Algermiliana banniere animee 2

Billets de algermiliana

  • Le chemin implacable.

    1ère partie

    L’après-midi tirait à sa fin, que le vent du soir commença à manifester sa présence sur le feuillage restant de quelques arbres plantés autour du petit ranch du vieux Sam Benson .Laura, la petite fille occupée à faire rentrer les dernières poules trainait derrière sa mère anxieuse. Malgré que tout parait paisible dans cette journée qui se termine, la mère était bien trop inquiète ce jour là. Son fils ainé n’est pas encore rentré .Elle trouva le seau qu’elle portait pour traire le lait bien trop lourd à son poignet et à chacun de ses pas comme un fardeau.Vlcsnap2012062319h43 1

    Les quelques vaches laitières oubliées sont ramenées des pâtures à l’enclos par Hall .Ils vont bientôt être trait dans l’étable avant le coucher de soleil. A l’intérieur de l’enclos Le meuglement assourdissant des vaches s’accentuaient à leurs approches de l’étable ou se trouvent leurs petits veaux. Perché comme à ses habitudes sur l’une des poutres en bois à l’entrée de l’enclos Hall s’est mis à aider les dernières bêtes trainardes à entrer sans se donner de cornes entre elles. Il lui restait comme dernière besogne de la journée, juste ce moment de fermer le portail de l’enclos, Levant la tête. il vit s’élever une trainée de poussière à l’horizon.

    Dis m'àn ! cria soudainement Hall !. Comme si le souci qui angoissait sa mère le préoccupait aussi. C'est Billy ! c’est lui m’an ! Là, au loin sur la piste qui mène aux Morgan .Je le vois qui vient à bride abattue !.Prise dans l’effroi, la mère laisse tomber de ses mains le sceau, dit d'une voix saccadée. Quelque chose lui est arrivée dit elle...Hall! vite !, avertis ton père... , il est à l’écurie à s'occuper de la jument. Lorsque Billy arriva, posa pieds à terre, couru droit à la maison .Le père comprit que ça n'allait pas du tout pour son fils. Avant que la tête de Billy ne disparaisse à l’intérieur. Le père gravement lui demande.. Billy Veux-tu me dire ce qui se passe.C'est rien Pa !répond Billy tout essoufflé, le père savait son fils qu'il ne mentait pas pour rien. Exubérant! il se retourna vers Hall, l’appela d’un ton ferme qui ne pouvait attendre...Hall! Laisse ta mère, viens vite m'aider. Le père, au regard de la mère qui ne comprenait toujours rien, se dirigea droit cette fois vers la seule selle suspendue dans l’étable .IL la tira vers lui, le vieux tapis de selle traina avec.Une selle usée par le temps et le vent, devenue bien lourde pour ses deux bras. Hall !.Haall !.. Où est ce que tu traines encore…, dépêche-toi de m’emmener Black.! Et va remplir les deux gourdes du puits. Et si le père à Billy eut à choisir un tel ou tel cheval,’ dans certaines circonstances, il savait sur quelle bête compter. Black était ce cheval pour le père, le plus préféré, et que Billy aimait aussi. Un vrai pur sang. Hall le môme de la famille, au cri sans rappel du père s’emballa à exécuter sa tache de consignes, sans tarder se dirigea vers le cheval, mit la bride à la bête et l’emmena, , il se dépêcha aussi vite après de remplir les gourdes de l'eau du puits. En mains expertes d’un vieux cavalier, Le père mit le tapis de selle et plaça dessus la selle. Le cheval, la robe luisante, attendait patiemment le prochain geste de l'homme. Désemparée, la mère regardait le père mettre la selle au cheval en toute hâte .Elle était là à observer sans brancher.son cœur faible lui disait autre chose. Quand Billy sorti ,il était vêtu de ce long manteau de cuir qui lui descendait tout bas, un manteau de cow –boy du temps qui évoque le rassemblement des grands troupeaux ,sa main tenait une carabine winchester et une couverture enroulée couvrait son avant-bras. Son chapeau large au bord rabattu par devant descendant le front lui couvrait les épaules. Je veux savoir ce qui se passe, dit maman toute angoissée en voyant son fils sortir vêtu de la sorte, une arme à la main...Tout en serrant les courroies, se souciant guère de ses paroles, ses mains en expertes bouclèrent plus fortement les sangles de la selle à un long voyage,. il répondit enfin d'une voix bien crispée. Ton fils vient d'avoir des ennuis avec le shérif et son adjoint à Dock- City. comme d’habitude.. Et il vaut mieux qu'il s'en aille chez son oncle à Tombstone là -bas en Arizona jusqu'à ce que les choses se soient tassées.
    Car être pris pour un voleur de chevaux en ce temps ou se mettre en travers d'un shérif fédéral, au Texas, en 1869, ajouta le père c'était comme prendre un aller simple pour la potence.
    Hall ramena les gourdes pleines, leurs extérieurs bien mouillés. Elles furent attachées comme à l’accoutumé en bandoulière à l'avant de chaque coté de l’épaule du cheval, sans prendre la peine de regarder le fils, le père d'une main fit une claque brutale sur la croupe du cheval. Au coup reçu, le cheval cabra, de lui s’échappa ce long hennissement d'un départ ...lorsque Billy y eut tiré la longe et prit les rênes, Black dressa ses oreilles ;au coup de l’éperon prit l’élan au triple galop. Adieu fiston! dit le père à Billy. N’oublie surtout pas de prendre le chemin connu..C’était les seuls paroles qu'il adressa à son fils.

    D'une voix rauque de loin on entendit Billy dire :...adieu m’an ne t’inquiète surtout pas ! A son jeune frère il dit. Garde bien ta sœur Laura Hall. Le vent apporta quelques voix .Les autres phonations furent mêler au bruit des sabots laissant derrière eux leurs poussières.
    D’une voix faible, la mère lui répond. Prends soin de toi mon fils, murmura t elle à son passage, serrée entre le tablier et les bras de sa mère Laura la petite sœur, regardait d'un air pensif, son grand frère partir. Déjà au loin, le soleil allait disparaitre à l’horizon, laissant sa clarté jaunâtre terminer la courbe du jour. Las, le père Tête baissée, le poing d'une main fermé, ,il empoigna de l'autre main son vieux chapeau en daim et en frappa avec son genou .Une habitude à lui qui lui revenait souvent pour atténuer une colère. Quand il sorti de l’intérieur de l'enclos et regarda les dernières lueurs du jour disparaitre derrière les collines, les mots lui manquaient à la gorge pour dire quelque chose. Ses yeux amoindris de douleur voyaient son fils partir....
    Billy est déjà loin Quand le Shérif -fédéral William Randal et son acolyte de Shérif adjoint se présentèrent pour l’emmener et forcer le père à le faire sortir et leur remettre le fugitif caché. Le père fut bien narquois à leur demande d’arrêt en leur montrant par le canon de son fusil les cimes des montagnes où il se trouve ….les deux représentants de justice levèrent des yeux hargneux vers la montagne et se disent qu’ils leur restent encore un peu de temps.. Enfourchèrent leurs montures avec la conviction que le vieux Sam qu’ils connaissent ne pouvait les tromper ni mentir à la loi …Impassible envers ces hommes de loi qui s’éloignaient de sa vue, sur le perron de l’entrée le vieux Sam implacable, retrouva son calme.
    Son fils chevauchait dans une toute autre direction.et savait qu’en ce moment, Billy est bien loin pour être inquiété d’être rattrapé.

