque membre dans la société a un rôle important à jouer et une responsabilité à assumer, garant d'assurer un potentiel pour tout un chacun. A titre d'exemple nous citerons le grand travail que réalise un agent dans la propreté de la cité afin qu'elle ne se noie pas dans la pollution et la saleté et le travail que réalise n'importe quel responsable dans son secteur.

    Nous concluons donc que chaque membre au sein de la société a une valeur réelle résidant dans le travail qu'il réalise quel que soit sa situation et quel que soit son rang. Doit-on alors sous estimer l'apport d'une petite pierre par rapport a la force d'un grand barrage!!! mes chers amies et amis du site que cet enseignement nous sert de guide pour cette nouvelle année qui frappe a nos portes nous invitant à formuler les meilleurs vœux à tous les intervenants de l'agréable site ALGER MILIANA et que ce site soit une une ligue des plumes comme au temps de Abou Madhi. Je termine ce souhait pour relancer mon appel aux merveilleuses plumes de réapparaitre à nouveau car leur présence parmi nous est importante a plus d'un titre. A toutes et à tous je souhaite une très bonne nouvelle année en compagnie de la petite pierre qui réalise enfin qu'elle est utile, vitale, sociable et indispensable.


    Bonne année



    سمع الليل ذو النجوم آنينا... وهو يغشى المدينــة البيضــاء
    فانحنى فوقها كمسترق الهمس ... يطيل السكوت والإصغاء
    فرأى اهلها نياما كأهل الكهف ... لا جلبــة و لا ضوضــاء
    ورأى السد خلفها محكم البنيان... والماء يشبــه الصحــراء
    كان ذاك الأنين من حجر في السد... يشكو المقادر العميـاء
    أي شأن يقول في الكون شأني...لست شيئا فيه ولست هباء
    لا رخام أنا فأنحــت تمـثـــلا... ولا صخـرة تـكون بـــنــاء
    لست أرضا فأرشف المـــاء...أوماء فاروي الحدائق الغناء
    لست دراً تنافس الغادة الحسناء..فيــه المـليحـــة الحـسنــاء
    لا أنـا دمـعـة ولا أنــا عــيـن...لست خالا أو وجنـة حمراء
    حجـر أغـبــرأنــا و حقـــيـر...لا جمالا لا حكمـة ،لامضاء
    فلأغادر هذا الوجود و أمضي... بسـلام إنـي كرهت البقـاء
    وهوى من مكانه وهو يشكـو...الأرض والشهب والدجى والسماء
    فتحح الفجـر جـفنه ... فـإذا الطـوفان يغشى ((المدينة البيضاء))


    La nuit étoilée ayant entendu un gémissement couvrant la ville blanche,
    S'est déployée, sensible, elle écoutait un son plaintif
    Elle a vu les habitants dormir tels les gens de la grotte... pas de voix confondus ni de bruit
    Elle a vu le barrage bien consolide et l'eau étendue comme un désert
    Le gémissement parvenait d'une pierre du barrage, se plaignant des évaluateurs aveugles

     

    Prétendant être seuls les plus utiles, tandis que moi, je n'y suis pas, je suis vain
    Je ne suis pas le marbre pour sculpter une stèle ni un rocher bâ
    tisseur
    Je ne suis pas la terre qui, buvant l'eau, arroserait les jardins luxuriants
    Ni un joyau pouvant rivaliser la beauté somptueuse de Ghada
    Je ne suis pas une larme, ni un œil... Je ne suis pas non plus un point noir sur une joue rouge


    Je suis une pierre sale et vile... Aucune beauté, aucune sagesse, à faire valoir
    Je quitterai cette existence et partirai en paix . Je déteste rester
    Du haut de sa place elle s est jeté, tout en se plaignant de la terre, des météores, des ténèbres et du ciel
    Quand vint l'aurore le déluge avait déjà frappe la ville blanche et ses habitants.

