Par Ahmed ARBOUCHE
Novembre !!! Fait pleuvoir quelques-uns !!!
Par
algermiliana
Le 04/07/2025
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Je ne sais pas pourquoi les matrices de nos mères lésinent à générer des : Ben M’Hidi, Amirouche, Didouche et même des Benyahia, Belaib Bekhti et ces illustres hommes pétris de bonne glaise pour habiter l’épique citadelle appelée : Mecque des révolutions … Qui émerveille le monde.
Par quoi se réjouir quand notre ami Belaib Bekhti, Allah irahmou ( ancien ministre du commerce) laisse une citation à faire trembler la terre par son sens et sa portée, disant : « l’Algérie ne souffre pas d’un déficit économique mais, d’un trop plein de bandits » !!!
Sentant la fin de nos jours arriver, pour tirer révérence, les gens de notre âge grattent leurs têtes aux cheveux blancs, hirsutes ; d’étonnement, de désolation et de forte déception pour avoir appartenu à un pays aux dédales abyssaux, là où les opportunités n’offrent - pourtant - que paradis et havre de paix ; à tout le monde.
Là où le dinosaure touche cent fois plus que le paria, condamné aux peines de l’enfer et au repas frugal !!!
Là où la politique de palissade affiche les galas de l’extrême, les jeux méditerranéens au coût rocambolesque, les ripailles et les feux d’artifices ; cachant le paupérisme frisant la précarité d’un sud qui ignore que l’Algérie a recouvré son indépendance un 5 juillet 1962 car, inhalant le césium 137 ; sans procès aucun pour punir le bourreau.
Par quoi se réjouir ? Voyant, hier seulement, les fils de novembre interdire la cigarette et la chique alors que nos nababs facturent au peuple, aujourd’hui ; leurs élixirs, leurs liqueurs et leurs ivresses.
Nous avons bien hâte de voir le paradis car, la vie d’ici-bas est si tumultueuse par ses inégalités de chance, sa corruption, son injustice, sa gabegie et ses paysages cauchemardesques ; voyant nos enfants broyés par les flots et les requins.
Aujourd’hui, j’ai très honte d’être algérien et, si je n’ai pas raison, dites- moi, par quoi être fier ?
J’ai très honte de me trouver dans le pays qui détient le record des plus grands détournements de fonds de toute l’histoire de l’humanité, depuis Adam !!!
« Me vanter » de nos voleurs, de nos harraga, de notre corruption ou de notre obscur horizon ; est la pire des lâchetés !!!
A défaut de rien, certains vont se pendre au cou de notre diaspora et à celui de ces élites qui parent et éclairent d’autres cieux : Belkacem Habba et ses nombreux compagnons.
D’autres, s’en donnent à cœur joie, pour nous parler du record d’invincibilité des matchs de foot-ball de notre équipe nationale.
Peut-être que je vais radoter en disant : « quand est-ce que nous serons en mesure de fabriquer une aiguille pour coudre le derrière de nos pantalons décousus » ? Pudeur oblige … Arrêtons de mentir à notre raison d’être !
Après 132 ans d’abomination coloniale et après de 60 ans d’anarchie, le peuple sait cacher ses douleurs, il est très stoïque et courageux !
Avez-vous vu un clown pleurer ? Certainement pas !
Ne vous fiez jamais au décor trompeur que porte un visage de clown, sa grande bouche béante et souriante cache souvent des émois et de profondes meurtrissures.
Son décor n’est qu’une peinture trompeuse, comme celle d’une femme moche qui se farde pour plaire.
Notre vie profonde s’affiche souvent à l’inverse de ce que nous paraissons !
La marche du 22 Février
Par
algermiliana
Le 03/02/2025
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Vendredi 22 Février 2019
Les vieux : bonté et sagesse par excellence !
Par
algermiliana
Le 13/04/2023
En une journée glaciale du mois de février ; comme pour se complaire de la nostalgie du hameau que couvrait un brouillard épais, un enfant guettait par sa fenêtre les rares passants qui arpentaient un sentier ; à proximité de leur maison.
Un vieil homme passa avec sa brouette, s’arrêta non loin de leur maison et entra dans le jardin d’une demeure abandonnée, prit son sécateur et commença à tailler des rosiers plantés, il y’a bien longtemps, par les voisins partis ; on ne sait où.
Le vieil homme prit dans sa brouette toutes les tiges amputées, comme pour dire qu’il a nettoyé les lieux ; n’y laissant aucune trace d’immondices, avant de quitter les lieux.
L’enfant tourmenté au plus profond de lui-même par ce geste, lui paraissant osé, éprouva un sentiment de répréhension, nécessitant de sanctionner la faute commise par le vieil homme partant avec sa brouette et, emportant avec lui quelque chose qui ne lui appartenait pas. Le vieux s’éloigna pour n’apparaitre - au loin- que silhouette et, l’enfant se retira de sa fenêtre, écœuré d’avoir assisté à une scène dégoutante, qui décrit la malhonnêteté.