    2eme partie

    Billy, chevauchait maintenant sous un ciel étoilé, se fiant à son étoile qui lui indiquerait le sens à prendre toujours en direction du nord.
    Suivant le conseil de son père, Billy avait choisi la route à prendre qu’il connaissait et qu’il a déjà empruntée avec pas mal de cow boys au temps de ces grands départs de convois de bétail au nord du pays. La route la plus difficile mais la plus sure pour lui. t-3.jpgEn ce mois des grandes chaleurs, il savait qu’il avait prit ce risque du choix de chemin qui représente devant lui l’immensité de ses terres arides en été que le soleil implacable dardait de ses rayons de feu. Le point d’eau qui sera le plus proche est à quelques miles un peu loin encore, mais à cet endroit il en fera et en sera une halte pour un repos et provisions d’eau. Même black en a grand besoin d’un repos mérité. Les deux gourdes emportées remplies de nouveau suffiront pour le voyage Parfois il sentit la selle fendre sous son poids. Black tenait bon et, Billy en bon cavalier savait donner l’allure au cheval. Parfois l’allure au pas ou au galop, parfois au trot, parfois il maintenait l’allure du cheval au galop régulier. Le vieux père à Billy en plaçant cette confiance aveugle en lui, connaissait bien l’endurance de la bête.
    Durant tout le parcours à travers la grande étendue qui, s’affiliait à perte de vue régnait le grand silence..Pas un bruit à part le bruit devenu familier pour Billy du martellement continu des sabots contre le sol .Et, d’un horizon à l’autre, on ne distinguait que les quelques corbeaux hasardeux au sommet d’une crête d’un rocher en quête d’une proie moribonde d’un coyote. Leurs croisements inlassables parvenaient comme pour annoncer un malheur..
    Du dernier puits d’eau laissé, Il chevauchait maintenant depuis déjà plusieurs jours.sur une piste désertique, poussiéreuse et sans fin. La route lui était longue jusqu'en Arizona .Il devra parcourir encore tout l'état du Nouveau Mexique toujours vers le nord et à traverser le Rio Grande, ce fleuve qui descend du Colorado venant des montagnes ROCHEUSES. .Il était là à penser à tout ce trajet, quand soudain il aperçut à une clairière prés d'un arbre à un mille de lui plusieurs cavaliers De loin, il ne pouvait apercevoir ou comprendre ce qui se passait. Billy ne voulait prendre le risque de s'aventurer à aller à leur encontre..Par prudence caché derrière le gros rocher qui le dissimulait complètement il resta là à observer leurs mouvements,..;.
    Là, à une distance où il se trouvait, il distingua deux hommes ^parmi eux sur un même cheval sans selle Les cinq autres dont un immobile avec un grand et large chapeau de mexicain le masquant complètement. A l’ écart, il paraissait leur chef, .les quatre autres caballeros tournaient tout autour de leurs prisonniers aux braillements hilares ajoutés aux mélanges de cris de haine et d'injures.
    Au signe du geste de leur chef , l’un des hommes prit son lasso et un autre que son compagnon lui remit .Sans tarder , il s'immobilisa avec la bête au dessous d'une branche de l'arbre .IL vint à exécuter avec adresse à passer la première corde et la deuxième autour de cette branche choisie donnant un relief de la plus robuste de toutes .Billy comprit que c'est à une pendaison qu'il va être témoin de cette scène malgré lui. Quand soudain, Il entendit l’un des hommes élevait un cri , un coup de feu retenti . Parmi les hommes de la bande, un homme a utilisé son arme et à faire feu .Les des deux hommes ligotés à un moment d’inattention, dans leur ultime espoir ont tenté de fuir et prendre le large. Le pistolero n’eut pas le loisir de presser la détente une deuxième fois : Le coup parti a atteint sa cible. Le fuyard atteint au dos glissa de cheval entraînant son compagnon avec lui à terre .Ils étaient menottés ensemble ! Dans son élan, leur cheval fougueux, continuait son grand galop dans la plaine qui s'étendait à perte de vue devant lui ., Sans charge sur lui , libre de tout mouvement il ne s'arrêta pas., Le groupe surpris savaient dans ce cas qu'ils ne pouvaient rattraper le cheval.
    Pour en finir leur sale besogne, des quatre hommes deux descendirent de leurs chevaux, s’avancèrent vers les deux bonhommes gisants à terre.
    Chef Valdés ! Cria le plus proche. L’un des gringos vit encore il n’est que blessé .Valdés était le nom du chef. Serein sur sa monture, un bout de cigare à moitié consommé pendait du coté de ses lèvres. Une gourde suspendue à son cou qui de temps à autre dégageant le cigare noirâtre, IL déversait le contenu de quelques gorgés à son gosier laissant d’autres gouttes lui coulaient sur son buste poilu .Essuyant par la suite, ce qui restait de liquide sur ses lèvres par la manche de sa veste en cuir. Jovial, IL regardait paisiblement avec enthousiasme ses hommes emportés par leur graine de violence.
    A peine pieds à terre, que celui qui détenait l’arme encore fumante cria à son chef. Est ce qu'on l'achève… dit l'un d'eux.
    Et sans attendre le mot de son chef, il sorti son revolver de gros calibre de son étui. S’avança en laissant entendre à chaque pas le tintement de métal des éperons de ses bottes. Arrivé jusqu'au corps inerte du blessé il essuya avec dégout, son nez du revers de sa manche, et de ce qui est en reste de poussière et de tabac à mâcher sur ses lèvres et les lui cracha dessus. Non satisfait, ajusta son colt en direction de la tête pour y faire feu .Relevant un peu plus son sombrero couvrant son visage poilu d’une barbe de quelques jours, d'un regard perçant Valdes de loin l'arrêta .Valdes en homme aguerri depuis qu’il a connu tout jeune une arme à feu, avait déjà une idée autre en tête pour les achever. Une mort lente qui lui rappelle un temps de combats endurcis de règlement de compte entre bandes rivales. Une mort de supplice voilà ce qu’il a trouvé pour ces pestes de chasseurs de primes. Il ricana si fort à l’idée, que son rire devint subitement des toussotements continus Se laissa glisser de selle se mit à terre en vacillant à quatre pattes et vida tout ce qu’il a pu boire de tequila.IL était hilare et complètement ivre, Il s’étala ensuite de tout son long, bras tendus au ciel avec un grognement de bête cherchant une proie pour assouvir sa faim.
    , Avant de se relever, Valdés toussa une dernière fois qu’il fera suivre après d’un cracha avec répugnance.
    Il ordonna à ses hommes de mettre à genoux le blessé sans lui enlever les menottes qui le retiennent à son compagnon. et de faire passer la corde autour du cou du deuxième homme de la tendre et l’attacher à l’arbre..
    IL alla récupérer son large chapeau un peu plus loin et d’une fente de sa botte retira un couteau de chasse. Son visage cette fois avait cette expression bestiale et vile, devenu dur et glacial …. Les hommes exécutèrent en se rappelant leurs bonnes astuces de méchancetés. Ils soulevèrent celui qui avait la corde au cou et placèrent ses pieds sur les épaules du blessé ; chaque pied sur une épaule. Leurs poignets gauches menottés les obligeront à être solidaires dans ce sort cruel de mourir et sentir par la suite davantage le supplice infligé.
    Un bout de temps après, Valdès prit d’une fente des sacoches de sa selle une longue lanière de cuir vert, la coupa en deux, une plus longue que l’autre..De sa gourde il en verse dessus le contenu de tequila.
    Cette fois, Valdés s’approcha du blessé qui gémit de douleur, mais le cri qui montait dans sa gorge fut étouffé par la lanière de cuir vert que le mexicain ’enroulait autour de son cou, serrée par un nœud solide..IL prit l’autre morceau de lanière, souleva les vêtements et la chemise du bonhomme pendu lui faisant exposer sa peau au soleil et lui entoura le buste avec en serrant bien fort le nœud..
    Billy suivait la scène, dissimulait derrière le rocher prêt à fuir au cas où son cheval humera l’odeur d’un autre cheval, hennira et les avertirait de sa présence toute proche d’eux.
    Billy savait de son père, l’efficacité de ce supplice d’une mort lente et certaine, appliqué par les mexicains pour un prisonnier qui doivent haïr.
    La mort de l’homme suspendu par la corde au cou dépendra de la durée de vie de l’homme à genoux. La lanière en cuir vert au fur et à mesure qu’elle sèche on meurt lentement étranglé, et en resserrant la poitrine ça vous empêche de respirer. Des que l’homme agenouillé suffoquera et tombera il entrainera dans sa chute le pendu qui se brisera le cou par son poids suspendu jeté à l’avant.
    La torture va commencer à produire son effet. Le soleil flamboyant dardait ses feux impitoyables. La positon du soleil n’était qu’à mi chemin de sa courbe.
    Les rayons du soleil dans ce temps qui coule vont faire évaporer l’alcool du cuir vert qui s’enfoncerait dans la chair..
    Seul Billy ne pouvait venir d’aucun secours aux pauvres malheureux .Il voulait partir, s’éloigner au plus vite de cet endroit sans se faire remarquer.
    Mais il resta là, à suivre la scène impitoyable .Avec une implacable indifférence, Valdés et ses hommes observaient l’ agonie des deux chasseurs de primes... Jetant un dernier regard effronté sur eux qui ne révèle aucune pitié, il décida enfin de partir laissant seul un homme assistait à l’atrocité et lente agonie que subissent les deux prisonniers.
    Les quatre caballeros disparaissaient au loin, le mexicain restant paraissait ivre et fatigué, vacillait jusqu’à l’arbre soupira et s’adossa à son tronc, rabattant le grand sombrero, il le tira sur son visage le protégeant du soleil brulant et se laissa choir à un profond sommeil.