  • LE LOUP MORALISTE

    _____________________________


    «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal,mais par ceux qui regardent faire». ALBERT EINSTEIN
    «La religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux». EMMANUEL KANT

    La morale se définit comme étant un ensemble de règles de conduite considérées comme valables, de façon absolue. la morale avait toujours occupé une place prépondérante dans les programmes scolaires et sous forme de récits, de fables ou de contes, le plaisir de la lecture et les belles illustrations étaient souvent à l'honneur pour capter nos esprits d'enfants que nous étions mais souvent le récit avec ses rebondissements nous éloignait des fois de la règle maitresse basée essentiellement sur la moralité qui illustre l'âme et le fondement du récit. Prenant pour exemples les fables de jean la fontaine, les avis des critiques littéraires sont différents les uns des autres. Pour certains, les fables ne sont ni simple récit ni pure morale, pour d'autres la fable est à l'image de l'homme "corps et âme" le récit étant le corps et la morale en est son âme.

    Rousseau de son coté reproche à la fontaine dans son ouvrage l'Émile que les jeunes esprits sont portés à s'identifier au personnage le plus fort qui n'est souvent pas l'être le plus moral. Pour Rousseau il y va de la prééminence du récit sur la morale. Cependant dans plusieurs fables on constatera que la fontaine a effectivement mis l accent de façon remarquable sur la primauté de la morale à l'exemple de son récit sur le berger et son troupeau où tout était à l'honneur du berger. Pour beaucoup de critiques littéraires la fable de façon générale instruit en plaisant et plait en instruisant et c'est parce que le récit flatte l'imagination qu'il pousse à la réflexion et c'est parce qu'il donne à penser qu'il plait.

    Pour plus de détails voir moralité dans les fables de la fontaine.
    Nous terminons cette approche entre primauté de la morale et prééminence du récit en prenant pour exemple le récit de voltaire intitulé le loup moraliste et à vous chers amis du site de situer vos impressions autour de la primauté du texte sur la morale ou au contraire la prééminence de cette dernière par rapport au récit ou alors éviter toute forme de dualité et admettre alors que le récit et la morale ensembles constitueront le corps et l'âme à l'image de l'homme. A toutes et a tous bonne réception et très bonne réflexion.

    **********************************
    LE LOUP MORALISTE

    Un loup, à ce que dit l’histoire,
    Voulut donner un jour des leçons à son fils,
    Et lui graver dans la mémoire,
    Pour être honnête loup, de beaux et bons avis.
    « Mon fils, lui disait-il, dans ce désert sauvage,
    A l’ombre des forêts vous passez vos jours ;
    Vous pourrez cependant avec de petits ours
    Goûter les doux plaisirs qu’on permet à votre âge.
    Contentez-vous du peu que j’amasse pour vous,
    Point de larcin : menez une innocente vie ;
    Point de mauvaise compagnie ;
    Choisissez pour amis les plus honnêtes loups ;
    Ne vous démentez point, soyez toujours le même ;
    Ne satisfaites point vos appétits gloutons :
    Mon fils, jeûnez plutôt l’avent et le carême,
    Que de sucer le sang des malheureux moutons ;
    Car enfin, quelle barbarie,

    Quels crimes ont commis ces innocents agneaux ?
    Au reste, vous savez qu’il y va de la vie :
    D’énormes chiens défendent les troupeaux.
    Hélas ! Je m’en souviens, un jour votre grand-père
    Pour apaiser sa faim entra dans un hameau.
    Dès qu’on s’en aperçut : O bête carnassière !
    Au loup ! s’écria-t-on ; l’un s’arme d’un hoyau,
    L’autre prend une fourche ; et mon père eût beau faire,
    Hélas ! Il y laissa sa peau :
    De sa témérité ce fut le salaire.
    Sois sage à ses dépens, ne suis que la vertu,
    Et ne sois point battant, de peur d’être battu.
    Si tu m’aimes, déteste un crime que j’abhorre. »
    Le petit vit alors dans la gueule du loup
    De la laine, et du sang qui dégouttait encore :
    Il se mit à rire à ce coup.