Le lendemain, le garçon sur le chemin de l’école, raconta à ses amis l’histoire du vieil homme à la brouette, la qualifiant d’affreuse et de violation de bien d’autrui ; tout le monde acquiesça !
Quelque temps après, le garçon ne trouva pas mieux que de narrer cette histoire à la maitresse leur demandant de décrire un personnage surprenant et énigmatique ; comme devoir de maison.
Peu d’années passèrent, l’école connut un grand changement et son paysage changea jusqu’à devenir méconnaissable ; les arbres plantés crûrent et les rosiers donnèrent des fleurs multicolores, pavoisant de manière admirable tout son environnement.
Un jour, la directrice d’école rassembla tous les élèves de son établissement pour leur faire part du changement qu’a connu leur école et des efforts consentis pour réaliser ce résultat très satisfaisant.
Paraissant émue et profondément endeuillée, elle leur parla d’un vieil homme volontaire et dévoué ; celui qui était à l’origine de ce resplendissant décor qui les entourait, puis leur annonça la nouvelle de son décès… C’était sa manière de lui exprimer sa profonde gratitude et ses sincères condoléances.
Il n’était que ce vieil homme qui avait taillé les rosiers de la maison abandonnée.
Tout le monde le louangea et regretta - tant - cet homme inconnu, si bon et si généreux, qui venait semer la beauté dans toute sa splendeur ; dans la discrétion la plus totale, au sein de l’école ; sans oublier que les rosiers de la maison abandonnée furent exubérants, à afficher un décor voluptueux, après la taille.
Le garçon qui l’a décrit - à tort - pleura à chaudes larmes ce noble vieillard, qui n’était animé que de bonnes intentions et, pour se repentir, il alla demander à la directrice d’aller aux funérailles du vieil homme, accompagné de ses amis.
Le vœu avait été exaucé pour permettre à l’enfant d’effacer son préjugé négatif et de saisir la leçon de ne jamais se fier aux apparences qui nourrissent un quelconque ressentiment pour autrui.
La directrice d’école et ses élèves cueillirent les roses les plus splendides pour former une superbe gerbe qu’on déposa sur la tombe du vieil homme… On n’est riche que par ce l’on donne aux autres !
Entre hier et aujourd’hui !!!
Par
algermiliana
Le 18/03/2023
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Il me vient à l’idée qu’il n’y a pas mieux que de caricaturer la vie de nos jours, en disant : « Il n’y a pas meilleure besogne que celle du berger, il ne parle pas ni, ne palabre, il ne se dispute pas et ne critique personne ; il a tout au plus un seul ennemi potentiel qu’il ne verra peut-être jamais dans son monde pastoral, dans son paradis champêtre : le loup »!!!
Je ne sais par quel mobile je suis interpellé pour faire une corrélation entre deux mondes : hier et aujourd’hui.
Voyant les publications sur les pages de facebook, tout le monde fustige le mode d’être de la société et, nos amis accrochent, à foison, leurs plaintes truffées de frontières invisibles, donnant naissance à des dissensions, litiges, frustrations etc… en direction de, je ne sais quel ennemi ; il reste impersonnel et indéfini… Caché derrière ces étranges pronoms « il, elle ou lui » auxquels on endosse toute la responsabilité des « crimes » commis.
Les chemins d’hier étaient - certes - parsemés d’embuches, escarpés, sinueux et rocailleux mais, offraient cette opportunité, à permettre de construire - avec ces pierres - des citadelles, des allées de jardins, des cheminées et, des âtres doux pour se chauffer l’hiver.
Les chemins d’aujourd’hui me rappellent ce coureur cycliste qui emplissait sa sacoche de punaises et de clous, à semer (contre toute morale) sur Le macadam propre et impeccablement aménagé, pour que ses poursuivants « crèvent » et, faire crever, aussi, toute éthique ; de même que tout esprit d’émulation constructive qui offre une latitude saine et honnête aux dialogues. Ô Mon Dieu !!! Comme les temps ont changé !!!
Presque personne n’est épargné, une véritable nébuleuse du mal-être s’empare des gens pour crier leur désarroi. Tout le monde connait le mal mais personne n’y remédie ; tout le monde vous parle des leçons traitant de la cohabitation, de la concorde, de l’homogénéité, allant jusqu’à citer les versets coraniques et le hadith ; nous sommes tous à réprimander pour les failles que nous occasionnons aux engrenages qui régentent la société.
Je vais même jusqu’à dire ; que nous sommes des incrédules et de mauvais musulmans.
Il s’impose d’y remédier dans l’immédiat pour tricoter cette homogénéité sociale et recouvrer cette glorieuse épopée intarissable d’éloges pour permettre de redorer ce blason qui a perdu son éclat… A l’effet de renflouer notre société de naguère ; vivant dans l’harmonie, la convivialité et le respect des valeurs morales assurant notre bonheur.
(texte et dessin A.Arbouche 2023