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  • Le souffle de la vie /Le Livre des Jours de Taha Hussein

    Ce texte a, entre autres, la particularité de démontrer le mérite à accorder à Mohamed Abdou dans le cheminement de la carrière littéraire et professionnelle de Taha
    Hussein.

    En février 1947, André Gide préfaçait « Le livre des jours », de l’écrivain Taha Hussein, dans sa version traduite en langue française. Ce fut un évènement majeur pour la littérature arabe. Les traducteurs de l’ouvrage, Jean Lecerf et Gaston Wiet, auront, donc, su porter, plus tard, imparablement et admirablement, son excellent produit et succulent art bien au-delà de la vallée du grand Nil.

    Ils en feront connaître plus loin la plume exceptionnelle d’un auteur assez singulier ou très particulier, sur tous les continents de la planète. Cependant, l’handicap visuel de cette plume de renom ne pouvait, donc, l’indisposer à transcrire toutes ces grandes merveilles littéraires venues des ténèbres de l’enfer de son exil intérieur. Dans ce titre autobiographique, l’auteur parle de sa vie, de son enfance, de sa jeunesse, de ses études, de ses sentiments, des premiers moments de l’éclosion de son talent et de son exclusion par tout un environnement qui lui était resté hostile ou incompréhensible. Il y décrit avec force détails son mal, expliquant au passage ces menus paramètres qui lui rendaient sa vie – amputée de sa vue – vraiment très difficile.

    Comme l’indique son titre, dans cet ouvrage, l’auteur parle des jours, de ses propres jours (El Ayam). Il ne s’agit pas d’un livre-repère ou d’un cahier-journal. Il est plutôt question de toute une vie d’un illustre écrivain qui décrit – paradoxalement – ce qu’il ne voyait pas malheureusement. Contre son mal incurable, il n’avait que les mots comme moyen de lutte, unique remède et aucun autre intermède. Ses pulsions étaient sur le champ transformées en mots durs, drus, purs, solidement tissés et habilement tressés dans un texte qui faisait frémir les meilleures plumes du monde. En particulier, celles aidées par cette acuité visuelle dont l’auteur du « Livre du jour » en manquait au point de lui en substituer sa seule muse fusant de tout bois. Devenu aveugle dès l’âge de trois ans, Taha Hussein est natif d’un pauvre et misérable village de la moyenne-Egypte, en 1889. Il deviendra, plus tard, sans nul doute, le meilleur écrivain arabe de l’époque. Diplômé de la Sorbonne, en 1919, où il y soutiendra sa thèse, entièrement réservée à l’œuvre de mérite et à la vie de Ibn Khaldoun, il aura auparavant, en simple élève sous la férule du célèbre Mohamed Abdou, connu à la grande université classique arabe (religieuse) d’El Azhar, au Caire, puis, comme simple étape de transit encore, la toute récente université moderne de la même ville. Plus tard, de grands noms de la littérature occidentale, auteurs de prestigieuses œuvres et grands titres de mérite, se faisaient un honneur, lors de leurs visites au pays du Nil, de rencontrer, enfin, Taha Hussein, l’écrivain.

    Et pour s’en convaincre, il n’y a qu’à se référer à la magnifique préface d’André Gide (prix Nobel en 1947), en plus de ses nombreux écrits sur l’œuvre de cette grande plume arabe, bien connue à travers les travées de notre planète. Aveugle mais, surtout, un brin polyglotte, Taha Hussein suscitait déjà ce grand complexe de l’inévitable paradoxe de la vie; tant l’auteur du « Livre des jours » était bel et bien à jour dans ses écrits et autres réflexions sur la littérature et les sciences sociales, de manière plus générale. Ne voyant plus rien de ses yeux, il consultait souvent le cœur et ce sixième sens qui l’aidèrent à mieux comprendre le quotidien de la vie, bien mieux d’ailleurs que ne pouvaient le faire pratiquement tous les prestigieux auteurs de la planète, ne connaissant pourtant ni handicap de la vue ni d’autre mal durable, incurable ou endémique. Dans le « Livre des jours », il faisait part de son autobiographie, poussé ou pressé par le seul souffle de la vie. Les yeux bridés, il n’avait pourtant nullement la vue ou l’esprit guindé par un quelconque empêchement de nature pour faire le récit de sa propre vie. Dans toute l’étendue de son austérité, de son antériorité, de sa complexité, tenant compte de la nature des éléments d’analyse qui ne reposent nullement sur l’élément palpable, mais plutôt sur le seul sentiment que véhicule une mémoire restée encore bien intacte.