    « Comment, petit fripon, dit le loup en colère,
    Comment, vous riez des avis
    Que vous donne ici votre père ?
    Tu seras un vaurien, va, je te le prédis :
    Quoi ! Se moquer déjà d’un conseil salutaire ! »
    L’autre répondit en riant :
    « Votre exemple est un bon garant ;
    Mon père, je ferai ce que je vous vois faire. »
    Tel un prédicateur sortant d’un bon repas
    Monte dévotement en chaire,
    Et vient, bien fourré, gros et gras,
    Prêcher contre la bonne chère.

    Voltaire

  • Ma toute première classe

    _____________________________


    L’Enfant n'est pas un vase que l'on remplit mais une source que l'on laisse jaillir... «Citation»

    Ecole indigène

    BONSOIR À TOUTES ET À TOUS
    BONSOIR MAÎTRE

    Il y a longtemps, très longtemps, avant de rejoindre l'école indigène. Je revois encore ma petite classe si modeste avec ses lawhates, avec ses vieilles nattes et ses murs peints au bleu et au vert et une petite fenêtre qui selon les saisons laissait apparaitre le souffle des temps.

    Ma classe était vieille dans le cours des âges, elle était même vieille par rapport à la naissance de l'école indigène qui disposait de tout un arsenal lié à l’état civil, au registre des inscriptions et aux manuels scolaires. Doté d’une cantine et d'un cinéma de fortune, elle représentait aux yeux des enfants indigènes les merveilles d'un autre temps. Depuis l'ère lointaine, à ce jour, elle garde jalousement son nom de LICOULE LAARAB, tandis que LICOULE FRANCISSE, juchée sur les hauteurs du Nador assurait exclusivement pour les enfants de souche française, les cours d'initiation et du primaire dans des conditions dignes de leurs semblables implantes dans l’hexagone.
    Si les temps entre les deux écoles étaient répartis selon les mêmes horloges saisonnières, la différence était de taille allant du simple habit, aux programmes enseignés et jusqu'au virement vers la vie active.

    Mais, avant cela, qu’en est-il de ma classe réglée aux échos des voix qui s'élèvent haut dans le ciel, perpétuant les versets coraniques sans pour autant saisir la portée réelle car l'heure étant réglée au parcoeurisme Nous y voilà au seuil de la classe et que pour renter on prendra le soin de nous libérer de nos chaussures.
    Sbah el kheir sidi, Sbah el kheir sidi, sans attendre un instant, déjà le chotrog s'était mis à broyer l'atmosphère, alors que sidi, par sa voix ferme annonçait le commencement de la journée.

    « tchrak » « tchrak », Haya kraw, Haya kraw, la journée s'était mise en marche de façon chaude et décidée animée de bout en bout par les petits taleb appelés gnadizes.
    Le Chotrog est un bâton léger dont le bout est rattaché à une queue de bœuf bien séchée au soleil méditerranéen. Pour écrire, les plumes sont taillées dans le bambou et l’encre est obtenue suite à une fusion de l’eau et de la laine grillée, mixées autant de fois, elles produisent un extrait noirâtre. L’extrait soumis à de petites doses d’eau, remué à outrance, il devient ainsi une encre fluide pouvant reproduire lisiblement les écrits sur la surface polie de la lawha.

    L’œil vigile de Sidi, les claquements du chotrog, une récitation tout azimut, rappellent sans doute aucun, que l’on est bel et bien dans une classe coranique.
    Alhamdou lilahi rabi l 3alamin, Haya kraw, haya kraw, « tchrak » « tchrak », et l’atmosphère dans son amplitude baignait dans un rythme cadencé que la voix des petits TALEB entretenait en haut et en bas. Ravivée par le regard perçant de sidi qui pour chaque petit taleb n'est que le signal et surtout un sérieux rappel que la récitation individuelle qui se déroulera en fin de journée est décisive et capitale la récitation collective sorte de relaxe marquera la fin de la journée.

    Le lendemain matin, la lawha prend sa toilette quotidienne, elle doit glisser heureuse dans l'eau claire et limpide baignant dans la saveur du salsal et toute la joie pour les pieds mignons d'avoir évité les caresses du compagnon d’armes de la fabuleuse falaka, elle est loin d'être une forme de torture tel que ramené par certaines plumes tendancieuse visant à ternir l'image de la religion la plus tolérante.