    Le plus curieux ou très fantastique à connaître encore dans la vie de Taha Hussein est que son auteur préféré n’était autre qu’un autre aveugle de la belle littérature, cette grande plume qu’était Aboul Alaa Al Maari (973-1057), très célèbre poète, plus connu pour sa virtuosité, l’originalité et le pessimisme de sa vision du monde, auteur de ces fameux vers : La vérité est soleil recouvert de ténèbres Elle n’a pas

    d’aube dans les yeux des humains. Promu ministre de l’Education nationale, les Egyptiens lui doivent « cette éducation gratuite pour tous » et ces nombreuses écoles créées un peu partout sur le territoire de ce grand pays du Nil. Premier recteur de l’université d’Alexandrie qu’il avait créée en 1942, après avoir été le premier doyen de la faculté des lettres du Caire (1930), il fut aussi professeur de l’Antiquité, depuis 1919, soit dès son retour de France et jusqu’en 1925, où il aura à moderniser l’enseignement supérieur et à animer et dynamiser la vie culturelle du pays.

    Ce doyen de la littérature arabe reste l’un des plus importants penseurs du XXe siècle, en sa qualité d’essayiste, romancier et critique littéraire hors-pair. Partout à travers le monde, il était, donc, considéré comme « le rénovateur de la littérature arabe ». Son « Livre des jours», édité en trois tomes (tous rédigés entre 1926 et 1955), en exprime d’ailleurs cette nouvelle structure narrative. Ce choix du récit autobiographique à prétention littéraire était alors quelque chose de vraiment neuf (nouveau) dans la littérature arabe. Ainsi, le premier tome « d’Al Ayam » (les jours) portait-il sur la mise en valeur de cette « quête individuelle d’une mémoire retraçant le cheminement d’un souvenir vers la raison ». Mais aussi, d’un autre côté, d’une « raison appelant la mémoire afin de se justifier aux yeux du monde ». L’itinéraire était, donc, bien tracé. Il consistait en cette succession de jalons proposés à la société afin de renaître d’elle-même. Elle constituait cette nécessaire passerelle pour « aller d’un âge imaginaire mythique, figé dans sa propre mémoire, à la maturité d’un regard scientifique et rationnel sur le monde ». Le « Livre des jours » traduit, donc, indéniablement le difficile souffle de la vie de son auteur, ses grandes peines et ses terribles douleurs, ses silencieuses frustrations comme ses insupportables exclusions; et parmi celles-ci, figure, bien entendu, sa privation de la vue, phénomène qu’il put cependant surmonter grâce à cette plume alerte et très diserte qui aura eu la très lourde charge de faire toute la lumière sur tout son itinéraire littéraire, depuis son enfance jusqu’à cette étape où il acquiert ou atteint le sommet de son art.

    Muhammad abduh Sa proximité avec le très célèbre Mohamed Abdou ne lui a pas procuré uniquement que des amis. Bien au contraire, elle aura plutôt provoqué des remous dans le clan qui lui était opposé idéologiquement, au point où Taha Hussein sera entraîné dans un affrontement larvé avec la toute autre célèbre université religieuse d’Al Azhar, pour être aussi traité de mécréant vendu à l’Occident. En plus de ces nombreux reproches faits à l’homme de lettres de renom par les islamistes d’Al Azhar, son « Livre des jours » connaîtra la censure de certains de ses passages (quatre gros chapitres lui ont été charcutés) par les responsables du ministère de l’Education nationale, pour être par la suite carrément retiré (intégralement interdit) des programmes scolaires des écoles du palier secondaire en Egypte. Ce fut une deuxième mort pour l’auteur de cet ouvrage. Mais les jours suivant sa première mort furent encore plus douloureux pour la littérature arabe et universelle. Après sa disparition, ce sont des pans entiers de ce grand art scriptural qui disparaissent, à leur tour ! Avec leur inamovible auteur ! Dans sa vie, Taha Hussein aura connu, à la fois, le meilleur et le pire. Plutôt plus le pire… !

  • Entre le bar et le cimetière

    Sans titre 74« Ici, c’est mieux qu’en face ! », annonçait discrètement le barman à ses nombreux clients presque tous apôtres  de Bacchus et de l’air de la musique qui accompagne leur festin.

    «Tous ceux qui reposent ici nous viennent d’en face !», lui répliquait le gardien du cimetière qui lui fait face, seul survivant et unique porte-parole de ce monde des morts, au repos forcé depuis leur venue en ces lieux calmes, tristes et bien sinistres. Ce dialogue à distance entre un monde terré dans un endroit de tout repos et un autre bien brouillant et très bruyant, lui faisant face, montre à quel niveau peut bien mener ces querelles de la vie qui n’épargnent ni les morts ni ces mots blessants pour ces êtres  humains se chamaillant tout le temps, dans la perspective de squatter qui un lieu, sinon vanter, qui un quelconque espace. Dans Alger de l’époque coloniale existait un quartier qui portait le nom de Saint-Eugène ayant, depuis l’indépendance de l’Algérie, été rebaptisé Bologhine Ibnou Ziri.

    La rue Abdelkader Ziari qui le traverse d’est en ouest met face à face le cimetière chrétien de la ville avec ce fameux stade de l’ASSE, truffée à l’époque de ses stars et renvoyant vers le cimetière, le dimanche venu, l’écho de tous ces chants bruyants qui réveillaient les morts d’à côté de leur sommeil du juste ou éternel. En bordure de ce stade existait alors cet estaminet vers lequel tous les matins cheminaient ces gens qui venaient shooter de la bière, puisque incapables de se mettre en short et de courir après un ballon à l’intérieur du périmètre de jeu, en tuf et bien poussiéreux dès que s’aventure sur les lieux le moindre vent de passage dans la région. Quelle que soit la saison de l’année, il fait toujours chaud et surtout bon vivre à l’intérieur de cette échoppe vendant bières, vins et spiritueux à ces habitués de Bacchus voulant échapper au climat oisif qui les contraint à trouver bonne place à l’intérieur de ces lieux de rêve où l’on marquait cette longue trêve par rapport à une vie lucide et bien souvent intrépide, ingurgitant à longueur de journée ces succulents liquides.

    Ainsi aura été faite la vie de ces nombreux fêtards qui veillaient bien souvent très tard, accoudés à ces tables garnies de ce vin qui coulait à flots, leur inspirant ces rêves fous ou improvisés qui pouvaient parfois les mener au cimetière d’en face en prenant le risque de traverser discrètement la grande avenue qui sépare les deux lieux. Le bar et le cimetière vivaient ainsi leurs jours de joie et heureux et ceux de tristesse et bien malheureux. Cependant, chacun portait un écriteau à sa porte d’entrée accroché bien haut. Sur celle du débit de boissons alcoolisées, il y est écrit le règlement intérieur de l’établissement et ses horaires d’ouverture. Tandis que sur celle du cimetière, il y est fait cette mention: « Ici, le riche et le pauvre se rencontrent, c’est Dieu qui a créé l’un et l’autre ». Puisée dans cette morale qui vaut bien plus que toutes les démocraties du monde réunies, la phrase, lourde de sens et de conséquences, a de quoi faire peur à tout son monde pour en revanche le remettre rapidement à la raison.