    Cependant dans l’emploi des jours, il y avait aussi des moments de grande joie et de détente. Pour sidi et pour les gnadizes rien absolument rien, n’égalait la journée des sadakates. Le chotrog dans une attitude digne des grands fakirs est momentanément mis en veilleuse, mais si près de sidi. Les nattes brillant par mille feux recevaient gracieusement les exquises de la cuisine traditionnelle. L'honneur est au mbassas, au ftir et au kaabouche.

    Sidi, d’habitude au regard franc et taciturne affichait des lors un large sourire et il avait toutes les raisons du monde d’être de la sorte car tout baignait dans la quiétude et la sérénité.

    Dans peu de temps, chaque gendouz aura le privilège et l’honneur de glisser dans la main de sidi une jolie pièce de vingt francs. En somme, c’est une belle offrande fruitée d’argent.

    Le jour des SADAKATE c’est aussi un jour de grande référence pour le petit TALEB qui, au prix d’efforts titanesques avait enfin soldé un HIZB entier que la mémoire ne manquera pas de retenir de façon claire, nette, et précise.

    Une fois l’offrande ayant pris congé, laissant sur place les assiettes d'argile vidées de toute victuaille, sidi d’une main sobre et sereine, usant de crayons noirs et de couleurs, armé de patience, transpose sur la LAWHA un cycle de formes géométriques rappelant en leur état les talismans des époques lointaines.

    Une fois l’œuvre achevée, le flambeau ainsi conçu est remis aux honneurs du petit TALEB qui, fort confiant et rassuré, est dès lors fin prêt pour la grande traversée. Le petit TALEB, poussé par l’ardeur de montrer ses capacités de parcoeuriste, s’engage dans un périple qui doit l’amener en compagnie de sa LAWHA et de son HIZB tour à tour vers les ruelles, les rues, et jusqu’aux SOUKIFAS du village. Les habitants à leur tour n’ont jamais perdu de vue cette fierté de récompenser le petit TALEB : « tiens mon fils, tu mérites plus que ça. C’est le CORAN.» le petit TALEB en guise de reconnaissance s’attaque sans faute aucune, et sans aucune hésitation à une récitation digne des grands orateurs.

    Beaucoup, parmi les petits TALEB, armés de volonté ardue ont pu au fil des années, rejoindre la soixantième marche.la marche du podium de tous les podiums. « HAYA KRAW, HAYA KRAW », TCHRAK, TCHRAK, une récitation individuelle, une récitation collective et ainsi, chemin faisant, la classe coranique devait quitter son quartier pour une place de choix dans la mosquée. Sidi, fonctionnaire de l’état avait ainsi, perdu de vue les exquises d’antan, ainsi que le tintement des vingt francs. La classe coranique jadis libre et indépendante, est assujettie au règlement régissant les affaires religieuses. Le CHOTROG à son tour fut soigneusement rangé dans la mémoire « d’il était une fois ».

    La LAWHA, le SALSAL, et la dwaya à leur tour se sont effacé au profit d’une ardoise magique qui, suite au frottement avec un KALEM invisible, fait apparaitre en sus d’un verset, d’un HADITH, la passion d’aller toujours vers de petites choses nouvelles. Les CHEIKHS dans leur mission d’enseigner la parole divine n’ont jamais dissocié leur devoir du CHOTROG. Cependant un seul a fait l’exception. En guise de traitement, il offrait à ses gnadizes de succulents bonbons à la menthe. Il a pour nom : SI HNINI. Peu de temps après ces moments immémoriaux l'heure était fixée au fameux livre la lecture liée au langage communément appelé ALI OMAR et c'était le commencement d'un autre temps, d'une autre époque, d'une autre façon de voir le monde. L’écho de la cloche, le bruit du chotrog et le glorieux appel de la liberté remontés sur les ailes du temps, nous rappelleront toujours que le passé est la clé de l’avenir.

    Tant d'années se sont écoulées et au profond de nous-mêmes, au plus profond de nos souvenirs, sommeille le plus beau nectar de la plus belle fleur qui, trempée dans l'eau claire et limpide avait livré le meilleur d'elle-même. EL MIDAD Une lawha,un kalem, s'élevant au rythme des gestes cadencés nous rappelleront pour toujours que les sadakates bien avant les prodiges de la sociologie et de la psychologie avaient constitué l'un des élements les plus solides dans l'entraide et le rapprochement entre les humains.

    Ma classe toute première c est aussi le souvenir poignant de ceux qui nous ont quitté dans l'humilité et la sagesse, c'est aussi cette âme pure qui erre dans le ciel bleu nous invitant sans cesse à nous soutenir et à nous mieux comprendre par la façon la plus naturelle et sans contrepartie. Dans ma classe première, avant d'entrer on se libère de nos chaussures tout en formulant le signe de la paix et je pense que c'est ici que se dessinent les plus belles arabesques d’une fulgurante épopée que la lawha avait transposé depuis les temps illustres.

  • Novembre n’est pas à vendre !!!

    __________________________________

    Incendies

    France ! la balle de Novembre n’était pas assassine, elle était toujours accrochée à la gâchette qui libère, qui affranchit l’esclave, qui relève la tête, obséquieusement baissée de l’indigène.

    Novembre n’est pas à vendre, c’est la couronne de rameaux d’oliviers qui auréole l’Algérie millénaire, qui la pare de ses plus beaux atours, à la rendre glamour et à trôner là-haut, au summum, au zénith.

    France ! la balle de Novembre, toujours accrochée à la gâchette qui recouvre l’honneur était venue éteindre les flammes de la terre brulée qui déracine un peuple de son sol légitime.

    France ! tes flammes sont dévorantes et assassines ; elles reviennent s’exacerber de rage et ravager les terres du Dahra, là où tu as connu les débâcles, là où tu as laissé des plumes, là ou Dien-Bien -Phu s’est maintes fois répété… Sur la terre d’Algérie.

    Le syndrome du paradis perdu foudroie, aveugle et t’incite à l’éternel rival vindicatif, que nul remède se saura soulager.

    Novembre n’est pas à vendre, il n’est ni à brader, ni à troquer ; il est l’apanage des hommes libres qui ont construit des rêves sur un toit de certitudes.

    Novembre, c’est l’Automne aux joies cachées, c’est les gémissements de douleur qui ont fait éclore l’euphorie d’un peuple, c’est la fontaine qui abreuva sa dignité , sa fierté et son honneur.

    Le vent de Novembre était venu balayer -aussi bien - les feuilles mortes, que les cœurs qui ne battent pas pour leur pays… Pour l’Algérie. Tant pis pour les vils qui, dans leur sale besogne, éclaboussent leurs visages de cirage quand, lustrant- précipitamment- les bottes de leur maitre et tant pis pour les chiens qui paient la corde que leur maitre leur enroule autour du cou.

    Quand on touche à Novembre, il se réveillera, il reviendra, si fort, pour fixer au pilori et faire le procès de celui qui a assassiné le muguet du Printemps un 8 Mai 1945, à Guelma, Sétif et Kherrata ; de celui qui a créé l’apocalypse de Reggane, l’hécatombe d’un peuple et pris en otage un hymne national d’une Algérie libre et indépendante.

    Oh combien de phénix de gloires naquirent des cendres de leurs défaites !

  • UN ILOT DE RÊVES

    _____________________________

    UN ILOT DE RÊVES

    C’était un petit village niché haut, très haut dans les nuages. Aérien, inaccessible. Il fallait pour en trouver le chemin connaître l’un des villageois, même si parfois un voyageur égaré, fatigué de parcourir le monde échouait dans ce village par le plus heureux des hasards. Comme il était accueillant, chaleureux, hospitalier ce village ! La douceur de vivre qui y régnait gagnait aussi progressivement tous ceux qui ne s’y arrêtaient que pour une brève halte.