    Elle remet donc les pendules à l’heure pour cet individu, déjà complètement saoul, et remet au goût du jour ou de nouveau sur le tapis la valeur accordée à l’autre citoyen, aujourd’hui le corps enseveli sous le poids considérable de cette terre qui le couvre depuis sa mort. Et pourtant, d’un côté comme de l’autre des deux trottoirs ou rivages de la vie, il existe bel et bien ces règles scrupuleuses de la morale humaine à ne jamais dépasser. Bien que  l’homme fréquentant le bistrot arrive souvent à les enfreindre suite à cette consommation effrénée sinon exagérée de ce breuvage, lequel le conduit parfois à faire beaucoup de tapage, énormément de ratages,  bavardage inconséquent à l’appui ! Face à ces morts, les gens saouls font la houle, exultent et s’excitent de cette vie qui leur sourit ou nourrit ces ambitions que leur procurent cet espoir de vivre jusqu’à ostensiblement se moquer outre mesure de ces morts d’à côté calfeutrés dans leur silence et pelotonnés dans leur humilité.

    Les seuls signaux en guise de réplique qu’ils peuvent leur refiler est ce vent de tristesse parcourant les lieux, les invitant donc sous forme d’échos-réponses à leurs cris de joie, à faire partie, un jour, de ce monde déjà parti pour de bon, en quittant, de gré ou de force, à jamais ou à trépas, ce monde ici-bas.  En définitive, avec le temps et quelles que soient les générations, c’est le silence des morts qui aura le dernier mot sur ces jacqueries de soulards bien heureux à table et devant leurs derniers pots avant fermeture du bar qui aura à les expédier tout à l’heure de l’autre côté de la barrière. Et si le bar fait dans ce mode sélectif et très expéditif en n’invitant à son établissement, tous les jours que le bon Dieu fait, que les gens riches ou disposant du nécessaire sou ; le cimetière, lui, ne fait pas dans cette discrimination de race et d’espèce.  Son invitation est officielle, bien solennelle et s’adresse à tout le monde. Gens riches et pauvres misérables meubleront toujours, à tour de rôle ou en groupe son grand espace, magnifique jardin, tout espéré du Paradis ou terrible enfer.

    La plaque d’entrée renseigne parfaitement d’ailleurs sur ces indications d’usage et ces destinations éternelles. Les gens attablés à ce bar iront tout à l’heure prendre  place dans le lieu d’en face, s’y couchant pour le reste de leur existence. Ils n’auront plus droit à la bière. Ils hériteront de droit et par devoir envers l’humanité de ce seul tombeau qui les différenciera de leurs pairs. Alors pourquoi se hasarder à vanter un quelconque espace de vie, si on n’est même pas capable de pouvoir librement disposer de son temps, lequel tôt ou tard nous enverra vers le périmètre d’en face, échouant tels des colis postaux à l’intérieur de ces cimetières honorables tout à l’heure longuement dénigrés et bien critiqués ? Bien évidemment, la morale ne s’en trouve nullement atteinte ; ce ne sont —disent nos sages— que des gens saouls qui ont fauté. Et comme ils manquent fondamentalement de lucidité, l’erreur a de fortes chances d’être plus tard rattrapée ou dans le fond bien corrigée. Le verdict populaire tombera sur le bistrot tel un couperet !

    Comme on ne peut pas déplacer le cimetière, c’est donc l’estaminet qui a, un jour, complètement disparu ! Depuis, il n’y a certes plus de gens saouls ; mais le monde dans son ensemble a cessé de rêver. Le rêve est devenu donc carrément interdit pour les jeunes gens surtout !  Pour les fanatiques de l’ASSE et du bistrot, on ne leur propose en échange que cette mer à traverser, truffée de ses nombreux écueils et innombrables cercueils ! A vouloir tout le temps taquiner à partir de l’autre trottoir le cimetière d’en face, ne finit on pas par traverser cette seule voie qui y mène et y demander éternel refuge un beau jour ? Telle est donc la morale retenue par ces soulards et qui concerne malheureusement toute l’humanité.

  • Mr LEDUC, apprenez au moins les rudiments de votre histoire…

    Mr Guy Leduc d'abord je pense que vous n'êtes pas en mesure de comprendre la politique de de Gaule en nous dévoilant vos piètres idées simplistes et biscornues. Je vois que les Accords d'Evian ne vous apprennent rien d'intéressant sur les décisions prises par ces accords sur le futur des colons français et des Pieds Noirs en Algérie et que seul l'OAS les a poussé vers les ports algériens conséquemment à la politique de la terre brûlée de cette organisation criminelle. Nous vous excusons du peu relatif à vos reproches à de Gaule, le fait qu'il aurait dû, d'après vous, mettre à la porte les émigrés en 1962. La réciprocité aurait pu être bébête de votre part. Je me suis toujours posé la question qu'aurait pu être la France sans les émigrés qui ont été exploités sauvagement comme des esclaves dans les mines du Nord pour l'essor économique de votre pays. Mais aussi qu'ils ont été utilisés comme chair à canon à Monté-Cassino pour libérer un pays qui n'était pas le leur. Je vous invite à lire "l'histoire du colonel Chaber", militaire algérien dans l'armée française rapportée par Hocine Bouzaher dans son livre "Et nourire la mémoire" et vous aurez surement une idée claire sur la situation générale de nos émigrés avant, pendant et après notre indépendance. Prenez la peine de découvrir les vraies raisons qui ont amenées la France à coloniser notre pays avant de faire une relation schizophrène avec les diverses conquêtes de notre pays par les Romains mais pas par la Sublime Porte encore moins par les Arabes qui ont islamisé notre pays sans s'en prendre à nos biens, nos femmes et à notre cultures ancestrales. La Kahéna s'était rendue à l'évidence en embrassant l'Islam. Prenez la peine de vous poser la question de savoir pourquoi notre pays a été sauvagement conquis en 1830, alors que votre pays se débattait dans des problèmes contestataires provoqués par la Seconde Restauration de Louis XVII (1824) et là vous allez découvrir des choses ignobles d'un pays qui se targue être le nombril des droits de l'homme et un pays civilisé. N'en vous déplaise, l'Algérie et sa capitale avaient un nom bien avant la conquête française : El Djazira et Icosium. Il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Le débarquement de 1830 à Sidi Fredj n'a été possible que grâce à l'aval et le soutient de la Russie tsariste, de l'Italie, de l'Angleterre et grâce aussi au silence complice des USA. Et vous savez pertinament de quoi je parle. Là je dois raviver la lueur blafarde de votre lanterne et vous dire que la présence de la colonisation chez nous avait pour but exclusif de perpétuer un génocide, exterminer tout un peuple suivant les propos tenus par le général Yussuf à l'épouse de Bugeaud :"En un mot, je dois vous dire Madame, que la guerre en Algérie est une guerre d'extermination". Même si ce général, renégat au demeurant, était un crétin, il n'en demeure pas moins que c'était un général français. La France n'a pas ce courage et cette volonté politique de s'excuser après ces propos du Moyen Age. Ceci étant, je dois vous dire, Monsieur Leduc, d'arrêter de nous chercher des poux, n'en vous déplaise, nous connaissons mieux que quiconque notre histoire alors que certains qui ont en travers de leur gorge notre indépendance, n'en connaissent que quelques bribes de l'histoire de la Gaule et de la France. En ce sens que durant la période Carolingienne vous avez perdu lamentablement une partie de la Normandie sous la pression des Vikings qui n'ont pas tiré une flèche. Nous, par contre, on a bataillé durement pour préserver l'intégralité de notre pays. Puisque vous avez réveillez la bête qui sommeil en moi qui est sensible à l'écriture de l'histoire de son pays, je dois vous dire que vous n'avez absolument rien compris aux dires de Ferhat Abbas en ce sens que quand il disait qu'il n'a trouvé aucune trace de la Nation Algérienne, il était tout à fait évident qu'il sous entendait "Une Algérie attachée à la Nation Arabe" qu'il n'avait pas trouvé en fouillant dans les cimetières, c'est qu'il emboitât le pas à Monsieur Messali Hadj qui proclamât en 1936 au stade de Belcourt "l'Algérie sera éternellement Algérienne" puisant donc ses origines non pas après la venue des Arabes mais de l'époque de Gaïa, de Micipsa et de Massinissa et ce n'est que 10 ans plus tard (1946) sous l'influence de Chakib Arselan et Azzam Pacha qu'il soutiendra que "l'Algérie est arabe" en l'arrimant ainsi au MOyen Orient. A vous Mr Leduc de lire votre histoire pour que vous puissiez atteindre le niveau intellectuel et pouvoir analyser la chose historique (académique ? C'est trop dire pour vous). De grâce, laissez nous tranquille. Vous et certains de vos concitoyens n'arrêtent pas de pleurer comme des femmes une Algérie qu'ils n'ont pas su défendrent en hommes. De notre côté nous voulons résolument tourner la page de l'histoire sanglante de la France en Algérie dans le silence des cimetières où reposent nos Martyrs. IL demeure entendu qu'un OAS qui se rend à l'évidence que l'Algérie est libre et indépendance, je ferai un pléonasme en disant à cet OAS :"Bienvenue chez vous en Algérie". Sans rancune.