    Il faut dire que ce village isolé était assez particulier ! Il y faisait beau à longueur d’année ! Le soleil brillait de son chaud éclat tous les jours, la brise y était fraîche, les sources pour se désaltérer très abondantes, l’eau était claire, cristalline, et étanchait la soif dès la première gorgée. On y trouvait des fleurs de toutes sortes partout, des arbres de toutes essences partout, des jardins luxuriants magnifiques partout ! Ce qui rehaussait son charme, son attractivité. Un havre de paix, un sanctuaire où l’on se retirait volontiers, et sans aucune résistance loin du monde tumultueux tout en bas sur terre. Les habitants ressentaient un agréable bien-être les envelopper au fur et à mesure qu’ils s’enfonçaient au cœur du village, soucis et tracas diminuaient en conséquence jusqu’à disparaitre complètement parfois. Il y régnait une douceur de vivre à nulle autre pareille. Les habitants permanents tout comme les visiteurs occasionnels goûtaient à ce bonheur nouveau avec beaucoup d’étonnement, et avaient toutes les peines du monde à imaginer leur vie ailleurs que dans ce village, et même s’ils étaient contraints par quelque obligation extérieure de le quitter, ils y revenaient dès qu’ils le pouvaient pour retrouver cet enchantement, cette impression d’échapper au temps. La renommée de ce village devenait de plus en plus grande, et la population du village augmentait au fur et à mesure en conséquence.

    Les habitants, tout en étant très différents les uns des autres, et venant d’horizons très divers avaient réussi à trouver une sorte de consensus, d’entente harmonieuse qui les satisfaisaient tous. En apparence tout du moins. Respect, ouverture, tolérance, liberté d’être et d’agir dans la limite du consensus. Les villageois permanents ou de passage y trouvaient leur compte, et se complétaient assez bien dans la répartition des tâches et responsabilités. Le comité des sages qui veillait à préserver la quiétude du village intervenait non seulement pour alimenter, nourrir les membres de ce village chacun selon son appétit, mais également pour améliorer leur confort en aménageant de nouveaux et beaux espaces, en construisant de nouvelles maisons, en embellissant et fleurissant les moindres coins et recoins. Le village était tout le temps en mouvement, en vie. Le comité des sages organisait aussi rencontres et fêtes, informait de ce qu’il se passait dans le monde ce qui, et selon les nouvelles enflammait, enchantait ou attristait les cœurs et les esprits. Par moments, il pouvait bien sûr y avoir des petits accrocs, des malentendus très vite dissipés cependant grâce à la générosité des uns ou des autres, et le souci constant d’un bien-être collectif. La vie reprenait toujours son cours. Grouillante, créative, imaginative, bienheureuse. Un bonheur simple dont chacun avait fait son affaire. On l’alimentait et on s’y alimentait à son tour dans une saine et chaleureuse convivialité. C’était une sorte d’entreprise artisanale où chacun selon ce qu’il était et ce qu’il connaissait le mieux fabriquait des parcelles de bonheur, du sur mesure ou presque.

    Le comité des sages laissait les villageois vivre comme ils l’entendaient à condition de se respecter les uns les autres et de respecter cette œuvre commune. Chaque jour, les villageois prenaient connaissance de la parole du jour du comité des sages. Il suggérait aux villageois d’une voix douce et tranquille des thèmes de réflexion qui participaient de la régulation de la vie dans ce village. Les villageois étaient sollicités pour une unique chose : donner un peu de soi, un peu de sa force et de son énergie pour entretenir la belle harmonie qui semblait exister dans ce village. Ce don de soi n’était pas borné par des critères ou des normes. Toute manifestation aussi modeste soit-elle, était accueillie avec joie, bienveillance, grand ouverture d’esprit. Mais alors, me direz-vous, c’était un véritable paradis, l’homme est finalement très vertueux, la preuve ! Oui ! On voudrait le croire ! On voulait le croire ! Hélas, l’être humain est aussi l’artisan de son propre malheur. L’harmonie qui régnait dans ce village pouvait voler en éclat et précipiter le village et ses habitants dans le chaos. Telle était la menace qui pesait sur ce village et ses habitants, le chaos et le néant. Tout le monde en était conscient, et tentait de faire de son mieux. Ce n’était pas facile tous les jours ! C’était un travail difficile, un effort de tous les instants, une vigilance douloureuse parfois ! Ainsi en est-il, et en a -t-il toujours été, à la grande infortune des villageois animés des meilleures intentions, du comité des sages si accueillant, si bienveillant si attentif au maintien de cette douceur de vivre.

    Cette partie de l’histoire est hélas triste, bien triste, et il me coûte de l’évoquer. De plus en plus, les villageois, distraits qu’ils étaient par des considérations et des vues toutes étroites, toutes personnelles ne voyaient pas que cela pouvait faire voler en éclats l’harmonie du village. Chacun y allait de sa petite pierre qui pour certaines d’entre elles étaient de gros pavés qui occasionnaient fissures et lézardes dans les maisons individuelles, et dans tout le village, mais surtout, surtout dans le cœur du comité des sages abattu, désorienté, incrédule, hébété, profondément blessé par autant de légèreté, d’indifférence, d’égoïsme et d’ingratitude. Il est un fait que l’on ne peut en permanence prêter le flanc aux frondes, ni même fermer les yeux, serrer les dents, et continuer à sourire ! Et pourtant, et pourtant ! Le comité des sages a, en dépit de tout, décidé de passer outre, de s’effacer, de faire taire sa douleur pour tenter une fois de plus au profit du bien-être des villageois de préserver leur îlot. Le comité des sages aurait eu mille raisons de se détourner de ces villageois, de les abandonner à leur sort, il n’en a rien fait ! Et, l’on ne sait toujours pas, à ce jour, si les habitants permanents ou occasionnels du village ont réalisé que cette parcelle de poésie a failli s’évanouir, ont  senti passer ce grand froid glaçant, le néant !

  • LE CHANT DES OMBRES ET DES LUEURS

    ____________________________

    Quand les vieillards croient gémir sur leur temps, ils se trompent. Ils ne gémissent que sur leur âge   VICTOR HUGO             

    A toutes et à tous, je dédie ces impressions qui baladent sur les ailes du vent, dandinant parmi les vestiges qui témoignent qu'avec le temps on apprend à aimer ce qui est beau, simple et naturel. Heureux qui comme ce petit nuage, traversant le ciel, par un après midi ambiant d’un hiver sentant sa mort prochaine. Dans un voyage destiné à être long ou réduit selon les aléas et les circonstances, le petit nuage libérait de temps à autre une douceur fine soutenue par un soleil souriant à l’allure pale et timide. Depuis les cimes blanchies par les restes de la neige, un vent léger caressait la splendeur des vignes et les champs trempés dans la couleur des soirs prometteurs.

    Des années plus tard, voila une masse grisâtre qui arrive, qui se dessine dans les horizons, couvrant d'un large manteau une existence qui semble avoir perdu de sa sérénité. Une goutte d’eau fuyante, encore une autre, un trait de fraicheur au visage et j’étais alors avisé qu’un orage faisait route vers une profonde expression. Reprenant les sentiers battus, je balançai mes yeux sur un espace entièrement gagné par des sentiments en éveil, conquis par des oiseaux en quête d’inspiration. Petit nuage des temps nantis.

    Ô Compagnon des nuages en voyage, te voilà aux approches des cimes élevées, baignant dans le chuchotement des arbres enlacés et les murmures des soirs endormis. Petit nuage reprend ton vol dans l’immensité des cieux, accroche-toi aux étoiles dansantes, accompagne par ton souffle le jour et la nuit, retrace dans la voie lactée autant d’arabesques qu’il te plaira de choisir, régénère les forces de la plume pour atténuer les flammes d’un grand feu décidé plus que jamais à renaitre de ses cendres.

    Ô Saga des tempêtes et hurle vent graves dans la mémoire des temps. Ô douceurs sculptées dans le bleu des mers et sur les rivages baignant dans le refrain des vagues. Ô champs des verdures voues aux grains de tous les espoirs, vous êtes sublimes, vous êtes inexplicables. Dans le crépuscule aux horizons dores. Dans l’antre des nuits éveillées. Dans la brume et le clair des lunes. Je bâtirai mes mots, je raccorderai la lyre de l’olympe aux airs du luth oriental et jusqu’aux poèmes de l’éternel Okad.