  • HOURIA

    Houria 1  La nuit était calme sur ce petit quartier endormi  de Bab El Oued,. Toutes les lumières des  habitations environnantes étaient éteintes sauf une fenêtre qui  était entrouverte et ,d’où s’échappait l bruit sourd d’une machine à coudre

      Assise depuis des heures durant l’échine courbée,luttant contre l’accablement du sommeil et de la fatigue ,Houria,,la jeune couturière se penchait sur sa vieille machine"Singer"pour finaliser les dernières retouches de couture de son nouveau  drapeau .La vivacité de son coup d'oeil,la finesse de ses doigts et l'agilité de ses  gestes lui assuraient un rythme de travail qui s'harmonisait avec le bruit  grinçant de son engin mécanique.qui lui provoquait parfois des pincements au cœur en pensant au derangement de  ses voisins. Elle devait fournir plus d'effort et de patience pour bien coudre sa précieuse étoffe.qu'elle termina finalement  à une heure tardive de la nuit.

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  • Oasis ou endroits féeriques

    rt.jpgPar DEGHRAR Djillali, Ain Defla. AE-LFM
    ddeghrar@yahoo.fr

    Sans 37A quelques encablures de la ville de Rouina et plus précisément au niveau de l’ancienne carrière des mines, on a remarqué, ces derniers temps la formation surnaturelle de trois endroits extraordinaires ressemblant beaucoup à des oasis ou bien à des endroits féeriques.

    Les trois profondes excavations à ciel ouvert sur lesquelles les travailleurs de l’époque procédaient à l’extraction du minerai. Ces bassins à ciel ouvert sont remplis d’eau par le biais des nappes souterraines et ont formé avec le temps et subitement une vue surprenante où des pêcheurs, surtout les amoureux de la nature voire même des familles qui viennent souvent passer quelques moments de détente avec leurs enfants.

    Ces endroits peuvent être agrémentés avec d’autres commodités afin de les rendre encore plus attrayants et attirants.

    La nature avait tout le temps offert des endroits magnifiques, malheureusement, les citoyens n’ont jamais su comment préserver ces sites au du moins permettre leurs apparitions et ou leurs éclosions totale.

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  • Les vendeurs de rêves

    Lobo, Chrif et la  "Boulitique"

    Cette histoire est axée d’abord sur LOBO… ah ou, il faut que je vous dise que ce n’est pas LOBO KID  le héros du western spaghetti de Sergio Leon,  notre LOBO a nous autres habitants de notre Douar  des Cèdres accroché comme une aire d’aigle  au pied de l’Ouarsenis  est, par euphémisme, un  simple d’esprit  que je ne saurai  lui attribuer  un autre qualificatif.   Il est tellement sympathique, tellement imbécile heureux   et tellement  rigolo que, de mémoire je ne l’ai jamais vu triste. Sa crédulité l’aura surement amené à taper des mains et des pieds et à sautiller comme un primate s’il était vivant lorsque le nuage « Allah » a été vu au stade du 5 Juillet.  Avec son éternel sourire pendu aux lèvres, tout le monde se l’arrachait de sorte qu’il trouve toujours son compte : l’un lui paye un café, l’autre un paquet d’Afras ou un casse-croute chez Belgique, le marchand de « chwa ». Il vivait comme un pacha, le veinard.  Quand LOBO est contrarié, il s’énerve en souriant et lance à la volée : « Akhnaaaa, Ouallah en’maylak » et part traînant sa carcasse en maugréant. Pour l’instant,  mettons entre parenthèses LOBO pour vous dire que là où cela devint  très sérieux c’est qu’à un certain moment de la  paisible vie du Douar des Cèdres un vent d’une violente  contestation s’était levé un jour. Des jeunes du village se sont élevés contre l’autorité de la Djemâa  dirigée d’une main de fer, qui n’était pas d'ailleurs enrobée dans du velours,  par le Cheikh du village, un patriarche qui ne se rappelle plus du jour où il prit les commandes de la grande  «Djemaâ »,  véritable poumon du  village. Da Kada, notre vieux Cheikh, est issu de la  grande Fraction Zianida située à l’extrême limite du Douar. Ne vous amusez surtout pas à essayer de  complexer  Da Kada  en plaçant le curseur de votre culture générale au dessus du sien. Les yeux pétillant de malice et  un sourire ensorcelant fabriqué "Taïwan",  il vous damera le pion en s’étalant sur les grands noms des penseurs arabes,  il sera à l’aise en vous parlant de Pascal et de ses Pensées, où de la dernière  interpellation du Père Goriot à l’adresse de Paris, de vous expliquer les conditions qui ont amené Victor Hugo à  écrire les Misérables ou Boléro, la partition musicale de Ravel quand ce dernier avait rencontré la Comtesse d’Edimbourg. Il vous parlera de Nedjma de Kateb ou de Yamina Khadra.  La Fraction Zianida est une entité qui avait servi de levain d’où sont issus nombre de lettrés. Da Kada fort donc de cet avantage du nombre, du prestigieux passé de sa Fraction et de sa richesse que lui procurent les riches terres « et aux autres moyens pas trop islamiques », de l’intellectualisme  de ses congénères, il s’était alors complut  dans la chefferie du Douar.  L’eau avait coulé sous le pont de Oued El-Ghergua et notre chef de la Djemâa tout occupé par sa micro politique de la petite semaine ne s’est pas aperçu que  sa santé devenait défaillante, que la sénilité  envahissante s’était  déclarée et que les  enfants du village avaient grandi, étaient  allés à l’école, puis le lycée et enfin l’université et son devenu des cadres dirigeants  au dessus de tout soupçon  aussi nickel qu’un sou neuf. Et à  partir de là ils commencèrent à penser, à s’échanger des réflexions sur le devenir du patelin  puis se sont dit que le village  jusqu’à présent géré  d’une façon archaïque par un futur patient d’un gériatre  devenu presque thanatopraxique.  Voilà quelques temps que Da Kada s’était fait, malgré lui et sénilité oblige, entouré de conseillés à la mine patibulaire et ne s’est plus levé de la grande pierre taillée qui lui sert de fauteuil à la Djemâa sauf pour aller là où le roi va sans escorte. De leur côté les  jeunes  diplômés se sont  constitués en « Tadjmaâte »  de l’opposition et se sont dit que le patelin devrait changer de mode de gestion à l’instar des autres douars voisins et de ceux d’outre  mer qui se sont mis à l’heure de la démocratie, de la libre expression, de la vitesse de l’information et à l’alternance du pouvoir parce que les jeunes contestataires sont des gens qui pensent et qui forment  une armée de  docteurs en  histoire, en production pétrolière, en physique nucléaire, une armée d’ingénieurs, de sociologues,  de médecins et  de politiciens. Le monde est en pleine ébullition et Da Kada reste enfermé dans ses petits souliers, entre la Djemaâ et  sa somptueuse demeure.  Il était donc  temps que Da Kada aille se reposer à Hammam Righa et laisser la place aux jeunes diplômés de la Cité des Cèdres.  Que nenni leur répondirent les « mines patibulaires » en véritables Oracles du Temple de la Chefferie du Douar  des Cèdres.