    • Quand la nuit des nuits se met en marche, déployant ses ailes obscures et téméraires.
    • Quand par la voix des loups, les chaines du silence se brisent en amont et en aval.
    • Quand les arbres s'accrochent aux vents des plaines.
    • Quand les bras suppliants se dressent vers le ciel exprimant la grasse des temps qui passent.
    • Quand les flocons de neige renvoient aux noces printanières.
    • Quand l’étoile du berger chante le repli vers l’âtre et le gite.
    • Quand le quinquet tient en haleine l’âme flottante du brasero.
    • Quand la chaleur et la lumière, la main dans la main, accompagnent la nuit des contes vers les rêves aux silhouettes dansantes.
    • Quand la nature majestueuse étend son voile impérial, invitant l’âme poétique à se confondre dans la beauté de ses couleurs.
    • Quand les cheveux bénis par les touches des nuits fuyantes, regardent impassibles le défilé de tous ces âges qui s'évanouissent dans les galères des temps.

    Sommes nous alors semblables aux astres qui éblouissent par mille feux avant de s'éteindre ? Petit nuage des temps nantis, Ô force de jeunesse qui se déverse dans nos horloges réglées aux notes des lassitudes et les joies éphémères. Sommes nous à l'image du vieux volcan qui se réveille, lui qu'on croyait éteint à jamais ? Quand tout se tait, quand tout se lit d'un trait, quand tout se mêle et se démêle en s'imprégnant de profonde philosophie, alors les ombres et les lueurs, la main dans la main, nous conduiront comme des enfants vers la nuit des contes aux silhouettes dansantes.

    Émerveillés, nous nous contenterons alors de notre vécu, symbolisé par ce grand peigne, que la vie nous offre une fois que nos cheveux aient exprimé leurs adieux les plus ardents.  

    Amis du site ou que vous soyez, je vous invite à une profonde méditation de LÉO et son temps qui s'en va, mais est il vrai qu'avec le temps on n'aime plus ? et si ensembles on fait un crochet chez deux chevaliers de la plume qui avaient perdu leurs êtres aimés et voir comment ils avaient réagi face au temps ? LAMARTINE, dans son poème le lac, rappelle le passé et la fuite du temps, alors que Hugo ouvre le temps vers le futur. Les deux chevaliers l'un pleurant sa maitresse, l'autre sa fille Léopoldine, l'un avait imploré le temps de suspendre son vol, l'autre va au rendez vous. " Demain des l'aube, à l'heure ou blanchit la campagne je partirai vois tu, je sais que tu m'attends " Le rapport avec le temps est nettement différent chez l'un et l'autre et vous mes chers amis qu'en pensez vous? en compagnie de LÉO. Je souhaite à toutes et à tous de passer un succulent bout de temps.

    Lire la suite

  • Projet "Zohra la femme du mineur "

    _______________________

    Projet Zohra la femme du mineur

    Aux amis et en réponse à l'ami Benyoucef, à Noria, à Mohamed et Meskellil qui m'ont rendu visite en exclusivité cette case faisant partie du projet Zohra la femme du mineur.
    Miliani2keur et toi Benyoucef, je sais que vous êtes impatients pour contribuer à cette œuvre.

    Mais vous n'ignorez pas la tâche immense à mettre ce roman photo en roman graphique et animé en plus. Même si nous devons faire le bonheur de nos amis internautes, il n'en demeure pas moins que nous devons prendre en compte le cheminement et l'aboutissement de ce projet de longue haleine, qui dans notre cas nécessite une p'tite équipe pour gérer l'animation.

    Vous n'ignorez pas que la rotoscopie d'une image consomme du temps et finit par lasser si personne n'est à vos cotés pour vous relayer, (ou à vous essuyer le front) lol... Donc, si nous devons entreprendre ce travail, ce ne sera pas seulement pour le site, mais pour un autre public plus varié, plus large. Pour cela nous devrions revoir le texte et procéder à sa traduction en arabe dialectale pour commencer.

    Mais bon ce sont des trucs techniques qui n’intéressent pas pour le moment nos amis du site, aller g trop dit. Ah KARIMA g oublié d'te saluer....aller, c'est fait.lol...