    « Vous êtes encore jeunes et immatures, nous vous aimons trop pour vous abandonner dans la nature, faites nous confiance et  laissez nous agir au mieux de vos propres intérêts parce que les prochaines années verront autant de réalisations qui verront le jour : routes, eau, santé, écoles. 

     Un dialogue de sourd s’ensuivit alors.

    « Vous promettez de faire en une année ce que vous n’avez pu faire durant le long règne de Da Kada. Vous nous avez menti, nous n’avons plus confiance en vous » Soutiennent les jeunes intellectuels du patelin.

     « Laissons la parole aux habitants de notre Douar ».  Proposèrent les  « hommes de Da Kada ».

    Qu’à cela ne tienne,  ils décidèrent de consulter  les habitants des Fractions du Douar pour avoir l’avis général. Mais comme ils sont des spécialistes de la manip et du trucage et autre bourrage …pas de pipe mais des urnes, et donc  par un jeu  clientéliste et autre népotisme, les thuriféraires de la Place de la Djemâa  allaient instrumentaliser toutes les strates de la société, peut être les acheter comme on se paye des mercenaires.  Ils firent appel au truculent Hmimed Boulahya, le valet de Da Kada  qui se retrouva seul à la Djemâa, boudé par les habitants qui continuèrent à vaquer à leurs occupations. Boulahya cria des Oyé ! Oyé ! sur tous les toits en faisant appel  aux bergers, aux moissonneurs, aux ouvriers agricoles, aux ramoneurs et mêmes les âniers et même aux Tangos devenus entre temps amis-amis avec la Djemaâ et ceci   dans le seul but de remplir la galerie…Toute honte bue, il eut même le culot d’inviter les jeunes diplômés  pour les ramener à de plus « nobles sentiments ». Mais il était contraint de discuter avec lui-même. Les pierres   qui servent de chaises disposées tout autour de la Djemâa restent affreusement, lamentablement  vides.

    FLASCH BACK : Question lancinante : LOBO arrivera t-il à être reçu par Boulahya ?  Non, je ne suis pas fou en me posant cette question un peu bébète. Oui et triple oui. Il a été invité parce qu’on a trop tendance à faire feu de tout bois dans tous les secteurs par où transite  Boulahya.  Dans un douar qui se respect, les responsables n'ont aucune raison de recevoir un imbécile.  Mais ici, Boulahya  l’a fait sans état d’âme, sans faire la fine bouche ni avoir l’oreille musicale et sans jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, car il ne faut pas oublier que Boulahya est le factotum de Da Kada, il est l’homme de toute les situations périlleuses. Un bulldozer,  un char T-90 russe. C’est  aussi une chair à canon de Da Kada. Et puis zut, il n’a pas les c…en bronze  pour  refuser une telle mission pour recevoir LOBO à la Djemaâ.   En arrivant presque à la « tadjemaât » en foulant la terre battue avec son lourd godillot,  LOBO se voit talonné par Chrif le Cinglé…Non ! Pas Omar Charif, l’acteur, ni Chérif El-Ouazani, le sportif. Mais non … Ce n’est pas aussi  Chérif Kortbi,  ni Mustapha Chérif, vous pensez !!! Ce sont de grosses cylindrées… Oui, qu’est-ce vous dites  là bas au fond ? Chérif quoi ? Ah oui, vous avez  peut être raison,  Chérif Rahmanikov sera largement reçu à la Djemaâ, même couleur politique que Hmimed.  Sur un autre plateau d’une Robervale, ni Boulahya ni sa cause perdue ne doivent  peser lourd  d’abord en s’intéressant puis en sollicitant les idiots du bled. C’est de la schizophrénie.

    Chrif,  c’est  le fou du village. Ouiiiiii ! Il a été lui aussi invité à la table de Hmimed pour une « ponction d’avis ».

    Et ce jour là, LOBO c’est vu talonné par Chrif, celui qui prend sa douche tout habillé dans le bassin de Aïn-Loucif. Loucif ?  non… quand même… pas le général et d’abord quelle est l’utilité d’une fontaine pour un général   qui  pouvait disposer de la nappe phréatique et même de l’albien pour arroser son petit pot de cactus sur la bordure de sa cuisine. LOBO presse le pas car il a horreur de voir passer devant lui Chrif, des fois qu’il lui « tchape » un éventuel paquet d’Afras ou un casse croute promis par Boulahya  moyennant leur précieux avis. Il est comme ça LOBO. IL se tourna vers Chrif qui  entame un trot et le toise d’un œil torve : « Akhnaaaaaa ! Ouallah en’meylak ». Je ris quand je pense que si notre Douar comptait cent LOBO et cent CHRIF. Mon Dieu, j'ai des frissons quand je pense qu'ils pourront facilement représenter (Si ce n'est déjà fait)  les jeunes diplômés du Douar des Cèdres à la Djemaâ Nationale. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me rappelle le film « La planète des singes ». Mes frissons s’accentuent de plus en plus quand je pense que le Douar des Cerises, celui des Oranges et celui des Balambas-Iol vivent la même réalité.  

    Mes chers amis, il est minuit en ce 26 Juin. On doit laisser tomber Boulahya et tous les tutti quanti. Une chose extra vient de se produire. Des coups de klaxons, de stridents you-you commencent à déchirer le silence de la peur, des cris hystériques, des fumigènes et des feux d’artifices éclairent le ciel de notre quartier longtemps dans le noir de l’inconscience. L’Algérie vient de rosser les Bolchéviks et vont en 8ième de finale de la Coupe du monde, un évènement  très  important, plus important que l’histoire du Douar et de la fraction Zianida, de Boulahya et de sa « taadjmaâte ». Je renvoie dos à dos le tout. Alors abandonnant mon clavier et, faisant fi  des conseils de mon "cardio" et mon "diabéto", je suis sorti ce soir là et je me suis fondu dans une jeunesse qui n'a que le sport pour dire que "nous existons, nous changeront les choses et advienne que pourra".

  • Divertissements

    rt.jpgPar DEGHRAR Djillali, Ain Defla. AE-LFM
    ddeghrar@yahoo.fr

    Sans 31

    De temps à autres, il est conseillé et même recommandé d’échanger et de remplacer un petit peu le « fusil » en le transposant sur l’autre épaule afin non seulement de décompresser mais aussi de modifier et d’apporter le changement, tant attendu, qui peut être bénéfique pour tout le monde, et surtout pour ceux qui vivent dans l’autre bout du monde. Des petites histoires du terroir sont recommandables et même souhaitables.

    Le Fermier et le juge.

    Il était une fois un paysan qui vivait de la récolte de sa terre, il n’avait pas d’amis, ni de voisins mais la seule chose qui pouvait le distraire c’était (hachakoum) son âne, qui pour lui, il était tout, son ami, sa famille et aussi son voisin.

    L’homme, était solitaire, la seule chose avec laquelle il se retrouvait c’était avec son âne et aussi bien son travail qui consistait à travailler la terre.

    Un soir, l’âne rendit l’âme, notre cultivateur était devenu très triste, tellement triste qu’il avait oublié comment doit il devait s’y prendre ? Ni comment se comporter devant cet état de fait qui lui arrive pour la première fois dans sa vie ? Il était en quelque sorte désemparé et dérouté.

    Le soir, lorsque notre ami s’est endormi, l’âne est venu lui parler pendant son rêve ou son cauchemar en lui disant : « Mon cher vieux, en te quittant tu commences déjà à perdre les pédales ? Le Fellah lui répondit : « Que c’est vrai, je n’arrive point à m’orienter ni comment procéder ! ».

    L’âne poursuivit en ajoutant : « Demain, tu vas m’enterrer au niveau du cimetière des hommes, après l’enterrement tu vas vers le pied du sapin du bas et tu creuses du coté nord au moins 70 cm de profondeur, tu trouveras une jarre pleine de bijoux et de pièces d’or »

    « Juste après l’enterrement, tu vas avoir tout le monde à tes trousses, le voisinage, les gendarmes, ils vont te tabasser. Ensuite ils vont te ramener vers le juge qui lui va te questionner d’une manière assez coléreuse ».

    Une fois, devant le juge, ce dernier après avoir lu les procès verbaux, il est devenu fou furieux et s’est adressé vers notre petit bonhomme sur un ton méchant: « Alors, notre ami trouve le moyen d’enterrer son âne au milieu d’un cimetière destiné pour les hommes ! Qu’avez-vous à répondre de vos actes inimaginables et diaboliques ? »

    Notre ami, une fois malmené par les policiers et secoué énergiquement par le juge, réponds simplement par ces mots : « Monsieur, le juge, je sais que vous n’êtes pas content de ce que j’avais fais, mais laissez moi au moins vous expliquer les causes et les prétextes qui m’ont conduit à faire cela, ensuite je vous demande de faire de moi ce que vous voulez »

    Le juge furieux et anxieux demanda au cultivateur de continuer : « Mon âne (hachakoum) est venu le soir de sa mort me hanter dans mes rêves. Il m’avait dit de l’enterrer au niveau de ce cimetière, ensuite il avait rajouté : « Personne ne sera content et ils vont tous te chercher des noises et ils vont aussi te conduite vers les gendarmes, après vers le juge » Et le juge en le fixant longuement et tout droit dira : « Et ensuite ?»

    Notre ami le fellah raconta au juge de sa trouvaille et continua en disant : « Que l’âne m’avait précisé que la moitié du contenu de la jarre sera pour Monsieur le juge» et le juge en arrêtant fermement le pauvre agriculteur tout en lui disant : »Qu’est-ce qu’il avait dit le pauvre malheureux âne, le martyre ? Chta gal el marhoum ? ».

    ***OOO***

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  • Divertissements

    rt.jpgPar DEGHRAR Djillali, Ain Defla. AE-LFM
    ddeghrar@yahoo.fr

    Sans 31

    De temps à autres, il est très conseillé et même recommandé d’échanger quelques blagues.
    Parce que cela permet d’être plus au moins dynamique parce que nos blagues et surtout du terroir elles sont magnifiques. Surtout pour ceux qui vivent loin de leur patrie.

    La Mercedes et la Renault 4 ( R4)

    Un jour, le conducteur d’une R4 roulait paisiblement sur une route départementale. Soudain, il avait entendu derrière lui, le vrombissement d’un moteur puissant et assourdissant. Il était celui d’une Mercedes dernière gamme.

    Le pilote de la Mercedes en doublant la R4 avait ralenti un moment puis il avait dit : « Elle a 200 chevaux dans le ventre » ensuite il avait appuyé sur le champignon et il est reparti comme une flèche.

    Le conducteur de la R4 continuait sa route toute en hochant la tête. A près une demi heure et juste avoir dépassé une station d’essence, le paisible conducteur avait entendu le même son derrière lui, c’était celui de la Mercedes qui s’est arrêté pour faire le plein d’essence.

    En le doublant, cette fois ci, il s’est rapproché davantage du conducteur de la R4 tout en lui disant en ricanant : « 200 chevaux dans mon moteur, le conducteur de la R4 avait souri et fit signe au gars avec la main bonne route.

    Quelques instants plus tard, le conducteur de la R4 avait doublé la Mercedes qui était devant une auberge, il avait sourit puis a continué sa route. Après un moment, il fut secoué par le même son, le pilote de la Mercedes avait doublé la R4 tout en répétant les mêmes enchainements.

    Après un quinze minute de route, le pilote de la R4 avait remarqué, plus loin, quelque chose qui brillait sur le bas coté droit longeant une rivière, c’était la Mercedes qui avait complètement l’avant dans la rivière. Et son pilote debout à coté.

    Le conducteur de la R4 en arrivant à proximité de celui de la Mercedes, il s’est arrêté pour prêter main forte au conducteur de la Mercedes, une fois devant lui, il lui avait dit ceci : « Mon gars, tu es en train de faire abreuver tes 200 chevaux ? ».